20 octobre 2013

Peut-on utiliser des doses plus élevées d'Aerius?

Les nouveaux antihistaminiques sont des agents qui ont prouvé leur efficacité aux doses reconnues dans le traitement des allergies saisonnières et d’autres indications où l’histamine est impliquée. Les agents les plus récents de cette classe sont de plus sélectifs pour les récepteurs H1 de l’histamine et cause moins d’effets indésirables au SNC dû à leur meilleure hydrosolubilité. L’Aerius (desloratadine) est l’antihistaminique de 2e génération avec la plus grande affinité pour le récepteur H1, la plus longue demi-vie et ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique. À la dose conventionnelle, il est aussi bien toléré que le placebo. Dans toutes ses indications, la dose maximale quotidienne de desloratadine est de 5 mg. Toutefois, il est parfois utilisé à des doses supérieures. En tant que professionnel de la surveillance de la thérapie médicamenteuse, les questions à se poser en lien avec une telle pratique sont les suivantes: est-ce sécuritaire pour mon patient? Est-ce qu’il y a un bénéfice possible?

Premièrement, il est important de s’assurer qu’un traitement sera bénéfique pour un patient et le premier point à vérifier est l’efficacité de la thérapie. Dans une recherche comparant la desloratadine à une dose de 5 mg à la dose de 10 mg pour les réactions cutanées (wheal and flare) il n’y a eu aucune différence d’efficacité entre les doses étudiées. Une autre étude a comparé les doses de 5, 10 et 20 mg dans le traitement de l’urticaire chronique résistante difficile à traiter et les résultats démontrent que l’augmentation des doses permet d’aller chercher une efficacité supérieure chez 75 % des patients. Une revue de la littérature sur le desloratadine rapporte que le médicament démontre in vitro un effet supérieur avec l’augmentation des doses, malgré qu’elles ne soient pas indiquées.


Deuxièmement, une efficacité accrue n’est qu’une partie de la réponse, il est essentiel d’avoir plus de bénéfice que de risque avant d’initier un traitement. L’étude sur les doses augmentées pour l’urticaire n’a pas démontré d’augmentation d’effets indésirables lors de l’utilisation de doses supérieures à 5 mg. Dans la majorité des études, le nombre d’effets indésirables est soit inférieur, égal ou non statistiquement supérieur au placebo. Des études de sécurité sur le produit ont étudié une dose de 45 mg pendant 10 jours et n’ont pas observé d’effets indésirables majeurs. Spécifiquement, les études ont évalué les effets cardiovasculaires tels que la modification des ondes à l’ECG, les effets sédatifs sur le SNC comme la somnolence ou la diminution de concentration et les effets anticholinergiques comme la sécheresse buccale. Aussi, les études de sécurité ont évalué la sécurité du produit en concomitance avec des inhibiteurs puissants des cytochromes (ketoconazole, fluoxetine, azithromycine, etc) et n'ont démontré aucun changement clinique.


Finalement, bien que le desloratadine ne soit indiqué qu'à des doses de 5 mg, la littérature démontre qu’il est possible d’augmenter sécuritairement les doses et d’obtenir un bénéfice supérieur pour certaines indications. Ce potentiel gain d’efficacité ne semble pas avoir été étudié ou démontré pour les allergies saisonnières ou la rhinite allergique, mais la sécurité et les résultats sur les autres indications permettent d’extrapoler un possible gain à faible risque en augmentant la dose. Il sera intéressant de voir si les doses pour les différentes indications seront modulées par les différentes études sur l’innocuité et les bénéfices de cette molécule.



Référence:


VigilanceRx, fiche desloratadine, Vigilance Santé, décembre 2012


Gonzalez-Nunez V, Valero A, Mullol J. Safety evaluation of desloratadine in allergic rhinitis. Expert Opin. Drug Saf. (2013) 12(3):445-453


Staevska M. Popov T, Kralimarkova T et coll. The effectiveness of levocetirizine and desloratadine in up to 4 times conventional doses in difficult-to-treat urticaria. J Allergy Clin Immunol 2010;125:676-82.


