21 octobre 2012

Les POUX: nouvelles lignes directrices

Tiré de Profession Santé

Les parents doivent traiter seulement les enfants chez qui ils ont vu des poux lors de l’examen visuel des cheveux (donc de ne pas faire de traitement préventif), et ce, « pour contribuer à réduire la résistance aux pédiculicides et éviter de causer inutilement des effets indésirables aux enfants, même si ces effets indésirables sont mineurs ».
Pour ce qui est des lentes (œufs de poux) seules, on précise qu’un traitement est recommandé uniquement en présence de lentes vivantes situées à moins de 6 mm du cuir chevelu (infestation probable) et de l’une ou plusieurs des situations suivantes :
  • Contact étroit (probabilité de contact tête à tête) avec une personne, de la fratrie ou non, chez qui l’infestation active par des poux de tête a été confirmée;
  • Lentes vivantes le 17e jour après le début d’un traitement (échec);
  • Éclosion de pédiculose dans l’école ou dans le service de garde éducatif fréquenté par la personne chez qui l’infestation est probable;
  • Prurit du cuir chevelu, sans cause apparente connue et d’une durée de plus d’une semaine.

Nouveaux schémas de traitement
Le schéma de traitement a été modifié de façon importante. Auparavant, les parents devaient effectuer deux applications, soit une au jour 0 et l’autre au jour 7.
Les nouvelles lignes directrices recommandent deux schémas de traitement en fonction des modes d’action des produits, soit un pour les produits pédiculicides et ovicides avec deux applications (jours 0 et 9) et un autre pour les produits pédiculicides et peu ou pas ovicides avec trois applications (jours 0, 7, 14).
Les produits nécessitant deux applications sont les suivants : diméthicone 100 cSt 50 % p/p (NYDA), perméthrine 1 % (Kwellada-P, Nix) et pyréthrines et butoxyde de pipéronyle (R & C, Pronto).
Les produits, dont trois applications sont recommandées en raison de leur faible ou nul pouvoir ovicide, sont les suivants  : huiles d’anis étoilé et de noix de coco fractionnée, huile essentielle de cananga odorata (ylang-ylang), l’alcool isopropylique (Zap) et le myristate d’isopropyle et ST-cyclométhicone (Resultz).
« Les parents peuvent acheter le produit de leur choix (composés chimiques/semi-synthétiques ou substances naturelles/extraits biologiques), mais ils doivent respecter son schéma de traitement (deux ou trois applications). Aucune étude ne peut nous dire qu’un produit est plus efficace que l’autre en raison de la résistance qui diffère d’un endroit à un autre. Les produits ont tous été démontrés efficaces pour être approuvés par Santé Canada. »
Autre nouveauté significative, les parents doivent passer le peigne fin plus souvent durant le traitement. « Nous voulons que les parents retirent les poux et les lentes à l’aide d’un peigne fin durant les jours de traitement (0 et 9 ou 0, 7, 14) et entre les jours de traitement (2, 11, 17) ».
Il est disponible uniquement sur le site Web du MSSS.


Tiré du Guide d'intervention

La transmission par des effets personnels (brosse à cheveux, peigne, chapeau, taie d’oreiller, etc.) de l’hôte infesté est probable, mais elle serait moins  fréquente que la transmission de tête à tête. Le risque d’attraper des poux de tête par les tapis,  les meubles ou d’autres surfaces est considéré comme négligeable par plusieurs auteurs. 
Cependant, d’autres observations et des rapports  donnent à penser que le mode de transmission par des objets inanimés (personnels et autres) pourrait être plus courant que ce qui a été décrit à l’origine. On a observé des lentes viables sur des fibres de tissus, particulièrement sur des vêtements portés par des personnes hautement infectées, la laine et le coton étant les plus favorables à la survie des lentes. On rapporte aussi une transmission des poux sans contact  des  têtes, par l’effleurage des cheveux,  par  l’air d’un séchoir à cheveux ou encore par l’électricité statique (distance maximum de 1 mètre) après le passage d’un peigne. En ce qui concerne les animaux domestiques, ils ne jouent pas un rôle de vecteur dans la transmission de l’infestation. Bref, la transmission probable par contact indirect est maintenant mieux décrite, mais demeure un sujet de controverse, d’incertitude et d’interrogation.


Le principal symptôme associé à la pédiculose est la démangeaison du cuir chevelu. Cependant, en France, une étude a rapporté que les démangeaisons étaient signalées par seulement 14 % des écoliers infestés; en Israël, la proportion atteint 30 %. Dans le cas d’une première infestation, il peut s’écouler de quatre à six semaines avant que les démangeaisons ne soient ressenties tandis que, chez les patients sensibilisés par une infection passée, elles peuvent apparaître plus rapidement. L’intensité des démangeaisons semble augmenter en fonction de la durée de l’infestation et du nombre de poux présents sur la tête. On a aussi rapporté que les démangeaisons sont plus importantes au cours des trois premières heures de sommeil de l’hôte. 

Idéalement, le diagnostic d’une infestation est posé après une inspection visuelle de la tête, effectuée sous une bonne source de lumière et à l’aide d’un peigne fin ainsi que d'une loupe, au besoin. Le peigne fin doit avoir des dents parallèles, dont l’écart ne dépasse pas 0,2 ou 0,3 mm. Une inspection visuelle sans l’usage d’un peigne à pou est difficile et peut engendrer une sous-estimation de la prévalence réelle de l’infestation. Le passage du peigne fin doit être fait de façon systématique, d’un côté à l’autre de la tête. L’usage du peigne fin est quatre fois plus efficace et deux fois plus rapide que l’inspection visuelle seule. Les poux fuient la lumière et se déplacent rapidement (jusqu’à 23 cm par minute). Les experts recommandent d’appliquer du revitalisant sur les cheveux mouillés avant de passer le peigne fin. Le revitalisant pour les cheveux ralentit les poux et peut même aller jusqu’à les rendre inactifs ; ils sont alors plus faciles à trouver et à enlever. Toutefois, les revitalisants sont contre-indiqués si l’on utilise en même temps de la perméthrine, car ils diminuent l’efficacité de ce type de pédiculicide.

La taille des poux adultes peut aller de la grosseur d’une tête d’épingle jusqu’à celle d’une graine de sésame. De plus, il est important de ne pas confondre les lentes vivantes et les lentes mortes ou vides, les pellicules, les cellules épithéliales, les gouttelettes de fixatif capillaire, la poussière ou autres débris. Les lentes sont les plus difficiles à enlever, car elles sont fermement attachées aux cheveux

L'examen des cheveux des enfants doit être fait par les parents, idéalement une fois par semaine, surtout pendant les périodes critiques – soit à l'automne et à l'hiver – et pendant l’été si l’enfant fréquente un camp de vacances.
Si quelqu’un de l'entourage a des poux, un examen quotidien peut être nécessaire. Les experts recommandent d’effectuer cet examen à mains nues et d’appliquer du revitalisant sur les cheveux avant de passer le peigne fin. 
L’efficacité du peigne fin utilisé pour enlever les poux (adultes et nymphes) et les lentes dépend du design et du matériau de fabrication. Certains experts recommandent les peignes en plastique ABS (acrylonitrile butadiène styrène), car leurs dents sont fortes et flexibles. Un peigne trop flexible, en plastique de moindre qualité, permettra aux poux de 
s’échapper. Quant à la teinte, on préférera les couleurs claires qui contrastent avec celle, légèrement foncée, des poux. Cependant, la caractéristique la plus importante est la distance entre les dents, qui doit se situer entre 0,2 et 0,3 mm, de préférence plus proche de 0,2 mm que de 0,3 mm. 

(L'utilisation de vinaigre ou de revitalisant pour les cheveux après l’utilisation d’un produit contenant de la perméthrine peut causer l'échec du traitement.)


