03 avril 2008
La Fibromyalgie : une mal-régulation de la douleur
Les caractéristiques prémorbides
En discutant avec les patients et leur mère, on constate que plusieurs ont un sommeil déréglable depuis l’enfance. Au moment d’une infection, lors d’un stress ou d’une blessure, le sommeil se détériore, s’accompagnant alors de problèmes d’endormissement, d’éveils ou de sommeil non réparateur.
À l’enfance, on note souvent des douleurs aux membres inférieurs qui éveillent la nuit et nécessitent que l’on frotte le membre et que l’on consulte un médecin. À l’adolescence, la dysménorrhée est fréquemment handicapante et peut s’accompagner d’une lombalgie. On a souvent affaire à des points de fatigue dans le dos, des céphalées et des torticolis chez les patients. Il s’agit de personnes sensibles, empathiques, qui ont des relations étroites avec leur entourage.
Le début de la maladie
La fibromyalgie commence souvent spontanément. Elle peut aussi s’enclencher à la suite des événements de vie qui n’en sont pas la cause. Mais simplement le révélateur. C’est alors à l’occasion d’un événement de fertilité, d’un changement de rythme de vie, d’une douleur ou d’un stress psychosocial que la maladie éclôt. Le patient se fait prendre dans un des cercles vicieux que sont les malsomnies, la détresse ou le déconditionnement.
Le diagnostic
L’histoire
À l’interrogatoire, il faut retrouver une histoire de plusieurs mois de douleurs diffuses, en haut et en bas, à gauche et à droite, y compris à la colonne vertébrale. La meilleure façon de reconnaître le pattern douloureux est d’utiliser un dessin de la douleur. Le sommeil est non-réparateur, demandez aux patients quel âge il lui semble qu’il a à son réveil. Il y a une fatigue importante au repos qui s’estompe pendant l’activité. La majorité des patients sont plus sensibles que la normale aux sons, à la lumière, aux gens, mais, surtout, à la température.
L’examen physique
L’examen spécifique de la fibromyalgie comporte deux éléments. On applique, avec le pouce, une pression sur les 18 points décrits dans de nombreux articles. Les points sont tous petits, précis, stéréotypés, toujours à la même place. La réaction doit être une douleur nette, pas un inconfort. On voit souvent un retrait, un sursaut. La même pression est indolore juste à côté des points contrôles pour valider la réponse en appuyant avec la même pression sur l’olécrane, le talon, l’os pariétal ou le nez. Chez la femme, les 18 points sont généralement sensibles, quelquefois 14 points seulement (négatif aux hanches et aux genoux). Chez l’homme, on trouve plutôt 10 ou 12 points à 1000 g.
On examine ensuite la texture et la sensibilité de la peau avec la technique du pincé-roulé. On teste quatre endroits bilatéralement : la région des trapèzes, le milieu du dos, la face dorsale de l’avant-bras et le milieu de la cuisse antérieure. La peau est généralement indurée, difficile à saisir, très sensible.
Il reste maintenant à typer le profil psychiatrique. Le type I n’a pas de diagnostic psychiatrique. Le type II a un diagnostic psychiatrique ordinaire de l’axe 1, les troubles anxio-dépressifs ordinaires. Le type III a un problème psychiatrique lourd, trouble de la personnalité, somatisation importante.
Le traitement
Un mot sur les traitements inefficaces. Tous les traitements locaux qui ont été évalués se sont avérés inutiles : massages, chiropractie, injections, ostéopathie, etc. La cortisone ne change rien. Les narcotiques ne fonctionnent pas sur la maladie elle-même. Cependant, une réponse vous indique que vous agissez sur une pathologie sous-jacente qui est le signal source. Il faut alors chercher un diagnostic. Abandonner toutes les diètes particulières pour adhérer au Guide alimentaire peut être utile. L’approche thérapeutique comporte trois volets qu’il faut tous aborder. Il faut traiter la pensée, la neurochimie et l’activité.
La pensée
Dans les maladies bio-psycho-sociales comme le diabète de type 2 et la dépression, l’attitude et le comportement du patient sont déterminants pour le succès du traitement. Pour la fibromyalgie, c’est crucial.
Sur ce plan de la psychoéducation, certains éléments doivent être compris par le patient. La douleur est entièrement réelle. Le patient peut donc vivre malgré la douleur et la fatigue. Il le peut et il le doit. Certaines fausses croyances doivent être éliminées, par exemple, qu’il s’agit d’une maladie progressive, qu’il n’y a pas de traitement et qu’elle est incurable.
Sur le plan cognitif, il s’agit d’amener le patient à se rendre compte qu’il est bel et bien vrai que la douleur est exagérée et qu’elle n’est pas proportionnelle au dommage.
La neurochimie
On aborde le traitement neurochimique en fonction du type Psy.
Le traitement de départ : la base
Types I et III
On commence avec un tricyclique à dose filée, l’amitriptyline (Elavil) à raison de 10 mg deux heures avant le coucher. On ajuste la dose chaque semaine, selon la tolérance et le sommeil, pas selon la douleur. Il est préférable d’aviser le patient qu’il faut traverser une période d’adaptation avant d’obtenir un bienfait. À long terme, il faut ajuster la dose selon la saison et la situation. Les solutions de rechange sont : le Flexeril (cyclobenzapine) qui est un tricyclique très semblable à l’Elavil, qui ne devrait pas être associé à l’Elavil. La posologie est le même. La doxépine (Sinequan) présente l’avantage d’être un puissant antihistaminique, ce qui est avantageux pour les patients allergiques. La désipramine (Norpramin), la trazodone (Desyrel), l’hydroxyzine (Atarax) peuvent aussi être utiles.
Le type II
On commence avec un antidépresseur moderne à petite dose que l’on augmente lentement, jusqu’à atteindre une pleine dose thérapeutique. La venlafaxine (Effexor) et la paroxétine (Paxil) sont les premiers choix. La sertraline (Zoloft) pourrait être plus efficace en présence d’un syndrome prémenstruel. Le citalopram (Celexa) a l’avantage de s’associer plus facilement en cocktails. Il est trop tôt pour se prononcer sur la mirtazapine (Remeron). Le moclobémide (Manerix), la fluvoxamine (Luvox) et la fluoxétine (Prozac) ne semblent pas efficaces en monothérapie.
Le traitement subséquent
Une fois la base installée et ajustée sur plusieurs mois, on raffine le traitement en y ajoutant d’autres médicaments. On analyse alors les quatre ingrédients de la maladie : Sommeil, Psy, Douleur et Énergie, que l’on cote. Le sommeil est la première cible. Pour l’améliorer encore, on peut ajouter de la gabapentine (Neurontin) en dose standard TID en débutant avec 100 mg au coucher seulement. Les Z (zopiclone [Imovante], zaleplon [Starnoc] et zolpidem [Ambien]) sont prescrits pour une période de trois semaines occasionnellement. Le 1-tryptophane (Tryptan) à la dose de 750 mg, à raison d’un ou de deux comprimés au coucher, pourrait avoir une utilité. La restriction modérée du sommeil peut avoir un effet étonnant. Toutes les benzodiazépines doivent être évitées. Si le sommeil est relativement contrôlé, la deuxième cible est le Psy. On revoit son diagnostic et on ajuste le traitement. Une approche psychologique peut être utile.
Ce n’est que lorsqu’on a relativement contrôlé le sommeil et le Psy que l’on aborde directement la douleur. On a deux outils principaux pour le faire : les antidépresseurs et la gabapentine. Selon la nature du traitement en place, on ajoute d’autres molécules dans le but d’obtenir un traitement optimal.
La gabapentine est nettement plus simple d’emploi. Elle doit être ajoutée à ce qui est déjà en place. On débute avec 100 mg HS ou TID et on augmente lentement sur plusieurs semaines, jusqu’à 400 mg TID où on reste pendant un mois. On réévalue alors la charge douloureuse globale. Si l’effet est vraiment nul, on la cesse graduellement. Si elle produit un petit effet, même de 10% seulement, on continue à augmenter lentement jusqu'à plafonnement du bénéfice, intolérance ou 3600 mg dit. La plupart des patients resteront à des doses situées entre 900 et 2400 mg.