Bulca S, Bayramgürler D, Demirsoy EO et coll. Comparison of effects of 5 and 10 mg oral desloratadine and levocetirizine on histamine-induced wheal and flare response in healthy volunteers. Journal of Dermatological Treatment, 2013; Early Online: 1–4


Canonica GW, Blaiss M. Antihistaminic, Anti-Inflammatory, and Antiallergic Properties of the Nonsedating Second-Generation Antihistamine Desloratadine: A Review of the Evidence. WAO Journal 2011; 4:47–53

Rédigé par M.L., étudiant en pharmacie

Traitement de l’hirsutisme secondaire au syndrome des ovaires polykystiques

Le syndrome des ovaires polykystiques est une maladie qui touche entre 5 à 10 % des femmes en âge de procréer. L’hirsutisme est une des manifestations les plus dérangeantes pour les femmes atteintes de ce syndrome. La principale cause de l’hirsutisme est une augmentation des androgènes circulants, ce qui fait que les agents antiandrogène sont les agents de choix.
La première option recommandée est l’utilisation de contraceptifs oraux combinés avec un progestatif n’ayant aucune activité androgénique ou une activité antiandrogénique. Les études sur l’hirsutisme ont porté sur des contraceptifs possédant une concentration entre 30 et 35 µg d’éthinylestradiol, il est donc recommandé d’utiliser des agents possédant cette concentration. En plus de la diminution de l’hirsutisme, les COCs permettent de réduire l’acné, contrôler le cycle ovulatoire et protéger les femmes souffrant du syndrome des ovaires polykystiques contre l’hypertrophie endométriale. Les études auraient démontré une efficacité équivalente entre la cyprotérone 2 mg/j (Diane-35) et la drospirénone 3 mg/j (Yasmin/Yaz).
La deuxième ligne de traitement est la spironolactone, un agent antialdostérone et antiandrogène. Elle peut être utilisée en monothérapie ou en combinaison avec les COCs selon les préférences de la patiente en fonction des divers effets du médicament et de la tolérance. Une dose quotidienne de 100 mg/j a démontré une bonne efficacité pour réduire l’hirsutisme en monothérapie. Il est reconnu que la spironolactone possède un effet qui est dose dépendante, mais aucune étude n’a été effectuée avec différentes doses pour supporter cette affirmation. Une dose quotidienne de 25 mg de spironolactone aurait une efficacité similaire au niveau de l’hirsutisme à 3 µg de drospirénone. Il semblerait avoir une possible synergie entre les COCs et la spironolactone.
Le finastéride à une dose quotidienne de 2,5 à 5 mg a démontré une efficacité dans le traitement de l’hirsutisme. Certaines études le place équivalant à la spironolactone, alors qu’il s’est montré inférieur dans d’autres études. Il n’est pas considéré comme le premier choix. Il est intéressant de noter qu’aucune différence significative n’a été notée entre la dose de 2,5 et 5 mg.
D’autres agents ont été suggérés et étudiés dans le traitement de l’hyperpilosité. Le flutamide et la cyprotérone. Toutefois, il existe mois d’évidence avec la cyprotérone à haute dose en traitement chronique et son association à des COCs contenant déjà de la cyprotérone semble ne pas avoir de bénéfice supplémentaire. Pour sa part, le flutamide a été démontré efficace, mais les effets indésirables au niveau hépatique en limitent l’utilisation.
Il n’est pas recommandé d’utiliser de corticostéroïdes, d’analogue de la GnRH ou les agents comme la metformine et les thiazolidinedione puisqu’ils n’ont pas démontré une aussi bonne efficacité que les choix précédants et/ou plus d’effets indésirables et/ou un schéma posologique plus complexe.
Certaines études ont évalué l’efficacité de traitement topique d’antiandrogène tel que le finastéride et le canrenone (métabolite actif de spironolactone) et n’ont démontré aucun bénéfice au niveau de la pilosité. L’eflornithine est le seul agent topique ayant démontré une efficacité à réduire l’apparition des poils. Il agit en inhibant une enzyme essentielle à la pousse du poil, mais la crème doit être appliqué deux fois par jour, elle prend entre 4 à 8 semaines pour avoir une efficacité et les poils doivent être retiré de façon mécanique, car cela ne fait que diminuer la pousse. C’est une option qui peut être dispendieuse et plus complexe à long terme.
Généralement, les études sur l’hirsutisme comparent les agents à un placebo, ce qui empêche de directement comparer l’efficacité des traitements entre eux. Ils ont tous démontré une efficacité plutôt similaire contre le placebo. À chaque ajout ou changement d’agent, il faut attendre jusqu’à 6 mois pour juger de l’efficacité de la thérapie, puisque c’est la demi-vie estimée d’un follicule pileux.