Traitement:
À chaque application de produit, le peigne fin doit être utilisé afin d’enlever tout pou, toute nymphe et toute lente visible. L’examen visuel des cheveux mouillés, sur lesquels on a appliqué du revitalisant (sauf si l’on utilise de la perméthrine, parce que le revitalisant pourrait diminuer l’efficacité), et l’utilisation d’un peigne fin devront être faits aux jours 2, 11 et 17 après le début du traitement. 
Le 17e  jour après le début du traitement, vérifier le succès (ni pou, ni nymphe, ni lente vivants ne sont retrouvés) ou l’échec de la thérapie (présence de poux, de nymphes ou de lentes vivants). En cas d’échec, il faut en déterminer les causes probables, apporter les correctifs appropriés et consulter un professionnel de la santé, s’il y a lieu.
Si  l’on soupçonne  une résistance au pédiculicide utilisé, il faut consulter un professionnel de la santé. À la suite d’une évaluation du cas (condition clinique du cuir chevelu, acceptabilité  des nouveaux traitements, nombre de pédiculicides déjà utilisés), le professionnel de la santé pourra recommander :  d’entreprendre un nouveau traitement avec un produit de composition différente en suivant le schéma qui correspond à celui-ci OU de procéder au traitement mécanique (peigne fin sur des cheveux mouillés), tous les 3-4 jours, jusqu’à ce que trois séances de suite soient négatives (absence de poux, de nymphes et de lentes vivants). 
En général, la décision de recourir à des traitements répétés (plus de deux cycles complets de traitement) devrait être prise par un professionnel de la santé, car cela pourrait exposer l’enfant à une amplification des effets indésirables. 


Mesures complémentaires
Désinfestation régulière des effets personnels utilisés par les personnes infestées : peignes et brosses à cheveux : laisser tremper ces articles dans un produit contre les poux (non dilué) ou dans l’eau chaude (environ 65 °C, ou 150 °F), pendant 5 à 10 minutes ; chapeaux, casquettes et vêtements : placer ces articles dans la sécheuse, à température élevée, pendant 20 minutes, les faire nettoyer à sec ou les entreposer dans un sac de plastique pendant 10 jours (temps maximal entre la ponte et l’éclosion d’une lente).




20 octobre 2012

Confusion autour du Gluten

Tiré du site Extenso


Il est bien connu que les personnes atteintes de la maladie coeliaque doivent éviter le gluten dans leur alimentation. Or, plusieurs études suggèrent que certaines personnes qui n’ont pas un diagnostic de la maladie coeliaque pourraient, elles aussi, ne pas tolérer le gluten.

En parallèle, on assiste à un engouement sans pareil de la part des consommateurs  pour une alimentation sans gluten. Par conséquent, les produits « sans gluten » se multiplient sur les tablettes des supermarchés. Outre les patients souffrant de la maladie cœliaque chez qui ce type d’alimentation est tout à fait justifié, puisqu’il est le seul traitement, il est pertinent de se demander si des patients bénéficieraient véritablement de l’exclusion du gluten de leur alimentation.

Qu’est-ce que le gluten et où le retrouve-t-on?

Le gluten est composé de deux protéines, la gliadine et la gluténine. C’est la fraction prolamine du gluten qui pose problème chez les gens atteints de la maladie cœliaque et elle se retrouve dans le seigle, le blé, l’orge et le triticale (hybride du seigle et du blé).  Cette protéine joue un rôle majeur dans la structure des produits de boulangerie et de pâtisserie.

L’utilisation intensive des céréales mentionnées ci-haut dans l’alimentation nord-américaine, principalement le blé, explique la taille du défi que représente l’élimination du gluten dans notre assiette. Le tableau suivant  indique des sources de gluten et donne une meilleure idée de l’omniprésence du gluten dans l’alimentation nord-américaine.

Principales sources de gluten
 
CatégorieAliments à éviter

Sources de gluten
Amidon (fécule) de blé, All Branmd, Blé, Blé entier, Blé bulghur ou bulghour, Bulghur, Coucous, Chapelure (de blé), Croûtons (de pain), Épeautre, Extraits solubles de blé grillé, Farine (blanche, enrichie), Farine de blé, Farine d’épeautre, Farine de gluten, Farine Graham ou Graham, Froment, Germe de blé, Gluten, Huile de germe de blé, Kamut, Nouilles, Pâtes alimentaires, Pipil (blé concassé), Semoule, Semoule de blé, Son de blé, Spelt, Vermicelle, Avoine, farine d’avoine, Flocons d’avoine, Gomme d’avoine, Gruau, Oatrimmd (substitut de gras provenant de l’avoine), Son d’avoine, Ale, Arôme de malt, Bière, Bière bock, Bière en fut, Extrait de malt, Extrait d’orge malté, Farine de malt, Farine d’orge, « Lager », Lait malté, Larmes de job, Liqueur de malt, Malt, Nutrimmd( substitut de gras provenant de l’orge), Orge, Porter, Poudre de lait malté, Poudre de malt, Sirop de malt, Stout, Vinaigre de malt, Farine de seigle, Seigle, Seitan (mélange d’algues, de soja, d’herbes et d’une source de gluten)Triticale (blé+seigle)

Sources possibles de gluten
Amidon, Amidon modifié, Chapelure, Croûtons, Dérivés de protéines végétales hydrolysées, Dextri-maltose (glucides fabriqués à partir d’amidon pouvant provenir du blé), Dextrine, Extrait de protéines végétales hydrolysées, Maltitol, Malto-dextrine (glucide fabriqué à partir d’amidon pouvant provenir du blé), Maltose, Nouilles, Pâtes alimentaires, Poudre à pâte*, Protéines de plantes hydrolysées, Protéines végétales, Protéines végétales hydrolysées (PVH), Protéines végétales texturées, Sauce soja, Semoule, Sirop de riz (certains sirops de riz sont fabriqués à l’aide d’une enzyme à base d’orge), Sirop inverti, Shoyo, Son

À noter que les sources possibles de gluten sont des ingrédients susceptibles d'indiquer la présence de gluten. Pour valider d'information, il vaut mieux communiquer directement avec les compagnies.

Jusqu’à présent, il n’y a aucune preuve scientifique qui démontre qu’une diète sans gluten peut être appropriée chez les personnes qui ne sont pas diagnostiquées avec marqueurs sérologiques positifs (présence d’anticorps) et/ou altération de la membrane intestinale.Dès lors, le retrait du gluten de l’alimentation dans le but de prévenir ou de se protéger contre le développement éventuel de la maladie coeliaque ou d’autres formes d’intolérances au gluten semble jusqu’à présent non fondé.

Toutefois, dans le cas où les tests sérologiques sont positifs, et ce même si la membrane intestinale n’est pas altérée et que la personne n’est pas diagnostiquée avec la maladie coeliaque, il est recommandé de suivre un régime sans gluten.


Méthodes diagnostic

Actuellement, le diagnostic de la maladie cœliaque s’effectue en deux étapes; l’évaluation sérologique et les biopsies duodénales.

L’évaluation sérologique
Il existe plusieurs tests sanguins qui permettent de tester les anticorps présents dans le sang, dont les immunoglobulines IgA (anticorps endomysium (EMA) et anti-transglutaminase (tTG)) qui sont les plus spécifiques et les plus utilisés dans les laboratoires. La sensibilité et la spécificité de ces tests varient selon les laboratoires, mais se situeraient entre 95% et presque 100% et seraient plus élevées que pour les autres tests.

Les biopsies duodénales
Bien que l’évaluation sérologique à l’aide du dosage IgA ait une forte valeur prédictive, le diagnostic nécessite tout de même une biopsie initiale afin d’établir si des altérations de la membrane sont présentes alors que le patient suit une diète normale ainsi qu’une deuxième biopsie démontrant que les lésions se sont améliorées après l’adoption du régime sans gluten.    

 

L'intérêt de la diète sans gluten chez les patients non-coeliaque       

Tel que décrit précédemment, la diète sans gluten est le traitement de choix pour les personnes souffrant de la maladie cœliaque. Toutefois, au cours des dernières années, des  études indiquent que l’exclusion du gluten de l’alimentation apporterait des bénéfices à plusieurs autres maladies qui tombent dans le spectre de la sensibilité au gluten ou de l’intolérance au gluten.

L’intolérance au gluten et sensibilité au gluten
Les personnes souffrant de la maladie coeliaque sont, par définition, intolérantes au gluten. Toutefois, les gens intolérants au gluten ne sont pas nécessairement coeliaques, par exemple dans le cas où la muqueuse intestinale n’est pas atteinte. Si les tests sérologiques sont positifs, qu’il n’y a pas d’altération de la membrane intestinale et que les symptômes disparaissent après le retrait du gluten dans l’alimentation, ces personnes pourraient être identifiées comme intolérantes au gluten.