Une fois les trois premières étapes traversées, on aborde l’énergie et les activités. On a maintenant un patient qui dort, qui est moins anxieux ou dépressif et moins souffrant. Mais il est souvent fatigué, épuisé. Sur le plan neurochimique, empiriquement, on considère que le manque de résistance est plutôt dû à l’adrénaline et le manque d’activation au démarrage dépend plutôt de la dopamine. S’il s’agit surtout d’un problème de maintien de l’activité, on augmente la venlafaxine si c’est notre base à des doses de plus de 150 mg. Si l’activation psychomotrice semble dominante, on envisage alors d’ajouter du bupropion (Wellbutrin).
Les activités
Les patients qui souffrent de fibromyalgie doivent essayer de vivre normalement malgré la douleur et la fatigue.
Devenir invisible
Après avoir bien développé mon traitement et obtenu une certaine amélioration, je demande à certains patients de devenir invisibles aux yeux de la société. Ils doivent faire disparaître tous les signes extérieurs de la maladie : les grimaces, les épaules voûtées, les plaintes, les annulations d’activités. Les patients qui réussissent à devenir invisibles voient souvent leur état s’améliorer, car le poids du regard de la société sur eux fait partie du problème.
Le diagnostic et la prise en charge des patients fibromyalgiques nécessitent beaucoup de ressources de la part du médecin. En échange, les succès obtenus sont une gratification en soi.
Source : André Lalonde, md (omnipraticien, clinique médicale Duvernay)
Un supplément de L’Actualité médicale, 28 août 2002 Pages : 7 et 8
Rédigé par Julie Aumont, stagiaire
01 avril 2008
Muro 128 (Solution hypertonique de chlorure de sodium 5%)
Le produit Muro 128 disponible en onguent ou en solution se retrouve à l’annexe 2 pour des raisons de sécurité. Les patients pourraient confondre ce produit avec des larmes artificielles ou des lubrifiants utilisés pour la sécheresse oculaire. Le Muro 128 est une solution hypertonique de chlorure de sodium 5% utilisé pour réduire l’œdème de la cornée et pour améliorer la vision. Un diagnostic médical est recommandé avant d’utiliser ce produit, car il est contre-indiqué si l’œdème est associé à un épithélium endommagé de la cornée (il y aurait réduction de l’effet osmotique).
Le Muro 128 s’utilise habituellement au coucher, mais il peut être employé aux 3 à 4 heures selon les directives du médecin. Les effets indésirables sont topiques, c’est-à-dire des picotements et une sensation de brûlure temporaires au moment de l’administration. On recommande de jeter la bouteille 60 jours après l’ouverture du flacon. Si aucune amélioration après 72 heures, les patients devraient revoir un médecin.
Œdème de la cornée : http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/oedeme-de-la-cornee-6428.html
Bausch et Lomb : http://www.bausch.com
OPQ. L’annexe 2: les pourquoi et les comment. Avril 2001
Rédigé par Julie Aumont, stagiaire
Produits naturels pour la prostate
Alimentation et VIH (sida)
Il faut une «bonne attitude» pour rester en santé. Il s’agit d’être positif, de s’informer et de se concentrer sur son état de santé. Quand vous êtes en forme, le cerveau produit des substances chimiques qui stimulent le système immunitaire. Le stress a le plus souvent un mauvais effet sur la santé, mais sous certaines formes modérées, le stress peut être bénéfique -- l’exercice modéré est en effet très important. On dit qu’une attitude déterminée caractérise les personnes qui jouissent de la meilleure santé. S’informer est le contraire de «pratiquer la politique de l’autruche». Une intervention précoce, énergique et positive est essentielle; les personnes atteintes du VIH doivent s’adonner à des pratiques qu’on sait capables de prolonger leur vie et d’en augmenter la qualité. Bien manger et prendre des suppléments constituent un bon début. Le fait d’être séropositif ne signifie pas que vous ne pouvez pas avoir du plaisir; avoir une bonne qualité de vie vous permet sûrement de vous amuser ! Reposez-vous et essayez de prendre les choses comme elles viennent.
Bien des personnes séropositives prennent les vitamines et certains autres composés (tels les minéraux sélénium et zinc et les «immunostimulants») à des doses plus élevées que la normale. Ceci pourrait permettre à l’organisme de conserver ces nutriments et de protéger contre les infections. Les antioxydants semblent être d’une importance particulière. Les suppléments hydrosolubles n’ont pas tendance à s’accumuler dans le corps, donc il faut en prendre tous les jours. Les suppléments liposolubles s’accumulent par contre dans le tissu gras de l’organisme, ce qui permet d’en établir des réserves -- il n’est donc pas grave si vous oubliez d’en prendre pendant un ou deux jours.
Prenez un bon déjeuner tous les matins, en commençant par le yogourt; une supplémentation en acidophilus/bifidus contribue au maintien de la flore intestinale (n’oubliez pas qu’il s’agit là d’une amie). Manger une pomme ou une banane aidera à nourrir cette dernière. Les céréales comme le gruau d’avoine sont d’habitude un excellent choix le matin. Méfiez-vous des produits à teneur élevée en matières grasses -- optez pour des aliments contenant des graisses anodines. Un taux élevé de fibres solubles (gruau, pommes) et un taux modérément élevé de fibres insolubles vous feront beaucoup de bien ! Rappelez-vous que les fibres alimentaires facilitent le transit intestinal, ce qui vous aidera à éviter et la diarrhée et la constipation. Les fibres à base de son, par contre, peuvent aggraver la diarrhée. Les légumes verts à feuilles, la laitue (la romaine contient plus de vitamine C que l’Iceberg), le céleri, les tomates, les carottes, l’ail frais haché, les poivrons verts, les concombres, etc. --contiennent des antioxydants, des vitamines et des minéraux on peut en faire une bonne salade qu’il conviendrait de manger plusieurs fois par semaine. Lavez toujours les fruits et les légumes, car toute poussière les couvrant pourrait contenir des bactéries, des spores fongiques ou des parasites potentiellement mortelles (si votre taux de CD4+ est particulièrement bas, certaines précautions additionnelles pourraient être indiquées, tel l’ajout de l’eau de javel à l’eau de lavage). L’ajout d’un peu de fromage, de sardines ou de thon pour augmenter la teneur en protéines pourrait faire de votre salade un plat principal, pourvu qu’elle soit assez grande. Les aliments riches en pectine (pommes, la plupart des fruits et légumes) sont importants parce qu’ils aident à nourrir la flore intestinale. Vous pouvez préparer votre propre vinaigrette à partir de l’huile d’olive, du vinaigre et de l’ail. Si vous avez de la difficulté à maintenir votre poids, n’oubliez pas que les salades ne contiennent pas beaucoup de calories; dans un tel cas, il serait peut-être nécessaire de manger moins de salades en faveur d’aliments contenant plus de calories tels les oeufs, les pommes de terre et les suppléments liquides (voir le document Le VIH et les suppléments alimentaires liquides faisant partie de cette série).
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Le brocoli est un excellent légume qui contient beaucoup de belles choses. Les pois, les haricots, la courge, la carotte et le chou-fleur sont de bons légumes qui devraient, de préférence, être cuits au point d’être encore légèrement croquants afin de ne pas laisser leurs minéraux s’échapper dans l’eau de cuisson (les soupes exceptées). Les carottes et les légumes verts à feuilles contiennent de la vitamine C et sont une excellente source de bêta-carotène et de fibres solubles et insolubles. Les fruits et les baies sont quant à eux riches en antioxydants utiles.
