L'ordre d'apparition des symptômes varie d'une personne à l'autre.
Ces symptômes ne font pas partie du processus normal de vieillissement.
10 signes avant-coureurs de la maladie selon la Société Alzheimer Canada
1. Pertes de mémoire qui affectent les activités quotidienne
-Tel que fréquemment oublier diverses choses, particulièrement des évènements qui se sont produits récemment, et ne pas s'en souvenir plus tard.
2. Difficultés à accomplir des tâches usuelles
3. Problèmes de langage
-Comme oublier des mots simples ou les remplacer par des mots qui rendront les phrases incompréhensibles.
4. Désorientation dans l'espace et dans le temps
-Par exemple, se perdre dans sa propre rue, ne pas savoir ce qu'on fait là, ni comment rentrer à la maison.
5. Jugement affaibli
-Par exemple, ne pas reconnaître un problème de santé qui nécessite d'être traité, ou porter des vêtements chauds en pleine canicule.
6. Difficultés relativement aux notions abstraites
-Comme ne pas comprendre ce que représentent les chiffres indiqués dans son carnet de chèques.
7. Égarer des objets
-Égarer des objets parce qu'on les a rangés dans des endroits inappropriés (un sèche-cheveux dans le frigo par exemple).
8. Fluctuations rapides de l'humeur ou des comportements, sans raison apparente
9. Transformation dans la personnalité
-Peut devenir confuse, renfermée et méfiante. L'apathie et la peur.
10. Passivité et perte d'intérêt
Tiré du bulletin info santé d'Uniprix
17 juin 2012
21 mai 2012
Resotran : pour la constipation chronique idiopathique
Tiré de Profession Santé.ca
Santé Canada a approuvé le Resotran (succinate de prucalopride) pour le traitement de la constipation chronique idiopathique chez les femmes adultes qui n’ont pas obtenu un soulagement adéquat avec des laxatifs.
Ce médicament cible la motilité gastro-intestinale altérée associée à la constipation chronique idiopathique et peut aider à améliorer la motilité et la fonction intestinales.
Il a été évalué dans le cadre d’un programme de développement clinique portant sur la constipation chronique idiopathique auquel participaient 2717 patients qui, en moyenne, souffraient de constipation depuis plus de 20 ans.
Plus de 80 % des sujets inscrits à ces essais cliniques avaient utilisé précédemment des laxatifs ou des agents qui augmentent le volume du bol fécal et considéraient ces traitements inadéquats.
Selon le communiqué de la compagnie, des études cliniques ont aussi révélé que, chez les patients atteints de constipation chronique idiopathique, le Resotran « améliorait le pourcentage d’évacuation des selles sans effort et les symptômes de la constipation, y compris la fréquence des selles spontanées et complètes, les ballonnements, la gêne et la douleur abdominales, tout en procurant une amélioration importante et durable de la qualité de vie et de la satisfaction des patients ».
Le Resotran n’est indiqué que chez les femmes adultes, le nombre de sujets masculins n’étant pas suffisant dans les essais cliniques pour démontrer l’efficacité dans ce groupe.
L’efficacité du Resotran a été établie dans des études contrôlées par placebo et à double insu pendant une période allant jusqu’à trois mois. Dans le cas d’un traitement prolongé, le bienfait doit être réévalué à des intervalles réguliers. Si le traitement n’est pas efficace pendant les quatre premières semaines, il devrait être interrompu.
Ce médicament se prend par voie orale, une fois par jour, et est offert en comprimés de 1 mg et de 2 mg.
Les réactions indésirables les plus fréquentes associées à l’utilisation du Resotran sont les maux de tête (9,8 %) et les symptômes gastro-intestinaux tels que les nausées (9,3 %), la diarrhée (8,8 %), et la douleur abdominale (3 %).
Santé Canada a approuvé le Resotran (succinate de prucalopride) pour le traitement de la constipation chronique idiopathique chez les femmes adultes qui n’ont pas obtenu un soulagement adéquat avec des laxatifs.
Ce médicament cible la motilité gastro-intestinale altérée associée à la constipation chronique idiopathique et peut aider à améliorer la motilité et la fonction intestinales.
Il a été évalué dans le cadre d’un programme de développement clinique portant sur la constipation chronique idiopathique auquel participaient 2717 patients qui, en moyenne, souffraient de constipation depuis plus de 20 ans.
Plus de 80 % des sujets inscrits à ces essais cliniques avaient utilisé précédemment des laxatifs ou des agents qui augmentent le volume du bol fécal et considéraient ces traitements inadéquats.
Selon le communiqué de la compagnie, des études cliniques ont aussi révélé que, chez les patients atteints de constipation chronique idiopathique, le Resotran « améliorait le pourcentage d’évacuation des selles sans effort et les symptômes de la constipation, y compris la fréquence des selles spontanées et complètes, les ballonnements, la gêne et la douleur abdominales, tout en procurant une amélioration importante et durable de la qualité de vie et de la satisfaction des patients ».
Le Resotran n’est indiqué que chez les femmes adultes, le nombre de sujets masculins n’étant pas suffisant dans les essais cliniques pour démontrer l’efficacité dans ce groupe.
L’efficacité du Resotran a été établie dans des études contrôlées par placebo et à double insu pendant une période allant jusqu’à trois mois. Dans le cas d’un traitement prolongé, le bienfait doit être réévalué à des intervalles réguliers. Si le traitement n’est pas efficace pendant les quatre premières semaines, il devrait être interrompu.
Ce médicament se prend par voie orale, une fois par jour, et est offert en comprimés de 1 mg et de 2 mg.
Les réactions indésirables les plus fréquentes associées à l’utilisation du Resotran sont les maux de tête (9,8 %) et les symptômes gastro-intestinaux tels que les nausées (9,3 %), la diarrhée (8,8 %), et la douleur abdominale (3 %).
18 mai 2012
Soulager les piqûres d’insectes
Tiré du site Protégez-vous
Si la piqûre semble normale mais qu’elle vous démange, la première chose à faire est d’y appliquer une compresse d’eau froide pendant plusieurs minutes. Souvent, cela suffit.
L’hydrocortisone
Le premier et le meilleur choix, selon Diane Lamarre. «Il diminue efficacement la démangeaison», précise-t-elle. Vous pouvez en appliquer en couche mince sur votre visage et même sur la peau sensible. Il faut toutefois respecter la fréquence d’application, car la peau absorbe la cortisone. En trop grande quantité, celle-ci peut inhiber la production de cortisone naturelle par l’organisme et amincir la peau.
D’autres options
La lotion à la calamine est un autre choix intéressant. «À base d’oxyde de zinc à 0,1 %, c’est un produit sécuritaire, à usage topique, que la peau n’absorbe pas», souligne Diane Lamarre. Vous pouvez en appliquer sur la piqûre autant de fois que vous le désirez. La calamine réduit l’inflammation et l’irritation et soulage durant quelques heures.
Si plusieurs piqûres vous démangent, vous pouvez opter pour un anesthésique topique. «Privilégiez la pramoxine à 1 % parce qu’elle est moins allergisante que les autres et plus sécuritaire», précise Diane Lamarre. On a rapporté davantage de dermatites allergiques avec la lidocaïne et la benzocaïne. D’ailleurs, Santé Canada révélait récemment qu’il existe un lien entre la benzocaïne et la méthémoglobinémie, une maladie du sang rare, mais grave. Attention aussi aux concentrations qui dépassent 5 %, car elles sont plus allergènes, particulièrement chez les enfants.
Cela vous pique surtout la nuit? Optez pour un antihistaminique oral. «La cétirizine (Reactine), et la diphénhydramine (Benadryl), sont les plus efficaces pour cette indication», mentionne Diane Lamarre.
Les antihistaminiques topiques associés à la calamine (par exemple, le Caladryl) sont à éviter, tout comme ceux vendus seuls sous forme de chlorydrate de diphénhydramine à 2 % (Benadryl en crème ou en vaporisateur). «On a rapporté des cas de somnolence et de confusion chez des personnes ayant appliqué massivement le produit sur plusieurs lésions», prévient la pharmacienne.
Crème, lotion, pommade ou vaporisateur?
La plupart des produits, comme l’hydrocortisone, sont vendus en crème. Ceux que l’on retrouve sous forme de gel ont un effet plus rafraîchissant sur la peau. La lotion, quant à elle, est une crème diluée, généralement réservée aux zones très pileuses.
Les vaporisateurs et les pommades sont des choix moins intéressants, selon Diane Lamarre. Les premiers couvrent une région trop grande, tandis que les seconds sont mélangés à une base non nécessaire de vaseline qui peut tacher les vêtements.
Des bâtonnets de bicarbonate de soude et d’ammoniaque (AfterBite) soulagent la démangeaison durant quelques heures. Leur format est idéal pour les randonnées dans la nature, par exemple. Enfin, il existe un produit en poudre (Buro-Sol), efficace mais peu pratique, puisqu’il faut le dissoudre dans l’eau.
Si la piqûre semble normale mais qu’elle vous démange, la première chose à faire est d’y appliquer une compresse d’eau froide pendant plusieurs minutes. Souvent, cela suffit.
L’hydrocortisone
Le premier et le meilleur choix, selon Diane Lamarre. «Il diminue efficacement la démangeaison», précise-t-elle. Vous pouvez en appliquer en couche mince sur votre visage et même sur la peau sensible. Il faut toutefois respecter la fréquence d’application, car la peau absorbe la cortisone. En trop grande quantité, celle-ci peut inhiber la production de cortisone naturelle par l’organisme et amincir la peau.
D’autres options
La lotion à la calamine est un autre choix intéressant. «À base d’oxyde de zinc à 0,1 %, c’est un produit sécuritaire, à usage topique, que la peau n’absorbe pas», souligne Diane Lamarre. Vous pouvez en appliquer sur la piqûre autant de fois que vous le désirez. La calamine réduit l’inflammation et l’irritation et soulage durant quelques heures.
Si plusieurs piqûres vous démangent, vous pouvez opter pour un anesthésique topique. «Privilégiez la pramoxine à 1 % parce qu’elle est moins allergisante que les autres et plus sécuritaire», précise Diane Lamarre. On a rapporté davantage de dermatites allergiques avec la lidocaïne et la benzocaïne. D’ailleurs, Santé Canada révélait récemment qu’il existe un lien entre la benzocaïne et la méthémoglobinémie, une maladie du sang rare, mais grave. Attention aussi aux concentrations qui dépassent 5 %, car elles sont plus allergènes, particulièrement chez les enfants.
Cela vous pique surtout la nuit? Optez pour un antihistaminique oral. «La cétirizine (Reactine), et la diphénhydramine (Benadryl), sont les plus efficaces pour cette indication», mentionne Diane Lamarre.
Les antihistaminiques topiques associés à la calamine (par exemple, le Caladryl) sont à éviter, tout comme ceux vendus seuls sous forme de chlorydrate de diphénhydramine à 2 % (Benadryl en crème ou en vaporisateur). «On a rapporté des cas de somnolence et de confusion chez des personnes ayant appliqué massivement le produit sur plusieurs lésions», prévient la pharmacienne.
Crème, lotion, pommade ou vaporisateur?
La plupart des produits, comme l’hydrocortisone, sont vendus en crème. Ceux que l’on retrouve sous forme de gel ont un effet plus rafraîchissant sur la peau. La lotion, quant à elle, est une crème diluée, généralement réservée aux zones très pileuses.
Les vaporisateurs et les pommades sont des choix moins intéressants, selon Diane Lamarre. Les premiers couvrent une région trop grande, tandis que les seconds sont mélangés à une base non nécessaire de vaseline qui peut tacher les vêtements.
Des bâtonnets de bicarbonate de soude et d’ammoniaque (AfterBite) soulagent la démangeaison durant quelques heures. Leur format est idéal pour les randonnées dans la nature, par exemple. Enfin, il existe un produit en poudre (Buro-Sol), efficace mais peu pratique, puisqu’il faut le dissoudre dans l’eau.
Prévention du suicide: 1-866-APPELLE
Tiré de Interpharma.ca
La prévention du suicide en pharmacie communautaire
Un de vos patients qui est traité depuis quelques mois pour une dépression vient à votre pharmacie pour chercher sa prescription d’antidépresseurs. Vous remarquez qu’il ne semble pas du tout en forme. Il vous confie d’ailleurs que rien ne va plus, qu’il trouve inutile de prendre sa médication puisqu’il ne voit pas ce que ça lui apporte. De plus, il termine en mentionnant qu’il va bientôt débarrasser le plancher et que ça va régler le problème.
Des situations comme celle-là, peut-être vous en est-il déjà arrivées et il vous en arrivera certainement au cours de votre pratique puisqu’en tant que pharmacien, vous établissez et entretenez un lien de confiance avec vos patients. Vous êtes donc en première ligne de la prévention du suicide et prenez part à ce filet humain qui permet de resserrer les mailles et de garder parmi nous les plus vulnérables.
Au Québec, chaque jour, 3 Québécois s'enlèvent la vie. De ces suicides, tout près de 80% sont commis par des hommes. En 2009, ce sont 1068 personnes qui sont décédées pas suicide sans compter ceux qui ont fait des tentatives. Bien que depuis 10 ans, le taux de suicide au Québec ait diminué de 34%, le suicide reste une problématique importante dans la prévention de laquelle nous avons tous un rôle à jouer, chacun à notre mesure.
Comme disait le pharmacien Philippe Vincent : « Apprendre à prévenir le suicide, c’est comme apprendre le RCR : on espère ne jamais en avoir besoin, mais ça peut sauver des vies. » Effectivement, il est normal de se sentir impuissant, démuni, voire même effrayé devant les propos d’une personne suicidaire. Ces sentiments nous habitent davantage lorsque nous n’avons pas les outils pour y faire face.
Que faire?
Que faire lorsqu’une personne nous lance des messages directs ou indirects de suicide ? Lorsqu’un patient nous appelle en tentative de suicide ou semble user de manipulation afin qu’on lui donne la médication nécessaire pour accomplir son plan suicidaire ?
Prenons d’abord la situation présentée en introduction. Un patient vous dit qu’il va bientôt débarrasser le plancher, que rien ne va plus, etc. La première chose à faire lorsqu’un de vos patients vous confie un tel message est de l’amener dans un lieu discret. La personne aidée se sentira ainsi moins seule : quelqu’un l’écoute dans un contexte où la discrétion est de mise afin de respecter les confidences et de conserver l’anonymat. Pour ce faire, vous pourriez tout simplement dire: « Je m’inquiète pour vous. Allons dans le bureau, nous serons plus tranquilles et je pourrai mieux vous aider. »
Évidemment, lorsqu’une personne nous lance un message indirect comme celui-ci, il est important d’aller rapidement vérifier ce que la personne voulait dire exactement: « Que voulez-vous dire quand vous me dites que vous allez débarrasser le plancher bientôt ? Est-ce que vous pensez au suicide ? »
Il faut aborder la question du suicide directement en utilisant les termes exacts (suicide, vouloir se tuer, en finir avec la vie, etc.). Poser la question directement ne pourra en aucun cas donner l’idée à quelqu’un de le faire. Bien au contraire, lorsqu’une personne lui pose enfin la question, c’est une porte qu’on lui ouvre, c’est l’accueil de sa détresse dans laquelle elle se sent seule, isolée et anormale. De plus, poser la question, ce n’est pas être intrusif, c’est vouloir venir en aide à une personne qui nous semble dans le besoin. La santé mentale nous amène à avoir parfois un comportement particulier, puisque quand nous y sommes confrontés, quand nous voyons dans un lieu public ou même dans notre propre réseau une personne en détresse, nous sommes souvent moins à l’aise de nous impliquer, de nous mêler de la situation. Par contre, si nous voyons une dame tomber dans la rue et se blesser une jambe, rapidement nous lui porterons secours, sans hésiter et sans peur qu’elle en soit froissée. Une personne suicidaire ou en détresse, lors des moments de crise, c’est en quelque sorte cette dame à la jambe blessée. Elle a besoin elle aussi, que quelqu’un lui porte secours.
Le COQ
Prenez le temps d’évaluer sommairement la situation : « Que se passe-t-il en ce moment ? Est-il arrivé quelque chose de particulier qui puisse vous mettre dans cet état? » S’il vous répond qu’effectivement il pense au suicide, il faut alors aller évaluer l’urgence de la situation, soit la planification suicidaire. C’est à partir du COQ (Comment, Où, Quand) que cela peut se faire efficacement. Il faut alors échanger avec le patient afin de pouvoir recueillir les informations essentielles :
• Est-ce que vous avez un plan précis ?
• Quel est votre plan ?
• Y pensez-vous au point de savoir comment, où et quand vous le feriez ?
• Avez-vous pensé à un lieu et une date ?
• Avez-vous accès à votre moyen ?
Facultés affaiblies
Rappelons-nous qu’un individu qui pense au suicide ne veut pas mourir, il veut arrêter de souffrir. Son désespoir est si grand que cela embrouille la perception qu’il a de sa situation. Il voit donc de moins en moins les solutions possibles qui l’entourent, comme s’il avait le nez rivé sur le mur et que ce n’était que la seule chose qu’il pouvait désormais voir. Nous faisons souvent le parallèle entre une personne suicidaire et une personne en état d’ébriété. Tout comme la personne qui a trop bu, la personne en détresse a les facultés affaiblies. Son jugement est altéré et elle n’est pas en état de prendre des décisions déterminantes, tout comme la personne en état d’ébriété n’est pas en mesure de conduire sa voiture. De nos jours, on ne laisse plus un individu ivre prendre sa voiture. Il devrait en être de même pour une personne suicidaire. Elle a besoin que quelqu’un l’aide à prendre du recul pour voir les solutions qui sont disponibles pour elle. C’est ce que vous ferez en ouvrant avec elle sur ses idées suicidaires ; vous lui enlèverez en quelque sorte ses clés et pourrez assurer sa sécurité.
Donc si selon les éléments du COQ, le suicide est prévu dans plus de 48 heures, il vous dirait par exemple qu’il y pense souvent, qu’il sait comment il le ferait , mais ne saurait pas quand exactement. Il n’y aurait donc pas d’urgence dans l’immédiat. Il faudrait toutefois s’assurer de trouver une ressource pour prendre le relais et lui offrir l’intervention nécessaire. Entre autres, vous pourriez voir avec cette personne quelle solution elle a déjà essayée. Est-ce qu’il y a un psychologue, un médecin avec qui elle en a déjà parlé ? Y a-t-il un proche en qui elle a confiance que vous pourriez contacter ensemble afin qu’elle puisse ne pas être seule ? Et, au Québec nous avons la chance d’avoir une ligne d’intervention en prévention du suicide disponible 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Peu importe où l’on se trouve au Québec, en composant le 1 866 APPELLE (277-3553), un intervenant sera là pour nous accueillir dans le plus grand des respects, en toute confidentialité, qu’on soit un suicidaire, un proche d’une personne en détresse, un endeuillé à la suite d’un suicide ou un professionnel, tel un pharmacien. Invitez donc votre patient à appeler le 1 866 APPELLE pour une intervention ou pour faire part de ses préoccupations. Vous pourriez même téléphoner ensemble. L’intervenant pourrait vous accompagner et bien vous orienter afin d’aider votre patient. Ce dernier pourrait même à un certain moment prendre le téléphone et discuter lui-même avec l’intervenant qui prendra le relais, procédera à une évaluation plus complète du potentiel suicidaire (vulnérabilité, planification suicidaire et dangerosité), ce qui lui permettra de déterminer les priorités et les stratégies à adopter.
Si le COQ est complet et/ou si le Quand est dans moins de 48 heures, veillez à réduire l’accès aux moyens. Accompagnez ou faites accompagner la personne à l’hôpital. Si possible, il est fortement recommandé d’impliquer les proches de l’individu. Durant l’entretien ou en cas d’incertitude, appelez ou demandez à la personne d’appeler le 1 866 APPELLE directement de votre bureau de consultation.
Appel d'une personne en tentative de suicide
Si vous recevez un appel d’une personne en tentative de suicide, restez calme, valorisez le fait qu’elle fasse appel à vous. C’est la partie d’elle qui veut vivre qui s’exprime. D’ailleurs, sachez que toute personne suicidaire est ambivalente jusqu’à la toute fin. Comme elle ne veut pas mourir mais juste arrêter de souffrir, elle se bat constamment entre le côté qui penche vers la mort et celui qui veut rester en vie. Valoriser son appel et reconnaître son grand désespoir vous permettront d’avoir accès à son ambivalence de vie et d’obtenir sa collaboration.
Par la suite, veillez à rapidement prendre son nom et son numéro de téléphone au cas où la personne raccrocherait ou que la ligne venait à couper. Cela vous permettra de plus de pouvoir donner les coordonnées précises aux services de secours. Idéalement, il est souhaité que vous puissiez demeurer en ligne avec l’individu afin de vous assurer de sa sécurité et de l’empêcher de poursuivre son geste suicidaire. Vous pourriez alors demander à un collègue de téléphoner pour vous au 911, en lui écrivant sur un papier les informations nécessaires : nom de la personne, numéro de téléphone, adresse si vous l’avez, geste posé, médication prise et tout autre détail que vous pourriez détenir. Si vous êtes seul, vous pourriez demander à la personne en tentative de vous attendre quelques minutes, lui expliquer que vous allez appeler les secours pour elle et que rapidement vous serez de retour avec elle. Notez que selon votre code de déontologie, les articles 68 et 69 vous permettent de divulguer toutes informations confidentielles dans des situations exceptionnelles, comme la tentative de suicide. Il est autorisé d’appeler une ambulance ou les policiers si le suicide d’un individu est dans l’immédiat.
Si vous êtes toujours en ligne lorsque les secours arrivent sur les lieux, vous pouvez demander à parler au policier ou à l’ambulancier, afin de pouvoir fournir les informations nécessaires aux bons soins de la personne. Cela vous permettra de savoir où sera amené votre patient.
Advenant le cas où votre patient en tentative raccrocherait durant l’appel et que vous n’auriez pas eu le temps de prendre son nom et ses coordonnées, sachez qu’il existe une procédure afin de pouvoir faciliter le retraçage d’appel pour les policiers :
• Lorsque le patient raccroche la ligne, empressez-vous de raccrocher également cette ligne et de la reprendre aussitôt (pour éviter qu’un autre appel n’entre sur cette même ligne) et composez *57. Vous pouvez ensuite raccrocher.