Toutefois, au cours des dernières années, les experts dans ce domaine ont observé un nouveau syndrome : certaines personnes aux prises avec un côlon irritable présentent également une sensibilité au gluten. Ces personnes n’ont donc pas les gènes associés aux intolérances au gluten, et les tests sérologiques s’avèrent également négatif. Néanmoins, ces personnes voient leurs symptômes s’améliorer avec une diète sans gluten.

Qui devrait passer le test de dépistage de l’intolérance au gluten?
  • Les personnes qui, parmi les membres de leur famille, ont la maladie coeliaque, ou qui ont des symptômes de la maladie coeliaque.
  • Les personnes qui souffrent de :
    • Anémie ferriprive
    • Diarrhée chronique
    • Gonflement, gaz et douleurs abdominales chroniques.
    • Croissance anormale chez l’enfant
    • Fatigue chronique
    • Infertilité
    • Perte de poids inexpliquée
  • Les personnes ayant développé une maladie auto-immune (ou des membres de leurfamille) :
    • Diabète de type I
    • Thyroïdites auto-immunes
  • Les personnes ayant un diagnostic de:
    • Dermatite herpétiforme
    • Syndrome du côlon irritable
                                                                                                                                   
    Les personnes qui ont un ou des membres de leur famille atteints de la maladie cœliaque ont une plus grande disposition à développer cette maladie. En effet, la prévalence est jusqu’à 25% plus grande chez ces personnes et augmente avec le partage des gènes HLA de prédisposition et avec l’âge.

Le danger de l’autodiagnostic
À l’heure actuelle, plusieurs personnes croyant souffrir d’intolérance au gluten tentent d’emblée l’adoption d’un régime sans gluten. Cette modification de l’alimentation peut paraître logique et sans impacts majeurs, mais elle peut compliquer largement la tâche du médecin. En effet, pour diagnostiquer l’intolérance au gluten, il doit d’abord y avoir un dosage sanguin pour vérifier la présence d’IgA anti-transglutaminase.

Si le test est positif, on procède à une biopsie pour vérifier s’il y a bel et bien aplanissement de la membrane de l’intestin. Or, tel que mentionné précédemment, le régime sans gluten permet le rétablissement à la fois du taux sanguin d’IgA antitransglutaminase et de la membrane intestinale. La personne ayant changé son régime avant d’entreprendre ce genre de tests pourrait recevoir un diagnostic de faux négatif.

De plus, l’auto diagnostic peut comporter des risques pour la santé. Selon le Dr Joseph Murray,  gastroentérologue à la clinique Mayo et auteur de plusieurs publications sur le gluten, les personnes sans diagnostic officiel et qui s’auto proclament intolérantes au gluten, pourraient ne pas être investiguées pour un problème gastro-intestinal plus grave. Ce spécialiste cite en exemple une personne qui se sent mieux pour un certain temps après avoir cessé le gluten, mais qui, en réalité, souffre sans le savoir de la maladie de Crohn, d’un ulcère gastrique, ou pire encore, d’un cancer du côlon.  

Le régime sans gluten; souvent peu nutritifs
L’engouement pour le régime sans gluten n’est pas sans conséquence, surtout pour les gens qui n'ont pas la maladie coeliaque ou qui ont un test sérologique négatif. En effet, plusieurs produits sans gluten sont de faible valeur nutritive, pauvres en fibres, vitamines et minéraux. Il n’est pas rare qu’un produit régulier avec gluten contienne le double de l’apport en fibres, en plus de coûter jusqu’à quatre fois moins cher. D’autre part, plusieurs personnes, principalement des femmes, entreprennent une alimentation sans gluten dans l’espoir de perdre du poids. Une élimination radicale de la plupart des  produits céréaliers, ainsi que d’une variété de produits transformés renfermant du gluten peut effectivement mener à une perte de poids mais aussi à certaines carences nutritionnelles.

Il est d’autant plus important de communiquer aux personnes concernées que le régime sans gluten demeure un traitement sérieux et restrictif qui se doit d’être suivi correctement. Par conséquent, des consultations avec un médecin et un nutritionniste sont fortement recommandées.

Hernie inguinale

Tiré de Passeport Santé.net


Une hernie correspond au déplacement d’un organe ou d’une partie d’un organe par un orifice naturel de l'organisme. On parle d'hernie inguinale lorsque les viscères traversent la paroi abdominale au niveau de l'aine et plus précisément au niveau du canal inguinal. Les tissus qui le traversent sont en général du péritoine (membrane qui tapisse l'abdomen) et de l'intestin grêle. L'hernie inguinale est la hernie la plus fréquente. Un seul côté du corps est généralement concerné mais il existe des hernies inguinales bilatérales.
L'orifice inguinal, naturel, est situé au niveau du pli de l'aine et laisse passer le cordon spermatique chez l'homme et le ligament rond de l'utérus chez la femme. 
Il est entouré de muscles de la paroi abdominale (comme le muscle transverse). Ces derniers peuvent se relâcher et augmenter le diamètre de l'orifice. C'est ainsi que des parties des organes digestifs peuvent s'engouffrer à l'intérieur du canal où un passage est apparu. Une masse peut alors être visible au niveau de l'aine.
Une hernie inguinale, qui se traduit finalement par une boursouflure au niveau de l'aine, est parfois douloureuse. Elle est habituellement davantage visible en position debout. Elle peut augmenter de volume notamment lorsque l'on tousse, se penche en avant ou soulève un objet lourd ou avec le temps. L'augmentation de la pression dans l'abdomen peut faire sortir une partie de l'intestin grêle ou du côlon. Elle peut devenir gênante, à la marche par exemple, et peut entraîner des troubles du transit (comme une constipation ) si elle augmente de volume et comprime les tissus environnants. Parfois, chez l’homme, il peut y avoir douleur et gonflement au niveau du scrotum et autour des testicules si l’intestin descend par l’orifice inguinal.
Malgré ces possibles complications graves, la hernie inguinale reste souvent sans gravité. Elle est dite réductible lorsqu'une simple pression manuelle permet de faire rentrer la portion d'organe déplacé à l'intérieur de l'abdomen.

Diagnostic

Un simple examen clinique suffit à diagnostiquer une hernie inguinale. Le médecin généraliste peut détecter une masse au niveau de l'aine, particulièrement visible lorsque son patient tousse. Si la hernie est réductible, il est possible de faire simplement remonter les viscères dans la paroi abdominale, à son emplacement initial. Habituellement, la hernie est facilement réductible en position couchée.
Le médecin interroge également son patient sur ses douleurs et ses symptômes.

Complications graves

La complication majeure de la hernie inguinale est l'étranglement, qui peut être grave. Une partie de l'intestin se retrouve piégée et ne peut plus être remis manuellement dans l'abdomen. La hernie incarcérée peut devenir rouge, pourpre ou très foncée. Des douleurs importantes apparaissent, tout comme des nausées et des vomissements. Le transit intestinal ne fonctionne plus. Lorsqu’une partie de l'intestin n'est plus correctement irriguée par blocage de la circulation sanguine, des tissus intestinaux peuvent nécroser. Une occlusion intestinale ou une péritonite peuvent apparaître. Une intervention chirurgicale rapide est nécessaire. 

Causes

On ne connaît pas toujours la cause d'une hernie inguinale. Une augmentation de la pression dans l'abdomen peut en être responsable, tout comme le surpoids, une faiblesse musculaire ou une toux chronique. 

Symptômes

Souvent asymptomatique, la hernie inguinale peut évoluer et provoquer les symptômes suivants :

  • gonflement au niveau de l'aine ;
  • douleurs, notamment en se penchant, en portant quelque chose de lourd, en poussant ou en toussant ;
  • sensation de brûlures.
En cas d'étranglement :
  • douleurs très fortes ;
  • nausées ;
  • vomissements ;
  • absence de selles.
     

Personnes à risque

Les hommes sont plus touchés que les femmes. Toutefois une hernie inguinale peut toucher les deux sexes, à tous les âges de la vie.
Les hommes sont plus concernés que les femmes puisque, dans l'utérus, les testicules se forment dans l'abdomen puis passent par le canal inguinal. Juste après la naissance, ce canal ne laisse que le cordon spermatique passer. Une zone de faiblesse existe donc à cet endroit. Cette zone fragile peut laisser passer du péritoine et ainsi provoquer l'apparition d'une hernie.