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La céréale d’avoine est une bonne source de protéines, de glucides et de «bonnes» matières grasses. En particulier, les glucides contribuent à la santé des parois du tube digestif (un ancien remède contre les ulcères consistait à boire un gruau fait à partir des flocons d’avoine).
Les régimes strictement végétariens peuvent donner lieu à une carence en zinc et pourraient donc poser des problèmes pour les personnes vivant avec le VIH. Les régimes végétariens sont riches en acide phytique, une substance qui lie le zinc de façon à le rendre inutilisable par l’organisme et donc à l’éliminer. Le son des céréales contient un taux très élevé d’acide phytique. Un régime végétarien peut aussi donner lieu à une carence en carnitine. Une supplémentation en cette dernière est sans doute indiquée pour les personnes séropositives et végétariennes.
La bière et le vin sont utiles pour stimuler l’appétit chez certaines personnes -- buvez donc un verre de vin ou de bière ! (à moins de raisons médicales qui l’interdiraient). Une promenade dans l’air frais pourrait aussi suffire à stimuler votre appétit; elle n’est en tout cas jamais une mauvaise idée. Chez certaines personnes, quelques gouttes de l’essence d’angusture dans une cuillerée à table d’eau fait bien l’affaire. L’extrait de cannabis, dronabinol (Marinol), et la thalidomide sont disponibles sur ordonnance et pourraient aider à stimuler l’appétit. L’antihistaminique Periactin (disponible sur ordonnance) a aussi été utilisé comme stimulant de l’appétit. Il vaut mieux éviter le Megace à moins que votre médecin ne vous prescrive aussi de la testostérone.
Vous feriez bien de limiter (pas forcément d’éviter) l’usage de sucres raffinés (leurs noms se terminent en «ose») puisqu’ils peuvent favoriser l’émergence d’infections fongiques opportunistes tels la candidose ou le muguet. En outre, une consommation excessive de sucres nuit à la digestion et à la santé en général. Voilà une des raisons pour lesquelles les suppléments liquides du type Ensure, Resource et Boost risquent de vous nuire.
L’huile d’olive est utile pour les salades et la cuisson de nombreux aliments. Elle est plus utile que nombre d’autres huiles pour contrôler le cholestérol. Elle est riche en acide oléique, lequel a des propriétés antifongiques (certaines personnes âgées utilisent l’huile d’olive tiède pour traiter les pellicules).
Plats principaux -- la viande et le poisson sont d’excellentes sources de protéines. La viande rouge pourrait s’avérer importante car elle contient de la carnitine et de la coenzyme Q-10. Les protéines provenant des oeufs, du fromage, du yogourt, du poulet et de la dinde, ainsi que du porc bien cuit, sont des alternatives qui vous aideront à avoir une alimentation intéressante.
Une consommation excessive d’alcool peut être stressante pour votre corps. Prenez toujours de la vitamine C et de la(es) vitamine(s) B lorsque vous buvez n’importe quelle quantité d’alcool. Le tabagisme expose les poumons à un taux élevé de composés cancerogènes et augmentent de façon générale les processus oxydatifs ayant lieu dans l’organisme -- le VIH fait de même, alors pourquoi augmenter les dommages ?
Le café est à boire avec modération. Le thé serait peut-être un meilleur choix comme stimulant; il contient plusieurs substances qui sont bénéfiques pour le corps -- et il est peut-être même doté de propriétés anti-VIH, tels les acides gallique, férulique et chlorogénique.
Mâchez la nourriture jusqu’à ce qu’elle devienne liquide, pour qu’elle soit bien mélangée avec la salive. Même le lait doit se mélanger bien avec la salive. Rappelez-vous que la digestion commence dans la bouche -- la salive contenant des enzymes nécessaires à la digestion des glucides et des graisses.
Rédigé par Julie Aumont, stagiaire
Référence:
http://www.catie.ca/myersf.nsf/5d8f01691c21f51485256583007bc226/24a43311c90a1e22852565a0007062de!OpenDocument
31 mars 2008
Petit rappel sur le métabolisme de l'alcool
L'absorption digestive de l’alcool est rapide et s’effectue au niveau de l'estomac, du duodénum et de l’intestin grêle proximal. L'alcool est à la fois lipophile et hydrophile. Le transport se fait sans énergie ni transporteur spécifique. Des facteurs peuvent modifier l’absorption, tels que la quantité d’alcool ingéré et sa concentration (absorption plus rapide si concentration élevée) et la présence d’aliments (absorption ralentie).
Le métabolisme de l'alcool se fait essentiellement (95%) au niveau du foie en 3 étapes. Le métabolisme extra-hépatique (5%) se fait par voie urinaire, alvéolaire (d’où l’alcootest), cutanée et salivaire. Il existe donc également une ADH (alcool déshydrogénase) au niveau des poumons, des reins et de l'estomac. La métabolisation de l’alcool produit de l'acétate (CH3CHO), puis de l'acétylcoenzyme A.
Dans la population, il existe 2 sortes d’isoenzymes : l’une est dite « normale » et l’autre « lente». Dans le deuxième cas, il y a accumulation d'acétaldéhyde au niveau sanguin. Les métabolisateurs dits « lents », comme une partie de la population asiatique, auront des symptômes de flushing, c’est-à-dire des bouffées de chaleur, des rougeurs, des migraines et des nausées. C’est ce qu’on appelle également l’effet antabuse ou disulfiram, lorsqu’on donne un inhibiteur de l’ALDH chez les alcooliques.
En ce qui concerne l’alcootest, le dispositif part du fait que l’alcool se retrouve également éliminé au niveau des poumons. Lorsqu’on expire dans l’alcootest, l’alcool contenu dans l’air réagit avec différents produits chimiques contenus dans l’appareil à une température et une pression donnée, avec l’aide de différents catalyseurs. Selon une réaction d’oxydoréduction en 90 secondes, l’appareil déterminera si le conducteur présente une alcoolémie égale ou supérieure à 0,08 par le biais de réactifs colorés.
Quantité d'alcool et valeur énergétique "théorique" des boissons alcooliques.
Un litre de ---(ml/l)----(g/l)----kcal
Bière à 6% vol.----- 60/ 48/ 344
Vin rouge à 10% vol.----- 100/ 80/ 568
Champagne à 12% vol.----- 120/ 96/ 681
Vin cuit à 19 % vol.----- 190/ 152/ 1078
Wisky à 40% vol.----- 400/ 320 / 2272
Pastis à 45% vol.---- 450 / 360 / 2556
Pour plus d’informations :
Rouillard, Claude. Abus des drogues et alcoolisme. PHC-14226. Hiver 2005.
http://mendeleiev.cyberscol.qc.ca/carrefour/theorie/alcootest.html
http://www.chu-limoges.fr/nutrition/cours/alcool/metabgen.htm
http://www.institutdanone.org/comprendre/publications/objectif_nutrition/024/dossier.php
Rédigé par Julie Aumont, stagiaire
Les verrues : traiter ou ne pas traiter?
Les personnes les plus à risques sont les enfants et les adolescents, les gens ayant une peau sèche et fragile ou qui souffrent d’eczéma et les gens ayant un système immunitaire affaibli. La fatigue ou le stress intense peut rendre l’organisme vulnérable aux infections. Il existe quelques moyens de prévention pour éviter de contracter le virus :
-Éviter de marcher pieds nus, surtout dans les endroits publics.
-Garder les pieds propres et secs.
-Porter des bas de coton et les changer tous les jours
-Vérifier les doigts et les pieds des enfants régulièrement.
-Éviter les contacts directs avec une verrue.
Quand consulter un médecin?
- Une verrue qui persiste malgré les traitements en pharmacie.
-Une verrue très douloureuse (surtout au niveau des pieds).
-Un ongle qui se déforme.
-Des saignements.
-Une apparence suspecte (rare).
-Des signes d’infections.
-Propagation à plusieurs endroits sur le corps (visage).
-Femmes enceintes.
-Diabète.
-Atteinte aux organes génitaux.