• Ensuite, téléphonez au 911, indiquez la situation ainsi que la procédure que vous venez de faire afin qu’ils puissent retracer l’appel.
Voici quelques pistes pouvant vous guider dans différentes situations. Il peut y en avoir bien d’autres. De plus, votre contexte de travail, la collaboration du patient et la situation en tant que telle peuvent influencer et rendre difficiles certaines actions proposées. C’est pourquoi, il ne faut pas agir seul.
Faire de telles démarches, venir en aide à une personne avec des idées suicidaires, c’est déstabilisant. Il ne faut pas oublier que nous sommes humains et que nous sommes, nous aussi, par moment plus vulnérables. Il est donc recommandé qu’après une intervention de ce genre, vous puissiez parler à un intervenant en prévention du suicide (1 866 APPELLE (277-3553)) afin de valider vos actions, de ventiler tout simplement et de voir avec ce dernier si d’autres actions pourraient être effectuées dans les jours à venir. Respecter ses propres limites est donc le mot d’ordre lors d’une situation suicidaire.
Le suicide est un phénomène complexe et multidimensionnel qui dépend de plusieurs facteurs. Bien que 90 % des personnes qui s’enlèvent la vie souffrent d’une maladie mentale, il ne faut pas perdre de vue que personne n’est à l’abri et que vous avez, dans vos pharmacies, une diversité de clientèle vivant des pertes de santé importantes pouvant lui faire vivre un deuil et même un état dépressif. Votre grande vigilance à l’égard des signes précurseurs du suicide mais également des anomalies dans leur prise de médication, votre travail en multidisciplinarité qui met le patient au centre de vos préoccupations et le précieux lien de confiance que vous entretenez avec lui font de vous, pharmaciens et pharmaciennes, des acteurs indispensables pour la prévention du suicide. Merci d’être là… pour la vie !
Pour toute information ou demande de formation, veuillez nous contacter à l’Association québécoise de prévention du suicide au 418 614-5909 poste 29.
Références :
• La prévention du suicide en pharmacie communautaire, dépliant de Philippe Vincent B.Pharm., M.SC. et Alessandra Stortini, Pharm.D en collaboration avec l’Association québécoise de prévention du suicide.
• La mortalité par suicide au Québec :données récentes de 2005 à 2009, Gagné, Légaré, Perron et St-Laurent, Institut national de santé publique du Québec, 2011
• Agir en sentinelle pour la prévention du suicide, Cahier du participant, Association québécoise de prévention du suicide, 2008.
La prévention du suicide en pharmacie communautaire
Un de vos patients qui est traité depuis quelques mois pour une dépression vient à votre pharmacie pour chercher sa prescription d’antidépresseurs. Vous remarquez qu’il ne semble pas du tout en forme. Il vous confie d’ailleurs que rien ne va plus, qu’il trouve inutile de prendre sa médication puisqu’il ne voit pas ce que ça lui apporte. De plus, il termine en mentionnant qu’il va bientôt débarrasser le plancher et que ça va régler le problème.
Des situations comme celle-là, peut-être vous en est-il déjà arrivées et il vous en arrivera certainement au cours de votre pratique puisqu’en tant que pharmacien, vous établissez et entretenez un lien de confiance avec vos patients. Vous êtes donc en première ligne de la prévention du suicide et prenez part à ce filet humain qui permet de resserrer les mailles et de garder parmi nous les plus vulnérables.
Au Québec, chaque jour, 3 Québécois s'enlèvent la vie. De ces suicides, tout près de 80% sont commis par des hommes. En 2009, ce sont 1068 personnes qui sont décédées pas suicide sans compter ceux qui ont fait des tentatives. Bien que depuis 10 ans, le taux de suicide au Québec ait diminué de 34%, le suicide reste une problématique importante dans la prévention de laquelle nous avons tous un rôle à jouer, chacun à notre mesure.
Comme disait le pharmacien Philippe Vincent : « Apprendre à prévenir le suicide, c’est comme apprendre le RCR : on espère ne jamais en avoir besoin, mais ça peut sauver des vies. » Effectivement, il est normal de se sentir impuissant, démuni, voire même effrayé devant les propos d’une personne suicidaire. Ces sentiments nous habitent davantage lorsque nous n’avons pas les outils pour y faire face.
Que faire?
Que faire lorsqu’une personne nous lance des messages directs ou indirects de suicide ? Lorsqu’un patient nous appelle en tentative de suicide ou semble user de manipulation afin qu’on lui donne la médication nécessaire pour accomplir son plan suicidaire ?
Prenons d’abord la situation présentée en introduction. Un patient vous dit qu’il va bientôt débarrasser le plancher, que rien ne va plus, etc. La première chose à faire lorsqu’un de vos patients vous confie un tel message est de l’amener dans un lieu discret. La personne aidée se sentira ainsi moins seule : quelqu’un l’écoute dans un contexte où la discrétion est de mise afin de respecter les confidences et de conserver l’anonymat. Pour ce faire, vous pourriez tout simplement dire: « Je m’inquiète pour vous. Allons dans le bureau, nous serons plus tranquilles et je pourrai mieux vous aider. »
Évidemment, lorsqu’une personne nous lance un message indirect comme celui-ci, il est important d’aller rapidement vérifier ce que la personne voulait dire exactement: « Que voulez-vous dire quand vous me dites que vous allez débarrasser le plancher bientôt ? Est-ce que vous pensez au suicide ? »
Il faut aborder la question du suicide directement en utilisant les termes exacts (suicide, vouloir se tuer, en finir avec la vie, etc.). Poser la question directement ne pourra en aucun cas donner l’idée à quelqu’un de le faire. Bien au contraire, lorsqu’une personne lui pose enfin la question, c’est une porte qu’on lui ouvre, c’est l’accueil de sa détresse dans laquelle elle se sent seule, isolée et anormale. De plus, poser la question, ce n’est pas être intrusif, c’est vouloir venir en aide à une personne qui nous semble dans le besoin. La santé mentale nous amène à avoir parfois un comportement particulier, puisque quand nous y sommes confrontés, quand nous voyons dans un lieu public ou même dans notre propre réseau une personne en détresse, nous sommes souvent moins à l’aise de nous impliquer, de nous mêler de la situation. Par contre, si nous voyons une dame tomber dans la rue et se blesser une jambe, rapidement nous lui porterons secours, sans hésiter et sans peur qu’elle en soit froissée. Une personne suicidaire ou en détresse, lors des moments de crise, c’est en quelque sorte cette dame à la jambe blessée. Elle a besoin elle aussi, que quelqu’un lui porte secours.
Le COQ
Prenez le temps d’évaluer sommairement la situation : « Que se passe-t-il en ce moment ? Est-il arrivé quelque chose de particulier qui puisse vous mettre dans cet état? » S’il vous répond qu’effectivement il pense au suicide, il faut alors aller évaluer l’urgence de la situation, soit la planification suicidaire. C’est à partir du COQ (Comment, Où, Quand) que cela peut se faire efficacement. Il faut alors échanger avec le patient afin de pouvoir recueillir les informations essentielles :
• Est-ce que vous avez un plan précis ?
• Quel est votre plan ?
• Y pensez-vous au point de savoir comment, où et quand vous le feriez ?
• Avez-vous pensé à un lieu et une date ?
• Avez-vous accès à votre moyen ?
Facultés affaiblies
Rappelons-nous qu’un individu qui pense au suicide ne veut pas mourir, il veut arrêter de souffrir. Son désespoir est si grand que cela embrouille la perception qu’il a de sa situation. Il voit donc de moins en moins les solutions possibles qui l’entourent, comme s’il avait le nez rivé sur le mur et que ce n’était que la seule chose qu’il pouvait désormais voir. Nous faisons souvent le parallèle entre une personne suicidaire et une personne en état d’ébriété. Tout comme la personne qui a trop bu, la personne en détresse a les facultés affaiblies. Son jugement est altéré et elle n’est pas en état de prendre des décisions déterminantes, tout comme la personne en état d’ébriété n’est pas en mesure de conduire sa voiture. De nos jours, on ne laisse plus un individu ivre prendre sa voiture. Il devrait en être de même pour une personne suicidaire. Elle a besoin que quelqu’un l’aide à prendre du recul pour voir les solutions qui sont disponibles pour elle. C’est ce que vous ferez en ouvrant avec elle sur ses idées suicidaires ; vous lui enlèverez en quelque sorte ses clés et pourrez assurer sa sécurité.
Donc si selon les éléments du COQ, le suicide est prévu dans plus de 48 heures, il vous dirait par exemple qu’il y pense souvent, qu’il sait comment il le ferait , mais ne saurait pas quand exactement. Il n’y aurait donc pas d’urgence dans l’immédiat. Il faudrait toutefois s’assurer de trouver une ressource pour prendre le relais et lui offrir l’intervention nécessaire. Entre autres, vous pourriez voir avec cette personne quelle solution elle a déjà essayée. Est-ce qu’il y a un psychologue, un médecin avec qui elle en a déjà parlé ? Y a-t-il un proche en qui elle a confiance que vous pourriez contacter ensemble afin qu’elle puisse ne pas être seule ? Et, au Québec nous avons la chance d’avoir une ligne d’intervention en prévention du suicide disponible 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Peu importe où l’on se trouve au Québec, en composant le 1 866 APPELLE (277-3553), un intervenant sera là pour nous accueillir dans le plus grand des respects, en toute confidentialité, qu’on soit un suicidaire, un proche d’une personne en détresse, un endeuillé à la suite d’un suicide ou un professionnel, tel un pharmacien. Invitez donc votre patient à appeler le 1 866 APPELLE pour une intervention ou pour faire part de ses préoccupations. Vous pourriez même téléphoner ensemble. L’intervenant pourrait vous accompagner et bien vous orienter afin d’aider votre patient. Ce dernier pourrait même à un certain moment prendre le téléphone et discuter lui-même avec l’intervenant qui prendra le relais, procédera à une évaluation plus complète du potentiel suicidaire (vulnérabilité, planification suicidaire et dangerosité), ce qui lui permettra de déterminer les priorités et les stratégies à adopter.
Si le COQ est complet et/ou si le Quand est dans moins de 48 heures, veillez à réduire l’accès aux moyens. Accompagnez ou faites accompagner la personne à l’hôpital. Si possible, il est fortement recommandé d’impliquer les proches de l’individu. Durant l’entretien ou en cas d’incertitude, appelez ou demandez à la personne d’appeler le 1 866 APPELLE directement de votre bureau de consultation.
Appel d'une personne en tentative de suicide
Si vous recevez un appel d’une personne en tentative de suicide, restez calme, valorisez le fait qu’elle fasse appel à vous. C’est la partie d’elle qui veut vivre qui s’exprime. D’ailleurs, sachez que toute personne suicidaire est ambivalente jusqu’à la toute fin. Comme elle ne veut pas mourir mais juste arrêter de souffrir, elle se bat constamment entre le côté qui penche vers la mort et celui qui veut rester en vie. Valoriser son appel et reconnaître son grand désespoir vous permettront d’avoir accès à son ambivalence de vie et d’obtenir sa collaboration.
Par la suite, veillez à rapidement prendre son nom et son numéro de téléphone au cas où la personne raccrocherait ou que la ligne venait à couper. Cela vous permettra de plus de pouvoir donner les coordonnées précises aux services de secours. Idéalement, il est souhaité que vous puissiez demeurer en ligne avec l’individu afin de vous assurer de sa sécurité et de l’empêcher de poursuivre son geste suicidaire. Vous pourriez alors demander à un collègue de téléphoner pour vous au 911, en lui écrivant sur un papier les informations nécessaires : nom de la personne, numéro de téléphone, adresse si vous l’avez, geste posé, médication prise et tout autre détail que vous pourriez détenir. Si vous êtes seul, vous pourriez demander à la personne en tentative de vous attendre quelques minutes, lui expliquer que vous allez appeler les secours pour elle et que rapidement vous serez de retour avec elle. Notez que selon votre code de déontologie, les articles 68 et 69 vous permettent de divulguer toutes informations confidentielles dans des situations exceptionnelles, comme la tentative de suicide. Il est autorisé d’appeler une ambulance ou les policiers si le suicide d’un individu est dans l’immédiat.
Si vous êtes toujours en ligne lorsque les secours arrivent sur les lieux, vous pouvez demander à parler au policier ou à l’ambulancier, afin de pouvoir fournir les informations nécessaires aux bons soins de la personne. Cela vous permettra de savoir où sera amené votre patient.
Advenant le cas où votre patient en tentative raccrocherait durant l’appel et que vous n’auriez pas eu le temps de prendre son nom et ses coordonnées, sachez qu’il existe une procédure afin de pouvoir faciliter le retraçage d’appel pour les policiers :
• Lorsque le patient raccroche la ligne, empressez-vous de raccrocher également cette ligne et de la reprendre aussitôt (pour éviter qu’un autre appel n’entre sur cette même ligne) et composez *57. Vous pouvez ensuite raccrocher.
• Ensuite, téléphonez au 911, indiquez la situation ainsi que la procédure que vous venez de faire afin qu’ils puissent retracer l’appel.
Voici quelques pistes pouvant vous guider dans différentes situations. Il peut y en avoir bien d’autres. De plus, votre contexte de travail, la collaboration du patient et la situation en tant que telle peuvent influencer et rendre difficiles certaines actions proposées. C’est pourquoi, il ne faut pas agir seul.
Faire de telles démarches, venir en aide à une personne avec des idées suicidaires, c’est déstabilisant. Il ne faut pas oublier que nous sommes humains et que nous sommes, nous aussi, par moment plus vulnérables. Il est donc recommandé qu’après une intervention de ce genre, vous puissiez parler à un intervenant en prévention du suicide (1 866 APPELLE (277-3553)) afin de valider vos actions, de ventiler tout simplement et de voir avec ce dernier si d’autres actions pourraient être effectuées dans les jours à venir. Respecter ses propres limites est donc le mot d’ordre lors d’une situation suicidaire.
Le suicide est un phénomène complexe et multidimensionnel qui dépend de plusieurs facteurs. Bien que 90 % des personnes qui s’enlèvent la vie souffrent d’une maladie mentale, il ne faut pas perdre de vue que personne n’est à l’abri et que vous avez, dans vos pharmacies, une diversité de clientèle vivant des pertes de santé importantes pouvant lui faire vivre un deuil et même un état dépressif. Votre grande vigilance à l’égard des signes précurseurs du suicide mais également des anomalies dans leur prise de médication, votre travail en multidisciplinarité qui met le patient au centre de vos préoccupations et le précieux lien de confiance que vous entretenez avec lui font de vous, pharmaciens et pharmaciennes, des acteurs indispensables pour la prévention du suicide. Merci d’être là… pour la vie !
Pour toute information ou demande de formation, veuillez nous contacter à l’Association québécoise de prévention du suicide au 418 614-5909 poste 29.
Références :
• La prévention du suicide en pharmacie communautaire, dépliant de Philippe Vincent B.Pharm., M.SC. et Alessandra Stortini, Pharm.D en collaboration avec l’Association québécoise de prévention du suicide.
• La mortalité par suicide au Québec :données récentes de 2005 à 2009, Gagné, Légaré, Perron et St-Laurent, Institut national de santé publique du Québec, 2011
• Agir en sentinelle pour la prévention du suicide, Cahier du participant, Association québécoise de prévention du suicide, 2008.
Pré-éclampsie: risque accru avec certains antidépresseurs
Tiré de Profession Santé
Alors que 20 % des femmes enceintes sont touchées par la dépression et que 4 % à 14 % d’entre elles prennent fréquemment des antidépresseurs, une étude associe l’utilisation de certains antidépresseurs à un plus grand risque de pré-éclampsie induite par hypertension.
C’est ce que montre une étude réalisée au Québec et publiée tout récemment dans le British Journal of Clinical Pharmacology.
L’étude a étudié les effets des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), comme le Prozac ou le Zoloft. Elle a conclu que la prise de ces antidépresseurs pouvait augmenter le risque d’hypertension artérielle de 80 %.
D’après Anick Bérard, Ph.D., auteure principale de l’étude, l’arrêt systématique des antidépresseurs pendant la grossesse n’est pas recommandé. Il entraînerait un risque accru de rechutes dépressives et de dépression post-partum.
Anick Bérard est professeure agrégée à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire pharmaceutique famille Louis-Boivin – Médicaments, Grossesse et Allaitement.
(Source: Antidepressant Use During Pregnancy and the Risk of Pregnancy Induced Hypertension, BJCP.)
Alors que 20 % des femmes enceintes sont touchées par la dépression et que 4 % à 14 % d’entre elles prennent fréquemment des antidépresseurs, une étude associe l’utilisation de certains antidépresseurs à un plus grand risque de pré-éclampsie induite par hypertension.
C’est ce que montre une étude réalisée au Québec et publiée tout récemment dans le British Journal of Clinical Pharmacology.
L’étude a étudié les effets des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), comme le Prozac ou le Zoloft. Elle a conclu que la prise de ces antidépresseurs pouvait augmenter le risque d’hypertension artérielle de 80 %.
D’après Anick Bérard, Ph.D., auteure principale de l’étude, l’arrêt systématique des antidépresseurs pendant la grossesse n’est pas recommandé. Il entraînerait un risque accru de rechutes dépressives et de dépression post-partum.
Anick Bérard est professeure agrégée à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire pharmaceutique famille Louis-Boivin – Médicaments, Grossesse et Allaitement.
(Source: Antidepressant Use During Pregnancy and the Risk of Pregnancy Induced Hypertension, BJCP.)
Sida: 1er traitement préventif
Tiré de Passeport Santé.net
Un comité d'experts a recommandé jeudi à l'Agence américaine des médicaments (FDA) la mise sur le marché du Truvada, premier traitement préventif contre le sida, malgré les craintes de certaines associations qu'il n'entraîne des comportements sexuels plus risqués.
La FDA n'est pas tenue de suivre les recommandations de ce comité mais elle les entérine le plus souvent. Sa décision interviendra d'ici le 15 juin.
Par 19 voix contre 3, les experts ont recommandé d'autoriser le traitement préventif pour les hommes homosexuels séronégatifs. Par 19 voix contre 2 et une abstention, pour la vente du Truvada aux couples hétérosexuels dont l'un des partenaires est séropositif. Enfin, par 12 voix contre 8 et 2 abstentions, ils se sont prononcés pour la commercialisation aux "autres individus risquant d'être infectés en raison de leur activités sexuelles".
Ces votes sont intervenus à l'issue d'une longue journée de présentations et de délibérations.
Le Truvada, une combinaison de deux anti-rétroviraux, est déjà prescrit pour des personnes infectées par le VIH, le virus de l'immunodéficience humaine responsable du sida. Son coût varie de 12.000 à 14.000 dollars par an.
L'efficacité préventive du Truvada a été mise en évidence par les résultats d'un vaste essai clinique mené de juillet 2007 à décembre 2009 dans six pays, dont le Brésil, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis, et financé en grande partie par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH).
Il avait alors réduit de 44% le risque d'infection chez les hommes homosexuels qui utilisaient aussi des préservatifs.
Une autre étude clinique a montré que le Truvada a diminué le risque d'infection jusqu'à 75% chez les couples hétérosexuels dont l'un des deux partenaires étaient séropositifs.
Une majorité s'est déclarée hostile à la mise sur le marché du Truvada.
"Je suis préoccupée par le danger de voir se développer une résistance au Truvada", qui est déjà utilisé pour traiter les séropositifs, a dit Roxanne Cox-Iyamu, un médecin qui soigne des personnes infectées par le VIH.
Karen Haughey, une infirmière, a fait valoir que ce traitement préventif "ne marchera pas car ce n'est pas dans la nature humaine de faire 100% ce qui est recommandé". Elle faisait référence au fait que le Truvada, qui se présente sous forme de comprimé, doit être pris quotidiennement pour être efficace.
"Nous avons besoin d'un tel traitement car aux Etats-Unis nous avons encore 50.000 nouveaux cas d'infection chaque année, surtout parmi les hommes homosexuels et nous n'avons pas eu beaucoup de succès ces dernières années pour réduire ce nombre", avait souligné, avant le vote, le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).
"De ce fait, tout médicament préventif est important", ajoutait-il dans un entretien avec l'AFP, insistant sur le fait que le Truvada "ne devrait pas être utilisé pour se substituer aux autres méthodes de prévention" existantes, dont le préservatif.
Selon une étude américaine publiée en avril, prescrire des anti-rétroviraux à titre préventif à des hommes homosexuels risquant fortement de contracter le virus du sida --plus de cinq partenaires par an-- serait économiquement rentable en réduisant la propagation de l'infection.
Un comité d'experts a recommandé jeudi à l'Agence américaine des médicaments (FDA) la mise sur le marché du Truvada, premier traitement préventif contre le sida, malgré les craintes de certaines associations qu'il n'entraîne des comportements sexuels plus risqués.
La FDA n'est pas tenue de suivre les recommandations de ce comité mais elle les entérine le plus souvent. Sa décision interviendra d'ici le 15 juin.
Par 19 voix contre 3, les experts ont recommandé d'autoriser le traitement préventif pour les hommes homosexuels séronégatifs. Par 19 voix contre 2 et une abstention, pour la vente du Truvada aux couples hétérosexuels dont l'un des partenaires est séropositif. Enfin, par 12 voix contre 8 et 2 abstentions, ils se sont prononcés pour la commercialisation aux "autres individus risquant d'être infectés en raison de leur activités sexuelles".
Ces votes sont intervenus à l'issue d'une longue journée de présentations et de délibérations.
Le Truvada, une combinaison de deux anti-rétroviraux, est déjà prescrit pour des personnes infectées par le VIH, le virus de l'immunodéficience humaine responsable du sida. Son coût varie de 12.000 à 14.000 dollars par an.
L'efficacité préventive du Truvada a été mise en évidence par les résultats d'un vaste essai clinique mené de juillet 2007 à décembre 2009 dans six pays, dont le Brésil, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis, et financé en grande partie par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH).