Les risques de développer une hernie inguinale sont plus élevés si un parent a été concerné par cette maladie.
 

Facteurs de risque

Les facteurs favorisant l'apparition d'une hernie inguinale sont nombreux. On peut citer le surpoids, la constipation, un travail qui nécessite le port d'objets lourds, une toux chronique ou des difficultés à uriner. La grossesse exerce également une pression importante sur la paroi abdominale. Les enfants prématurés sont davantage concernés par la hernie inguinale que les enfants nés à terme. Enfin, une personne qui a développé une hernie inguinale d'un côté a un risque augmenté de souffrir d'une seconde hernie de l'autre côté.

Prévention

La prévention de la hernie inguinale est difficile. Il est cependant parfois possible de limiter certains facteurs de risque comme une toux ou une constipation chroniques en les soignant. Pour la constipation par exemple, il peut être conseillé de consommer davantage de fibres, présents dans les fruits et les légumes frais ou les céréales complètes. Se maintenir à son poids santé est également important, tout comme l'arrêt du tabac qui peut causer des toux chroniques. Il est nécessaire lorsqu'il s'agit de prévention de hernie inguinale de limiter le port répété d'objets lourds qui augmente la pression dans l'abdomen.

Afin d'éviter les récidives, il est nécessaire de ne pas soulever de charges lourdes environ six mois après l'opération.
 

Traitements médicaux

Certaines hernies inguinales dites réductibles ne nécessitent qu'une simple manipulation puis une surveillance. Pour les autres hernies inguinales, plus avancées, la seule option est l'opération chirurgicale.
Plusieurs techniques chirurgicales existent. Il y a les chirurgies à "ciel ouvert" , c'est-à-dire que le chirurgien ouvre l'abdomen, ou la laparoscopie, technique mini-invasive qui ne nécessite que trois incisions. La laparoscopie a plusieurs avantages : le patient récupère mieux, souffre moins, n'a qu'une petite cicatrice et reste hospitalisé moins longtemps. Cette technique est indiquée surtout pour les hernies bilatérales ou récidivantes. Elle nécessite une anesthésie générale et le taux de récidive de la hernie inguinale est plus élevé que dans la chirurgie abdominale ouverte.
Quelque soit la technique retenue, le chirurgien remet les viscères à leur emplacement initial dans la cavité abdominale puis peut placer une sorte de filet pour qu'ils ne puissent pas à l'avenir reprendre le même chemin et ainsi provoquer à nouveau une hernie inguinale. L'orifice inguinal est ainsi mieux obturé. 
Les complications suite à l'opération sont peu fréquentes. Une activité physique peut être en général reprise un mois après l'opération.
 

L'opinion de notre médecin

La hernie inguinale est une pathologie très fréquente mais qui doit être prise au sérieux. Elle peut dans la plupart des cas être soignée manuellement, le médecin exerçant une simple pression pour faire rentrer le péritoine dans l'abdomen. Mais la hernie ne disparaît pas seule. Si la douleur persiste ou si la hernie augmente de volume, la chirurgie est indiquée, ce qui est le cas pour la plupart des patients.
Cette chirurgie élective est d’autant plus nécessaire que la hernie inguinale peut parfois se compliquer, s’étrangler et devenir une urgence chirurgicale. Si vous souffrez  d’une hernie et que vous présentez des douleurs très fortes, des nausées et des vomissements , n’hésitez pas à vous rendre rapidement aux urgences d’un hôpital.


Toctino (rétinoïde pour l'eczéma)

Toctino (Alitretinoine) est un nouveau rétinoïde per os pour traiter l'eczéma sévère chronique des mains résistant aux corticostéroïdes topiques de puissance élevée.

Comme c'est un rétinoïde, les mêmes précautions qu'avec Accutane s'appliquent. (test de grossesse négatif, double contraception, bilan lipidique)

Par contre, les effets indésirables diffèrent. On n'a pas les problèmes de sécheresse de l'Accutane.
Jusqu'à 30% des gens développent des céphalées durant les 10 premiers jours de traitement, mais elles sont transitoires. Suggérer la prise d'ibuprofen ou d'acetaminophen.

Couvert par la RAMQ en tant que patient d'exception si échec après 4 semaines de traitement avec un corticostéroïde puissant.

Le traitement doit être pris pour un MINIMUN de 3 mois. Traitement habituel de 3 à 6 mois. Sinon, le risque de rechute est plus grand.
Puis prise PRN, car rechute possible. Certains patients n'auront jamais de rechute après un traitement complet (3 à 6 mois).
Peut prendre jusqu'à 6 semaines avant de répondre (selon la pathologie traitée).

Doit être pris avec un repas riche en gras pour assurer une bonne absorption.

Tiré de Vigilance et de la visite de la représentante

23 septembre 2012

Pharmacologic Treatment of Essential Tremor

Tiré de UpToDate

Tremor is defined as a rhythmic and oscillatory movement of a body part with a relatively constant frequency and variable amplitude. It is caused by either alternating or synchronous contractions of antagonistic muscles. Tremor is the most common of all movement disorders, and essential tremor (ET) is the most common neurologic cause of postural or action tremor.
 
BETA BLOCKERS — Beta blockers are the most commonly used medications for the treatment of ET. The efficacy of beta blockers has been demonstrated primarily for propranolol, and most of the studies evaluated short-term therapy.

Propranolol 60 to 320 mg/day is effective for the treatment of limb tremor associated with ET. Tremor magnitude was reduced by about 50 percent as measured by accelerometry, and clinical rating scales also improved by about 50 percent. The mean dose of propranolol was 185.2 mg/day in nine of these studies.

Propranolol LA is also effective for the treatment of ET and appears to provide the same therapeutic response as conventional propranolol. One study found that propranolol LA was preferred to conventional propranolol by 87 percent of patients because of ease of administration.

Single doses of propranolol taken in anticipation of social situations that are likely to exacerbate tremor are useful in some patients.

Propranolol side effects, including lightheadedness, fatigue, impotence, and bradycardia, occurred in 12 to 66 percent of patients in clinical trials.

Other beta blockers — A selective beta-1 adrenergic blocker such as atenolol can be used instead of propranolol in patients with asthma or bronchospasm. However, beta-1 selectivity is not absolute and may diminish at higher doses (eg, >100 mg daily).
Furthermore, the data regarding efficacy of other beta blockers are not as strong as the data supporting propranolol.
  • Atenolol, a selective beta adrenergic blocker, probably reduces limb tremor associated with ET. Two small randomized trials found that atenolol improved symptoms or accelerometer readings compared with placebo. In the first study, which only included nine patients, atenolol was less effective than propranolol; the second found that both atenolol and propranolol were similarly effective compared with placebo.
  • Sotalol, a nonselective beta adrenergic receptor blocker, probably reduces limb tremor associated with ET, as demonstrated in one well-designed randomized controlled trial.
  • Nadolol, a nonselective beta adrenergic receptor blocker, possibly reduces limb tremor associated with ET, as shown in a small randomized controlled trial. However, the benefit was found only for patients who previously responded to propranolol.
  • Metoprolol, a selective beta adrenergic blocker, is of uncertain benefit for ET, as data regarding its effectiveness are conflicting. A randomized controlled trial found that a single dose of metoprolol 150 mg was effective for improving tremor. However, a subsequent small randomized, double-blind, crossover study found that propranolol improved outcomes compared with placebo, but metoprolol did not.
  • Pindolol probably does not reduce limb tremor associated with ET, as demonstrated in a well-designed randomized controlled trial.

While sotalol and nadolol may be effective for ET, in most instances there is no particular advantage to using these drugs compared with propranolol, and the evidence is stronger for the latter. However, nadolol may still have a role, as it is a largely peripheral acting beta blocker and may avoid adverse central effects that are sometimes induced by propranolol (eg, depression).

Although data are limited, it appears that patients who do not respond to adequate doses of one beta blocker for ET are unlikely to respond to another.

ANTICONVULSANTS — Primidone is effective for the treatment of ET, and the anticonvulsants gabapentin and topiramate probably reduce limb tremor associated with ET.