Références:
1- Uptodate, Treatment of hirsutism, consulté le 2013-10-01
2- VigilanceRx, fiche vaniqa, consulté le 2013-10-01
3- Ehrmann DA. Polycystic ovary syndrome. N Engl J Med 2005; 352:1223.
4- Martin KA, Chang RJ, Ehrmann DA, et al. Evaluation and treatment of hirsutism in premenopausal women: an endocrine society clinical practice guideline. J Clin Endocrinol Metab 2008; 93:1105.
5- Koulouri O, Conway GS. Management of hirsutism. BMJ 2009; 338:b847.

Rédigé par M.L., étudiant en pharmacie

L’utilisation de l’amantadine pour le traitement de la fatigue associée à la sclérose en plaques

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui se caractérise par une inflammation et une démyélinisation des fibres nerveuses du système nerveux central. L’atteinte des neurones peut se rendre jusqu’à une dégénérescence axonale. Les patients atteints de sclérose en plaques peuvent présenter différents symptômes selon l’endroit atteint par la maladie. Le symptôme le plus fréquent (76 à 92 %) et l’un des plus invalidants (55 à 75%) pour les personnes souffrant de cette maladie est la fatigue. Le mécanisme expliquant la fatigue n’est pas bien compris, mais il existe certains médicaments qui peuvent aider à réduire la fatigue.


L’amantadine est l’un des médicaments suggérés pour le traitement symptomatique de la fatigue. Elle serait considérée comme un agent de premier choix par certaines références. Une étude Cochrane publiée en 2009 a évalué l’utilisation de l’amantadine pour le traitement de la fatigue chez les personnes souffrant de sclérose en plaques. Le mécanisme d’action de ce médicament pour le traitement de la fatigue n’a jamais été élucidé. Les différentes études intégrées dans la revue Cochrane ont comparé l’amantadine à un placebo dans des études randomisées avec ou sans croisement et avec des durées de traitement d'amantadine 100 mg bid entre une semaine à trois mois. Différentes échelles d’évaluations (validées ou non) de la fatigue étaient utilisées pour évaluer l’efficacité du traitement par le patient. Pour résumer, la revue Cochrane spécifie que les études disponibles présentent beaucoup de biais, les gains potentiels sont assez faibles, la tolérance envers les effets au SNC peuvent être limitant (jusqu’à 13 % d’abandon lors de prise pour prophylaxie de la grippe) la méthodologie et le suivi étaient souvent insuffisants. C’est pour cette raison que la revue Cochrane conclut que ce traitement manque d’évidence pour être recommandé et qu’il y a peu de données pouvant supporter son utilité. Plusieurs études ont tout de même démontré une efficacité pour la réduction de la fatigue. Avec les doses utilisées dans la fatigue reliée à la SEP, les effets indésirables sont beaucoup plus rares que dans son utilisation pour la prévention de l’influenza.


D’une autre part, une étude publiée en 2000 a évalué l’effet neuroprotecteur de l’amantadine. Cette étude semble démontrer que son utilisation chez les gens atteints de sclérose en plaques permettrait d’aider à mobiliser les fonctions cognitives et de mieux traiter l’information. Toutefois, le plus grand facteur influençant la capacité à mobiliser l’information est la durée de vie avec la maladie.


À la lumière de ces informations, il est évident qu’un traitement d’amantadine pour la fatigue dans la sclérose en plaques soit remis en doute. Par contre, une révision rapide des traitements suggérés pour la fatigue liée à la SEP ainsi que les évidences supportant ces traitements permet de voir qu’aucun agent ne possède de base solide. Les autres agents possibles sont le modafinil et le methylphenidate. Le modafinil, qui est un agent pour le traitement de la narcolepsie, semble causer plus d’effets indésirables que l’amantadine et a été moins étudié dans la sclérose en plaques. Le methylphenidate est suggéré selon Uptodate, mais aucune documentation scientifique ne semble avoir évalué cet agent. Compte tenu du manque de connaissance sur la fatigue et de son traitement dans la SEP, il est difficile d’émettre des recommandations, mais l’amantadine semble être un premier choix de traitement. Une approche conservatrice avec les agents suggérés, un suivi adéquat des comorbidités comme la dépression, la douleur ou les troubles du sommeil ainsi qu’un bon lien de confiance avec le patient sont les meilleures ressources pour la prise en charge de cette réalité importante des patients par les spécialistes.