Il avait alors réduit de 44% le risque d'infection chez les hommes homosexuels qui utilisaient aussi des préservatifs.
Une autre étude clinique a montré que le Truvada a diminué le risque d'infection jusqu'à 75% chez les couples hétérosexuels dont l'un des deux partenaires étaient séropositifs.
Une majorité s'est déclarée hostile à la mise sur le marché du Truvada.
"Je suis préoccupée par le danger de voir se développer une résistance au Truvada", qui est déjà utilisé pour traiter les séropositifs, a dit Roxanne Cox-Iyamu, un médecin qui soigne des personnes infectées par le VIH.
Karen Haughey, une infirmière, a fait valoir que ce traitement préventif "ne marchera pas car ce n'est pas dans la nature humaine de faire 100% ce qui est recommandé". Elle faisait référence au fait que le Truvada, qui se présente sous forme de comprimé, doit être pris quotidiennement pour être efficace.
"Nous avons besoin d'un tel traitement car aux Etats-Unis nous avons encore 50.000 nouveaux cas d'infection chaque année, surtout parmi les hommes homosexuels et nous n'avons pas eu beaucoup de succès ces dernières années pour réduire ce nombre", avait souligné, avant le vote, le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).
"De ce fait, tout médicament préventif est important", ajoutait-il dans un entretien avec l'AFP, insistant sur le fait que le Truvada "ne devrait pas être utilisé pour se substituer aux autres méthodes de prévention" existantes, dont le préservatif.
Selon une étude américaine publiée en avril, prescrire des anti-rétroviraux à titre préventif à des hommes homosexuels risquant fortement de contracter le virus du sida --plus de cinq partenaires par an-- serait économiquement rentable en réduisant la propagation de l'infection.
15 mai 2012
Brilinta (ticagrelor)
Tiré du Pharmacist's Letter de mai
Recommend taking just 81mg/day of aspirin with Brilinta. Explain that higher aspirin doses may make Brilinta less effective.
Don't recommend switching patients already on clopidogrel. Most of the extra benefit with Brilinta is in the first few weeks of therapy.
The controversy about using clopidogrel with PPIs will subside. When a PPI is needed, recommend lanxoprazole, dexlansoprazole or pantoprazole. These are less likely to interact.
Suggest clopidogrel if patients need an anticoagulant. We have more experience using clopidogrel with warfarin.
Recommend taking just 81mg/day of aspirin with Brilinta. Explain that higher aspirin doses may make Brilinta less effective.
Don't recommend switching patients already on clopidogrel. Most of the extra benefit with Brilinta is in the first few weeks of therapy.
The controversy about using clopidogrel with PPIs will subside. When a PPI is needed, recommend lanxoprazole, dexlansoprazole or pantoprazole. These are less likely to interact.
Suggest clopidogrel if patients need an anticoagulant. We have more experience using clopidogrel with warfarin.
La domperidone et les problèmes cardiaques
Tiré du Pharmacist's Letter de mai
Tell patients that these cardiac risks are mostly a concern with doses over 30mg/day and in patients over age 60.
Tell patients to stop taking domperidone and to report an abnormal heart rate or symptoms such as dizziness, fainting, palpitations or seizures.
Tell patients that these cardiac risks are mostly a concern with doses over 30mg/day and in patients over age 60.
Tell patients to stop taking domperidone and to report an abnormal heart rate or symptoms such as dizziness, fainting, palpitations or seizures.
Fewer liver function tests for patients on statins
Tiré du Pharmacist's Letter de mai
Routine monitoring is NOT helpful.
Statins can increase liver enzymes but it's usually transient.
Any serious liver injury due to statins is idiosyncratic and therefore isn't prevented with routine monitoring.
Liver failure itself is very rare if it happens at all.
There's only about one case of liver failure for every million patients per year on a statin... the same as for people not on a statin.
Tell patients the new recommendation is to check liver enzymes BEFORE starting a statin and then only if they have symptoms, such as unexplained nausea, abdominal pain or jaundice.
Routine monitoring is NOT helpful.
Statins can increase liver enzymes but it's usually transient.
Any serious liver injury due to statins is idiosyncratic and therefore isn't prevented with routine monitoring.
Liver failure itself is very rare if it happens at all.
There's only about one case of liver failure for every million patients per year on a statin... the same as for people not on a statin.
Tell patients the new recommendation is to check liver enzymes BEFORE starting a statin and then only if they have symptoms, such as unexplained nausea, abdominal pain or jaundice.
Lodalis
Tiré du Pharmacist's Letter de mai
Lodalis is more potent than other bile acid resins.
Consider it if patients can't take a statin for mild to moderately elevated cholesterol or combine it with a statin.
Caution that Lodalis can increase triglycerides about 10%. Avoid using it if patients have triglyceride levels over 3.4mmol/L.
3 tabs BID or 6 tabs once a day.
With a meal to reduce stomach upset.
To avoid interference with the absorption of other drugs, have patients take if 4 hours AFTER glyburide, levothyroxine, phenytoin, cyclosporine and oral contraceptives.
Lodalis is more potent than other bile acid resins.
Consider it if patients can't take a statin for mild to moderately elevated cholesterol or combine it with a statin.
Caution that Lodalis can increase triglycerides about 10%. Avoid using it if patients have triglyceride levels over 3.4mmol/L.
3 tabs BID or 6 tabs once a day.
With a meal to reduce stomach upset.
To avoid interference with the absorption of other drugs, have patients take if 4 hours AFTER glyburide, levothyroxine, phenytoin, cyclosporine and oral contraceptives.
À propos des alertes des logiciels d'aide à la décision : syndrome sérotoninergique
Tiré du Pharmacist's Letter de mai
L'interaction nous apparait souvent mais les syndromes sérotoninergiques sont rares.
En fait, c'est très peu probable d'arriver avec un triptan plus un ISRS ou un ISRN.
Évitons de combiner un IMAO avec un autre médicament sérotoninergique. Et prudence avec la combinaison linezolid (Zyvoxam)-ISRS/ISRN.
Pour les autres combinaisons, aviser les patients des symptômes possibles et de communiquer avec un professionnel de la santé s'il y a lieu.
L'interaction nous apparait souvent mais les syndromes sérotoninergiques sont rares.
En fait, c'est très peu probable d'arriver avec un triptan plus un ISRS ou un ISRN.
Évitons de combiner un IMAO avec un autre médicament sérotoninergique. Et prudence avec la combinaison linezolid (Zyvoxam)-ISRS/ISRN.
Pour les autres combinaisons, aviser les patients des symptômes possibles et de communiquer avec un professionnel de la santé s'il y a lieu.
09 mai 2012
Du baclofen pour traiter l'alcoolisme
Tiré de Passeport Santé.net
Une étude préliminaire conduite par des médecins français a montré l'efficacité du baclofène à de très fortes doses contre la dépendance à l'alcool, ouvrant la voie à un essai clinique pour évaluer précisément l'utilisation de ce relaxant musculaire pour traiter l'alcoolisme.
Le baclofène est un médicament ancien, initialement prescrit en neurologie, mais de plus en plus utilisé en France hors AMM (autorisation de mise sur le marché) dans le traitement de la dépendance à l'alcool.
Sa popularité a explosé en 2008 avec la publication du livre Le dernier verre d'Olivier Ameisen. Ce cardiologue, devenu alcoolique, y racontait son auto-expérimentation de ce médicament et comment, pris à de très fortes doses, il avait supprimé son envie de boire, le "craving".
"On pense qu'il y a 20.000 à 30.000 personnes qui prennent du baclofène en France, pour des problèmes d'alcool, hors AMM. C'est beaucoup", constate le Pr Philippe Jaury (université Paris-Descartes), auteur principal de l'étude préliminaire publiée en ligne dans la revue Alcohol and Alcoholism.
Avec un autre médecin, Renaud de Beaurepaire (Centre hospitalier Paul-Giraud), un des premiers à avoir prescrit du baclofène à fortes doses en France, il a inclus 181 patients, gros consommateurs d'alcool, dans une étude "ouverte".
Une évaluation a été possible pour 132 d'entre eux. Après une année de traitement avec le baclofène, 80% de ces 132 patients étaient devenus soit abstinents (78), soit consommateurs modérés (28). En considérant comme "échecs" les patients "perdus de vue", c'est à dire pour qui l'évaluation complète n'a pas pu être possible, le taux de succès atteint encore 58%.
"Ca permet de dire que ça marche mieux que ce qu'on a actuellement", souligne le Pr Jaury. Le taux de réussite au bout d'un an de traitement avec les deux principaux médicaments aujourd'hui utilisés, naltrexone et acamprosate, est estimé entre 20 et 25%.
Cette étude préliminaire permet également d'asseoir le protocole d'un essai clinique comparatif qui devrait démarrer en mai et se terminer fin 2013. Cet essai "en double aveugle, randomisé, contre placebo" sera piloté par le Pr Jaury et mobilisera 60 médecins investigateurs.
Il inclura 320 patients alcooliques suivis sur une année, divisés en deux groupes, l'un prenant du baclofène, l'autre un placebo.
Cet essai aura la particularité d'être financé en grande partie par la Sécurité sociale (750.000 euros) et pour le reste "par un particulier, un mécène", précise le Pr Jaury. Soit 1,2 million au total.
Les doses de médicament seront augmentées très progressivement, dans la limite de 300 milligrammes par jour, avec l'objectif de supprimer le "craving".
"Dans l'étude préliminaire, on est monté jusqu'à 300, 350, 400 mg", indique le médecin. La dose moyenne efficace à un an était estimée entre 130 et 140 mg. Dans son livre, Olivier Ameisen évoquait une posologie quotidienne de 70 à 160 mg, après avoir atteint 270 mg.
Les effets secondaires le plus souvent observés avec les fortes doses dans l'étude préliminaire ont été la fatigue ou la somnolence, l'insomnie, les vertiges et les troubles digestifs.
"C'est vrai que plus on va en prescrire, plus on risque d'avoir des effets secondaires un peu bizarres, comme tous les médicaments", reconnaît le Pr Jaury. Mais, ajoute-t-il, "on a quand même un certain recul avec la sclérose en plaques pour laquelle le baclofène peut être utilisé à des doses importantes".
"Les patients font pression", ajoute-t-il, comme en témoignent les forums de discussion sur internet.
Une étude préliminaire conduite par des médecins français a montré l'efficacité du baclofène à de très fortes doses contre la dépendance à l'alcool, ouvrant la voie à un essai clinique pour évaluer précisément l'utilisation de ce relaxant musculaire pour traiter l'alcoolisme.
Le baclofène est un médicament ancien, initialement prescrit en neurologie, mais de plus en plus utilisé en France hors AMM (autorisation de mise sur le marché) dans le traitement de la dépendance à l'alcool.
Sa popularité a explosé en 2008 avec la publication du livre Le dernier verre d'Olivier Ameisen. Ce cardiologue, devenu alcoolique, y racontait son auto-expérimentation de ce médicament et comment, pris à de très fortes doses, il avait supprimé son envie de boire, le "craving".
"On pense qu'il y a 20.000 à 30.000 personnes qui prennent du baclofène en France, pour des problèmes d'alcool, hors AMM. C'est beaucoup", constate le Pr Philippe Jaury (université Paris-Descartes), auteur principal de l'étude préliminaire publiée en ligne dans la revue Alcohol and Alcoholism.
Avec un autre médecin, Renaud de Beaurepaire (Centre hospitalier Paul-Giraud), un des premiers à avoir prescrit du baclofène à fortes doses en France, il a inclus 181 patients, gros consommateurs d'alcool, dans une étude "ouverte".
Une évaluation a été possible pour 132 d'entre eux. Après une année de traitement avec le baclofène, 80% de ces 132 patients étaient devenus soit abstinents (78), soit consommateurs modérés (28). En considérant comme "échecs" les patients "perdus de vue", c'est à dire pour qui l'évaluation complète n'a pas pu être possible, le taux de succès atteint encore 58%.
"Ca permet de dire que ça marche mieux que ce qu'on a actuellement", souligne le Pr Jaury. Le taux de réussite au bout d'un an de traitement avec les deux principaux médicaments aujourd'hui utilisés, naltrexone et acamprosate, est estimé entre 20 et 25%.
Cette étude préliminaire permet également d'asseoir le protocole d'un essai clinique comparatif qui devrait démarrer en mai et se terminer fin 2013. Cet essai "en double aveugle, randomisé, contre placebo" sera piloté par le Pr Jaury et mobilisera 60 médecins investigateurs.
Il inclura 320 patients alcooliques suivis sur une année, divisés en deux groupes, l'un prenant du baclofène, l'autre un placebo.
Cet essai aura la particularité d'être financé en grande partie par la Sécurité sociale (750.000 euros) et pour le reste "par un particulier, un mécène", précise le Pr Jaury. Soit 1,2 million au total.
Les doses de médicament seront augmentées très progressivement, dans la limite de 300 milligrammes par jour, avec l'objectif de supprimer le "craving".
"Dans l'étude préliminaire, on est monté jusqu'à 300, 350, 400 mg", indique le médecin. La dose moyenne efficace à un an était estimée entre 130 et 140 mg. Dans son livre, Olivier Ameisen évoquait une posologie quotidienne de 70 à 160 mg, après avoir atteint 270 mg.
Les effets secondaires le plus souvent observés avec les fortes doses dans l'étude préliminaire ont été la fatigue ou la somnolence, l'insomnie, les vertiges et les troubles digestifs.
"C'est vrai que plus on va en prescrire, plus on risque d'avoir des effets secondaires un peu bizarres, comme tous les médicaments", reconnaît le Pr Jaury. Mais, ajoute-t-il, "on a quand même un certain recul avec la sclérose en plaques pour laquelle le baclofène peut être utilisé à des doses importantes".
"Les patients font pression", ajoute-t-il, comme en témoignent les forums de discussion sur internet.
Les ADs, plus de mal que de bien?
Tiré du site de Profession Santé
Les antidépresseurs semblent faire plus de mal que de bien — telle est la conclusion d’une étude canadienne qui a examiné l’impact de ces médicaments sur l’organisme dans son ensemble.
La prise d’antidépresseurs a un effet sur l’ensemble de l’organisme.
La plus grande proportion de sérotonine produite par l’organisme est utilisée à d’autres fins que celle de la régulation de l’humeur: digestion, formation de caillots sanguins au niveau des plaies, reproduction et développement.
Les antidépresseurs, ont constaté les chercheurs, ont des effets négatifs pour la santé sur presque tous les processus régulés normalement par la sérotonine.
L’étude met en avant les risques suivants:
Ce taux plus élevé de décès semblent montrer que l’effet global de ces médicaments sur l’organisme est plus dommageable que bénéfique, concluent-ils.
«La sérotonine régule intimement plusieurs processus différents, et, quand vous interférez avec ceux-ci, vous pouvez vous attendre, dans une perspective évolutionniste, à ce que cela cause du tort», déclare le Pr Andrews.
«Ce qui a manqué dans les débats sur les antidépresseurs, c’est une évaluation globale de tous leurs effets négatifs par rapport à leurs bénéfices potentiels, commente le chercheur. La plupart des éléments sont disponibles depuis des années, mais personne ne se penche vraiment sur cette question fondamentale», ajoute-t-il.
Les antidépresseurs semblent faire plus de mal que de bien — telle est la conclusion d’une étude canadienne qui a examiné l’impact de ces médicaments sur l’organisme dans son ensemble.
La prise d’antidépresseurs a un effet sur l’ensemble de l’organisme.
La plus grande proportion de sérotonine produite par l’organisme est utilisée à d’autres fins que celle de la régulation de l’humeur: digestion, formation de caillots sanguins au niveau des plaies, reproduction et développement.
Les antidépresseurs, ont constaté les chercheurs, ont des effets négatifs pour la santé sur presque tous les processus régulés normalement par la sérotonine.
L’étude met en avant les risques suivants:
- problèmes de développement chez les nourrissons
- problèmes de la fonction sexuelle et du développement des spermatozoïdes chez les adultes
- problèmes digestifs comme la diarrhée, la constipation, l’indigestion et les ballonnements
- saignements anormaux et AVC chez les personnes âgées.
Ce taux plus élevé de décès semblent montrer que l’effet global de ces médicaments sur l’organisme est plus dommageable que bénéfique, concluent-ils.
«La sérotonine régule intimement plusieurs processus différents, et, quand vous interférez avec ceux-ci, vous pouvez vous attendre, dans une perspective évolutionniste, à ce que cela cause du tort», déclare le Pr Andrews.
«Ce qui a manqué dans les débats sur les antidépresseurs, c’est une évaluation globale de tous leurs effets négatifs par rapport à leurs bénéfices potentiels, commente le chercheur. La plupart des éléments sont disponibles depuis des années, mais personne ne se penche vraiment sur cette question fondamentale», ajoute-t-il.
Avis de Santé Canada sur le Cipralex
Tiré du site de Santé Canada
Les essais cliniques ont montré que le Cipralex peut entraîner une modification de l'activité électrique du cœur, soit un allongement de l'intervalle QT, ce qui peut causer une arythmie potentiellement mortelle. Le risque augmente avec la dose.
Une mise en garde concernant le risque d'allongement de l'intervalle QT lié à la dose a été ajoutée sur l'étiquette du Cipralex, et l'information posologique a été modifiée :
Consultez votre médecin avant de cesser de prendre le médicament ou d'en réduire la dose, car cela pourrait provoquer des effets indésirables tels que : étourdissements, rêves inhabituels, sensations de décharge électrique, agitation, anxiété, problèmes de concentration, migraines, maux de tête, tremblements, sueurs, nausées ou vomissements.
Si vous ressentez des symptômes d'arythmie (palpitations, étourdissements, évanouissements ou convulsions) alors que vous prenez du Cipralex, avisez immédiatement votre médecin.
Les essais cliniques ont montré que le Cipralex peut entraîner une modification de l'activité électrique du cœur, soit un allongement de l'intervalle QT, ce qui peut causer une arythmie potentiellement mortelle. Le risque augmente avec la dose.
Une mise en garde concernant le risque d'allongement de l'intervalle QT lié à la dose a été ajoutée sur l'étiquette du Cipralex, et l'information posologique a été modifiée :
- Les patients présentant un problème cardiaque appelé syndrome du QT long congénital ou un allongement de l'intervalle QT doivent éviter ce médicament.
- L'usage du Cipralex est déconseillé si le patient prend aussi un médicament qui allonge l'intervalle QT ou diminue les concentrations d'électrolytes dans l'organisme. Cela peut comprendre certains médicaments pour traiter l'arythmie cardiaque, certains antipsychotiques et antidépresseurs, les analgésiques opioïdes et certains médicaments pour traiter les infections. Les diurétiques et les laxatifs (y compris les lavements) sont des exemples de traitement qui peuvent avoir une incidence sur les concentrations d'électrolytes.
- La dose maximale recommandée est de 10 mg par jour chez les patients :
- de 65 ans ou plus ou
- souffrant de troubles hépatiques ou
- qui prennent de l'oméprazole ou de la cimétidine, car ces médicaments peuvent augmenter la concentration du Cipralex dans le sang.
Consultez votre médecin avant de cesser de prendre le médicament ou d'en réduire la dose, car cela pourrait provoquer des effets indésirables tels que : étourdissements, rêves inhabituels, sensations de décharge électrique, agitation, anxiété, problèmes de concentration, migraines, maux de tête, tremblements, sueurs, nausées ou vomissements.
Si vous ressentez des symptômes d'arythmie (palpitations, étourdissements, évanouissements ou convulsions) alors que vous prenez du Cipralex, avisez immédiatement votre médecin.
Symptômes possibles du syndrome sérotoninergique
Changements au niveau de l'état mental (agitation, hallucinations, coma, confusion, excitation)
Instabilité autonome (tachycardie, tension artérielle labile, hyperthermie, diaphorèse, tachypnée, mydriase)
Aberrations neuromusculaires (hyperréflexie, incoordination, tremblements, myoclonies, rigidité pyramidale)
Symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée)
Ces symptômes peuvent apparaître très rapidement suite à la prise de médicaments, mais de façon générale, ils se développent dans un délai de 6 à 24h. Dans les cas les plus graves, on retrouve l'hyperthermie, la rigidité musculaire et la confusion.
Les symptômes n'étant pas spécifiques, le syndrome ne serait diagnostiqué que dans 15% des cas.
Certains cas de syndrome sérotoninergique sont le résultat de la prise d'un seul médicament, souvent en surdose.
Tiré de la monographie du Nucynta CR et du Logiciel Vigilance
Instabilité autonome (tachycardie, tension artérielle labile, hyperthermie, diaphorèse, tachypnée, mydriase)
Aberrations neuromusculaires (hyperréflexie, incoordination, tremblements, myoclonies, rigidité pyramidale)
Symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée)
Ces symptômes peuvent apparaître très rapidement suite à la prise de médicaments, mais de façon générale, ils se développent dans un délai de 6 à 24h. Dans les cas les plus graves, on retrouve l'hyperthermie, la rigidité musculaire et la confusion.
Les symptômes n'étant pas spécifiques, le syndrome ne serait diagnostiqué que dans 15% des cas.
Certains cas de syndrome sérotoninergique sont le résultat de la prise d'un seul médicament, souvent en surdose.
Tiré de la monographie du Nucynta CR et du Logiciel Vigilance
27 avril 2012
La fièvre chez l'enfant
Tiré du Québec Pharmacie, novembre 2011
La température de l'enfant peut varier dans la journée. Ces variations peuvent aller jusqu'à 1 degré Celcius.
Il est faux de considérer la fièvre comme nocive pour l'enfant dans la mesure où la croissance de plusieurs pathogènes est réduite par une élévation de la température.
On parle de fièvre lorsque la température prise par voie rectale dépasse 38 degrés Celcius. (Buccale 37.5 degrés Celsius.)
On peut prendre la température de façon buccale à partir d'environ 5 ans. La bouche doit être fermée et l'enfant ne doit pas consommer de liquides, qu'ils soient chauds ou froids, dans les 10 minutes prédédant la prise de température.