Primidone up to 750 mg/day, is effective for the treatment of limb tremor associated with ET. Tremor magnitude was reduced by about 50 percent as measured by accelerometry, and clinical rating scales also improved by about 50 percent, an effect similar to treatment with propranolol. The mean dose of primidone, available from three of these studies, was 481.7 mg/day.

Side effects from primidone were typically more severe at treatment initiation, and they included sedation, drowsiness, fatigue, depression nausea, vomiting, ataxia, malaise, dizziness, unsteadiness, confusion, vertigo, and an acute toxic reaction. Primidone tolerability was not improved in a well-designed trial by use of a very low initial dose (7.5 mg/day) and slow titration (increasing by 7.5 mg/day for 20 days). Primidone may be better tolerated in patients with epilepsy in whom hepatic enzymes have been induced by the previous administration of phenobarbital or other anticonvulsant drugs.

The mechanism of action of primidone in ET is unknown; it is converted to phenylethylmalonamide and phenobarbital, but neither of these agents alone appears to have a significant effect on tremor.

Coadministration of a beta blocker and primidone may provide useful additive therapeutic benefits.

Gabapentin as monotherapy probably reduces limb tremor associated with ET. The evidence comes from one well-designed randomized controlled trial, which found that gabapentin 1200 mg/day reduced tremor compared with placebo, and reduced tremor magnitude at day 15 by 77 percent as assessed by accelerometry. Gabapentin is associated with fewer side effects than primidone.

Gabapentin as adjunct therapy has shown conflicting results for the treatment of ET.

Topiramate probably reduces limb tremor associated with ET, but its use is associated with a relatively high rate of adverse effects.

In a later review that pooled the results of three small randomized controlled crossover trials with a total of 62 patients, topiramate (400 mg/day) led to significant tremor reduction and improved functional disability compared with placebo. Adverse effects, including nausea, paresthesia, and concentration difficulty, were common in the topiramate-treated patients.

Other anticonvulsants
  • Phenobarbital treatment for ET has shown conflicting outcomes in a limited number of trials.
  • Levetiracetam, although not well studied for ET, appears to have no significant benefit in most reports. A 2011 systematic review of treatment for ET concluded that levetiracetam is ineffective, and the updated 2011 AAN guidelines state it probably does not reduce limb tremor in ET.
  • Zonisamide treatment reduced tremor severity in two small open label studies at doses of up to 300 mg/day, but was ineffective in other small trials.
  • Pregabalin treatment has shown inconsistent benefit in small trials.

ADDITIONAL AGENTS

Benzodiazepines are widely used because of the usually mistaken belief that tremor is due to anxiety. On the other hand, if tremor is aggravated by anxiety, an anxiety lowering medication may partially reduce tremor. Caution is urged with use of benzodiazepines for ET because of the potential for abuse, as well as the potential for drug discontinuation to cause withdrawal symptoms and exacerbation of tremor. These problems make benzodiazepines a second-line choice for the chronic treatment of ET.
  • Alprazolam is probably effective for the treatment of limb tremor associated with ET.
  • Clonazepam is possibly effective for the treatment of limb tremor associated with ET.

Other oral drugs

A variety of other drugs have been used to treat ET. The following levels of effectiveness were derived from the 2005 AAN guidelines on drug therapies for ET as updated in 2011, and from a separate systematic review published in 2011:

Uncertain effectiveness: Amantadine, clonidine, clozapine, glutethimide, L-tryptophan combined with pyridoxine, metoprolol, nicardipine, octanol, olanzapine, quetiapine, theophylline, tiagabine, and sodium oxybate have uncertain effectiveness for the treatment of ET; the available data for these drugs are limited or conflicting.

Ineffective: Acetazolamide, amantadine, carisbamate, 3,4-diaminopyridine, isoniazid, levetiracetam, pindolol, methazolamide, mirtazapine, nifedipine, trazodone, and verapamil are probably not effective for treating ET.

PHARMACOLOGIC TREATMENT ISSUES
In most cases, ET can be managed by primary care clinicians, beginning with exclusion of secondary causes and followed by initiation of therapy with propranolol or primidone. The decision to refer to a neurologist depends in part upon the ease or difficulty of achieving a satisfactory therapeutic response to medical treatment, as well the comfort level of the primary care clinician with use of agents such as anticonvulsants.
Several important treatment issues have been addressed by a guideline on therapies for ET published by the AAN in 2005, including:
  • Choice of initial therapy
  • Utility of combined therapy with primidone and propranolol
  • Evidence of sustained benefit of pharmacologic treatment

Choice of initial therapy

Propranolol and primidone have similar effectiveness when used as initial treatment for ET.
Acute adverse reactions with primidone and chronic side effects of propranolol appear to be important limitations to the use of these drugs. (Chronic side effects of propranolol, including fatigue, impotence, and bradycardia.) (Transient acute side effects of primidone, including nausea, ataxia, dizziness, sedation, and confusion.)
Propranolol and primidone may be used in combination to treat limb tremor in ET, and the combined use of these drugs is possibly more effective than either drug alone.
 Duration of benefit
Propranolol and primidone maintain effective limb tremor reduction in the majority of patients for at least one year, although increased doses of both drugs may be needed by 12 months of therapy.

SUMMARY AND RECOMMENDATIONS
The following recommendations for the treatment of essential tremor (ET) are based upon the 2005 practice parameter from the American Academy of Neurology, subsequent developments in therapeutics, and the author's clinical experience.
  • Propranolol (or propranolol LA), 60 to 320 mg/day, is effective for the treatment of limb tremor associated with ET.
  • Primidone, up to 750 mg/day, is effective for the treatment of limb tremor associated with ET.
  • Propranolol and primidone have similar effectiveness when used as initial therapy to treat limb tremor in ET, and either drug may be used depending on concurrent medical problems and potential side effects. While both drugs are recommended by the AAN guidelines as first-line agents, we suggest that the use of primidone be reserved for patients who either do not tolerate or do not respond to propranolol.
  • Propranolol can be used at doses of 60 to 320 mg/day to reduce limb tremor associated with ET; maximum tremor suppression is more likely to occur with a dose between 160 and 320 mg/day. Relative contraindications to propranolol include heart block and bronchospastic disease. Propranolol use can be limited by chronic side effects such as lightheadedness, fatigue, impotence, and bradycardia.
  • Primidone treatment should begin at a dose of 12.5 to 25 mg before sleep and be titrated carefully over several weeks as tolerated and according to therapeutic response, up to 750 mg/day. Use of primidone can be limited by side effects, often acute, such as sedation, drowsiness, fatigue, nausea, vomiting, ataxia, malaise, dizziness, unsteadiness, vertigo, and confusion.
  • Propranolol and primidone maintain effective limb tremor reduction in the majority of patients for at least one year. The doses of propranolol and primidone may need to be increased by 12 months of therapy when treating limb tremor.
  • The combined use of propranolol and primidone is possibly more effective than either drug alone. Coadministration of propranolol and primidone is suggested if the therapeutic response to either drug alone is suboptimal for the treatment of limb tremor in ET.
  • Propranolol probably reduces head tremor in ET, although the data are limited. Propranolol should be considered for treatment of head tremor in patients with ET.
  • Single doses of propranolol can be used in anticipation of social situations that are likely to exacerbate tremor.
  • The beta blockers atenolol and sotalol, and the anticonvulsants gabapentin (monotherapy) and topiramarate are suggested as treatment of limb tremor associated with ET for patients who do not respond to or do not tolerate propranolol or primidone.
  • Alprazolam is probably effective for limb tremor with ET; its use is suggested with caution due to its abuse potential.
  • Atenolol a selective beta adrenergic blocker, is suggested instead of propranolol as treatment of limb tremor in ET for patients with asthma or bronchospasm, particularly those who are unable to tolerate primidone.
  • Alcohol may ameliorate ET, but regular use is discouraged because of potential long-term adverse effects and risk for rebound tremor exacerbation.
  • Botulinum toxin type A (BoNT-A) injections have modest benefit for ET-related limb tremor, but they are associated with dose-dependent hand weakness. BoNT-A treatment for ET-associated limb, head, and voice tremor is suggested only for medically refractory cases.
  • Surgery (unilateral thalamotomy or thalamic deep brain stimulation of the thalamic ventral intermediate nucleus) is effective treatment for contralateral limb tremor in patients with ET who fail medical therapy and are severely impaired. Surgery for ET is discussed separately.