Traitements
Les verrues vulgaires, surtout chez les enfants, ont tendance à disparaître spontanément en quelques jours, voir quelques mois. Peu importe le traitement utilisé, cela n’éliminera pas complètement le virus. Une fois la verrue disparue, le virus demeure dans l’épiderme et peut se réactiver selon le système immunitaire de la personne. Il ne faut jamais tenter d’enlever une verrue avec un instrument coupant (lame de rasoir, couteau), car la plaie risque de s’infecter et de laisser une cicatrice. Les verrues plantaires sont les plus résistantes et nécessitent des traitements plus puissants.
La décision de traiter ou ne pas traiter peut dépendre de plusieurs facteurs, mais la plupart des gens vont désirer s’en débarrasser si la verrue est douloureuse ou inesthétique, en plus d’être contagieuse. Chez les enfants, on recommande la prudence < 2 ans avec les différents produits mis sur le marché. Si la verrue n’incommode pas l’enfant et qu’elle ne se multiplie pas, on peut se permettre d’attendre et de vérifier l’évolution. Le choix de traiter ou non l’enfant reste controversé, mais certains auront tendance à le faire pour éviter la propagation du virus. Dans le doute, consultez un médecin, surtout si enfant en bas âge.
Acide Salicylique (Duoplant, Duofilm, Compound W, Off-Ezy)
-Effet comparable à celui d’une brûlure.
-Durée de 3 à 4 semaines.
-Concentrations varies de 10 à 40% dépendamment de l’emplacement de la verrue (doigt (11-20%) ou pied (40%)).
-On évite d’utiliser ce type de produit au visage.
-Pansements plus faciles à utiliser, à condition qu’ils restent en place.
-Forme liquide requiert une protection de la peau environnante, soit par un vernis à ongle ou de la vaseline.
-Combinaison avec acide lactique produit une synergie.
-Serait le traitement le plus populaire et celui qui détient le plus de preuves d’efficacité.
Mode d’emploi :
1.Laver la zone et la faire tremper 5-15 minutes.
2.Enlever le surplus de corne avec une pierre ponce.
3.Protéger la peau saine avec du vernis ou de la vaseline.
4.Appliquer une goutte à la fois jusqu’à ce que la région soit recouverte.
5.Si ASA seul : 1-2 fois/jour. Si avec AL : 1 fois/jour.
6.Couvrir avec un pansement occlusif.
Cryothérapie (Azote liquide, Dr. Scholl’s Freeze Away)
-Traitement plus douloureux effectué par un médecin (azote liquide) ou en vente libre (produits tels que Dr. Scholl’s).
-Plusieurs séances peuvent être nécessaires aux 2-3 semaines d’intervalle.
-Ne serait pas plus efficace qu’un traitement à l’acide salicylique.
-Les produits en vente libre peuvent être utilisés chez les 4 ans et +.
Ruban adhésif (duck tape)
-L’irritation locale causée par le ruban activerait le système immunitaire qui détruirait la verrue.
-Peu coûteux et non douloureux.
-Efficacité mitigée.
Effet placebo
-Les verrues auront tendance à disparaître d’elles-mêmes après quelques semaines ou quelques mois (le tiers après 6 mois, la majorité après 2 ans).
Conseils généraux :
-Toujours se laver les mains avant et après une manipulation.
-Cesser le traitement lorsque la peau redevient saine.
-Référer à un médecin si aucune amélioration après 14 jours.
-Si la verrue est irritée ou saignement léger, enlever le produit et reprendre lorsque la peau est rétablie.
-La durée de traitement maximale est de 12 semaines, consulter un médecin si la verrue est encore présente après ce délai.
Références :
Fortier, Elizabeth. Soins des pieds. Consultation pharmaceutique. Automne 2006.
Passeport Santé : http://www.passeportsante.com consulté le 28 mars 2008.
Canoë Santé : http://sante.canoe.com/condition_info_details.asp?disease_id=134&rot=4 consulté le 31 mars 2008.
Proxim (encyclopédie médicale) : http://www.essaim.ca/proxim/client/fr/SanteBienEtre/Encyclopedie.asp?Lettre=V&id_Section=499&idMenu=168 consulté le 31 mars 2008.
Rédigé par Julie Aumont, stagiaire
Le coumadin et les produits naturels
Produits Naturels | ↑ de (↑ | ↓ de (+ à |
Ail | X |
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Boldo | X |
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Bourrache | X |
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Camomille commune | X |
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Canneberge | X |
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Chou palmiste nain (Sabal) | X |
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Coenzyme Q10 | X |
|
Chondroïtine (sulfate) | X
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Gingembre | X |
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Ginkgo | X |
|
Ginseng | X |
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Glucosamine (sulfate) | X
|
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Griffe du diable | X |
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Hydraste du Canada |
| X |
Lin | X |
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Luzerne | X (si | X
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Millefeuille |
| X |
Millepertuis |
| X |
Myrtille | X |
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Onagre bisannuelle | X |
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Passiflore | X |
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Psyllium |
| X (si |
Saule blanc | X |
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Soja | X |
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Thé vert |
| X |
Trèfle Rouge | X |
|
Vigne Rouge | X |
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Rédigé par Julie Aumont, stagiaire
26 mars 2008
Un vaccin contre l'hypertension
Bien qu'il existe déjà plusieurs médicaments efficaces pour soigner cette maladie dont 14,5 % de la population canadienne est atteinte, un vaccin permettrait de solutionner un problème tout simple, comme l'oubli de prendre son médicament, qui explique pourquoi il est parfois si difficile d'abaisser adéquatement la tension artérielle de plusieurs patients.
Selon le chercheur principal de l'étude, entre 50 % et 80 % des hypertendus auxquels on a prescrit la prise quotidienne de médicaments hypotenseurs ne suivraient pas à la lettre leur traitement.
Le vaccin dénommé CYT006-AngQb est constitué de particules virales auxquelles on a greffé l'angiotensine II, un peptide qui induit la constriction des vaisseaux sanguins et, de ce fait, accroît la tension artérielle.
En neutralisant l'angiotensine II, les anticorps exercent un effet comparable aux médicaments déjà sur le marché, qui bloquent les récepteurs auxquels se lie le peptide et préviennent ainsi l'expression de son effet vasoconstricteur.
L'effet de ce vaccin, dont la durée d'action est d'environ quatre mois, a été mesuré dans le cadre d'une étude impliquant 72 personnes volontaires souffrant de formes légères ou modérées d'hypertension artérielle.
Elles ont reçu soit une faible dose de 100µg du vaccin, soit une dose de 300 g, soit un placebo. À part le fait que l'administration du vaccin a provoqué quelques réactions bénignes, au site d'injection, et de passagers symptômes similaires à ceux de la grippe chez certains individus, la plus haute dose du vaccin entraînait clairement une réduction de la tension artérielle tout au cours de la journée.
Or cette diminution était encore plus marquée au petit matin, une période critique de la journée où la tension monte en flèche chez tous les individus, mais de façon encore plus prononcée chez les hypertendus. À 8 h, les chercheurs ont noté une diminution de la pression systolique par rapport au placebo.
Pour le spécialiste de l'hypertension, Jacques de Champlain, clinicien-chercheur à Montréal, le vaccin CYT006-AngQb représente « un premier pas intéressant, une approche thérapeutique originale qui a donné des résultats réels. »
Toutefois, il a souligné que ce vaccin abaisse la tension artérielle, mais ne la corrige pas complètement, car la plupart des hypertendus doivent prendre plus d'un médicament pour contrôler leur tension artérielle : entre deux et trois médicaments qui agissent sur des cibles différentes. Le vaccin ne remplace que l'un d'eux.
« On réussit à corriger l'hypertension par un seul médicament chez à peine 25% à 30% des patients. »
À l'instar de spécialistes suédois qui signent un commentaire dans The Lancet, le Dr de Champlain a évoqué les dangers associés aux vaccinations qui doivent être répétées périodiquement, comme c'est le cas avec le vaccin CYT006-A7ngQb.