Critères de consultation médicale:
-fièvre chez un enfant de moins de 3 mois
-température qui excède 41 degrés Celcius
-fièvre qui persiste depuis plus de 72 heures sans raison apparente
-léthargie, vomissements, éruptions cutanées, confusion, diminution de l'appétit ou de la soif
Les mesures non-pharmacologiques sont importantes, car le but du traitement de la fièvre est de soulager l'enfant et que le seul abaissement de la température est souvent insuffisant.
-éviter de le recouvrir
-vêtements légers
-température ambiante autour de 20-21 degrés Celcius
**Ne pas faire prendre de bain tiède ou à l'éponge, car on n'agirait pas sur le centre de thermorégulation, on ne ferait que diminuer légèrement la température corporelle et c'est INCONFORTABLE pour l'enfant.**
-Si la température est assez élevée (plus de 40 degrés Celcius), on peut utiliser un antipyrétique puis éponger l'enfant avec de l'eau tiède. Le principe: en épongeant, l'évaporation de l'eau permet de réduire la température corporelle. Par contre, méthode controversée.
Acétaminophène: 10 à 15mg/kg par dose toutes les 4 à 6 heures pour un maximun de 75mg/kg/jr.
Les suppositoires ne sont pas un premier choix, car leur absorption est erratique.
L'ibuprofène a une durée d'action plus longue et une plus grande efficacité à diminuer la fièvre, mais il n'est pas clair que cette différence soit cliniquement importante ou significative. Ses propriétés anti-inflammatoires pourraient être utiles pour soulager la douleur lors d'otite, pharyngite ou amygdalite, mais on doit toutefois s'interroger sur son utilisation puisque le mécanisme inflammatoire est parfois souhaitable dans ces infections. Attention chez l'enfant asthmatique (risque de déclencher une crise). Attention chez l'enfant déshydraté (risque insuffisance rénale aiguë). Attention si varicelle (risque de syndrome de Reye).
Ibuprofène: 5 à 10mg/kg toutes les 6 à 8 heures pour un maximun de 40mg/kg/jr.
**L'association acétaminophène et ibuprofène est source de contoverse puisqu'elle est fréquente en pratique, mais elle n'est pas toujours à recommander selon plusieurs sources médicales. Selon la Société canadienne de pédriatrie, risque de toxicité cumulée des deux agents à moins de supervision médicale.**
Il faut insérer le thermomètre rectal à une distance d'environ 2 à 2.5cm.
Thermomètre tympanique:
-prendre un nouvel embout pour chaque lecture
-on doit tirer sur l'oreille de l'enfant vers l'arrière
-insérer le thermomètre de façon à ce que le conduit auditif soit bloqué entièrement
-garder le thermomètre en place et appuyer sur le bouton durant une seconde
Convulsions fébriles
-jusqu'à 5% des enfants
-traumatisante mais généralement sans conséquence
-entre 6 mois et 5 ans
-La Société canadienne de pédriatrie recommande d'adresser ces enfants chez le md assez rapidement, particulièrement en présence de la première convulsion fébrile de l'enfant.
-si la crise persiste après 3 minutes: 911
-l'usage d'anti-pyrétiques ne diminue pas les risques de convulsions et un traitement préventif par des anticonvulsivants n'est pas indiqué dans les cas simples et sans conséquences
Conseil
Nous devons toujours garder en tête que la fièvre est bénigne, bien qu'inconfortable, dans la majorité des cas, et que l'on ne traite pas une valeur de température, mais bien des patients. Il est donc justifié, dans les cas où la température n'est pas très élevée, de simplement éduquer les parents et de suggérer des mesures non pharmacologiques.
La température de l'enfant peut varier dans la journée. Ces variations peuvent aller jusqu'à 1 degré Celcius.
Il est faux de considérer la fièvre comme nocive pour l'enfant dans la mesure où la croissance de plusieurs pathogènes est réduite par une élévation de la température.
On parle de fièvre lorsque la température prise par voie rectale dépasse 38 degrés Celcius. (Buccale 37.5 degrés Celsius.)
On peut prendre la température de façon buccale à partir d'environ 5 ans. La bouche doit être fermée et l'enfant ne doit pas consommer de liquides, qu'ils soient chauds ou froids, dans les 10 minutes prédédant la prise de température.
Critères de consultation médicale:
-fièvre chez un enfant de moins de 3 mois
-température qui excède 41 degrés Celcius
-fièvre qui persiste depuis plus de 72 heures sans raison apparente
-léthargie, vomissements, éruptions cutanées, confusion, diminution de l'appétit ou de la soif
Les mesures non-pharmacologiques sont importantes, car le but du traitement de la fièvre est de soulager l'enfant et que le seul abaissement de la température est souvent insuffisant.
-éviter de le recouvrir
-vêtements légers
-température ambiante autour de 20-21 degrés Celcius
**Ne pas faire prendre de bain tiède ou à l'éponge, car on n'agirait pas sur le centre de thermorégulation, on ne ferait que diminuer légèrement la température corporelle et c'est INCONFORTABLE pour l'enfant.**
-Si la température est assez élevée (plus de 40 degrés Celcius), on peut utiliser un antipyrétique puis éponger l'enfant avec de l'eau tiède. Le principe: en épongeant, l'évaporation de l'eau permet de réduire la température corporelle. Par contre, méthode controversée.
Acétaminophène: 10 à 15mg/kg par dose toutes les 4 à 6 heures pour un maximun de 75mg/kg/jr.
Les suppositoires ne sont pas un premier choix, car leur absorption est erratique.
L'ibuprofène a une durée d'action plus longue et une plus grande efficacité à diminuer la fièvre, mais il n'est pas clair que cette différence soit cliniquement importante ou significative. Ses propriétés anti-inflammatoires pourraient être utiles pour soulager la douleur lors d'otite, pharyngite ou amygdalite, mais on doit toutefois s'interroger sur son utilisation puisque le mécanisme inflammatoire est parfois souhaitable dans ces infections. Attention chez l'enfant asthmatique (risque de déclencher une crise). Attention chez l'enfant déshydraté (risque insuffisance rénale aiguë). Attention si varicelle (risque de syndrome de Reye).
Ibuprofène: 5 à 10mg/kg toutes les 6 à 8 heures pour un maximun de 40mg/kg/jr.
**L'association acétaminophène et ibuprofène est source de contoverse puisqu'elle est fréquente en pratique, mais elle n'est pas toujours à recommander selon plusieurs sources médicales. Selon la Société canadienne de pédriatrie, risque de toxicité cumulée des deux agents à moins de supervision médicale.**
Il faut insérer le thermomètre rectal à une distance d'environ 2 à 2.5cm.
Thermomètre tympanique:
-prendre un nouvel embout pour chaque lecture
-on doit tirer sur l'oreille de l'enfant vers l'arrière
-insérer le thermomètre de façon à ce que le conduit auditif soit bloqué entièrement
-garder le thermomètre en place et appuyer sur le bouton durant une seconde
Convulsions fébriles
-jusqu'à 5% des enfants
-traumatisante mais généralement sans conséquence
-entre 6 mois et 5 ans
-La Société canadienne de pédriatrie recommande d'adresser ces enfants chez le md assez rapidement, particulièrement en présence de la première convulsion fébrile de l'enfant.
-si la crise persiste après 3 minutes: 911
-l'usage d'anti-pyrétiques ne diminue pas les risques de convulsions et un traitement préventif par des anticonvulsivants n'est pas indiqué dans les cas simples et sans conséquences
Conseil
Nous devons toujours garder en tête que la fièvre est bénigne, bien qu'inconfortable, dans la majorité des cas, et que l'on ne traite pas une valeur de température, mais bien des patients. Il est donc justifié, dans les cas où la température n'est pas très élevée, de simplement éduquer les parents et de suggérer des mesures non pharmacologiques.
24 avril 2012
Fentanyl et syndrome sérotoninergique
Tiré des avis de Santé Canada
•Le fentanyl peut être associé au syndrome sérotoninergique, un effet indésirable mettant la vie en danger, lorsqu'utilisé en concomitance avec un agent sérotoninergique.
•Au cours des 10 dernières années, Santé Canada a reçu 5 déclarations dans lesquelles le fentanyl a été utilisé en concomitance avec un agent sérotoninergique et était considéré comme médicament suspect dans le déclenchement d'un syndrome sérotoninergique.
Le syndrome sérotoninergique est un effet indésirable (EI) pouvant mettre la vie en danger, qu'il est possible de prévenir et de traiter. On le décrit souvent comme étant caractérisé par 3 manifestations cliniques, soit une modification de l'état mental, une hyperactivité autonome et des anomalies neuromusculaires. Toutefois, ces manifestations ne sont pas toutes présentes de façon constante chez tous les patients atteints. Selon les critères de toxicité sérotoninergique de Hunter, outil diagnostique généralement privilégié, le clonus (spontané, inductible et oculaire) est le plus important signe diagnostique. Tout médicament qui fait directement ou indirectement augmenter la concentration de sérotonine intrasynaptique jusqu'à des taux nocifs peut déclencher le syndrome sérotoninergique. Le syndrome s'observe généralement lors de thérapies impliquant plusieurs médicaments qui modulent la neurotransmission de la sérotonine par différents mécanismes.
Le fentanyl ne déclencherait pas le syndrome sérotoninergique lorsqu'il est employé seul, mais il peut lui être associé si on l'utilise en concomitance avec un agent sérotoninergique. Le mécanisme par lequel le fentanyl peut déclencher le syndrome sérotoninergique n'est pas encore complètement élucidé. Le fentanyl appartient à la classe des analgésiques opioïdes connus sous le nom de phénylpipéridines (dans laquelle on retrouve aussi la mépéridine, le tramadol, la méthadone et le dextrométhorphane), considérés comme de faibles inhibiteurs du recaptage de la sérotonine. Toutefois, les données relatives à l'affinité du fentanyl à l'égard des transporteurs de la sérotonine sont insuffisantes.
Au 30 septembre 2011, Santé Canada avait reçu 5 déclarations dans lesquelles le fentanyl avait été utilisé en concomitance avec un agent sérotoninergique et était considéré comme médicament suspect dans le déclenchement d'un syndrome sérotoninergique. Tous les cas sont survenus au cours des 10 dernières années. Un de ces cas a été fatal. Dix cas, dont l'un des 5 cas soumis à Santé Canada, ont été publiés. Huit ont été publiés au cours des 4 dernières années. Aucune étude n'a cependant été trouvée sur le sujet dans la littérature scientifique.
Les cas rapportés l'ont été avec le Paxil, l'Effexor, le Zoloft et le Luvox.
•Le fentanyl peut être associé au syndrome sérotoninergique, un effet indésirable mettant la vie en danger, lorsqu'utilisé en concomitance avec un agent sérotoninergique.
•Au cours des 10 dernières années, Santé Canada a reçu 5 déclarations dans lesquelles le fentanyl a été utilisé en concomitance avec un agent sérotoninergique et était considéré comme médicament suspect dans le déclenchement d'un syndrome sérotoninergique.
Le syndrome sérotoninergique est un effet indésirable (EI) pouvant mettre la vie en danger, qu'il est possible de prévenir et de traiter. On le décrit souvent comme étant caractérisé par 3 manifestations cliniques, soit une modification de l'état mental, une hyperactivité autonome et des anomalies neuromusculaires. Toutefois, ces manifestations ne sont pas toutes présentes de façon constante chez tous les patients atteints. Selon les critères de toxicité sérotoninergique de Hunter, outil diagnostique généralement privilégié, le clonus (spontané, inductible et oculaire) est le plus important signe diagnostique. Tout médicament qui fait directement ou indirectement augmenter la concentration de sérotonine intrasynaptique jusqu'à des taux nocifs peut déclencher le syndrome sérotoninergique. Le syndrome s'observe généralement lors de thérapies impliquant plusieurs médicaments qui modulent la neurotransmission de la sérotonine par différents mécanismes.
Le fentanyl ne déclencherait pas le syndrome sérotoninergique lorsqu'il est employé seul, mais il peut lui être associé si on l'utilise en concomitance avec un agent sérotoninergique. Le mécanisme par lequel le fentanyl peut déclencher le syndrome sérotoninergique n'est pas encore complètement élucidé. Le fentanyl appartient à la classe des analgésiques opioïdes connus sous le nom de phénylpipéridines (dans laquelle on retrouve aussi la mépéridine, le tramadol, la méthadone et le dextrométhorphane), considérés comme de faibles inhibiteurs du recaptage de la sérotonine. Toutefois, les données relatives à l'affinité du fentanyl à l'égard des transporteurs de la sérotonine sont insuffisantes.
Au 30 septembre 2011, Santé Canada avait reçu 5 déclarations dans lesquelles le fentanyl avait été utilisé en concomitance avec un agent sérotoninergique et était considéré comme médicament suspect dans le déclenchement d'un syndrome sérotoninergique. Tous les cas sont survenus au cours des 10 dernières années. Un de ces cas a été fatal. Dix cas, dont l'un des 5 cas soumis à Santé Canada, ont été publiés. Huit ont été publiés au cours des 4 dernières années. Aucune étude n'a cependant été trouvée sur le sujet dans la littérature scientifique.
Les cas rapportés l'ont été avec le Paxil, l'Effexor, le Zoloft et le Luvox.
Nicorette VapoÉclair
Tiré de Profession Santé
Il s’agit d’un vaporisateur buccal de poche qui libère instantanément 1 mg de nicotine pour calmer les envies de fumer et les symptômes de sevrage chez les personnes qui désirent cesser de fumer, peu importe leur niveau de dépendance à la nicotine.
Santé Canada a accordé au fabricant un numéro d’exemption (EN) à son produit en attendant qu’il termine son analyse pour lui attribuer un numéro de produit naturel (NPN).
Le vaporisateur contient 150 doses de 1 mg à la saveur de menthe fraîche.
À noter, il n’y a pas d’indicateur qui avise l’utilisateur que son vaporisateur est vide.
Le prix de vente du Nicorette VapoÉclair est d’environ 40 $.
Contrairement aux gommes à mâcher et aux timbres cutanés de la marque Nicorette, le VapoÉclair n’est pas couvert par le régime public d’assurance médicaments. La compagnie attend d’obtenir son NPN avant de décider si elle soumettra une demande à l’INESSS.
« La posologie recommandée est d’une ou deux vaporisations lorsque le fumeur aurait normalement pris une cigarette ou lorsqu’une envie de fumer se fait sentir. »
Le Nicorette VapoÉclair « commence à agir sur les envies de fumer en 60 secondes ».
« Il a été démontré que le vaporisateur buccal Nicorette VapoÉclair permettrait d’atteindre des concentrations maximales de nicotine deux fois plus vite qu’avec la gomme ou la pastille », souligne le fabricant.
« Pour la plupart des fumeurs, l’utilisation type consistera en une ou deux vaporisations toutes les 30 à 60 minutes. Par exemple, un fumeur qui fume en moyenne 15 cigarettes par jour doit prendre une ou deux vaporisations au moins 15 fois par jour. »
Le fumeur ne peut prendre que deux vaporisations à la fois, jusqu’à un maximum de quatre vaporisations à l’heure et de 64 vaporisations par jour.
Ce dernier n’a pas soumis de données à Santé Canada pour une utilisation simultanée avec des timbres cutanés.
L’effet indésirable le plus signalé a été le hoquet (près de 60 % des patients versus 10 % pour ceux sous placebo). « La majorité des cas de hoquet signalés étaient légers », souligne le fabricant.
Pour amenuiser cet effet indésirable, celui-ci recommande de conserver la vaporisation dans la bouche pendant quelques secondes avant de l’avaler.
Il s’agit d’un vaporisateur buccal de poche qui libère instantanément 1 mg de nicotine pour calmer les envies de fumer et les symptômes de sevrage chez les personnes qui désirent cesser de fumer, peu importe leur niveau de dépendance à la nicotine.
Santé Canada a accordé au fabricant un numéro d’exemption (EN) à son produit en attendant qu’il termine son analyse pour lui attribuer un numéro de produit naturel (NPN).
Le vaporisateur contient 150 doses de 1 mg à la saveur de menthe fraîche.
À noter, il n’y a pas d’indicateur qui avise l’utilisateur que son vaporisateur est vide.
Le prix de vente du Nicorette VapoÉclair est d’environ 40 $.
Contrairement aux gommes à mâcher et aux timbres cutanés de la marque Nicorette, le VapoÉclair n’est pas couvert par le régime public d’assurance médicaments. La compagnie attend d’obtenir son NPN avant de décider si elle soumettra une demande à l’INESSS.
« La posologie recommandée est d’une ou deux vaporisations lorsque le fumeur aurait normalement pris une cigarette ou lorsqu’une envie de fumer se fait sentir. »
Le Nicorette VapoÉclair « commence à agir sur les envies de fumer en 60 secondes ».
« Il a été démontré que le vaporisateur buccal Nicorette VapoÉclair permettrait d’atteindre des concentrations maximales de nicotine deux fois plus vite qu’avec la gomme ou la pastille », souligne le fabricant.
« Pour la plupart des fumeurs, l’utilisation type consistera en une ou deux vaporisations toutes les 30 à 60 minutes. Par exemple, un fumeur qui fume en moyenne 15 cigarettes par jour doit prendre une ou deux vaporisations au moins 15 fois par jour. »
Le fumeur ne peut prendre que deux vaporisations à la fois, jusqu’à un maximum de quatre vaporisations à l’heure et de 64 vaporisations par jour.
Ce dernier n’a pas soumis de données à Santé Canada pour une utilisation simultanée avec des timbres cutanés.
L’effet indésirable le plus signalé a été le hoquet (près de 60 % des patients versus 10 % pour ceux sous placebo). « La majorité des cas de hoquet signalés étaient légers », souligne le fabricant.
Pour amenuiser cet effet indésirable, celui-ci recommande de conserver la vaporisation dans la bouche pendant quelques secondes avant de l’avaler.
23 avril 2012
L’aspirine : nouvel espoir contre le cancer
Tiré de Passeport Santé
Faudrait-il prendre quotidiennement de l’aspirine pour diminuer le risque de cancer ? La question semble se poser suite à la publication de trois nouvelles études menées par l’équipe du Professeur Peter Rothwell.
En 2011, Peter Rothwell et son équipe avaient montré que la prise quotidienne d’aspirine (75 mg) permettait la réduction de la mortalité par cancer à long terme. Les trois nouvelles études ont confirmé ce constat et ont conclu que le bénéfice se faisait également sentir à plus court terme.
La première étude s’est appuyée sur des travaux concernant l’effet d’une consommation d’aspirine sur les évènements cardiovasculaires et sur la mortalité liée au cancer. Les chercheurs ont pu comparer la survie des consommateurs d’aspirine à celle des témoins. Les analyses ont montré que l’aspirine diminuerait le risque de mortalité par cancer de 26%. Lorsque le traitement est maintenu pendant cinq ans, ce chiffre atteindrait même les 37%.
Dans la deuxième étude, les chercheurs se sont intéressés cette fois à la propagation des métastases pendant le cancer. Les résultats semblent sans appel : au cours des six ans et demi de suivi, le risque de cancer avec des métastases à distance serait réduit de 36% et celui des adénocarcinomes de 46%. Parmi les patients atteints d’adénocarcinomes sans métastases au moment du diagnostic, la prise d’aspirine réduirait même le risque de métastases de 70%.
Enfin, la troisième étude révèle que la prise quotidienne d'une faible dose d'aspirine entraînerait une réduction du risque de cancer colorectal de quasiment 40%. Elle serait également associée à une baisse du risque à long terme des cancers de l’œsophage, de l’estomac et du sein.
Des résultats spectaculaires qui enthousiasment les auteurs des trois études : « Ils constituent la première preuve chez l'homme que l'aspirine prévient les métastases à distance des cancers ».
Recommander l’aspirine est prématuré
Il semble néanmoins prématuré de recommander la prise quotidienne d’aspirine en prévention du cancer sur la seule base de ces études, réalisées à partir d’études de prévention cardiovasculaire. Elles n’ont donc pas été conçues par des cancérologues avec tous les critères pertinents pour fournir des résultats en matière de cancérologie.
De plus, l’aspirine entraîne des effets secondaires tels que des saignements majeurs qui peuvent avoir un impact sur la qualité de vie. Il faudra attendre le résultat de nombreuses autres études pour adopter un tel traitement préventif. Malgré tout, il semblerait que l’on se dirige vers la reconnaissance de l'intérêt de l'aspirine dans la prévention des cancers.
Faudrait-il prendre quotidiennement de l’aspirine pour diminuer le risque de cancer ? La question semble se poser suite à la publication de trois nouvelles études menées par l’équipe du Professeur Peter Rothwell.
En 2011, Peter Rothwell et son équipe avaient montré que la prise quotidienne d’aspirine (75 mg) permettait la réduction de la mortalité par cancer à long terme. Les trois nouvelles études ont confirmé ce constat et ont conclu que le bénéfice se faisait également sentir à plus court terme.
La première étude s’est appuyée sur des travaux concernant l’effet d’une consommation d’aspirine sur les évènements cardiovasculaires et sur la mortalité liée au cancer. Les chercheurs ont pu comparer la survie des consommateurs d’aspirine à celle des témoins. Les analyses ont montré que l’aspirine diminuerait le risque de mortalité par cancer de 26%. Lorsque le traitement est maintenu pendant cinq ans, ce chiffre atteindrait même les 37%.
Dans la deuxième étude, les chercheurs se sont intéressés cette fois à la propagation des métastases pendant le cancer. Les résultats semblent sans appel : au cours des six ans et demi de suivi, le risque de cancer avec des métastases à distance serait réduit de 36% et celui des adénocarcinomes de 46%. Parmi les patients atteints d’adénocarcinomes sans métastases au moment du diagnostic, la prise d’aspirine réduirait même le risque de métastases de 70%.
Enfin, la troisième étude révèle que la prise quotidienne d'une faible dose d'aspirine entraînerait une réduction du risque de cancer colorectal de quasiment 40%. Elle serait également associée à une baisse du risque à long terme des cancers de l’œsophage, de l’estomac et du sein.
Des résultats spectaculaires qui enthousiasment les auteurs des trois études : « Ils constituent la première preuve chez l'homme que l'aspirine prévient les métastases à distance des cancers ».