Peut-on couper les comprimés de Resotran?

Le Resotran (prucalopride)  est un nouvel agent entérocinétique qui est utilisé pour le traitement de la constipation. La monographie du produit précise que le comprimé ne peut être coupé. Un appel à la compagnie a permis de confirmer que les comprimés peuvent être coupés . Ceux-ci ne disposent pas de données de stabilité du comprimé coupé, raison pour laquelle cette pratique n'est pas recommandée dans la monographie.

Rédigé par
Stéphanie Roussin, interne en pharmacie 

Les comprimés de Vitalux peuvent-ils être coupés?


Selon la compagnie, les comprimés de Vitalux peuvent être coupés en deux, mais ne peuvent être coupés davantage car on brise le mode de libération retardée. Pour un patient qui ne pourrait avaler le comprimé, même coupé en deux, le comprimé broyé doit être pris avec de la nourriture. Le zinc contenu peut causer une irritation gastrique donc la nourriture permet de diminuer l'irritation gastrique. Toutefois, la compagnie ne peut recommander officiellement cette pratique.

Rédigé par Stéphanie Roussin, interne en pharmacie    

21 septembre 2012

Voltaren émulgel: dose maximale?

Tiré de e-CPS

Posologie recommandée et ajustement posologique

Adultes (et enfants âgés de 16 ans en plus)

Masser délicatement pour faire pénétrer Voltaren Emulgel dans la peau. Selon la taille de la région atteinte à traiter, appliquer 2 à 4 g (1 g équivaut à une bande d'environ 2 cm de longueur) 3 ou 4 fois par jour. Se laver les mains après l’application, sauf si la région traitée se trouve sur les mains.

La durée du traitement va dépendre de l’évolution naturelle de la guérison, du repos et de la réponse clinique. Ne pas utiliser le gel pendant plus de 7 jours pour les blessures aux muscles et aux articulations, sauf avis contraire d’un médecin. Le patient devrait consulter un médecin si l’état de la blessure ne s’améliore pas dans les 7 jours, ou s’il s’aggrave.

Surdosage
Étant donné la faible absorption systémique du diclofénac topique, le surdosage est extrêmement improbable. 

À vingt reprises, la dose orale de 200 mg de diclofénac en surdosage n’a produit que de la somnolence sans signes de toxicité. Cette dose correspondrait à environ 65 tubes de Voltaren Emulgel. En cas d’ingestion accidentelle d’un tube de produit, la quantité de diclofénac ingérée serait inférieure à un comprimé de diclofénac à 50 mg (qui correspond à la dose unitaire la plus courante).

La base de données d’innocuité de Novartis comporte cinq cas de surdosage au Voltaren Emulgel chez des enfants. Une fillette de 2 ans a avalé une «pleine cuillerée à soupe» du produit. En supposant qu’une cuillère contienne 15 mL (ou grammes) et que 100 % de la dose a été absorbée, la quantité de diclofénac disponible serait voisine de 150 mg. On ne dispose pas de détails sur les autres cas de surdosage. Les cas d’une fillette d’un an et d’un garçonnet de 3 ans ayant avalé des quantités inconnues de Voltaren Emulgel sans présenter d’effets indésirables apparents ont été aussi signalés. Il existe deux cas d’exposition accidentelle à Voltaren Emulgel chez des enfants, chez un garçonnet de 2 ans et un autre chez un enfant de 2 ans. Aucun effet indésirable n’a été signalé dans l’un ou l’autre de ces cas.

Dans la population adulte, il y avait dans la base de données un cas d’un adulte ayant avalé une quantité inconnue de Voltaren. Aucun effet indésirable n’a été signalé. Un signalement faisant état d’un patient ayant appliqué 1,5 tube de Voltaren Emulgel par jour sur ses jambes mentionnait des modifications cutanées avec amincissement de la peau (atrophie cutanée). Il y a aussi un signalement de consommateur provenant d’un patient qui présente des antécédents d’accident vasculaire cérébral avec paralysie du côté gauche, de l’hypertension, du diabète et de l’épilepsie qui avait utilisé la moitié d’un tube en une seule dose et avait ressenti une aggravation de la douleur au point d’application. La base de données contient également un signalement de cas qualifié de grave dans lequel le patient a été «intoxiqué», mais sans information supplémentaire.

La base de données contient un cas d’application accidentelle sur des hémorroïdes, entraînant une sensation de brûlure. Enfin, il y a 3 signalements de consommateur mentionnant une exposition accidentelle dans les yeux entraînant rougeur, écoulement et irritation oculaires et une sensation d’élévation de la pression intra-oculaire.

Pharmacocinétique
Absorption

La quantité de diclofénac absorbée dans l’organisme est proportionnelle à la taille de la région traitée avec Voltaren Emulgel, et dépend à la fois de la dose totale appliquée et du degré d’hydratation de la peau. L’absorption correspond à environ 6 % de la dose appliquée de diclofénac après l’application topique de 2,5 g de Voltaren Emulgel sur 500 cm2 de peau, en fonction de l’élimination rénale totale, comparativement aux comprimés Voltaren. Une occlusion de 10 heures multiplie par trois la quantité de diclofénac absorbée.



Tiré de Up To Date

Dosing: Adult
Osteoarthritis:
Maximum total body dose of 1% gel should not exceed 32 g per day
Lower extremities: Apply 4 g of 1% gel to affected area 4 times/day (maximum: 16 g per joint per day)
Upper extremities: Apply 2 g of 1% gel to affected area 4 times/day (maximum: 8 g per joint per day)

Acute pain (strains, sprains, contusions):
Apply 2-4 g to the skin over affected area(s) 3 or 4 times/day for up to 7 days

Administration
Topical gel: Do not cover with occlusive dressings or apply sunscreens, cosmetics, lotions, moisturizers,  insect repellents or other topical medications to affected area. Do not wash area for one hour following application. Wash hands immediately after application (unless hands are treated joint). Avoid sunlight to exposure areas.
1% formulation: Apply gel to affected area or joint and rub into skin gently, making sure to apply to entire affected area or joint. 





Formulaire Vitamine B12

Pour que la vitamine B12 en COMPRIMÉS (versus formule injectable) soit couverte par la RAMQ, il faut que le médecin remplisse une demande d'autorisation de paiement avec le dx :" Personne souffrant d'une déficience en vitamine B12".

www.ramq.gouv.qc.ca

Onglet PROFESSIONNELS
-choisir md ou pharmacien

Onglet FORMULAIRE
-médicament d'exception et patient d'exception
-pour les formulaires des médicaments et patients d'exception

-formulaires spécifiques
V : pour aller à Vitamine b12
8063

Le formulaire peut aussi être rempli en ligne via les services en lignes, par contre, on y a accès seulement avec son mot de passe personnel de professionnel de la santé obtenu en appelant à la régie.

**Il est aussi possible de l'imprimer via Vigilance par la section "médicament information et couverture", vitamine B12 1200mcg, en cliquant sur motifs puis sur formulaire.

20 septembre 2012

Revitonus contre-indiqué chez les diabétiques

Suite à un appel à la compagnie Sandoz, les extraits de glandes contenus dans le produit Revitonus contiennent 3 grammes de sucre par fiole. Ainsi, la compagnie ne recommande pas de le donner à une personne diabétique. Ce médicament sert à «donner de l'énergie», dû à la vitamine C qu'il contient. Il est donc plus sécuritaire de se diriger vers la vitamine C en comprimés standard.

Le zopiclone en allaitement

Le zopiclone est un médicament grandement prescrit au Canada pour combattre l'insomnie. Comme il n'est pas dans la famille des benzodiazépines, il causerait mois de tolérance et de dépendance, en plus d'avoir un profil d'effets indésirables plus avantageux. Il semble actuellement être le médicament de 1er choix pour le traitement l'insomnie.
 