« Ces rappels peuvent induire des immunisations croisées, des hypersensibilités à des substances auxquelles la personne n'était pas sensible auparavant. Ils pourront aussi à long terme atténuer l'effet du vaccin. »
Il a néanmoins souligné que « cette découverte ouvre une nouvelle porte » qui pourrait même avoir des retombées sur d'autres maladies chroniques, comme le diabète ou l'athérosclérose, qui nécessitent la prise quotidienne de médicaments.
Tiré de Passeport Santé
17 mars 2008
Les problèmes de foie
Lorsque le foie est vraiment malade, il s’agit d’un trouble plus inquiétant. Les patients présenteront alors de la fatigue, une perte de poids inexpliquée, des troubles rénaux, des troubles sexuels, de la jaunisse, une augmentation du volume de l’abdomen, de l’œdème, etc. On parle alors de cirrhose du foie chez les personnes qui consomment beaucoup d’alcool. Il existe également différentes hépatites (A, B, C) qui sont des infections du foie causées par des virus, parfois asymptomatiques qui peuvent passer inaperçues durant de nombreuses années. Lorsque le médecin diagnostique une hépatique, la maladie est souvent rendue à un stade avancé. C’est pourquoi il est recommandé d’obtenir la vaccination requise. Comme autres étiologies, on parle d’anomalies génétiques, un désordre métabolique, un cancer, etc.
La vésicule biliaire peut parfois être en cause lorsqu’un patient présente des douleurs au foie, qui sont souvent accompagnées de nausées et de vomissements. La vésicule biliaire sert à concentrer et à stocker la bile produite par le foie, qui est ensuite déversée dans l’intestin pour aider à la digestion. La cristallisation des sels biliaires peut donner lieu à l’apparition de calculs biliaires qui peuvent nécessiter une intervention chirurgicale.
Il existe peu de données fiables sur les produits naturels pour les problèmes hépatobiliaires. Ils pourraient être indiqués dans des cas sans présence d’obstruction des voies biliaires, pour une durée maximum de 2 semaines. Diriger le patient vers un médecin par la suite, ou s’il présente les symptômes suivants :
Ø Nausées/Vomissements
Ø Étourdissements
Ø Sang dans les selles
Ø Douleurs abdominales
Ø Fièvre persistant plus de 48 heures
Ø Fatigue inexpliquée
Un patient qui se présente pour des problèmes de digestion pourrait voir ses symptômes améliorés par des mesures non pharmacologiques simples. Celles-ci devraient être privilégiées en premier lieu avant de conseiller un produit naturel pour lequel il n’existe pas de preuves scientifiques fiables. En s’assurant qu’il ne présente pas les symptômes d’alarme mentionnés ci-haut, voici des trucs qu’il pourrait intégrer tous les jours afin de changer ses habitudes de vie progressivement :
MNPs :
1. Éviter la consommation d’aliments riches en lipides (fritures, sauces, vinaigrettes, huiles, beurre, pâtisseries, charcuteries, viandes grasses, etc)
2. Éviter la consommation d’alcool
3. Manger des plus petits repas
4. Prendre le temps de manger 3 repas par jour (déjeuner inclus!)
5. Éviter de manger tard avant le coucher
6. Boire beaucoup d’eau
7. Cessation tabagique
8. Perdre du poids si embonpoint
Produits retrouvés en pharmacie, souvent en combinaison :
Définitions utiles :
Cholérétique : Se dit des substances qui augmentent la sécrétion de la bile.
Cholagogue : Se dit des substances qui facilitent l’évacuation de la bile renfermée dans les voies biliaires extra-hépatiques et surtout dans la vésicule.
Acide déhydrocholique
Acide biliaire semi-synthétique
Action cholérétique
Pas d’interactions rapportées
E-I : Activité laxative irritante
C-I : enfants < 12 ans, obstructions des voies biliaires, lithiase hépatique, grossesse
Code médicament : X
Ex : Dycholium 300 mg die à qid ac
Acide désoxycholique
Acide biliaire semi-synthétique
Action cholérétique
E-I : Activité laxative irritante
C-I : obstruction des voies biliaires
Ex : Hépartichaud, Florabile
Extraits biliaires
Effet cholérétique, favorise la production de bile et permet d’augmenter sa teneur en eau
C-I : obstruction des voies biliaires
Ex : Bicholate, Herbalax, Dicholium
Aloes (30 ml de gel tid (liquide) ou 20-60 mg tid (gélule))
Usage oral n’a pas été démontré sécuritaire et efficace. Utilisé comme tonique et laxatif.
Interactions : hypoglycémiants oraux
E-I : crampes, hypoglycémies chez pts diabétiques
C-I : grossesse et allaitement, maladies intestinales, douleurs abdominales, maladies rénales
Artichaud (15% de cynarine tid)
Action cholérétique
Pas d’interactions rapportées
E-I : En excès peut causer des diarrhées
Attention si allergie à l’herbe à poux ou aux marguerites
Ex : Artéchol, Hépartichaut, Florabil, Duo-Bil
Boldo (60-200 mg tid)
Stimule la sécrétion et l’évacuation de la bile, effet antioxydant
Interactions : AAS, Coumadin, Plavix
C-I : grossesse, allaitement, insuffisance ou maladie hépatique, lithiases, maladies rénales
Ex : Foratol, Florabile
Chardon Marie (12-15g de graines, 200-240 mg de silymarine die)
Réduit la formation de calculs biliaires, protège le foie contre les toxines
Pas d’interactions rapportées
E-I : diarrhées
C-I : grossesse et allaitement
Pas recommandé en tisane car non hydrosoluble
Ex : Florabil
Pissenlit (feuilles : 4-10g en tisane tid, racines : 3-5g en tisanes tid)
Feuilles : action diurétiques, tonique pour le foie
Racine : stimule la production de bile, stimule la contraction de la vésicule biliaire
Pas d’interactions rapportées
E-I diarrhées
C-I : occlusion des voies biliaires et de la vésicule biliaire
Contient une source élevée de vitamine A (14000UI/100g)
Ex : Duo-Bil, Florabil
Radis Noir (250 mg de racine tid pc)
Action cholérétique et cholagogue
Pas d’interactions rapportées
E-I : vomissements, diarrhées, goût piquant, brûlant = irritation des muqueuses
Ex : Florabil
Références :
Trudel, Caroline. Diarrhée, Hémorroïdes, Nausées et Vomissements, Problèmes hépatobiliaires. Notes de cours MVL 2007. Université Laval.
Blanchot, Luc. Hygiène de vie et digestion. Doctissimo.com. Consulté le 14 mars 2008.
Zinsky, Emmanuel. La crise de foie, ça n’existe pas. Doctissimo.com. Consulté le 14 mars 2008.
Rédigé par Julie Aumont, stagiaire en pharmacie
16 mars 2008
Des produits naturels en vente libre chez Couche-Tard
Les dépanneurs Couche-Tard offrent maintenant à leur clientèle des produits « 100 % naturels » en vente libre à leurs caisses.
Cinq sortes de capsules ont été commercialisées, soit D-Stress pour « relaxer le corps et l’esprit », Boost pour « dynamiser le corps et l’esprit », R-Set pour « faciliter le lendemain de veille », X-Cité, version masculine et féminine, pour « stimuler le désir ». Chaque emballage de deux capsules coûte 2,99 $. On retrouve les ingrédients au verso de l’emballage. L’indication, la dose recommandée et les mises en garde sont inscrites à l’intérieur de l’emballage scellé.