Recommander l’aspirine est prématuré
Il semble néanmoins prématuré de recommander la prise quotidienne d’aspirine en prévention du cancer sur la seule base de ces études, réalisées à partir d’études de prévention cardiovasculaire. Elles n’ont donc pas été conçues par des cancérologues avec tous les critères pertinents pour fournir des résultats en matière de cancérologie.
De plus, l’aspirine entraîne des effets secondaires tels que des saignements majeurs qui peuvent avoir un impact sur la qualité de vie. Il faudra attendre le résultat de nombreuses autres études pour adopter un tel traitement préventif. Malgré tout, il semblerait que l’on se dirige vers la reconnaissance de l'intérêt de l'aspirine dans la prévention des cancers.
08 avril 2012
Symptômes d'une diarrhée à C. Difficile
Tiré de l'avis de Santé Canada sur les IPPs et les risques d'infection à C. Difficile, février 2012
Le patient qui prend un IPP doit consulter sans tarder un professionnel de la santé s'il contracte une diarrhée qui perdure, car il peut s'agir d'une DACD. Diarrhées aqueuses ou sanglantes (au moins trois selles par jour pendant deux jours ou plus), fièvre, perte d'appétit, nausées, douleurs abdominales ou sensibilité au toucher sont des symptômes de DACD.
Le patient qui prend un IPP doit consulter sans tarder un professionnel de la santé s'il contracte une diarrhée qui perdure, car il peut s'agir d'une DACD. Diarrhées aqueuses ou sanglantes (au moins trois selles par jour pendant deux jours ou plus), fièvre, perte d'appétit, nausées, douleurs abdominales ou sensibilité au toucher sont des symptômes de DACD.
07 avril 2012
Grossesse : les effets des antipsychotiques sur les bébés
Tiré de Passeport Santé
Durant la grossesse, la prise d’antipsychotiques par la mère peut affecter le futur développement moteur du bébé.
C’est en observant plus de 300 nourrissons âgés de 6 mois que des chercheurs de l'Université Emory à Atlanta ont découvert que ceux qui étaient nés de mères sous antipsychotiques pendant la grossesse obtenaient des résultats plus faibles aux divers tests neuromoteurs effectués pour comparer leurs habiletés motrices (mouvements, réflexes, posture, etc.).
En effet, seuls 19 % des nouveau-nés exposés aux médicaments antipsychotiques ont eu des résultats normaux aux tests.
Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion en comparant un groupe d’enfants nés de mères consommant des antipsychotiques à ceux issus de mères ayant pris des antidépresseurs et de mères n'ayant aucun médicament psychiatrique.
Rappelons que les médicaments antipsychotiques sont souvent utilisés dans le traitement de la schizophrénie et du trouble bipolaire.
Pour les chercheurs, dont l’étude est parue dans la revue Archives of General Psychiatry, aucun retard significatif dans les habiletés motrices causé par les antipsychotiques durant la grossesse n'a été démontré. Seule une association a été prouvée.
Or, les spécialistes tiennent tout de même à aviser les médecins de peser davantage le pour et le contre de la prise d’antipsychotiques et de vérifier la nécessité chez les femmes enceintes atteintes d’une maladie mentale.
Il semblerait qu’environ les deux tiers des femmes ayant des antécédents de maladie mentale mettent au monde un bébé.
Durant la grossesse, la prise d’antipsychotiques par la mère peut affecter le futur développement moteur du bébé.
C’est en observant plus de 300 nourrissons âgés de 6 mois que des chercheurs de l'Université Emory à Atlanta ont découvert que ceux qui étaient nés de mères sous antipsychotiques pendant la grossesse obtenaient des résultats plus faibles aux divers tests neuromoteurs effectués pour comparer leurs habiletés motrices (mouvements, réflexes, posture, etc.).
En effet, seuls 19 % des nouveau-nés exposés aux médicaments antipsychotiques ont eu des résultats normaux aux tests.
Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion en comparant un groupe d’enfants nés de mères consommant des antipsychotiques à ceux issus de mères ayant pris des antidépresseurs et de mères n'ayant aucun médicament psychiatrique.
Rappelons que les médicaments antipsychotiques sont souvent utilisés dans le traitement de la schizophrénie et du trouble bipolaire.
Pour les chercheurs, dont l’étude est parue dans la revue Archives of General Psychiatry, aucun retard significatif dans les habiletés motrices causé par les antipsychotiques durant la grossesse n'a été démontré. Seule une association a été prouvée.
Or, les spécialistes tiennent tout de même à aviser les médecins de peser davantage le pour et le contre de la prise d’antipsychotiques et de vérifier la nécessité chez les femmes enceintes atteintes d’une maladie mentale.
Il semblerait qu’environ les deux tiers des femmes ayant des antécédents de maladie mentale mettent au monde un bébé.
Quelles statistiques sur le Zostavax
Tiré d'un dépliant de la compagnie MERCK
Chez plus de 50% des personnes de plus de 60ans atteintes du zona, la maladie peut évoluer vers une névralgie postzostérienne(NPZ).
L'allodynie (douleur reliée à un stimulus anodin) est présente chez au moins 90% des patients souffrant de NPZ et est généralement décrite comme le type de douleur le plus pénible et le plus invalidant.
Environ 95% des adultes au Canada ont eu la varicelle.
Le risque à vie de présenter un zona pourrait atteindre 30% dans la population générale.
Chez les 60 ans et plus, Zostavax a entraîné une réduction significative de 51% du zona.
La durée de la protection au-delà de 4 ans après la vaccination n'est pas connue. La nécessité d'une revaccination n'a pas été déterminée.
Zostavax a entraîné une réduction significative de la douleur reliée au zona chez les personnes de 60 ans et plus.
Réduction de 73% de l'incidence de la douleur intense et persistante reliée au zona chez les personnes ayant présenté un zona malgré la vaccination.
Réduction de 39% de l'incidence de NPZ chez les personnes ayant présenté un zona malgré la vaccination.
Chez plus de 50% des personnes de plus de 60ans atteintes du zona, la maladie peut évoluer vers une névralgie postzostérienne(NPZ).
L'allodynie (douleur reliée à un stimulus anodin) est présente chez au moins 90% des patients souffrant de NPZ et est généralement décrite comme le type de douleur le plus pénible et le plus invalidant.
Environ 95% des adultes au Canada ont eu la varicelle.
Le risque à vie de présenter un zona pourrait atteindre 30% dans la population générale.
Chez les 60 ans et plus, Zostavax a entraîné une réduction significative de 51% du zona.
La durée de la protection au-delà de 4 ans après la vaccination n'est pas connue. La nécessité d'une revaccination n'a pas été déterminée.
Zostavax a entraîné une réduction significative de la douleur reliée au zona chez les personnes de 60 ans et plus.
Réduction de 73% de l'incidence de la douleur intense et persistante reliée au zona chez les personnes ayant présenté un zona malgré la vaccination.
Réduction de 39% de l'incidence de NPZ chez les personnes ayant présenté un zona malgré la vaccination.
02 avril 2012
Sinus Rinse
Prescription:
Sinus Rinse 240ml
+ pulmicort capsule de 0.5 (bien sûr servont les ampoules)
+ Bactroban crème 1cc
Dans les 2 narines die durant 1 mois.
Stabilité? Peut-on en faire une magistrale?
Aucune donnée de stabilité pour des magistrales avec du Sinus Rinse. Il y a même des rapports de cas d'infection sévère suite à l'ajout d'ingrédients dans les solution de rinçage.
Conclusion: le patient fait le mélange lui-même juste avant l'utilisation et jette toute portion inutilisée.
Sinus Rinse 240ml
+ pulmicort capsule de 0.5 (bien sûr servont les ampoules)
+ Bactroban crème 1cc
Dans les 2 narines die durant 1 mois.
Stabilité? Peut-on en faire une magistrale?
Aucune donnée de stabilité pour des magistrales avec du Sinus Rinse. Il y a même des rapports de cas d'infection sévère suite à l'ajout d'ingrédients dans les solution de rinçage.
Conclusion: le patient fait le mélange lui-même juste avant l'utilisation et jette toute portion inutilisée.
Conservation de l'insuline dans le desert
Patiente diabétique qui s'en va dans le désert, endroit où la température environne les 40Celcius.
Durée de conservation de l'insuline:
4 semaines à plus de 50Celcius
10 semaines à 37Celcius
10% de perte d'activité si gardée à température de la pièce durant 2 ans
**Ne pas oublier que la congélation altère beaucoup plus l'insuline que la chaleur!
Durée de conservation de l'insuline:
4 semaines à plus de 50Celcius
10 semaines à 37Celcius
10% de perte d'activité si gardée à température de la pièce durant 2 ans
**Ne pas oublier que la congélation altère beaucoup plus l'insuline que la chaleur!
30 mars 2012
L'insomnie chez la personne âgée
Suite à un suivi pour une patiente de 93ans, que peut-on faire pour améliorer le sommeil des personnes âgées?
Mes informations sont tirées du Therapeutic Choices (sixth edition), Vigilance et de l'article du Québec Pharmacie paru en juin 2011: "L'insomnie chez la personne âgée".
Mesures non-pharmacologiques:
-Prendre un verre de lait chaud avant le coucher
-Faire de l'exercice dans la journée, environ 40 minutes d'une bonne intensité (avec sudation)
-Se détendre avant le coucher en lisant ou en écoutant de la musique
-Avoir une chambre tranquille, sombre et confortable
-N'aller se coucher que lorsque l'on est fatigué
-Porter un masque ou des bouchons dans les oreilles si lumière ou bruit
-Ne pas rester couché si le sommeil ne vient pas
-Adopter un rythme régulier d'heures de coucher et de lever 7 jours par semaine (avec cadran)
-Tourner le cadran pour ne pas le voir
-Adopter une routine simple du soir qui prédispose au coucher et au sommeil, comme un bain chaud par exemple
-Ne pas prendre d'alcool au coucher
-Éviter la caféine et les autres stimulants durant la soirée
-Ne pas faire d'exercice juste avant d'aller au lit
-Éviter de faire des siestes durant la journée. Si absoluement nécessaire, en faire seulement une de 30 minutes en début d'après-midi.
-Ne pas rester étendu de longues périodes de temps dans la journée
-Ne manger que légèrement avant d'aller au lit, éviter les gros repas tard en soirée
-Restreindre la durée de la nuit, maximun 8h ou la moyenne de la dernière semaine
-Utiliser son lit seulement pour dormir, même pas pour lire
-Se lever lorsqu'on se réveille la nuit
-Si fumeur, ne pas fumer après 19h
-Faire des exercices de relaxation (par exemple prendre de grandes respirations et à chaque expiration détendre une partie du corps en particulier, débuter par la tête et terminer par les pieds)
Typiquement, la personne âgée ressent un sommeil de plus en plus fractionné ainsi que des difficultés à s'endormir, à rester endormie et à rester éveillée durant le jour. Ces problèmes sont dus à des changements qui affectent l'architecture du sommeil, comme la diminution des périodes de sommeil profond.
4 traitements sécuritaires:
lorazépam
oxazépam (delai de 60 à 90 minutes pour début de l'effet)
témazepam
zopiclone
Parmi les autres options:
Les antidépresseurs tricycliques: non-recommandés en gériatrie en raison de leurs effets anticholinergiques. Somnolence résiduelle diurne et hypotension orthostatique. Nortriptyline à privilégier.
La trazodone et le Remeron efficaces chez les patients dépressifs seulement. Attention pour l'hypotension orthostatique et les chutes avec la trazodone et à l'augmentation de l'appétit et sécheresse des muqueuses avec le Remeron.
Le Seroquel: peu d'études. Débuter à 12.5mg en gériatrie. Céphalées et xérostomie à surveiller.
Mes informations sont tirées du Therapeutic Choices (sixth edition), Vigilance et de l'article du Québec Pharmacie paru en juin 2011: "L'insomnie chez la personne âgée".
Mesures non-pharmacologiques:
-Prendre un verre de lait chaud avant le coucher
-Faire de l'exercice dans la journée, environ 40 minutes d'une bonne intensité (avec sudation)
-Se détendre avant le coucher en lisant ou en écoutant de la musique
-Avoir une chambre tranquille, sombre et confortable
-N'aller se coucher que lorsque l'on est fatigué
-Porter un masque ou des bouchons dans les oreilles si lumière ou bruit
-Ne pas rester couché si le sommeil ne vient pas
-Adopter un rythme régulier d'heures de coucher et de lever 7 jours par semaine (avec cadran)
-Tourner le cadran pour ne pas le voir
-Adopter une routine simple du soir qui prédispose au coucher et au sommeil, comme un bain chaud par exemple
-Ne pas prendre d'alcool au coucher
-Éviter la caféine et les autres stimulants durant la soirée
-Ne pas faire d'exercice juste avant d'aller au lit
-Éviter de faire des siestes durant la journée. Si absoluement nécessaire, en faire seulement une de 30 minutes en début d'après-midi.
-Ne pas rester étendu de longues périodes de temps dans la journée
-Ne manger que légèrement avant d'aller au lit, éviter les gros repas tard en soirée
-Restreindre la durée de la nuit, maximun 8h ou la moyenne de la dernière semaine
-Utiliser son lit seulement pour dormir, même pas pour lire
-Se lever lorsqu'on se réveille la nuit
-Si fumeur, ne pas fumer après 19h
-Faire des exercices de relaxation (par exemple prendre de grandes respirations et à chaque expiration détendre une partie du corps en particulier, débuter par la tête et terminer par les pieds)
Typiquement, la personne âgée ressent un sommeil de plus en plus fractionné ainsi que des difficultés à s'endormir, à rester endormie et à rester éveillée durant le jour. Ces problèmes sont dus à des changements qui affectent l'architecture du sommeil, comme la diminution des périodes de sommeil profond.
4 traitements sécuritaires:
lorazépam
oxazépam (delai de 60 à 90 minutes pour début de l'effet)
témazepam
zopiclone
Parmi les autres options:
Les antidépresseurs tricycliques: non-recommandés en gériatrie en raison de leurs effets anticholinergiques. Somnolence résiduelle diurne et hypotension orthostatique. Nortriptyline à privilégier.
La trazodone et le Remeron efficaces chez les patients dépressifs seulement. Attention pour l'hypotension orthostatique et les chutes avec la trazodone et à l'augmentation de l'appétit et sécheresse des muqueuses avec le Remeron.
Le Seroquel: peu d'études. Débuter à 12.5mg en gériatrie. Céphalées et xérostomie à surveiller.
05 février 2012
Aspirine à titre préventif: plus de mal que de bien
Tiré de Protégez-vous.ca
Une étude affirme que prendre régulièrement un peu d'aspirine augmente les risques de saignements internes chez les personnes en bonne santé.
Des millions de Canadiens de plus de 50 ans ont l’habitude de prendre une faible dose d'aspirine tous les jours, même sans pathologie connue, pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Ils devront désormais y réfléchir à deux fois et consulter leur médecin traitant.
Une étude publiée en janvier 2012 dans le journal américain Archives of Internal Medicine démontre en effet que, chez les personnes qui n'ont pas de maladies cardiovasculaires, avaler chaque jour une petite dose d'aspirine à titre préventif présente plus de risques que de bénéfices.
Déjà en juin 2011, pour les mêmes raisons, une directive de la Société canadienne de cardiologie avait mis un sérieux bémol à cette pratique médicale vieille de près d'un demi-siècle.
30 % de plus de risques
Menée par des chercheurs de l'Université St. George de Londres, l’étude de 2012 a passé au crible les données de neuf essais cliniques impliquant plus de 100 000 participants.
Ses résultats sont sans appel. Certes, on note une réduction de 20% du risque de maladie cardiaque, mais sans baisse significative du nombre de décès. En contrepartie, la prise régulière d'une faible dose d'aspirine entraîne un risque 30% plus élevé de saignements, notamment dans le système digestif et au cerveau, ce qui peut provoquer des dégâts majeurs dans l'organisme.
Conclusion des chercheurs britanniques: les patients en bonne santé ne devraient pas prendre d'aspirine à titre préventif, car cela présente plus de risques que de bénéfices.
Par contre, «l'effet bénéfique de l'aspirine dans la prévention des maladies cardiovasculaires pour des personnes ayant fait des attaques ou des accidents vasculaires cérébraux reste indiscutable», a souligné l'un des auteurs de l'étude, le Dr Rao Sehasai.
Grâce à son effet anticoagulant, l'aspirine contribue à prévenir la formation de caillots sanguins. C'est la raison pour laquelle on l'administre souvent aux patients qui souffrent d'une maladie cardiovasculaire.
«N'interrompez pas votre traitement!»
«En raison des effets secondaires, l’aspirine ne devrait plus être utilisée en prévention primaire, c'est-à-dire en l'absence de pathologie cardiaque avérée», explique le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l'Institut de cardiologie de Montréal.
«C'est au médecin de juger au cas par cas. Le patient ne doit jamais décider seul d'interrompre son traitement, met-il en garde. Par exemple, un patient diabétique en surpoids, hypertendu et avec une histoire familiale en matière de maladies cardiaques reste un bon candidat à l'aspirine s'il n'a pas d'antécédent d'ulcère ni de saignements.»
À l'autre bout du spectre, précise le Dr Tardif, «un patient qui n'a pas d'antécédent familial et peu de facteurs de risque de maladies cardiaques, qui en plus a déjà fait un ulcère de l'estomac, ne devrait en aucun cas prendre quotidiennement de l’aspirine».
Une étude affirme que prendre régulièrement un peu d'aspirine augmente les risques de saignements internes chez les personnes en bonne santé.
Des millions de Canadiens de plus de 50 ans ont l’habitude de prendre une faible dose d'aspirine tous les jours, même sans pathologie connue, pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Ils devront désormais y réfléchir à deux fois et consulter leur médecin traitant.
Une étude publiée en janvier 2012 dans le journal américain Archives of Internal Medicine démontre en effet que, chez les personnes qui n'ont pas de maladies cardiovasculaires, avaler chaque jour une petite dose d'aspirine à titre préventif présente plus de risques que de bénéfices.
Déjà en juin 2011, pour les mêmes raisons, une directive de la Société canadienne de cardiologie avait mis un sérieux bémol à cette pratique médicale vieille de près d'un demi-siècle.
30 % de plus de risques
Menée par des chercheurs de l'Université St. George de Londres, l’étude de 2012 a passé au crible les données de neuf essais cliniques impliquant plus de 100 000 participants.
Ses résultats sont sans appel. Certes, on note une réduction de 20% du risque de maladie cardiaque, mais sans baisse significative du nombre de décès. En contrepartie, la prise régulière d'une faible dose d'aspirine entraîne un risque 30% plus élevé de saignements, notamment dans le système digestif et au cerveau, ce qui peut provoquer des dégâts majeurs dans l'organisme.
Conclusion des chercheurs britanniques: les patients en bonne santé ne devraient pas prendre d'aspirine à titre préventif, car cela présente plus de risques que de bénéfices.
Par contre, «l'effet bénéfique de l'aspirine dans la prévention des maladies cardiovasculaires pour des personnes ayant fait des attaques ou des accidents vasculaires cérébraux reste indiscutable», a souligné l'un des auteurs de l'étude, le Dr Rao Sehasai.
Grâce à son effet anticoagulant, l'aspirine contribue à prévenir la formation de caillots sanguins. C'est la raison pour laquelle on l'administre souvent aux patients qui souffrent d'une maladie cardiovasculaire.
«N'interrompez pas votre traitement!»
«En raison des effets secondaires, l’aspirine ne devrait plus être utilisée en prévention primaire, c'est-à-dire en l'absence de pathologie cardiaque avérée», explique le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l'Institut de cardiologie de Montréal.
«C'est au médecin de juger au cas par cas. Le patient ne doit jamais décider seul d'interrompre son traitement, met-il en garde. Par exemple, un patient diabétique en surpoids, hypertendu et avec une histoire familiale en matière de maladies cardiaques reste un bon candidat à l'aspirine s'il n'a pas d'antécédent d'ulcère ni de saignements.»
À l'autre bout du spectre, précise le Dr Tardif, «un patient qui n'a pas d'antécédent familial et peu de facteurs de risque de maladies cardiaques, qui en plus a déjà fait un ulcère de l'estomac, ne devrait en aucun cas prendre quotidiennement de l’aspirine».
31 janvier 2012
Anticoagulothérapie en FA (NOUVEAUTÉ PRADAX)
Résumé de la formation sur la FA 2011 Nouveautés en anticoagulothérapie par
André Lainesse, cardiologue. Rédigé par Chantal Desaulniers, pharmacienne.
La FA, quelques chiffres :
-Incidence : 25% des personnes développent de la FA après l’âge de 40ans
-Prévalence : 10% des personnes présentent de la FA après l’âge de 80ans
*30% des cas d’hospitalisation pour arythmie
*70% des sujets sont âgés de 65 à 85 ans
-25% des AVC surviennent au début de la FA
-›2fois de récidive dans les 6 premiers mois
-follow-up : 35% des patients FA auront AVC
-45% AVC emboliques sont d’origine cardiaque
-risque d’AVC ↑ de 5X
-FA est responsable de 15% de tous les AVC
-mortalité 30jrs post-AVC : 25% + ↑ que dans tous les AVC d’autres étiologies
-mortalité à 6mois post-AVC : 50% + ↑ que dans tous les AVC d’autres étiologies
Conséquences cliniques :
↑ incidence d’événements emboliques et risque d’AVC
↑ mortalité cardiaque et totale
↓ fonction systolique ventriculaire gauche
CHADS2 (grille d’évaluation du risque d’AVC)
C (congestive heart failure = 1 pt)
H (HTA = 1pt)
A (age › 75ans = 1pt)
D (diabète = 1pt)
S2 (stroke (AVC ou ICT antérieurs = 2pts
Nouvelles recommandations :
Score----Risque d’AVC----Traitement recommandé
0 : Risque Très faible (1.9%→pop générale):ASA 75-325mg/jr
1 : Risque faible (2.8%): Warfarine ou dabigatran
(dans certains cas, l’ASA peut être une alternative)
2 : Risque modéré à élevé (4%) : Warfarine ou dabigatran
(dans certains cas, l’ASA peut être une alternative)
3 et plus : Risque élevé : idem
Facteurs de risque élevé
-histoire d’AVC ou ICT
-histoire d’embolie artérielle périphérique
-HTA
-Dysfonction systolique V.G.