Cependant, est-il possible de le donner à une femme qui allaite? Lorsque la maman le prend occasionnellement, il n'y a pas de contre-indication. Cependant, si l'insomnie est devenue un problème chronique, il y a des précautions à prendre. En effet, le zopiclone a un pic d'action 2 heures après sa prise, et il reste environ 5 heures dans le lait maternel. Ainsi, il faut suggérer à la maman de prendre sa dose de zopiclone après la tétée du coucher. Si maman à l'habitude de se lever la nuit pour allaiter bébé, il est recommandé de tirer son lait dans l'après-midi afin que le poupon ne soit pas exposé au médicament. Si le temps écoulé entre la prise du produit et l'allaitement du matin est de plus de 5 heures (idéalement 8 heures), il n'y a pas de contre-indication à allaiter bébé au réveil. Évidemment, il faut toujours surveiller l'état général de bébé. S'il devient très somnolent depuis la prise du médicament, et ce, durant plusieurs jours consécutifs (pas seulement à cause d'un rhume passager par exemple), il faut alors arrêter le zopiclone afin de voir si le médicament en est la cause. Si le bébé s'améliore, il n'est alors plus recommandé de prendre ce médicament pour la maman en question. L'Elavil pourrait alors être une alternative intéressante. Aucun cas d'effets indésirables majeurs n'a été rapporté avec l'utilisation du zopiclone en allaitement. Il est à noter que ces informations sont applicables au zopiclone 5 mg et 7.5 mg.

Merci au Centre Images de l'Hôpital Ste-Justine pour ces informations qui
pourront être retrouvées dans la nouvelle édition du livre Grossesse et
allaitement d'Ema Ferreira qui sera réédité au début de l'année 2013.
Texte rédigé par Maude Carignan, stagiaire en pharmacie.

18 septembre 2012

Les mythes sur les hémorroïdes

Les hémorroïdes sont une dilatation excessive de veines situées près de l’anus, qui donnent l’aspect de petits coussinets. Lors d’effort important ou d’une pression locale, elles peuvent enfler et devenir douloureuses. Puisque les hémorroïdes sont souvent mal connues par nos patients, elles donnent souvent naissance à plusieurs mythes.

MYTHE #1 : Elles provoquent le cancer

Les hémorroïdes sont des vaisseaux sanguins du rectum qui sont enflammés et agrandis. Cette caractéristique n'est aucunement liée au cancer. Comme nous le savons, le cancer se manifeste par une division anarchique des cellules. Le cancer colorectal et le cancer du rectum ne prennent aucunement naissance via les hémorroïdes. Certaines personnes atteintes de cancer colorectal ont un risque plus élevé de contracter une maladie hémorroïdaire en raison de la pression supplémentaire exercée sur les veines du canal anal attribuable à la croissance de la tumeur du cancer. Il existe une similitude des symptômes (sang dans les selles, saignements dans le rectum) entre un état hémorroïdaire et un cancer colorectal. Si vous êtes réellement inquiet, il est alors préférable de consulter votre médecin pour avoir un bon diagnostic de l'état.

MYTHE #2 : Elles sont causées par le poivre noir

Après avoir consommé une quantité importante d’aliments irritants et épicés, certaines personnes ressentent une irritation du rectum, ainsi que des démangeaisons rectales (origine de ce mythe). Cependant, aucune étude n’a prouvé que la consommation de poivre noir puisse causer des hémorroïdes. Cette condition est cliniquement prouvée pour être causée par une pression intense sur les veines rectales.

MYTHE #3 : Elles affectent seulement les personnes âgées

Il est vrai que le risque de souffrir d'hémorroïdes augmente avec l'âge, mais celles-ci peuvent se présenter à tout moment chez l'adulte. L'âge est un facteur de risque pour contracter les hémorroïdes, car il y a un affaiblissement général des vaisseaux sanguins à l'intérieur et autour du rectum (augmentant donc la susceptibilité aux hémorroïdes). De plus, plusieurs autres facteurs peuvent en causer, notamment de pauvres habitudes de toilette (efforts longs et forcés lors des selles, rester assis pendant des périodes prolongées sur le siège de toilette), une mauvaise alimentation, l'obésité et la grossesse.

MYTHE #4 : Elles ne sont pas curables

Des sondages en Amérique du Nord ont révélé qu’environ la moitié des gens âgés de plus de 50 ans ont déjà souffert d’hémorroïdes durant leur vie, ce qui en fait un des problèmes de santé parmi les plus communs. Soulager les brûlements, les démangeaisons et les inconforts peut être faites avec un bain de siège. La prise d’analgésiques est aussi une autre alternative pour soulager la douleur. Lors de cas sévère ou récurent, la chirurgie peut être une option.

MYTHE #5 : Elles sont provoquées lorsque nous prenons froid

Il est faux de croire que les hémorroïdes peuvent être causées lorsqu’on s’assoit sur un plancher de ciment ou de béton froid, ou encore sur le bord d’un trottoir durant l’automne. Elles sont provoquées par une dilatation excessive des veines suite à un effort démesuré ou une pression importante. Elles n’ont rien à voir avec la température. Peut importe ou l’on s’assoit, les hémorroïdes sont amplifiées lors de pressions supplémentaires sur les parois des veines rectales.

Sources : Site internet d’Anusol, le livre «Stop hémorroïdes : L’Alternative naturelle» d’Anne
Lopez et le Site internet La santé de l’homme.
Texte rédigé par Maude Carignan, stagiaire en pharmacie.

Les mythes sur les maladies du foie

MYTHE #1 : Les maladies du foie sont causées exclusivement par l’alcool

La plupart des gens croient que les maladies du foie sont causées par l’alcool et qu’ainsi, toutes les personnes atteintes de ce type d’affection sont alcooliques. En réalité, l’alcool est responsable de quelques maladies du foie sur plus d’une centaine d’autres formes. Au Canada, la stéatose hépatique (qui est une accumulation de graisse dans les hépatocytes) est présentement la principale cause de la maladie du foie. Bien que cet état puisse être dû à une consommation excessive d’alcool, il est directement lié à l’obésité.

MYTHE #2 : Les enfants ne peuvent pas contracter de maladies du foie

Au Canada, les pédiatres spécialistes du foie voient annuellement des milliers d’enfants (des nourrissons de quelques jours seulement aux adolescents) atteints de diverses formes de maladies du foie. Les principales causes de la maladie du foie chez les enfants sont génétiques (ex. maladie de Wilson, déficit en alpha-1-antitrypsine, tyrosinémie) ou virales (hépatite A, B et C). D’autres causes sont dues à des interruptions du débit de la bile du foie (ex. atrésie des voies biliaires, syndrome alagile).

MYTHE #3 : Une transplantation du foie assure la guérison d’une maladie du foie

La première transplantation canadienne du foie a eu lieu en 1970. Dans les décennies suivantes, cette chirurgie a permis de sauver la vie de centaines de Canadiens et Canadiennes. Bien que la transplantation du foie soit le traitement de dernier recours, elle n’assure pas la guérison. Dans certains cas, les foies transplantés sont rejetés par les anticorps, ce qui entraîne la nécessité de faire d’autres transplantations à répétition (dans les heures ou parfois même les années suivant la première transplantation). Dans d’autres cas, le foie nouvellement transplanté peut devenir infecté par un virus toujours en circulation dans le sang (ex. hépatite C).

Source : Site internet de la Fondation Canadienne des maladies du foie.
Texte rédigé par Maude Carignan, stagiaire en pharmacie.

Les mythes sur la grippe

MYTHE #1 : Il faut s’habiller chaudement pour ne pas avoir la grippe


Aucune étude n'a réussi à démontrer un lien déterminant entre bien se couvrir et contracter une grippe. La température n’est pas un facteur pouvant causer la grippe. Il faut absolument être exposé au virus pour la présenter. L'hiver, puisque les portes et les fenêtres sont closes en permanence, cela permet au virus de se propager plus rapidement. L'été, contrairement à la saison froide, les espaces sont ventilés. De plus, selon L'Association pulmonaire, ces infections sévissent l'hiver parce que c'est la saison au cours de laquelle les virus se propagent à travers le pays. En effet, les virus et les infections se répandent quand les gens restent à l'intérieur et se trouvent à proximité d'autres personnes (et de leurs germes). Pour éviter une grippe, le lavage des mains est primordial.

MYTHE #2 : Les capsules d’échinacée et le jus d’orange accélèrent la guérison

La période d'incubation des virus est d'environ cinq jours. Lorsque les symptômes apparaissent, il est trop tard ; le virus est déjà dans notre corps. Il n’y a donc aucune méthode efficace pour arrêter le cheminement de la maladie. Il est impossible de «casser» la grippe. Le mieux, c'est la prévention. La chose la plus importante demeure le lavage des mains.