La pharmacienne Lise Lefebvre qui travaille en toxicologie à l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) considère que ces produits ne devraient pas être vendus dans un dépanneur, même si les ingrédients actifs ne sont pas dangereux pour la population en général. « Les produits naturels sont des médicaments. On ne devrait pas suggérer une béquille pour toutes les situations de la vie sans consulter un professionnel de la santé. Est-ce le commis du dépanneur qui conseillera comment prendre ces médicaments? »
Lise Lefebvre souligne aussi que ces produits n’affichent pas de numéro de produit naturel (NPN) attribué par Santé Canada pour autoriser leur vente au pays. De plus, elle émet de sérieuses réserves sur l’efficacité de certains ingrédients qui n’ont pas été testés chez l’humain. Enfin, elle ajoute que les concentrations des vitamines dans les capsules sont supérieures aux dosages recommandés quotidiennement. « Ce n’est pas dangereux, mais ça donne quoi? »
L’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) ne peut pas demander à Couche-Tard de retirer ses produits, puisque ce mandat relève de Santé Canada. « Comme ce ne sont pas des pharmaciens qui vendent ces produits, nous ne pouvons pas intervenir, explique Manon Lambert, directrice générale et secrétaire de l’OPQ. Toutefois, nous trouvons que cela banalise la consommation des médicaments chez les adolescents et les jeunes adultes. »
Alimentation Couche-Tard s’est associée au réseau de radios Énergie pour la vente de ses nouveaux produits. Il vend aussi depuis quelques années des boissons énergétiques à base de taurine et de caféine aux couleurs d’Énergie.
Tiré de Mon Portail Pharmacie
15 mars 2008
Nouvelle présentation de Sintrom 4mg
Je sais qu'il ne s'agit pas de médicaments utilisés fréquemment, mais tout de même! Nous avons constaté que la présentation des comprimés de Sintrom 4mg a récemment changée: effectivement, on retrouve maintenant sur ces comprimés ronds et blancs le logo Paladin d'un côté, et 2 lignes de sécabilité en X (comprimé séparé en 4) de l'autre.... Soit exactement la même chose que les comprimés de Sandomigran DS 1mg, sauf que ces derniers n'ont qu'une seule ligne de sécabilité (comprimé séparé en 2)...
En espérant que cela vous soit utile!
Claudie Roy
14 mars 2008
Entendu dans une pharmacie...
Voici quelques lapsus ou erreurs de techniciennes que j'ai pris en note dernièrement; si tu veux les publier, je crois qu'ils vont en faire rire plus d'un ;) Bien entendu, les personnes concernées sont averties, et consentantes... Merci !!!
Claudie Roy
- Pour la mention du diagnostique sur une prescription d'antibiotiques: "mal de george"
- "Avons-nous reçu le linéaire pour ce patient?" (INR)
- "La patiente s'est blessée au nerf asiatique..." (sciatique)
- " Le monsieur veut quelque chose pour remonter son système humanitaire" (immunitaire)
- Posologie sur l'étiquette de Diflucan 150mg: 1 capsule par la bouche immédiatement si vaginette
- "Claudie, le patient n'est pas trop certain de sa technique d'utilisation pour ses pompes pour les poumons, je t'ai mis un placenta dans le panier pour que tu lui montres..." (placebo)
Merci les filles d'égayer nos journées ainsi ;)
10 mars 2008
Gabapentin May Prevent Severe High-Altitude Headache
"High-altitude headache (HAH) is a hypobaric hypoxia-induced symptom that is commonly experienced by newcomers to high-altitude areas," write Dr. Sirous Jafarian and colleagues from the University of Tehran, Iran.
The researchers examined the efficacy of gabapentin in the prevention of HAH in a study involving 204 unacclimatized guests at the Tochal Mountain Hotel Clinic, which is located at an altitude of 3500 m above sea level. The subjects were randomly assigned to receive 600 mg of gabapentin or identical placebo.
The overall incidence of HAH was 43.1% in gabapentin-treated subjects and 54.9% placebo-treated individuals -- not a significant difference (p = 0.09).
However, subjects treated with gabapentin had a lower incidence of moderate/severe HAH compared to those treated with placebo (26.5% versus 41.2%, respectively; p = 0.03).
The most common adverse effect was somnolence, which was more prevalent among gabapentin-treated patients. Dizziness, fatigue, and gastrointestinal adverse events did not differ between the groups.
"Given the efficacy of gabapentin in HAH prevention and its satisfactory tolerability, it could be considered as an additional agent in the management of individuals who are a candidate for prophylaxis at high altitudes," Dr. Jafarian's team concludes.
Source: Reuters Health
06 mars 2008
Prévention des risques infectieux chez la femme enceinte
— En ce qui concerne le VHB, un vaccin très efficace [12, 13, 14] est disponible et si la femme n’a pas été vaccinée pendant l’enfance il parait souhaitable de pratiquer cette vaccination chez les jeunes femmes en âge de procréer. Le dépistage des porteurs de virus est obligatoire car en cas de positivité la sérovaccination du nouveau-né s’impose. Actuellement, malheureusement, près de 20% des femmes enceintes échappent à ce dépistage.
— Pour les cytomégalovirus (CMV) il n’y a pas d’indication à un dépistage systématique, sauf s’il existe une anomalie fœtale dont l’origine peut être due à une infection par CMV.
— Le virus de la rubéole est très dangereux pour l’embryon au cours des trois premiers mois de grossesse. Il est responsable de la redoutable rubéole congénitale comportant des malformations cardiaques, auditives, oculaires, neurologiques. Son action se prolonge jusqu’à la fin de la grossesse, responsable de foetopathies graves, et aussi après la naissance, car le virus peut persister au niveau de l’œil ou de l’appareil auditif.
— Pour la toxoplasmose, pas de contact avec les déjections des chats,… Contrairement aux infections virales il existe un traitement efficace de la toxoplasmose.
— Le streptocoque B doit faire l’objet d’une recherche systématique dans le vagin de la 34e à la 38e semaine de grossesse, ou au début du travail, afin d’effectuer, à l’accouchement, un traitement par un antibiotique (actuellement par les béta-lactamines) relayé par le même traitement au nouveau-né.
ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE DE PARIS
http://www.orpha.net/actor/Orphanews/2006/doc/Acad-med.doc
Rédigé par Marie-Eve Blais, stagiaire
01 mars 2008
La prednisone contre les symptômes de retrait de la médication contre les maux de tête
L'arrêt de l'usage excessif de ce type de médication peut entraîner de graves maux de tête ainsi que d'autres symptômes tels que des nausées, des vomissements, une hypotension et une tachycardie, expliquent les auteurs.
Dr. Lutz Pageler de Cologne en Allemagne et ses collègues ont mené une étude randomisée afin de comparer l'efficacité de la prednisone 100 mg vs placebo administrée quotidiennement pendant 5 jours pour le traitement des symptômes de retrait chez 20 patients.
Les patients traités avec la prednisone ont connu significativement moins d'heures de céphalées sévères ou modérées lors des premières 72 et 120 heures que les patients qui ont reçu le placebo, indiquent les auteurs de l'étude.
Les patients dans le groupe prednisone ont demandé près de 50% moins fréquemment des médicaments de secours que le groupe placebo, mais cette différence n'était pas statistiquement significative.
"Our results suggest that prednisone could be effective in treatment of medication withdrawal headache and that the drug may facilitate withdrawal therapy», écrivent les auteurs.
"The possible action of steroids in the treatment of medication overuse headache and other headaches such as cluster headache or status migrainosus still needs to be determined", concluent les instigateurs de l'étude. Ils ajoutent qu'une étude multicentrique de phase III est déjà en cours en Europe pour vérifier ces conclusions. Source: Medscape.com
22 février 2008
Enfin la ziprasidone au Canada
Découvert et mis au point par Pfizer, ZELDOXMC est un antagoniste de la sérotonine et de la dopamine indiqué dans le traitement des symptômes positifs (par ex., les hallucinations visuelles et auditives) et négatifs (perte de motivation et retrait social), de même que dans la prise en charge psychopathologique globale.