- › 75ans
-Sténose valvulaire mitrale
-prothèses valvulaires
Facteurs de risque modéré
-65 à 75ans
-Diabète
-Cardiopathie ischémique sans dysfonction ventriculaire
**anticoagulation avec antagoniste vit-K est recommandé chez patients avec plus d’un facteur de risque modéré, quoique maintenant… (fait partie des anciennes recommandations)
Prévention des AVC emboliques en FA
Warfarine vs placebo : ↓67% AVC ↓26% décès
ASA : ↓21% AVC
Pradax : ↓ 34% supplémentaire p/r à la warfarine (pour la dose de 150mg BID)
(↓ similaire pour dose de 110mg BID)
Problèmes avec la warfarine (chez la population FA) :
-47% des patients à haut risque ne prennent pas de warfarine (patient qui auraient indication d’en prendre)
Pourquoi les personnes âgées ne reçoivent pas de coumadin? (raisons données par md)
-hémorragie antérieure ou présente
-possibilité de chute (quoique 90% des chutes sont sans dommage)
-refus/compliance
-atteinte cognitive/maladie grave associée/autres
-taux d’utilisation de warfarine ↓ avec l’âge, quoique les risques ↑
-44% des patients (qui prennent la warfarine) sont dans l’intervalle thérapeutique
-15% des patients qui ont indication d’avoir anticoagulothérapie sont dans l’intervalle thérapeutique
-monitoring fréquent (index thérapeutique étroit)
-début d’action lent
-interactions médicamenteuses et alimentaires (+ R-OH)
-risque d’hémorragie (double le risque d’hémorragie)
*majeure : 2.3%/année
*cérébrale : 6.3%/année
*** séquelles d’une hémorragie cérébrale sont moins sévères que celles d’un AVC ischémique
Renseignements pharmacologiques PRADAX :
Inhibiteur direct et réversible de la thrombine, enzyme principal dans le procédé responsable de la formation de caillot
-pro-médicament
-T1/2 : 12 à 17h
-environ 80% excrétion rénale (ok si clairance ≥30mL/min)
Au Canada, n’avons pas l’indication, mais aux États-Unis, pour clairance entre 15-30mL/min, indication pour dabigatran 75mg BID
-6.5% biodisponibilité
-début d’action rapide
-effets anticoagulants prédictibles et consistants
-peu d’interactions médicamenteuses significatives et aucune interaction alimentaire
-aucun monitoring de la coagulation
-effets indésirables comparables à la warfarine, sauf dyspepsies plus ↑
Étude RE-LY (Dabigatran vs warfarin)
-plus de 18000 patients
-durée moyenne du suivi = 2ans
**preuve de non-infériorité pour les doses de dabigatran 110mg et 150mg BID (p‹0.001)
**preuve de supériorité pour dose de 150mg BID (p‹0.001)
**pas contre-indiqué de le donner aux patients coronariens. Dans l’étude, on note une ↑ des IM, qu’on ne peut pas considérer, pcq 21% de tous les IM sont survenus pendant la période où les patients ne prenaient plus le médicament à l’étude.
Sommaire des résultats
110mg vs warfarine
-Taux comparables des AVC/embolies systémiques
-Réduction statistiquement significative des AVC hémorragiques
-Réduction statistiquement significative des événements hémorragiques majeurs
-Réduction significative du taux total de saignements, saignements sérieux et intracrâniens
150mg vs warfarine
-Réduction statistiquement significative des AVC/embolies systémiques
-Réduction statistiquement significative des AVC hémorragiques
-Réduction statistiquement significative de la mortalité vasculaire
-Taux comparables d’événements hémorragiques majeurs
-Réduction significative du taux total de saignements, saignements sérieux et intracrâniens
BREF :
150mg BID a démontré une efficacité supérieure avec un taux similaire de saignement
110mg BID a démontré une efficacité similaire avec un taux significativement moindre de saignement
Passage de la warfarine au dabigatran :
-Arrêter la warfarine et instaurer le dabigatran lorsque le RNI est ≤2
-Prendre en mangeant pour diminuer dyspepsies
-150mg BID sauf s’il y a risque d’hémorragie, dans ce cas, utiliser 110mg BID
Score HAS-BLED (évaluation du risque d’hémorragie) :
H (HTA = 1pt)
A (Abnormal renal and liver fonction =1pt chacun)
S (Stroke =1pt)
B (Bleeding =1pt)
L (Labile RNI=1pt)
E (Elderly, âge ›65ans =1pt)
D (Drugs or alcohol = 1pt chacun) ex: clopidogrel, ASA, AINS
Score total donne nombre d’hémorragies par 100 patients-années
0=1.13, 1=1.02, 2= 1.88, 3=3.74, 4=8.70, 5=12.50
En cas d’hémorragie avec dabigatran :
-pas d’antidote
-par contre courte durée d’action, donc l’arrêt du traitement suffit d’ordinaire pour annuler toute activité anticoagulante excessive
-maîtriser l’hémorragie par pression mécanique
-remplacement liquidien et soutien hémodynamique
-envisager recours à des agents procoagulants ou à l’hémodialyse
Avant une chirurgie :
-Chez les patients avec une clairance normale : cesser 24h avant la chirurgie
-Sinon, cesser 2 à 4jrs avant la chirurgie, selon clairance
ASA + Pradax :
Pas contre-indiqué d’utiliser les 2 ensembles
*Si ASA en prévention primaire, souvent on cesse ASA à l’instauration du dabigatran
*Si ASA en prévention secondaire, conserve ASA pour effet antiplaquettaire.
Ajout dabigatran pour prophylaxie à cause FA
RECOMMANDATIONS du Canadian Cardiovascular Society :
Lignes directrices pour la prise en charge de la FA
-Patient à très faible risque (score CHADS2 de 0) → donner ASA 75 à 325mg/jr
-La plupart des patients devraient recevoir le dabigatran plutôt que la warfarine lorsqu’un traitement anticoagulant par voie orale est indiqué
Règle générale, la dose de dabigatran 150mg BID est préférable
Médicament d’exception à la RAMQ
*Lorsque l’anticoagulothérapie par warfarine ou nicoumalone ne permet pas de garder le RNI dans la marge thérapeutique OU
*Lorsque le suivi de l’anticoagulothérapie par la warfarine ou nicoumalone est difficile ou indisponible
Pour monographie complète avec la nouvelle indication voir au
www.boehringer-ingelheim.ca
André Lainesse, cardiologue. Rédigé par Chantal Desaulniers, pharmacienne.
La FA, quelques chiffres :
-Incidence : 25% des personnes développent de la FA après l’âge de 40ans
-Prévalence : 10% des personnes présentent de la FA après l’âge de 80ans
*30% des cas d’hospitalisation pour arythmie
*70% des sujets sont âgés de 65 à 85 ans
-25% des AVC surviennent au début de la FA
-›2fois de récidive dans les 6 premiers mois
-follow-up : 35% des patients FA auront AVC
-45% AVC emboliques sont d’origine cardiaque
-risque d’AVC ↑ de 5X
-FA est responsable de 15% de tous les AVC
-mortalité 30jrs post-AVC : 25% + ↑ que dans tous les AVC d’autres étiologies
-mortalité à 6mois post-AVC : 50% + ↑ que dans tous les AVC d’autres étiologies
Conséquences cliniques :
↑ incidence d’événements emboliques et risque d’AVC
↑ mortalité cardiaque et totale
↓ fonction systolique ventriculaire gauche
CHADS2 (grille d’évaluation du risque d’AVC)
C (congestive heart failure = 1 pt)
H (HTA = 1pt)
A (age › 75ans = 1pt)
D (diabète = 1pt)
S2 (stroke (AVC ou ICT antérieurs = 2pts
Nouvelles recommandations :
Score----Risque d’AVC----Traitement recommandé
0 : Risque Très faible (1.9%→pop générale):ASA 75-325mg/jr
1 : Risque faible (2.8%): Warfarine ou dabigatran
(dans certains cas, l’ASA peut être une alternative)
2 : Risque modéré à élevé (4%) : Warfarine ou dabigatran
(dans certains cas, l’ASA peut être une alternative)
3 et plus : Risque élevé : idem
Facteurs de risque élevé
-histoire d’AVC ou ICT
-histoire d’embolie artérielle périphérique
-HTA
-Dysfonction systolique V.G.
- › 75ans
-Sténose valvulaire mitrale
-prothèses valvulaires
Facteurs de risque modéré
-65 à 75ans
-Diabète
-Cardiopathie ischémique sans dysfonction ventriculaire
**anticoagulation avec antagoniste vit-K est recommandé chez patients avec plus d’un facteur de risque modéré, quoique maintenant… (fait partie des anciennes recommandations)
Prévention des AVC emboliques en FA
Warfarine vs placebo : ↓67% AVC ↓26% décès
ASA : ↓21% AVC
Pradax : ↓ 34% supplémentaire p/r à la warfarine (pour la dose de 150mg BID)
(↓ similaire pour dose de 110mg BID)
Problèmes avec la warfarine (chez la population FA) :
-47% des patients à haut risque ne prennent pas de warfarine (patient qui auraient indication d’en prendre)
Pourquoi les personnes âgées ne reçoivent pas de coumadin? (raisons données par md)
-hémorragie antérieure ou présente
-possibilité de chute (quoique 90% des chutes sont sans dommage)
-refus/compliance
-atteinte cognitive/maladie grave associée/autres
-taux d’utilisation de warfarine ↓ avec l’âge, quoique les risques ↑
-44% des patients (qui prennent la warfarine) sont dans l’intervalle thérapeutique
-15% des patients qui ont indication d’avoir anticoagulothérapie sont dans l’intervalle thérapeutique
-monitoring fréquent (index thérapeutique étroit)
-début d’action lent
-interactions médicamenteuses et alimentaires (+ R-OH)
-risque d’hémorragie (double le risque d’hémorragie)
*majeure : 2.3%/année
*cérébrale : 6.3%/année
*** séquelles d’une hémorragie cérébrale sont moins sévères que celles d’un AVC ischémique
Renseignements pharmacologiques PRADAX :
Inhibiteur direct et réversible de la thrombine, enzyme principal dans le procédé responsable de la formation de caillot
-pro-médicament
-T1/2 : 12 à 17h
-environ 80% excrétion rénale (ok si clairance ≥30mL/min)
Au Canada, n’avons pas l’indication, mais aux États-Unis, pour clairance entre 15-30mL/min, indication pour dabigatran 75mg BID
-6.5% biodisponibilité
-début d’action rapide
-effets anticoagulants prédictibles et consistants
-peu d’interactions médicamenteuses significatives et aucune interaction alimentaire
-aucun monitoring de la coagulation
-effets indésirables comparables à la warfarine, sauf dyspepsies plus ↑
Étude RE-LY (Dabigatran vs warfarin)
-plus de 18000 patients
-durée moyenne du suivi = 2ans
**preuve de non-infériorité pour les doses de dabigatran 110mg et 150mg BID (p‹0.001)
**preuve de supériorité pour dose de 150mg BID (p‹0.001)
**pas contre-indiqué de le donner aux patients coronariens. Dans l’étude, on note une ↑ des IM, qu’on ne peut pas considérer, pcq 21% de tous les IM sont survenus pendant la période où les patients ne prenaient plus le médicament à l’étude.
Sommaire des résultats
110mg vs warfarine
-Taux comparables des AVC/embolies systémiques
-Réduction statistiquement significative des AVC hémorragiques
-Réduction statistiquement significative des événements hémorragiques majeurs
-Réduction significative du taux total de saignements, saignements sérieux et intracrâniens
150mg vs warfarine
-Réduction statistiquement significative des AVC/embolies systémiques
-Réduction statistiquement significative des AVC hémorragiques
-Réduction statistiquement significative de la mortalité vasculaire
-Taux comparables d’événements hémorragiques majeurs
-Réduction significative du taux total de saignements, saignements sérieux et intracrâniens
BREF :
150mg BID a démontré une efficacité supérieure avec un taux similaire de saignement
110mg BID a démontré une efficacité similaire avec un taux significativement moindre de saignement
Passage de la warfarine au dabigatran :
-Arrêter la warfarine et instaurer le dabigatran lorsque le RNI est ≤2
-Prendre en mangeant pour diminuer dyspepsies
-150mg BID sauf s’il y a risque d’hémorragie, dans ce cas, utiliser 110mg BID
Score HAS-BLED (évaluation du risque d’hémorragie) :
H (HTA = 1pt)
A (Abnormal renal and liver fonction =1pt chacun)
S (Stroke =1pt)
B (Bleeding =1pt)
L (Labile RNI=1pt)
E (Elderly, âge ›65ans =1pt)
D (Drugs or alcohol = 1pt chacun) ex: clopidogrel, ASA, AINS
Score total donne nombre d’hémorragies par 100 patients-années
0=1.13, 1=1.02, 2= 1.88, 3=3.74, 4=8.70, 5=12.50
En cas d’hémorragie avec dabigatran :
-pas d’antidote
-par contre courte durée d’action, donc l’arrêt du traitement suffit d’ordinaire pour annuler toute activité anticoagulante excessive
-maîtriser l’hémorragie par pression mécanique
-remplacement liquidien et soutien hémodynamique
-envisager recours à des agents procoagulants ou à l’hémodialyse
Avant une chirurgie :
-Chez les patients avec une clairance normale : cesser 24h avant la chirurgie
-Sinon, cesser 2 à 4jrs avant la chirurgie, selon clairance
ASA + Pradax :
Pas contre-indiqué d’utiliser les 2 ensembles
*Si ASA en prévention primaire, souvent on cesse ASA à l’instauration du dabigatran
*Si ASA en prévention secondaire, conserve ASA pour effet antiplaquettaire.
Ajout dabigatran pour prophylaxie à cause FA
RECOMMANDATIONS du Canadian Cardiovascular Society :
Lignes directrices pour la prise en charge de la FA
-Patient à très faible risque (score CHADS2 de 0) → donner ASA 75 à 325mg/jr
-La plupart des patients devraient recevoir le dabigatran plutôt que la warfarine lorsqu’un traitement anticoagulant par voie orale est indiqué
Règle générale, la dose de dabigatran 150mg BID est préférable
Médicament d’exception à la RAMQ
*Lorsque l’anticoagulothérapie par warfarine ou nicoumalone ne permet pas de garder le RNI dans la marge thérapeutique OU
*Lorsque le suivi de l’anticoagulothérapie par la warfarine ou nicoumalone est difficile ou indisponible
Pour monographie complète avec la nouvelle indication voir au
www.boehringer-ingelheim.ca
Micronor en allaitement
Comme je cotoie plusieurs mamans qui allaitent et qui prennent du Micronor, je me suis rendue compte que malheureusement, le conseil de base du pharmacien était absent, incomplet et/ou incompris.
Certaines mamans pensaient devoir prendre la pilule 3 semaines et la 4e semaine ne pas la prendre (pilule de farine à jeter comme les autres anovulants...).
Plusieurs mamans n'étaient pas au courant de la procédure en cas d'oubli: si délai de 3heures ou plus, 48h avec un autre moyen de contraception.
Voici en plus un avis de Santé Canada trouvé par Manon Couture, pharmacienne, suite à une inquiétude d'une maman avec un bébé qui ne prenait pas assez de poids. Dans son cas, je ne crois pas le Micronor responsable, car les rapports de cas sont très rares et parlent plutôt de perte ou d'absence de prise de poids.
Avis du Comité d’experts en planning familial de l’Institut national de santé publique du Québec concernant l’utilisation des pilules à progestatif seul (Micronor®) durant l’allaitement
30 mars 2011
Le communiqué de Santé Canada
En juillet 2007, Santé Canada a émis un communiqué faisant état de l’existence de 13 déclarations canadiennes de diminution de la lactation puerpérale soupçonnée associée à l’utilisation de la pilule à progestatif seul Micronor® (POP), et ce, depuis la mise en marché de ce contraceptif oral en 1972. Dans certaines de ces déclarations, on a également signalé la perte ou l’absence de prise de poids chez les nouveau-nés allaités. Les cas concernaient des mères, en période postnatale, âgées de 22 à 35 ans (médiane de 30 ans). L'âge n'était pas indiqué dans 2 cas. La thérapie à la noréthindrone a été débutée plus de 6 semaines après l'accouchement dans 9 cas et moins de 6 semaines après l'accouchement dans 3 cas. Cette information n'a pas été fournie dans 1 cas. Le delai d'apparition de la réaction a été signalé dans 9 des cas et variait de 3 à 16 jours après le début de la thérapie à la noréthindrone. Lorsqu'on a mis fin à la thérapie, 10 femmes ont vu leur production de lait augmenter et 3 d'entre elles avaient utilisé des produits de santé pour améliorer la lactation (dompéridone, fenugrec et chardon béni).
Les évidences scientifiques
Une revue de littérature a été mise à jour et une autre publiée, en 2010, sur ce sujet. Dans la revue de littérature Cochrane on cite deux essais randomisés dans lesquels l’utilisation de Micronor durant les 14 premiers jours post-partum ou après six semaines post-partum, comparativement à un placébo, n’a pas causé de différence significative dans le volume de lait maternel, sa composition et la croissance des nouveau-nés. La conclusion de cette revue est que les données scientifiques sont insuffisantes pour conclure qu’il existe un effet des POP sur la quantité et la qualité du lait maternel ou sur la croissance des nouveau-nés.
Dans la seconde revue de littérature on fait état des mêmes essais randomisés. On décrit également un essai clinique non randomisé dont les participantes utilisant une POP durant les jours 2 à 14 post-partum présentaient une production lactée et une croissance des nouveau-nés supérieures au groupe des femmes qui utilisaient un placébo. Cette revue de littérature expose également les résultats de plusieurs études observationnelles dans lesquelles, quelque soit le moment où la POP est débutée après l’accouchement, on observe :
o Une augmentation ou aucune différence dans la durée de la lactation, chez les femmes utilisant les POP comparativement à celles utilisant la méthode de l’aménorrhée liée à la lactation (LAM).
o Une utilisation moins grande de suppléments alimentaires et une plus grande production lactée ou aucune différence dans ces paramètres, chez les femmes utilisant une POP comparativement à celles utilisant une méthode contraceptive non hormonale.
o Aucun effet des POP sur le poids et la croissance des nouveau-nés comparativement à un placébo.
Les données sont similaires pour les autres contraceptifs à progestatif seul (injections et implants contraceptifs, stérilet contenant un progestatif).
La conclusion de cette revue est que les évidences scientifiques sont consistantes pour affirmer que les méthodes contraceptives à progestatif seul, telles que les POP, ne compromettent pas la capacité des femmes à allaiter et n’affectent pas la croissance, la santé et le développement de l’enfant durant sa première année de vie.
Les recommandations internationales
Deux grandes organisations, l’Organisation mondiale de la santé et le Centers for Disease Control and Prevention, ont émis des recommandations quant à l’utilisation des POP en post-partum. Leurs recommandations sont légèrement différentes.
Dans les deux documents les catégories de classification utilisées pour les problèmes ou conditions de santé sont semblables:
Catégorie 1 : condition pour laquelle il n’y a aucune restriction à utiliser la méthode contraceptive.
Catégorie 2 : condition pour laquelle les avantages d’utiliser la méthode contraceptive généralement surpassent les risques prouvés ou potentiels
Catégorie 3 : condition pour laquelle les risques prouvés ou potentiels généralement surpassent les avantages d’utiliser la méthode.
Catégorie 4 : condition pour laquelle les risques d’utiliser la méthode sont inacceptables.
Les recommandations de ces deux organisations sont les suivantes :
Organisation mondiale de la santé
Allaitement :
< 6 semaines post-partum: Catégorie 3
≥ 6 semaines à < 6 mois post-partum : Catégorie 1
≥ 6 mois post-partum : Catégorie 1
Centers for Disease Control and Prevention
Allaitement :
< 1 mois post-partum : Catégorie 2
≥ 1 mois à < 6 mois post-partum: Catégorie 1
≥ 6 mois post-partum : Catégorie 1
La position de l’INSPQ
En accord avec les autorités internationales et tel que stipulé dans le Guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans - 2011, la position de l’INSPQ est la suivante :
Méthodes contraceptives pendant l’allaitement :
Voici les méthodes contraceptives que vous pouvez utiliser si vous allaitez :
o Le condom
o Le stérilet
o La pilule à progestatif seul (Micronor®)
o L’injection contraceptive (Depo-Provera®)
o Le diaphragme ou la cape cervicale
o Les contraceptifs hormonaux combinés, c’est-à-dire toutes les pilules contraceptives habituelles qui contiennent de l’oestrogène et un progestatif, le timbre contraceptif et l’anneau vaginal contraceptif : il est suggéré d’attendre au moins six semaines après l’accouchement ou la césarienne avant de commencer ce type de méthode.
Si vous prenez des contraceptifs hormonaux (contraceptifs hormonaux combinés, pilule à progestatif seul, injection contraceptive, stérilet au levonorgestrel Mirena®), soyez attentive à votre production de lait ainsi qu’à la croissance du bébé et à sa satisfaction au sein. Si vous notez un problème, communiquez avec une consultante en lactation (IBCLC), votre sage-femme, votre médecin ou l’infirmière du CLSC.
Tel que constaté, ces recommandations autorisent l’utilisation des POP durant l’allaitement sans délai particulier après l’accouchement, tout en prenant soin d’aviser les femmes de porter attention à leur production lactée ainsi qu’à la croissance et à la satisfaction au sein du nouveau-né. Rappelons que le début de l’utilisation des POP dans les 21 jours qui suivent l’accouchement ou la césarienne permet d’assurer une contraception efficace avant la première ovulation.
L’INSPQ reconnaît que certains cas particuliers de réduction de la production lactée peuvent survenir, tel que montré dans le communiqué de Santé Canada en 2007. Cependant, compte tenu des évidences scientifiques, ces situations particulières ne peuvent être généralisées à la population.
Certaines mamans pensaient devoir prendre la pilule 3 semaines et la 4e semaine ne pas la prendre (pilule de farine à jeter comme les autres anovulants...).