MYTHE #3 : Je ne peux attraper une grippe si je viens tout juste d’en guérir une

Lorsque le corps combat une grippe, il devient immunisé puisqu’il a fabriqué des anticorps. Cependant, il est impossible de savoir combien de temps il sera possible de conserver cette immunité. De plus, il existe une multitude de virus, ce qui signifie que la prochaine exposition ne sera pas nécessairement la même que le virus précédent.

MYTHE #4 : Il faut mettre sa main devant sa bouche lorsque l’on tousse

Cette méthode n'est pas efficace pour éviter la propagation du virus, qui se transmet via des surfaces contaminées (mains ++). C'est pourquoi il est plus avantageux d’éternuer dans un mouchoir ou dans sa manche, puisque ces endroits n'entrent pas en contact direct avec notre environnement.

MYTHE #5 : La grippe n’est pas une maladie grave



La plupart des Canadiens qui contractent la grippe ne présentent que des symptômes légers et voient leur état s’améliorer en l’espace de 7 à 10 jours. Cependant, certains patients (principalement les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes malades) courent le risque de présenter de graves complications telles qu’une pneumonie. De plus, la grippe est hautement contagieuse et peut se propager rapidement à l’école ou sur le lieu de travail.

MYTHE #6 : Comme je n’ai jamais eu la grippe, je ne peux pas l’avoir

Personne n’est complètement immunisé contre la grippe, et même si certains individus ne l’ont jamais contractée auparavant, rien ne permet de garantir qu’ils ne la contracteront pas un jour. Lors de la saison grippale 2006-2007 au Canada, 33 % des 6 051 cas de grippe A et 45 % des 972 cas de grippe B sont survenus chez des personnes âgées de 25 à 64 ans, selon les statistiques dont la validité a été confirmée par le programme « Surveillance de l’influenza » de Santé Canada. C’est la raison pour laquelle il est important d’adopter de bonnes pratiques pour prévenir la grippe, y compris de se faire vacciner chaque année.

MYTHE #7 : Le vaccin antigrippal peut causer la grippe



Le vaccin antigrippal ne peut pas causer la grippe puisqu’il contient un virus inactivé (mort). Si quelqu’un tombe malade quelques jours après avoir reçu le vaccin, il s’agit fort probablement d’une coïncidence. Certaines personnes peuvent présenter des effets indésirables après avoir reçu le vaccin. Il ne faut néanmoins pas les confondre avec les symptômes de la grippe. De nombreuses maladies, dont le rhume, peuvent occasionner des symptômes pseudo‑grippaux. Cela ne veut pas dire que vous avez la grippe. Comme c’est le cas de n’importe quel vaccin, le vaccin antigrippal ne protège pas 100 % des personnes immunisées.

Informations tirées de l’Hebdo régional de la Montérégie et du journal La Presse section La
Tribune par Maude Carignan, stagiaire en pharmacie.

17 septembre 2012

Quoi faire en cas d’infection active avec un patient sous Enbrel?


Mme X vient de recevoir un diagnostic de pneumonie pour laquelle elle sera traitée avec de l’Avelox DIE pour 10 jours. La prochaine injection d’Enbrel de Mme X était prévue 2 jours plus tard. Devons-nous retarder l’injection puisque Mme présente une infection ou pouvons-nous tout de même la donner de façon sécuritaire?

 

L’Enbrel (ertanercept) appartient à la classe des modificateurs de la réponse biologiques (agent biologique) ou inhibiteur du TNF (tumor necrosis factor). Ce médicament s’injecte hebdomadairement et est utilisé notamment dans le traitement de l’arthrite et du psoriasis.

Lorsqu’un patient atteint d’une infection doit recevoir son traitement d’Enbrel, devons-nous tout de même lui administrer ou risquons-nous d’empirer son état? En fait, tout dépend du caractère de chronicité de l’infection, ainsi que de la sévérité de celle-ci. Ainsi, un patient ayant un diagnostic de tubercule (infection chronique) ne pourra plus jamais recevoir d’Enbrel. Tout comme, un patient hospitalisé en état de septicémie, ou sur antibiotique IV verra son injection suspendue durant plusieurs semaines, le temps que le patient renforcie son système immunitaire. Cependant, lorsque le patient est traité en externe avec un AB (ex. Madame X) et que l’infection est légère à modérée, l’injection peut être donnée. Lorsque les risques de complication sont jugés rares et peu sévères, l’injection peut également être donnée. Il faut toujours évaluer le ratio risques/bénéfices pour le patient ; le risque de déclencher une crise d’arthrite par exemple, versus le risque de complications de l’infection pour la patiente. Puisqu’aucune recommandation précise n’a été décrite par la compagnie fabriquant le produit, le jugement professionnel du clinicien reste primordial.

 

Informations venant de la compagnie Amgen (1866 391-4503).

Article rédigé par Maude Carignan, stagiaire

06 septembre 2012

Petit rappel sur le sevrage et la dépendance aux benzos

Le syndrome de sevrage aux benzodiazépines est plus fréquent qu'on le pense; en effet il affecte environ 1 patient sur 5. Un syndrome de sevrage se présente le plus souvent lors d'un arrêt brusque du médicament; il y a alors rechute des symptômes et apparition d'anxiété rebond. Selon les caractéristiques du patient, le syndrome de sevrage peut se présenter après seulement 3 semaines de traitement, et peut être présent jusqu'à 6 semaines après l'arrêt du BDZ. Les principaux symptômes sont : anxiété, insomnie, tension musculaire, anorexie, hypersensibilité à la lumière et au bruit, désordres gastro-intestinaux, troubles de la mémoire et cognitifs.

Le syndrome de sevrage survient suite à une dépendance développée au médicament.
Il y a deux types de dépendance aux benzodiazépines :
1) La dépendance physique : tolérance (augmentation des doses pour obtenir l'effet) et apparition de symptômes de retrait suite à l'arrêt.
2) La dépendance psychologique : habitude de prendre le Rx pour obtenir l'effet bénéfique ou éviter un inconfort relié à l'absence du médicament.

Les facteurs de risque de dépendance sont les suivants :
- Utilisation régulière (surtout si > 3 mois)
- Apparition plus rapide si histoire de dépendance ou personnalité dépendante
- Hautes doses
- Action rapide et courte*
- Puissance élevée (bromazépam, alprazolam, lorazepam)*

* Le degré de dépendance aux BDZs est fonction de la puissance, du début d'action, de la présence ou non d'un métabolite actif et de la lipophilicité.

Résumé :
1) Traitement < 3 semaines : syndrome de sevrage rarement vu (mais possible)
2) Traitement de 3-6 semaines : syndrome possible (surtout si arrêt brusque)
3) Traitement > 6 semaines : syndrome très probable

Lors d'un sevrage aux BDZs, la diminution des doses doit se faire graduellement selon l'algorithme suivant :
Diminution graduelle de la dose de 10-15% hebdomadairement. Il est important d'individualiser le sevrage. Un suivi auprès du patient à chaque semaine est primordial pour la réussite du sevrage.

Garder en tête que la diminution du premier 50% est habituellement plus facile que du deuxième. Il est important de diminuer plus lentement à la fin. Il est essentiel d'encourager le patient et de ne pas le faire culpabiliser. Il est possible de recommencer une étape lors d'échec. Une autre option possible serait aussi de substituer le Rx pour un BDZ à longue action (Ex. diazepam ou clonazepam) avant d'effectuer le sevrage, surtout si le patient prend le BDZ depuis de nombreuses années.

Le mot d'ordre avec les BZDs : la plus petite dose possible pour la plus courte durée possible.


Rappel des propriétés pharmacologiques des principaux BDZs

                                              
                               Courte demi-vie                       Longue demi-vie

Puissance élevée    Alprazolam                              Clonazepam
                               Bromazepam
                               Lorazepam
                               Midazolam
                               Triazolam

Puissance faible     Oxazepam                                  Diazepam
                               Temazepam                                Flurazepam

Informations tirées des notes de cours Insomine et Troubles Anxieux de soins pharmaceutiques V, Université Laval. Rédigé par Maude Carignan, stagiaire