L’efficacité de ZELDOXMC pour traiter la schizophrénie a été établie dans le cadre du plus vaste programme d’essais cliniques jamais réalisé sur un nouvel antipsychotique avant son lancement. Le programme comportait quatre essais comparatifs avec placebo de courte durée et un essai comparatif avec placebo de longue durée, menés auprès de patients psychotiques hospitalisés qui satisfaisaient aux critères du DSM-III-R concernant la schizophrénie. Chaque essai comprenait 2 ou 3 doses fixes de ZELDOXMC et un placebo. Lors des essais cliniques, ZELDOXMC s’est montré des plus efficaces pour réduire les symptômes affectifs, négatifs et positifs. En outre, dans le cadre d’études sur la substitution de médicaments, on a observé une amélioration au chapitre du fonctionnement social et des symptômes cognitifs, après 6 semaines, par rapport à l’olanzapine et à la rispéridone. Plusieurs instruments ont servi à évaluer les signes et les symptômes de troubles mentaux au cours de ces essais, entre autres, les échelles BPRS (Brief Psychiatric Rating Scale) et PANSS (Positive and Negative Syndrome Scale), deux inventaires psychopathologiques à volets multiples qui servent généralement à évaluer les effets d’un traitement médicamenteux sur la psychose.
Comme c’est le cas de plusieurs autres antipsychotiques atypiques, on ne connaît pas le mode d’action exact de ZELDOXMC. On a toutefois émis l’hypothèse voulant que l’efficacité de ce médicament contre la schizophrénie repose sur l’association d’un blocage des récepteurs dopaminergiques de type 2 (D2) et des récepteurs sérotoninergiques de type 2 (5-HT2). ZELDOXMC est le seul antipsychotique atypique pour lequel on dispose de données démontrant une amélioration durable des paramètres métaboliques comme le poids, le taux de cholestérol et le taux de triglycérides. Les principaux effets indésirables de ZELDOXMC sont la fatigue, les nausées ou les malaises d’estomac, la constipation, les étourdissements, l’agitation, les mouvements anormaux, la diarrhée, les éruptions cutanées ou une augmentation de la toux et de l’écoulement nasal. ZELDOXMC peut avoir pour effet secondaire de provoquer des anomalies du rythme cardiaque. Ce risque peut être plus élevé chez les patients qui ont déjà certains troubles cardiaques ou qui prennent certains médicaments. ZELDOXMC n’est pas recommandé chez les patients atteints du syndrome du QT long (une anomalie du rythme cardiaque), de même que chez ceux qui ont subi une crise cardiaque récente, qui souffrent d’insuffisance cardiaque grave ou qui présentent d’autres anomalies du rythme cardiaque.
Plus d'informations sur l'aliskirène (Rasilez)
19 février 2008
Renseignements généraux sur le transport des médicaments lors d'un voyage à l'étranger
Médicaments en comprimés ou en capsules
Certains médicaments légaux et facilement disponibles au Canada sont illégaux et ne se vendent que sur ordonnance dans d’autres pays. Il est donc préférable de contacter un des bureaux de gouvernements étrangers accrédités auprès du Canada de la destination voyage.
http://w01.international.gc.ca/protocol/main-fr.asp?sScreen=Introduction&iLanguage=0
Il faut avoir en sa possession une preuve de la nécessité de prendre le médicament : copie de l’ordonnance, étiquette apposée par la pharmacie (identification du patient, contenu, nom de la molécule si médicament original, posologie).
Les médicaments doivent être emballés dans le contenant original ou dans un emballage fourni par l’hôpital ou la pharmacie d’officine.
Les médicaments essentiels avec ou sans ordonnance sont autorisés dans les bagages de cabine. Il est conseillé de diviser les médicaments essentiels en deux portions et de les placer dans des valises ou des sacs de voyages différents afin de ne pas être dépourvu si les bagages sont en retard, égarés ou volés.
Les substances ciblées (ex : benzodiazépines) peuvent être transportées en quantité maximale de 90 jours calculés selon la dose quotidienne. Les stupéfiants (ex : opiacés) et les drogues contrôlées (ex : Ritalin) ne peuvent PAS être transportés hors du pays. Cependant, les voyages d’ordre humanitaire font exceptions à la règle : le transport d’une quantité d’un mois est permis.
Insulinothérapie et seringues
Il faut avoir en sa possession une note du médecin pour justifier l’usage médical.
Les seringues ainsi que les fioles d’insuline doivent être conservées dans leur emballage original.
L’insuline reste en bon état pendant 30 jours à la température ambiante. Il ne faut donc pas s’inquiétez si elle ne peut être réfrigérée durant le vol.
Une soute d’avion est toujours ventilée et la température est normalement maintenue à environ 5°C. Cette température peut toutefois être abaissée sans préavis de quelques degrés (mais pas de températures négatives) ou augmentée à 25°C si l’une des marchandises chargées le nécessite.
Si l’insuline contient des cristaux ou est embrouillée à l’atterrissage en raison de l’exposition à des températures froides, il ne faut pas l’utiliser.
Dans les sacs de cabine, les liquides, les gels et les aérosols doivent être contenus dans des contenants de 100ml/100g (3,4 oz) ou moins. Ceux-ci doivent être emballés dans un seul sac de plastique transparent et scellé d’une capacité maximale d’un litre (UN sac par personne).
Importation de médicaments au Canada
De façon générale, Santé Canada permet à un particulier de rentrer au Canada avec une provision de 3 mois d’un médicament de prescription. Pour ce qui est des stupéfiants et drogues contrôlées prescrit, l’importation est permise en quantité équivalente à une durée de traitement de 30 jours et ce, dans un emballage fourni par la pharmacie ou l’hôpital. Il est important de prendre compte qu’un médicament à l’extérieur du pays peut être considéré comme un médicament de vente libre mais qu’au Canada, il peut être vendu sous ordonnance. Les règlements s’appliqueront donc en conséquence.
http://www.santevoyage.net/sideframef.html
http://www.aircanada.com/fr/home.html
http://www.jdrf.ca/index.cfm?fuseaction=home.viewpage&page_id=12E79462-BB6F-5EFB-4FE22326EA0690AC&roggleF=1
http://www.hc-sc.gc.ca/index_f.html
http://www.medisys.ca/fr/sante-voyage/index.htm
http://www.voyage.gc.ca/main/drugs_menu-fr.asp
Rédigé par Marie-Eve Blais, stagiaire
14 février 2008
Rappel des céphalosporines
cephalexine (Keflex) (po) Staph Aureus, cellulite
cefazolin (Ancef)(iv) Staph Aureux, antiobioprophylaxie chirurgicale, cellulite
2e génération: (ORL et infections respiratoires)
ceprozil (Cefzil)(po) IVRS
cefuroxime axetil (Ceftin)(po) IVRS
cefaclor (Ceclor)(po) IVRS (ne plus utiliser)
cefuroxime (Zinacef)(iv) Pneumonie (en association),surinfection bronchique
cefoxitin (Mefoxin)(iv) Infection intra-abdominale (non-optimal)
3e génération:
cefixime (Suprax) (po) IVRS, cervicite/urétrite/rectite à n. gonorrhoeae
cefotaxime (Claforan)(iv) Méningite, gram- sans psudomonas
ceftriaxone (Rocephin)(iv-im) Méningite, gram- sans psudomonas, pneumonie
ceftazidime (Fortaz)(iv) Pseudomonas
4e génération
céfépime (Maxipime)(iv) Pseudomonas
Tiré de l'Apoticaire de Poche 2006
Intolérance au Champix
Marie-Eve Blais, stagiaire en pharmacie
Nutrition et diverticulose
Attention! Une alimentation riche en matières grasses et pauvre en fibres est associée à une augmentation significative de maladies diverticulaires coliques. La constipation, l’usage régulier de laxatifs, le stress et le manque d’activité physique sont également des facteurs de risques liés à la diverticulose.