Plusieurs mamans n'étaient pas au courant de la procédure en cas d'oubli: si délai de 3heures ou plus, 48h avec un autre moyen de contraception.
Voici en plus un avis de Santé Canada trouvé par Manon Couture, pharmacienne, suite à une inquiétude d'une maman avec un bébé qui ne prenait pas assez de poids. Dans son cas, je ne crois pas le Micronor responsable, car les rapports de cas sont très rares et parlent plutôt de perte ou d'absence de prise de poids.
Avis du Comité d’experts en planning familial de l’Institut national de santé publique du Québec concernant l’utilisation des pilules à progestatif seul (Micronor®) durant l’allaitement
30 mars 2011
Le communiqué de Santé Canada
En juillet 2007, Santé Canada a émis un communiqué faisant état de l’existence de 13 déclarations canadiennes de diminution de la lactation puerpérale soupçonnée associée à l’utilisation de la pilule à progestatif seul Micronor® (POP), et ce, depuis la mise en marché de ce contraceptif oral en 1972. Dans certaines de ces déclarations, on a également signalé la perte ou l’absence de prise de poids chez les nouveau-nés allaités. Les cas concernaient des mères, en période postnatale, âgées de 22 à 35 ans (médiane de 30 ans). L'âge n'était pas indiqué dans 2 cas. La thérapie à la noréthindrone a été débutée plus de 6 semaines après l'accouchement dans 9 cas et moins de 6 semaines après l'accouchement dans 3 cas. Cette information n'a pas été fournie dans 1 cas. Le delai d'apparition de la réaction a été signalé dans 9 des cas et variait de 3 à 16 jours après le début de la thérapie à la noréthindrone. Lorsqu'on a mis fin à la thérapie, 10 femmes ont vu leur production de lait augmenter et 3 d'entre elles avaient utilisé des produits de santé pour améliorer la lactation (dompéridone, fenugrec et chardon béni).
Les évidences scientifiques
Une revue de littérature a été mise à jour et une autre publiée, en 2010, sur ce sujet. Dans la revue de littérature Cochrane on cite deux essais randomisés dans lesquels l’utilisation de Micronor durant les 14 premiers jours post-partum ou après six semaines post-partum, comparativement à un placébo, n’a pas causé de différence significative dans le volume de lait maternel, sa composition et la croissance des nouveau-nés. La conclusion de cette revue est que les données scientifiques sont insuffisantes pour conclure qu’il existe un effet des POP sur la quantité et la qualité du lait maternel ou sur la croissance des nouveau-nés.
Dans la seconde revue de littérature on fait état des mêmes essais randomisés. On décrit également un essai clinique non randomisé dont les participantes utilisant une POP durant les jours 2 à 14 post-partum présentaient une production lactée et une croissance des nouveau-nés supérieures au groupe des femmes qui utilisaient un placébo. Cette revue de littérature expose également les résultats de plusieurs études observationnelles dans lesquelles, quelque soit le moment où la POP est débutée après l’accouchement, on observe :
o Une augmentation ou aucune différence dans la durée de la lactation, chez les femmes utilisant les POP comparativement à celles utilisant la méthode de l’aménorrhée liée à la lactation (LAM).
o Une utilisation moins grande de suppléments alimentaires et une plus grande production lactée ou aucune différence dans ces paramètres, chez les femmes utilisant une POP comparativement à celles utilisant une méthode contraceptive non hormonale.
o Aucun effet des POP sur le poids et la croissance des nouveau-nés comparativement à un placébo.
Les données sont similaires pour les autres contraceptifs à progestatif seul (injections et implants contraceptifs, stérilet contenant un progestatif).
La conclusion de cette revue est que les évidences scientifiques sont consistantes pour affirmer que les méthodes contraceptives à progestatif seul, telles que les POP, ne compromettent pas la capacité des femmes à allaiter et n’affectent pas la croissance, la santé et le développement de l’enfant durant sa première année de vie.
Les recommandations internationales
Deux grandes organisations, l’Organisation mondiale de la santé et le Centers for Disease Control and Prevention, ont émis des recommandations quant à l’utilisation des POP en post-partum. Leurs recommandations sont légèrement différentes.
Dans les deux documents les catégories de classification utilisées pour les problèmes ou conditions de santé sont semblables:
Catégorie 1 : condition pour laquelle il n’y a aucune restriction à utiliser la méthode contraceptive.
Catégorie 2 : condition pour laquelle les avantages d’utiliser la méthode contraceptive généralement surpassent les risques prouvés ou potentiels
Catégorie 3 : condition pour laquelle les risques prouvés ou potentiels généralement surpassent les avantages d’utiliser la méthode.
Catégorie 4 : condition pour laquelle les risques d’utiliser la méthode sont inacceptables.
Les recommandations de ces deux organisations sont les suivantes :
Organisation mondiale de la santé
Allaitement :
< 6 semaines post-partum: Catégorie 3
≥ 6 semaines à < 6 mois post-partum : Catégorie 1
≥ 6 mois post-partum : Catégorie 1
Centers for Disease Control and Prevention
Allaitement :
< 1 mois post-partum : Catégorie 2
≥ 1 mois à < 6 mois post-partum: Catégorie 1
≥ 6 mois post-partum : Catégorie 1
La position de l’INSPQ
En accord avec les autorités internationales et tel que stipulé dans le Guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans - 2011, la position de l’INSPQ est la suivante :
Méthodes contraceptives pendant l’allaitement :
Voici les méthodes contraceptives que vous pouvez utiliser si vous allaitez :
o Le condom
o Le stérilet
o La pilule à progestatif seul (Micronor®)
o L’injection contraceptive (Depo-Provera®)
o Le diaphragme ou la cape cervicale
o Les contraceptifs hormonaux combinés, c’est-à-dire toutes les pilules contraceptives habituelles qui contiennent de l’oestrogène et un progestatif, le timbre contraceptif et l’anneau vaginal contraceptif : il est suggéré d’attendre au moins six semaines après l’accouchement ou la césarienne avant de commencer ce type de méthode.
Si vous prenez des contraceptifs hormonaux (contraceptifs hormonaux combinés, pilule à progestatif seul, injection contraceptive, stérilet au levonorgestrel Mirena®), soyez attentive à votre production de lait ainsi qu’à la croissance du bébé et à sa satisfaction au sein. Si vous notez un problème, communiquez avec une consultante en lactation (IBCLC), votre sage-femme, votre médecin ou l’infirmière du CLSC.
Tel que constaté, ces recommandations autorisent l’utilisation des POP durant l’allaitement sans délai particulier après l’accouchement, tout en prenant soin d’aviser les femmes de porter attention à leur production lactée ainsi qu’à la croissance et à la satisfaction au sein du nouveau-né. Rappelons que le début de l’utilisation des POP dans les 21 jours qui suivent l’accouchement ou la césarienne permet d’assurer une contraception efficace avant la première ovulation.
L’INSPQ reconnaît que certains cas particuliers de réduction de la production lactée peuvent survenir, tel que montré dans le communiqué de Santé Canada en 2007. Cependant, compte tenu des évidences scientifiques, ces situations particulières ne peuvent être généralisées à la population.
Drug side effect linked with increased health risks for over 65s
Diane Fortin, aimerait bien avoir nos avis sur le sujet suivant: les dangers d'une prise multiple de médicaments avec effet anticholinergique sur les personnes âgées de 65 ans et plus.
Voici un extrait d'un communiqué de l'University of East Anglia, ce qui se rapproche le plus d'après elle, de l'article du Journal of the American Geriatrics Society auquel elle n'a malheureusement pas accès.
A side effect of many commonly used drugs appears to increase the risks of both cognitive impairment and death in older people, according to new research led by the University of East Anglia.
As part of the Medical Research Council’s Cognitive Function and Ageing Studies (CFAS) project, the study is the first systematic investigation into the long term health impacts of ‘anticholinergic activity’ – a known potential side effect of many prescription and over the counter drugs which affects the brain by blocking a key neurotransmitter called acetylcholine. The findings are published today (24 juin 2011) by the Journal of the American Geriatrics Society.
Medicines with some degree of anticholinergic effect are wide-ranging and many are frequently taken by older people. The groups with the greatest impact include: anti-depressants such as Amitriptyline, Imipramine and Clomipramine; tranquilisers such as Chlorpromazine and Trifluoperazine; bladder medication such as Oxybutynin; and antihistamines such as Chlorphenamine. Other drugs with an anticholinergic effect include: Atenolol, Furosemide and Nifedipine for heart problems; painkillers such as Codeine and Dextropropoxyphene; the asthma treatment Beclometasone; the epilepsy treatment Carbamazepine; and Timolol eyedrops which are used for glaucoma.
The large cohort study was launched as part of the drive to find ways of reducing risk factors for dementia which affects 820,000 people in the UK. The UEA researchers worked in collaboration with colleagues at University of Cambridge, Indiana University and National Health Service clinicians.
More than 13,000 men and women aged 65 and over from across the UK were included in the two-year study. Around half were found to use a medication with potential anticholinergic properties.
In the study, each drug taken by the participants was given a ranking based on the strength of its anticholinergic activity, or AntiCholinergic Burden (ACB) - 0 for no effect, 1 for mild effect, 2 for moderate effect and 3 for severe effect.
The key findings were:
• Twenty per cent of participants taking drugs with a total ACB of four or more had died by the end of the two-year study, compared with only seven per cent of those taking no anticholinergic drugs - the first time a link between anticholinergics and mortality has been shown.
• For every additional ACB point scored, the odds of dying increased by 26 per cent.
• Participants taking drugs with a combined ACB of five or more scored more than four per cent lower in a cognitive function test than those taking no anticholinergic medications – confirming evidence from previous smaller studies of a link between anticholinergics and cognitive impairment.
• The increased risks from anticholinergic drugs were shown to be cumulative, based on the number of anticholinergic drugs taken and the strength of each drug’s anticholinergic effect.
• Those who were older, of lower social class, and with a greater number of health conditions tended to take the most anticholinergic drugs.
Lead author Dr Chris Fox, clinical senior lecturer at Norwich Medical School, University of East Anglia, said: “This is the first large scale study into the long-term impact of medicines which block acetylcholine - a common brain neurotransmitter - on humans, and our results show a potentially serious effect on mortality. Clinicians should conduct regular reviews of the medication taken by their older patients, both prescribed and over the counter, and wherever possible avoid prescribing multiple drugs with anticholinergic effects.
A group of scientists led by the Regenstrief Institute in Indianapolis, US, supported by scientists from Norwich Medical School at UEA, and the NHS, developed the AntiCholinergic Burden scale (www.indydiscoverynetwork.org/AnticholinergicCognitiveBurdenScale.html). Dr Malaz Boustani, Associate Professor of Medicine at Indiana University, who reviews the benefits and harms of these medications with patients at the Wishard Healthy Aging Brain Centre in Indianapolis, said: “Our findings make it clear that clinicians need to review the cumulative anticholinergic burden in people presenting with cognitive impairment to determine if the drugs are causing decline in mental status. Every clinician has the duty to protect the brains of their patients and every patient needs to bring over the counter and prescription drugs to their doctor’s appointment for a comprehensive review.”
CFAS is a large, multi-centre initiative launched 20 years ago to examine health and cognitive function in older adults. The study was conducted in Nottingham, Newcastle, Liverpool, Wales, Oxford and Cambridgeshire. See www.cfas.ac.uk.
Voici le lien pour l'article complet et vous y trouverez aussi le lien pour la liste des médicaments avec leur potentiel anticholinergique.
http://www.uea.ac.uk/mac/comm/media/press/2011/June/drughealthrisk
Voici un extrait d'un communiqué de l'University of East Anglia, ce qui se rapproche le plus d'après elle, de l'article du Journal of the American Geriatrics Society auquel elle n'a malheureusement pas accès.
A side effect of many commonly used drugs appears to increase the risks of both cognitive impairment and death in older people, according to new research led by the University of East Anglia.
As part of the Medical Research Council’s Cognitive Function and Ageing Studies (CFAS) project, the study is the first systematic investigation into the long term health impacts of ‘anticholinergic activity’ – a known potential side effect of many prescription and over the counter drugs which affects the brain by blocking a key neurotransmitter called acetylcholine. The findings are published today (24 juin 2011) by the Journal of the American Geriatrics Society.
Medicines with some degree of anticholinergic effect are wide-ranging and many are frequently taken by older people. The groups with the greatest impact include: anti-depressants such as Amitriptyline, Imipramine and Clomipramine; tranquilisers such as Chlorpromazine and Trifluoperazine; bladder medication such as Oxybutynin; and antihistamines such as Chlorphenamine. Other drugs with an anticholinergic effect include: Atenolol, Furosemide and Nifedipine for heart problems; painkillers such as Codeine and Dextropropoxyphene; the asthma treatment Beclometasone; the epilepsy treatment Carbamazepine; and Timolol eyedrops which are used for glaucoma.
The large cohort study was launched as part of the drive to find ways of reducing risk factors for dementia which affects 820,000 people in the UK. The UEA researchers worked in collaboration with colleagues at University of Cambridge, Indiana University and National Health Service clinicians.
More than 13,000 men and women aged 65 and over from across the UK were included in the two-year study. Around half were found to use a medication with potential anticholinergic properties.
In the study, each drug taken by the participants was given a ranking based on the strength of its anticholinergic activity, or AntiCholinergic Burden (ACB) - 0 for no effect, 1 for mild effect, 2 for moderate effect and 3 for severe effect.
The key findings were:
• Twenty per cent of participants taking drugs with a total ACB of four or more had died by the end of the two-year study, compared with only seven per cent of those taking no anticholinergic drugs - the first time a link between anticholinergics and mortality has been shown.
• For every additional ACB point scored, the odds of dying increased by 26 per cent.
• Participants taking drugs with a combined ACB of five or more scored more than four per cent lower in a cognitive function test than those taking no anticholinergic medications – confirming evidence from previous smaller studies of a link between anticholinergics and cognitive impairment.
• The increased risks from anticholinergic drugs were shown to be cumulative, based on the number of anticholinergic drugs taken and the strength of each drug’s anticholinergic effect.
• Those who were older, of lower social class, and with a greater number of health conditions tended to take the most anticholinergic drugs.
Lead author Dr Chris Fox, clinical senior lecturer at Norwich Medical School, University of East Anglia, said: “This is the first large scale study into the long-term impact of medicines which block acetylcholine - a common brain neurotransmitter - on humans, and our results show a potentially serious effect on mortality. Clinicians should conduct regular reviews of the medication taken by their older patients, both prescribed and over the counter, and wherever possible avoid prescribing multiple drugs with anticholinergic effects.
A group of scientists led by the Regenstrief Institute in Indianapolis, US, supported by scientists from Norwich Medical School at UEA, and the NHS, developed the AntiCholinergic Burden scale (www.indydiscoverynetwork.org/AnticholinergicCognitiveBurdenScale.html). Dr Malaz Boustani, Associate Professor of Medicine at Indiana University, who reviews the benefits and harms of these medications with patients at the Wishard Healthy Aging Brain Centre in Indianapolis, said: “Our findings make it clear that clinicians need to review the cumulative anticholinergic burden in people presenting with cognitive impairment to determine if the drugs are causing decline in mental status. Every clinician has the duty to protect the brains of their patients and every patient needs to bring over the counter and prescription drugs to their doctor’s appointment for a comprehensive review.”
CFAS is a large, multi-centre initiative launched 20 years ago to examine health and cognitive function in older adults. The study was conducted in Nottingham, Newcastle, Liverpool, Wales, Oxford and Cambridgeshire. See www.cfas.ac.uk.
Voici le lien pour l'article complet et vous y trouverez aussi le lien pour la liste des médicaments avec leur potentiel anticholinergique.
http://www.uea.ac.uk/mac/comm/media/press/2011/June/drughealthrisk
30 janvier 2012
Soulager le mal de gorge
Bel article résumé du Protégez-vous sur les pastilles!
Le bon traitement?
«Ce qu’il faut bien comprendre avec le mal de gorge, c’est qu’il est causé par une infection virale dans près de 80 % des cas. Dans ces conditions, l’utilisation d’antibiotiques n’est pas possible», explique le Dr Jean Pelletier, médecin de famille à la clinique Notre-Dame et directeur du Département de médecine familiale et de médecine d’urgence à l’Université de Montréal. Dans ce cas, on peut simplement soulager la douleur par un traitement palliatif, comme des pastilles ou un vaporisateur.
Néanmoins, «si vous ressentez un mal de gorge intense et une fatigue généralisée combinés à une fièvre très élevée (au-dessus de 40 °C) et à une impossibilité d’avaler pendant plusieurs jours, il faut consulter», précise-t-il. L’infection est alors peut-être d’origine bactérienne et elle nécessite d’être traitée adéquatement. Surtout chez les enfants de trois à 10 ans, où elle peut cacher une pharyngite à streptocoque bêta hémolytique de groupe A.
Pastille ou vaporisateur?
«Les pastilles proposées en pharmacie favorisent la salivation et l’hydratation. Indirectement, elles permettent de lubrifier les muqueuses et d’atténuer l’inflammation», dit Diane Lamarre, pharmacienne et présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Le choix d’un vaporisateur en lieu et place des pastilles est dicté par les préférences du consommateur. L’effet obtenu est similaire, bien que les pastilles permettent une salivation plus prolongée.
Du menthol avec ça?
Certains produits qui contiennent du menthol ou de l’eucalyptus contribuent à masquer la douleur sans pour autant s’attaquer à l’inflammation. «Chez les enfants de deux à 18 ans, deux études rigoureuses viennent de montrer que le miel pasteurisé peut être préconisé pour son effet antitussif et de soulagement des maux de gorge», précise Mme Lamarre.
Antibactérien ou anesthésiant?
Les antibactériens, comme le cétylpyridinium, ajoutés dans les produits sont peu efficaces, puisque la majorité des infections sont d’ordre viral. De même, la présence d’un anesthésique, comme la benzocaïne, le phénol ou la dyclomine, a un effet de courte durée, mais peut aider au confort de la personne. «Dans tous les cas, ils ne sont pas meilleurs qu’une prise d’acétaminophène ou d’un anti-inflammatoire, comme l’ibuprofène», précise le Dr Pelletier.
Prudence tout de même avec ces anesthésiques. «Il est recommandé de ne pas boire de boisson chaude tout de suite après la prise d’un produit qui en contient. Le risque de brûlures est important, car la sensation de chaud est annulée par l’effet d’anesthésie locale. On peut aussi rencontrer des difficultés de déglutition. La prise après le repas est donc tout indiquée pour éviter l’étouffement, surtout chez les personnes âgées», précise Mme Lamarre.
Un conseil: surveillez votre tolérance aux allergies vis-à-vis de ces ingrédients ajoutés et lisez bien les étiquettes. Car, dans bien des cas, une même marque de produit proposera des molécules d’anesthésiques différentes dans ses pastilles et dans ses vaporisateurs.
Marque nationale ou maison?
«Après avoir vérifié que les ingrédients actifs de deux produits sont identiques, le consommateur peut faire le tri selon ses préférences. En termes d’efficacité, il n’y a pas de grosse différence», dit le Dr Pelletier.
«Dans le doute ou si les symptômes persistent, il ne faut pas hésiter à s’informer auprès de son pharmacien. Il saura vous conseiller ou vous rediriger vers un médecin si nécessaire», conclut Mme Lamarre.
Quelques conseils de base
Le soulagement de votre mal de gorge commence par des gestes simples:
- humidifier l’air;
- s’hydrater en buvant des jus de fruits ou de l’eau;
- privilégier des aliments froids et mous comme le yogourt ou la crème glacée.
Le bon traitement?
«Ce qu’il faut bien comprendre avec le mal de gorge, c’est qu’il est causé par une infection virale dans près de 80 % des cas. Dans ces conditions, l’utilisation d’antibiotiques n’est pas possible», explique le Dr Jean Pelletier, médecin de famille à la clinique Notre-Dame et directeur du Département de médecine familiale et de médecine d’urgence à l’Université de Montréal. Dans ce cas, on peut simplement soulager la douleur par un traitement palliatif, comme des pastilles ou un vaporisateur.
Néanmoins, «si vous ressentez un mal de gorge intense et une fatigue généralisée combinés à une fièvre très élevée (au-dessus de 40 °C) et à une impossibilité d’avaler pendant plusieurs jours, il faut consulter», précise-t-il. L’infection est alors peut-être d’origine bactérienne et elle nécessite d’être traitée adéquatement. Surtout chez les enfants de trois à 10 ans, où elle peut cacher une pharyngite à streptocoque bêta hémolytique de groupe A.
Pastille ou vaporisateur?
«Les pastilles proposées en pharmacie favorisent la salivation et l’hydratation. Indirectement, elles permettent de lubrifier les muqueuses et d’atténuer l’inflammation», dit Diane Lamarre, pharmacienne et présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Le choix d’un vaporisateur en lieu et place des pastilles est dicté par les préférences du consommateur. L’effet obtenu est similaire, bien que les pastilles permettent une salivation plus prolongée.
Du menthol avec ça?
Certains produits qui contiennent du menthol ou de l’eucalyptus contribuent à masquer la douleur sans pour autant s’attaquer à l’inflammation. «Chez les enfants de deux à 18 ans, deux études rigoureuses viennent de montrer que le miel pasteurisé peut être préconisé pour son effet antitussif et de soulagement des maux de gorge», précise Mme Lamarre.
Antibactérien ou anesthésiant?
Les antibactériens, comme le cétylpyridinium, ajoutés dans les produits sont peu efficaces, puisque la majorité des infections sont d’ordre viral. De même, la présence d’un anesthésique, comme la benzocaïne, le phénol ou la dyclomine, a un effet de courte durée, mais peut aider au confort de la personne. «Dans tous les cas, ils ne sont pas meilleurs qu’une prise d’acétaminophène ou d’un anti-inflammatoire, comme l’ibuprofène», précise le Dr Pelletier.
Prudence tout de même avec ces anesthésiques. «Il est recommandé de ne pas boire de boisson chaude tout de suite après la prise d’un produit qui en contient. Le risque de brûlures est important, car la sensation de chaud est annulée par l’effet d’anesthésie locale. On peut aussi rencontrer des difficultés de déglutition. La prise après le repas est donc tout indiquée pour éviter l’étouffement, surtout chez les personnes âgées», précise Mme Lamarre.
Un conseil: surveillez votre tolérance aux allergies vis-à-vis de ces ingrédients ajoutés et lisez bien les étiquettes. Car, dans bien des cas, une même marque de produit proposera des molécules d’anesthésiques différentes dans ses pastilles et dans ses vaporisateurs.
Marque nationale ou maison?
«Après avoir vérifié que les ingrédients actifs de deux produits sont identiques, le consommateur peut faire le tri selon ses préférences. En termes d’efficacité, il n’y a pas de grosse différence», dit le Dr Pelletier.
«Dans le doute ou si les symptômes persistent, il ne faut pas hésiter à s’informer auprès de son pharmacien. Il saura vous conseiller ou vous rediriger vers un médecin si nécessaire», conclut Mme Lamarre.
Quelques conseils de base
Le soulagement de votre mal de gorge commence par des gestes simples:
- humidifier l’air;
- s’hydrater en buvant des jus de fruits ou de l’eau;
- privilégier des aliments froids et mous comme le yogourt ou la crème glacée.
16 janvier 2012
Grossesse: les antidépresseurs dangereux pour les nouveaux nés
Tiré de La Presse.ca
La prise d'antidépresseurs de type ISRS après la 20e semaine d'aménorrhée est associée à un risque doublé d'hypertension pulmonaire persistante chez le nouveau-né (de 1.2 à 3 pour 1000).
Le nombre de nouveaux nés souffrant de cette maladie est de 1,2 pour mille en moyenne, le taux de mortalité chez les individus nés avec une hypertension pulmonaire persistante était de 15%.
L'étude du Karolinska prend en compte 1,6 million de naissances survenues entre 1996 et 2007 dans les cinq pays d'Europe du nord (Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède). Il s'agit de la première étude représentative de cette envergure, qui complète l'étude Chambers publiée en 2006 dans le New England Journal of Medicine.
Selon l'étude, les 11 000 femmes prenant des antidépresseurs en fin de grossesse ont donné naissance à 33 enfants atteints d'hypertension pulmonaire.
«Les médecins qui traitent des patientes enceintes contre la dépression doivent s'efforcer d'envisager des approches non médicamenteuses», prévient la responsable de l'étude, Helle Kieler, dans un communiqué.
Selon l'étude, les risques sont identiques pour tous les principes actifs étudiés, c'est-à-dire la fluoxétine, le citalopram, la sertaline, la paroxétine et l'escitalopram.
La prise d'antidépresseurs de type ISRS après la 20e semaine d'aménorrhée est associée à un risque doublé d'hypertension pulmonaire persistante chez le nouveau-né (de 1.2 à 3 pour 1000).
Le nombre de nouveaux nés souffrant de cette maladie est de 1,2 pour mille en moyenne, le taux de mortalité chez les individus nés avec une hypertension pulmonaire persistante était de 15%.
L'étude du Karolinska prend en compte 1,6 million de naissances survenues entre 1996 et 2007 dans les cinq pays d'Europe du nord (Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède). Il s'agit de la première étude représentative de cette envergure, qui complète l'étude Chambers publiée en 2006 dans le New England Journal of Medicine.
Selon l'étude, les 11 000 femmes prenant des antidépresseurs en fin de grossesse ont donné naissance à 33 enfants atteints d'hypertension pulmonaire.
«Les médecins qui traitent des patientes enceintes contre la dépression doivent s'efforcer d'envisager des approches non médicamenteuses», prévient la responsable de l'étude, Helle Kieler, dans un communiqué.
Selon l'étude, les risques sont identiques pour tous les principes actifs étudiés, c'est-à-dire la fluoxétine, le citalopram, la sertaline, la paroxétine et l'escitalopram.
10 septembre 2011
Ces horloges qui rythment nos vies
Tiré du Devoir
Appétit, sommeil, hormones... l'horloge biologique règle tout!
Quand elle travaillait comme agent de bord, Stéphanie se couchait à 14 heures. Au saut du lit, à 18 heures, cap sur l'aéroport, où le vol de 22 heures pour l'Europe l'attendait. Toute la nuit, elle répondait aux besoins des voyageurs. Atterrissant au petit matin, elle s'offrait cinq heures de sommeil avant de prendre le rythme européen. Puis, rebelote, en sens inverse, deux jours plus tard. La jeune femme est revenue à un travail plus conventionnel depuis. «Il fallait que je sois hyper stricte dans ma routine, sans jamais en déroger», explique-t-elle. «Et que je fasse du sport. Sinon, je tombais malade, rhume sur rhume!» Pas étonnant. Déroger à notre horloge biologique met notre santé en danger.
Par exemple, les infirmières de nuit et les agents de bord s'exposent à un risque accru de cancer du sein, de la prostate, de l'endomètre, du côlon et de certains lymphomes. Si bien qu'à l'instar des rayons UV et d'une panoplie de substances chimiques, le travail en horaire décalé est considéré comme un «agent potentiellement cancérogène pour l'homme» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Nous en avons «presque la preuve complète. Nous sommes tout près de confirmer que c'est clairement cancérogène pour l'homme. Pour cette raison, le Danemark a décidé de rembourser les femmes atteintes de cancer du sein qui ont une histoire de travail [décalé] de plus de 10 ans», précise le Dr Francis Lévi de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) en France. Le Devoir l'a rencontré dans le cadre d'un symposium canadien de recherche sur les rythmes circadiens qui avait lieu en juin dernier à l'Institut universitaire en santé mentale (IUSM) Douglas.
Les scientifiques ont aussi observé que les patients dont les rythmes biologiques circadiens (d'environ 24 heures) étaient perturbés — comme c'est le cas chez les travailleurs de nuit — voyaient leur tumeur cancéreuse évoluer plus rapidement que ceux qui vivaient en harmonie avec leurs rythmes internes.
Chaque être humain est doté d'une horloge biologique formée de deux petits pois, appelés noyaux suprachiasmatiques de l'hypothalamus, qui sont situés à la base du cerveau. Appétit, sommeil, hormones... cette horloge règle tout! «En fait, il existe des horloges circadiennes dans presque toutes les cellules du corps. Ça fait tic tac partout!», explique ce chercheur français qui oeuvre à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, en banlieue de Paris.
Chronothérapie
Et si, plutôt que de la subir, on se servait de cette horloge à notre avantage? Les scientifiques commencent à l'utiliser: ils se sont rendu compte qu'administrer une chimiothérapie à 4 heures du matin est plus efficace, tout en réduisant les effets secondaires! Appelée «chronothérapie», cette approche commence à faire des petits.
L'équipe du Dr Lévi a effectué une étude clinique auprès d'un groupe de patients atteints d'un cancer colorectal métastatique. Ils recevaient un médicament reconnu pour ses propriétés anticancéreuses de 22 heures à 10 heures, avec un pic à 4 heures du matin. À cette heure, le médicament ciblait mieux les cellules malades en épargnant les cellules saines, réduisant du même coup les effets indésirables d'un tel traitement-choc.
La toxicité est apparue en moyenne cinq fois moins importante en chronothérapie que lors d'une perfusion constante. «Et si le pic de perfusion survenait à 16 heures au lieu de 4 heures du matin, le médicament redevenait aussi toxique que lors d'une perfusion constante», ajoute le chercheur français.
Selon lui, cette différence s'explique par le fait que, à 4 heures du matin, moins de cellules saines sont sensibles au médicament. Elles «dorment», d'une certaine manière. En effet, c'est à cette heure que la synthèse d'ADN est à son plus bas... sauf dans les cellules cancéreuses, qui se reproduisent sans cesse: leur horloge est totalement déréglée.
«Si on donne le médicament à 4 heures, on est donc moins toxique, on épargne plus de cellules saines, explique le spécialiste. L'autre aspect est que les cellules saines sont elles-mêmes capables de détoxifier l'organisme. Si on les épargne, elles seront donc plus nombreuses pour éliminer le médicament de l'organisme. Ce sont divers mécanismes qui sont coordonnés et qui aboutissent à cette plus grande tolérance à la chimiothérapie.»
«Quand les substances anticancéreuses sont mieux tolérées, elles sont aussi plus efficaces. Les deux vont généralement de pair», poursuit le chercheur tout en affirmant qu'on observe souvent un doublement de l'efficacité de la chimiothérapie lorsqu'elle est administrée en chronothérapie.
La toxicité de la chimiothérapie en administration traditionnelle provoque probablement une destruction du système circadien, croit le Dr Lévi. «Si le médicament est toxique pour toutes les cellules, on a un moindre contrôle de la tumeur par les cellules saines de l'organisme qui contiennent des horloges circadiennes. C'est assez surprenant, car, en cancérologie, on dit habituellement que plus on est toxique, plus on est efficace. Avec la chronothérapie, moins on est toxique, plus on est efficace. En fait, il faut éviter la destruction des horloges circadiennes pour être le plus efficace possible contre la tumeur», explique-t-il.
Les hommes et les femmes en décalage
Dans les diverses études cliniques effectuées jusqu'à présent, l'amélioration de la tolérance et de l'efficacité des médicaments anticancéreux en chronothérapie ne survenait toutefois que chez les hommes. «Je crois simplement que, chez les femmes, on n'a pas trouvé le bon chemin», constate le Dr Lévi, tout en faisant remarquer que la chronotolérance et la chronoefficacité ont d'abord été explorées chez des souris mâles avant d'être utilisées chez les patients «avec l'idée qu'on est tous égaux, pareils».
«Par le chemin élaboré lors de nos études expérimentales chez la souris mâle, on a trouvé que la filiation de la souris à l'humain se faisait très bien chez les hommes, mais que, chez les femmes, ce n'est pas le même chemin. Pourtant, la souris femelle a aussi, comme la souris mâle, des rythmes très importants de toxicité, mais on a trouvé un décalage de quatre à six heures dans l'heure optimale d'administration pour un même produit entre la souris mâle et la souris femelle», précise-t-il.
Selon le chercheur de l'INSERM, deux facteurs expliqueraient pourquoi la chronothérapie s'est jusqu'à maintenant avérée inefficace chez la femme. D'une part, l'heure optimale d'administration diffère chez l'homme et la femme. D'autre part, la dose optimale serait très différente. «Quand on donne la même dose aux hommes et aux femmes, on a environ 25 % de toxicité de plus chez les femmes que chez les hommes. Et quand la toxicité est plus élevée, il y a destruction des horloges circadiennes.»
En France, l'équipe du Dr Lévi a mis au point des systèmes non invasifs permettant de mesurer les rythmes individuels tels que le rythme d'activité-repos des patients, qui est un bon marqueur du rythme circadien, et celui de la température corporelle. «On obtient ainsi un suivi personnalisé des rythmes circadiens de chaque patient, ce qui permet de déterminer les horaires de chronothérapie les mieux adaptés à chaque individu.»
Dans le monde, il existe à l'heure actuelle une trentaine de centres médicaux qui proposent la chronothérapie à des patients atteints de cancers du pancréas, du poumon, du sein ou colorectal.
Merci à Jonathan Poirier, pharmacien, d'avoir partagé cet article sur Facebook
Appétit, sommeil, hormones... l'horloge biologique règle tout!
Quand elle travaillait comme agent de bord, Stéphanie se couchait à 14 heures. Au saut du lit, à 18 heures, cap sur l'aéroport, où le vol de 22 heures pour l'Europe l'attendait. Toute la nuit, elle répondait aux besoins des voyageurs. Atterrissant au petit matin, elle s'offrait cinq heures de sommeil avant de prendre le rythme européen. Puis, rebelote, en sens inverse, deux jours plus tard. La jeune femme est revenue à un travail plus conventionnel depuis. «Il fallait que je sois hyper stricte dans ma routine, sans jamais en déroger», explique-t-elle. «Et que je fasse du sport. Sinon, je tombais malade, rhume sur rhume!» Pas étonnant. Déroger à notre horloge biologique met notre santé en danger.
Par exemple, les infirmières de nuit et les agents de bord s'exposent à un risque accru de cancer du sein, de la prostate, de l'endomètre, du côlon et de certains lymphomes. Si bien qu'à l'instar des rayons UV et d'une panoplie de substances chimiques, le travail en horaire décalé est considéré comme un «agent potentiellement cancérogène pour l'homme» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Nous en avons «presque la preuve complète. Nous sommes tout près de confirmer que c'est clairement cancérogène pour l'homme. Pour cette raison, le Danemark a décidé de rembourser les femmes atteintes de cancer du sein qui ont une histoire de travail [décalé] de plus de 10 ans», précise le Dr Francis Lévi de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) en France. Le Devoir l'a rencontré dans le cadre d'un symposium canadien de recherche sur les rythmes circadiens qui avait lieu en juin dernier à l'Institut universitaire en santé mentale (IUSM) Douglas.
Les scientifiques ont aussi observé que les patients dont les rythmes biologiques circadiens (d'environ 24 heures) étaient perturbés — comme c'est le cas chez les travailleurs de nuit — voyaient leur tumeur cancéreuse évoluer plus rapidement que ceux qui vivaient en harmonie avec leurs rythmes internes.
Chaque être humain est doté d'une horloge biologique formée de deux petits pois, appelés noyaux suprachiasmatiques de l'hypothalamus, qui sont situés à la base du cerveau. Appétit, sommeil, hormones... cette horloge règle tout! «En fait, il existe des horloges circadiennes dans presque toutes les cellules du corps. Ça fait tic tac partout!», explique ce chercheur français qui oeuvre à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, en banlieue de Paris.
Chronothérapie
Et si, plutôt que de la subir, on se servait de cette horloge à notre avantage? Les scientifiques commencent à l'utiliser: ils se sont rendu compte qu'administrer une chimiothérapie à 4 heures du matin est plus efficace, tout en réduisant les effets secondaires! Appelée «chronothérapie», cette approche commence à faire des petits.
L'équipe du Dr Lévi a effectué une étude clinique auprès d'un groupe de patients atteints d'un cancer colorectal métastatique. Ils recevaient un médicament reconnu pour ses propriétés anticancéreuses de 22 heures à 10 heures, avec un pic à 4 heures du matin. À cette heure, le médicament ciblait mieux les cellules malades en épargnant les cellules saines, réduisant du même coup les effets indésirables d'un tel traitement-choc.
La toxicité est apparue en moyenne cinq fois moins importante en chronothérapie que lors d'une perfusion constante. «Et si le pic de perfusion survenait à 16 heures au lieu de 4 heures du matin, le médicament redevenait aussi toxique que lors d'une perfusion constante», ajoute le chercheur français.
Selon lui, cette différence s'explique par le fait que, à 4 heures du matin, moins de cellules saines sont sensibles au médicament. Elles «dorment», d'une certaine manière. En effet, c'est à cette heure que la synthèse d'ADN est à son plus bas... sauf dans les cellules cancéreuses, qui se reproduisent sans cesse: leur horloge est totalement déréglée.
«Si on donne le médicament à 4 heures, on est donc moins toxique, on épargne plus de cellules saines, explique le spécialiste. L'autre aspect est que les cellules saines sont elles-mêmes capables de détoxifier l'organisme. Si on les épargne, elles seront donc plus nombreuses pour éliminer le médicament de l'organisme. Ce sont divers mécanismes qui sont coordonnés et qui aboutissent à cette plus grande tolérance à la chimiothérapie.»
«Quand les substances anticancéreuses sont mieux tolérées, elles sont aussi plus efficaces. Les deux vont généralement de pair», poursuit le chercheur tout en affirmant qu'on observe souvent un doublement de l'efficacité de la chimiothérapie lorsqu'elle est administrée en chronothérapie.
La toxicité de la chimiothérapie en administration traditionnelle provoque probablement une destruction du système circadien, croit le Dr Lévi. «Si le médicament est toxique pour toutes les cellules, on a un moindre contrôle de la tumeur par les cellules saines de l'organisme qui contiennent des horloges circadiennes. C'est assez surprenant, car, en cancérologie, on dit habituellement que plus on est toxique, plus on est efficace. Avec la chronothérapie, moins on est toxique, plus on est efficace. En fait, il faut éviter la destruction des horloges circadiennes pour être le plus efficace possible contre la tumeur», explique-t-il.
Les hommes et les femmes en décalage
Dans les diverses études cliniques effectuées jusqu'à présent, l'amélioration de la tolérance et de l'efficacité des médicaments anticancéreux en chronothérapie ne survenait toutefois que chez les hommes. «Je crois simplement que, chez les femmes, on n'a pas trouvé le bon chemin», constate le Dr Lévi, tout en faisant remarquer que la chronotolérance et la chronoefficacité ont d'abord été explorées chez des souris mâles avant d'être utilisées chez les patients «avec l'idée qu'on est tous égaux, pareils».
«Par le chemin élaboré lors de nos études expérimentales chez la souris mâle, on a trouvé que la filiation de la souris à l'humain se faisait très bien chez les hommes, mais que, chez les femmes, ce n'est pas le même chemin. Pourtant, la souris femelle a aussi, comme la souris mâle, des rythmes très importants de toxicité, mais on a trouvé un décalage de quatre à six heures dans l'heure optimale d'administration pour un même produit entre la souris mâle et la souris femelle», précise-t-il.
Selon le chercheur de l'INSERM, deux facteurs expliqueraient pourquoi la chronothérapie s'est jusqu'à maintenant avérée inefficace chez la femme. D'une part, l'heure optimale d'administration diffère chez l'homme et la femme. D'autre part, la dose optimale serait très différente. «Quand on donne la même dose aux hommes et aux femmes, on a environ 25 % de toxicité de plus chez les femmes que chez les hommes. Et quand la toxicité est plus élevée, il y a destruction des horloges circadiennes.»
En France, l'équipe du Dr Lévi a mis au point des systèmes non invasifs permettant de mesurer les rythmes individuels tels que le rythme d'activité-repos des patients, qui est un bon marqueur du rythme circadien, et celui de la température corporelle. «On obtient ainsi un suivi personnalisé des rythmes circadiens de chaque patient, ce qui permet de déterminer les horaires de chronothérapie les mieux adaptés à chaque individu.»
Dans le monde, il existe à l'heure actuelle une trentaine de centres médicaux qui proposent la chronothérapie à des patients atteints de cancers du pancréas, du poumon, du sein ou colorectal.
Merci à Jonathan Poirier, pharmacien, d'avoir partagé cet article sur Facebook
L'aspirine n'est plus recommandée en prévention primaire
Voici l'avis du cardiologue Paul Poirier sur la question suite à des résultats d'études.
Tiré de Passeport santé
Prendre une faible dose d’aspirine par jour est désormais déconseillé par la Société canadienne de cardiologie.
Cette nouvelle directive vient bousculer une pratique établie en médecine occidentale depuis plus de 40 ans. En effet, de nombreux patients à risque de crise cardiaque ou d’AVC, parce qu’ils sont diabétiques ou qu’ils font de l’embonpoint ou de l’hypertension, par exemple, ont reçu la recommandation de prendre une faible dose d’aspirine quotidiennement, à vie.
Les nombreuses données scientifiques analysées par la Société canadienne de cardiologie indiquent d’une part que l’aspirine est très peu efficace à titre préventif et, d’autre part, que l’effet anticoagulant de ce médicament est à double tranchant. Il aide à prévenir la formation de caillots sanguins, mais accroît du même coup les risques de saignements, plus particulièrement dans le système digestif et au cerveau.
L’aspirine demeure toutefois conseillée comme traitement à vie aux personnes qui ont déjà été victimes d’une crise cardiaque ou d’un AVC.
«Le message à retenir est que l’aspirine ne sera plus utilisée de façon systématique en prévention», explique le Dr Paul Poirier, cardiologue et professeur à l’Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec.
Selon le Dr Poirier, les gens en bonne santé qui avalent quotidiennement une faible dose d’aspirine ne doivent pas absolument cesser de le faire s’ils n’ont pas d’effets secondaires. «Mais les médecins ne la suggéreront plus à de nouveaux patients, précise-t-il. Cela dit, si un patient qui prend de l’aspirine vient me voir et qu’il aborde le sujet, je vais probablement lui conseiller d’arrêter.» Un argument de plus en faveur des saines habitudes de vie, selon lui.
La Société canadienne de cardiologie est le premier regroupement de médecins et de scientifiques à travers le monde à déconseiller l’usage préventif de l’aspirine.
Tiré de Passeport santé
Prendre une faible dose d’aspirine par jour est désormais déconseillé par la Société canadienne de cardiologie.
Cette nouvelle directive vient bousculer une pratique établie en médecine occidentale depuis plus de 40 ans. En effet, de nombreux patients à risque de crise cardiaque ou d’AVC, parce qu’ils sont diabétiques ou qu’ils font de l’embonpoint ou de l’hypertension, par exemple, ont reçu la recommandation de prendre une faible dose d’aspirine quotidiennement, à vie.
Les nombreuses données scientifiques analysées par la Société canadienne de cardiologie indiquent d’une part que l’aspirine est très peu efficace à titre préventif et, d’autre part, que l’effet anticoagulant de ce médicament est à double tranchant. Il aide à prévenir la formation de caillots sanguins, mais accroît du même coup les risques de saignements, plus particulièrement dans le système digestif et au cerveau.
L’aspirine demeure toutefois conseillée comme traitement à vie aux personnes qui ont déjà été victimes d’une crise cardiaque ou d’un AVC.
«Le message à retenir est que l’aspirine ne sera plus utilisée de façon systématique en prévention», explique le Dr Paul Poirier, cardiologue et professeur à l’Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec.
Selon le Dr Poirier, les gens en bonne santé qui avalent quotidiennement une faible dose d’aspirine ne doivent pas absolument cesser de le faire s’ils n’ont pas d’effets secondaires. «Mais les médecins ne la suggéreront plus à de nouveaux patients, précise-t-il. Cela dit, si un patient qui prend de l’aspirine vient me voir et qu’il aborde le sujet, je vais probablement lui conseiller d’arrêter.» Un argument de plus en faveur des saines habitudes de vie, selon lui.
La Société canadienne de cardiologie est le premier regroupement de médecins et de scientifiques à travers le monde à déconseiller l’usage préventif de l’aspirine.
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