Recommandations générales lors de diverticulose
L’apport régulier en fibres alimentaires permet de réguler le transit intestinal, diminuant ainsi la pression sur les parois de l’intestin (en expulsant les selles) et favorisant l’équilibre de la flore intestinale.
Apport recommandé pour un adulte = 21g à 38g / jour
Aliments riches en fibres : légumineuses, céréales (son, blé, avoine, riz, lin), artichaut, framboises, pruneau, poire avec pelure, boulghour, mûres, citrouille, abricot, dattes et figues séchées, bleuets, brocoli, choux de Bruxelles, pâte à blé entier, amandes, épinards, papayes, haricots verts, courges, panais, navet, carottes, etc.
Le mythe voulant que les noix et les graines de certains fruits (framboises, tomates, fraises) puissent s’accumuler dans les diverticules et causer de l’inflammation est non fondé. Il n’y aurait aucun danger à consommer cette catégorie d’aliments. Cependant, chez certaines personnes, les petits grains peuvent être irritants pour la paroi de l’intestin, sans toutefois causer de diverticulites.
Favoriser une bonne hydratation quotidiennement
À favoriser : 8 grands verres d’eau par jour
Il faut bien entendu augmenter l’apport liquidien quotidien de façon proportionnelle à l’ingestion de fibres alimentaires.
La diverticulite est plus grave. Elle apparaît à la suite d’une infection des diverticules. Les bactéries qui s’y logent causent des abcès et, par conséquent, une inflammation. Lors de cette phase aiguë de la maladie, il importe de respecter un régime sans résidu, ce qui permettra de limiter les selles et de réduire l’apport en fibres insolubles qui peuvent être irritantes en raison de leur texture. De plus, les fibres solubles sont fermentables, ce qui peut mener à une distension douloureuse de la paroi de l’intestin.
Donc, lors de diverticulites (phase aiguë), il faut suivre un régime liquide ou semi-liquide et restreindre l’apport en fibres et en résidus.
Lorsque la maladie est en rémission, il faut réintroduire graduellement les fibres dans l’alimentation, comme par exemple, les fruits et les légumes cuits, afin de remettre l’intestin en mode de fonctionnement. De plus, il faut favoriser les fibres solubles par rapport aux fibres insolubles : psyllium, avoine, orge, sarrasin, seigle, navet cuit, asperge cuite, brocoli cuit, choux de Bruxelles cuits, haricots verts cuits, oignon cuit, patates douces cuites, artichauts cuits, abricot, mangue, orange, pamplemousse, pêche, poire, pomme.
Marie-Eve Blais, stagiaire en pharmacie
rappel: au sujet des substitutions
Warfarine, Procainamide, Primidone, Carbamazépine, Lithium, Acide 5-amino salicylique, Toutes les insulines, Lévothyroxine, Aminophylline L.A., Théophylline L.A.
Bien sûr, chaque cas doit être évalué en fonction des paramètres de suivi disponibles et de l'indication thérapeutique.
Marie-Eve Blais, stagiaire en pharmacie
12 février 2008
Glucomètre parlant pour mi-voyant
01 février 2008
Le tagatose, antidiabétique et anti-obésité
Sur le plan pharmacocinétique, 20 % seulement du tagatose ingéré est complètement métabolisé, principalement par le foie, suivant une voie métabolique identique à celle du fructose. Les études de toxicité standard chez l’animal, les études de génotoxicité, d’embryotoxicité et de tératogénicité potentielles montrent que le produit peut être considéré comme sans risque, résultats approuvés par la FDA.
Les premières études d’efficacité, d’abord chez l’animal, puis chez l’homme confirment que le tagatose par voie orale entraîne des réponses glycémique et insulinique très basse chez le sujet normal et chez le diabétique (3 % de celles obtenues avec le glucose). De plus une réduction du poids est observée et le tagatose induit une amélioration dose-dépendante du test de tolérance au glucose.
Un essai ultérieur de 14 mois à la dose de 15 g, 3 fois par jour, confirme la potentialité du produit pour le traitement du diabète de type 2 avec pour résultat une amélioration de l’HbA1C, une perte de poids et une élévation du cholestérol HDL. Une autre étude de recherche de dose et du meilleur moment d’administration pour un effet optimal sur le contrôle glycémique confirme que 15g de tagatose, 3 fois par jour, juste avant les repas est le meilleur mode d’administration.
Ces études préliminaires mettent aussi en évidence les bénéfices significatifs du produit sur l’obésité, contrairement à d’autres antidiabétiques qui entraînent des prises de poids comme les sulphonylurées ou les thiazolidinediones. De plus les 75 % du tagatose non absorbés auraient un effet prébiotique bénéfique sur la flore intestinale (stimulation de la croissance des lactobacilles et des bifidobactéries, diminution du nombre de bacilles coliformes). Enfin, autres bienfaits, le tagatose augmente significativement le cholestérol HDL et aurait des propriétés antioxydantes.
Le mécanisme d’action, encore non complètement élucidé, passe par une activation de la glucokinase hépatique, augmentant la phosphorylation du glucose, la synthèse du glycogène et une moindre utilisation de celui ci. De plus, dans l’intestin, le tagatose inhiberait la digestion des disaccharides comme le saccharose et le maltose.
Les effets secondaires du tagatose sont représentés essentiellement par des troubles gastro-intestinaux, attribués à des effets osmotiques. Ces troubles se traduisent, à l’initiation du traitement, par des borborygmes stomacaux et intestinaux, des distensions, des nausées, des flatulences, de la diarrhée. Ces troubles sont mineurs et disparaissent en 2 semaines environ à la dose de 15 g, 3 fois par jour. L’hépatomégalie retrouvée chez le rat, n’a pas été confirmée chez l’homme aux doses utilisées. Enfin le tagatose ne provoque pas d’hypoglycémie, même en association avec d’autres antidiabétiques.
Toutes ces propriétés et ces résultats ont permis à la FDA de donner son accord pour une étude de phase 3 dans le diabète de type 2. Il s’agit d’une étude d’1 an, multicentrique, randomisée, en double aveugle contre placebo (un édulcorant non-calorique, le sucralose), en groupes parallèles, destinée à évaluer le contrôle glycémique (effet sur l’HbA1c), la tolérance, les contre-indications éventuelles et les effets sur le poids. La dose utilisée est de 15 g, 3 fois par jour chez des diabétiques ne prenant pas de médicaments mais sous régime et exercice. Cette étude a déjà débuté et pourrait se terminer en 2008, entraînant une demande d’approbation pour l’utilisation du produit dans cette indication.
Tiré du JIM
Kidney transplants without maintenance immunosuppression
One patient rejected the kidney transplant on day 10 and required a second transplant several months later. This gentleman continues to require immunosuppression therapy. Chronic rejection and adverse effects associated with immunosuppressants continue to be problematic for organ transplant recipients. Immunosuppressants used after organ transplants include azathoiprine (Imuran), mycophenolate (Cellcept), sirolimus (Rapamune), tacrolimus (Prograf and Protopic), and cyclosporine (Neoral). Adverse events associated with these medications experienced by 10 to 35% of patients include pain (abdominal, chest, back), fever, headache, sepsis, weakness, hypertension, diarrhea, constipation, nausea, vomiting, dyspepsia, thrush, anemia, leucopenia, thrombocytopenia, shortness of breath, edema, acne, hypercholesterolemia and increased risk of infections (thrush, herpes and candida).
Patients in a new study received a combined bone marrow and kidney transplant. Beginning 5 days prior to surgery, organ recipients underwent a nonmyleoblative preparation regimen to develop tolerance. This is a ‘mini-transplant’ and involves a stem cell transplant from the donor, as well as chemotherapy and radiation to prepare the patient for the transplant. Out of a total of 5 patients, 4 were able to stop immunosuppressant treatment 9-14 months after surgery. Renal function for the 4 patients continues to remain stable 1.2-4.6 years post withdrawal from all immunosuppressants, with no evidence of rejection.
Tiré de Pharmacy Gateway