Références:


Pucci E, Brañas Tato P, D’Amico R, et coll. Amantadine for fatigue in multiple sclerosis. Cochrane Database of Systematic Reviews 2007, Issue 1. Art. No.: CD002818. DOI: 10.1002/14651858.CD002818.pub2.


Sailer M, Heinze H.-J, Schoenfeld  M. A et coll. Amantadine Influences Cognitive Processing in Patients with Multiple Sclerosis. Pharmacopsychiatry 2000; 33: 28-37.


Braley TJ; Chervin RD. Fatigue in multiple sclerosis: mechanisms, evaluation, and treatment. SLEEP 2010;33(8):1061-1067.


Brown JN, Howard CA, Kemp DW. Modafinil for the treatment of multiple sclerosis-related fatigue. Ann Pharmacother. 2010 Jun;44(6):1098-103.


Olek MJ. Comorbid problems associated with multiple sclerosis in adults. Uptodate [consulté le 2013-10-16].


Rédigé par M.L., étudiant en pharmacie

TDAH et MAB

Question : Si un patient prend du Lithium et de la lisdexamphétamine (Vyvanse) simultanément, est-ce que l’arrêt du lithium peut provoquer une hypomanie ?

Presque 50 % des patients atteints de bipolarité présentent des comorbidités et celles-ci augmentent avec l’âge. Les principales comorbidités rencontrées sont les troubles anxieux (TAG, TOC, trouble panique), l’abus de substance, des troubles de personnalité, et le TDAH. Ces différentes complications complexifient le traitement.

Malheureusement, il y a un manque de données sur le traitement des adultes atteints de la maladie affective bipolaire (MAB) et du trouble déficitaire d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA-TDAH). Le principal problème est l’absence d’étude à long terme. Ainsi, les recommandations du CANMAT en ce qui a trait à la gestion de la médication est basée sur des études réalisées chez des enfants et adolescents atteints de TDAH et de MAB et par l’expérience clinique.

Certains traitements pour le TDAH, y compris les stimulants et les antidépresseurs, peuvent augmenter le risque de déstabilisation de l'humeur chez les patients atteints de MAB de type I. Dans ce cas, le TDAH chez les patients atteints de MAB de type I doit être traité lorsque le patient est euthymique et stabilisé par des doses optimales de stabilisateurs de l’humeur. Le potentiel de déstabilisation de l'humeur en MAB de type II est moins clair, bien que de nombreux patients auront besoin également d'un traitement en continu avec des stabilisateurs de l'humeur.

Lorsqu’un patient souffre de MAB et de TDAH comorbide, le CANMAT recommande le bupropion comme complément aux stabilisateurs de l’humeur. Cette recommandation est basée sur des données observées et sur l’efficacité chez l’adulte atteint. Cette combinaison aurait une plus faible probabilité d’induire une manie en comparaison avec d’autres antidépresseurs.

En deuxième ligne de traitement, les sels mixtes d’amphétamines peuvent être complémentaires aux stabilisateurs de l’humeur si le bupropion n’est pas toléré par le patient. En effet, dans certains cas les stimulants peuvent être plus efficaces que certains antidépresseurs chez les patients atteints de TDAH et de MAB chez l’adulte. Le stimulant sera choisi en première ligne de traitement notamment dans le cas où le risque de virage maniaque est considéré comme faible.

Étant donné que le patient a déjà fait un épisode d’hypomanie par le passé, le type de MAB est de type II. Donc, si le patient décide de cesser le Lithium, qui est un stabilisateur de l’humeur, il existe donc un certain risque de virage maniaque mais rien n’est totalement certain.

Références :

  1. Lignes directrices canadiennes sur le TDAH 3ème édition. Canadian ADHD resource alliance (CADDRA)
  2. The Canadian Network for Mood and Anxiety Treatments (CANMAT) task force recommendations for the management of patients with mood disorders and comorbid attention-deficit/hyperactivity disorder. Annals of clinical psychiatry 2012; 24(1):23-37
 Rédigé par Bianna Falardeau, stagiaire


Les AINS en IC

Question : Les AINS sont contre-indiqués en IC mais le sont-ils pour tous les niveaux d’IC ? Quel est le mécanisme d’action qui provoque la décompensation chez ces patients ?

Les AINS agissent en inhibant les COX qui permettent la transformation de l’acide arachidonique en prostaglandines. Tous les AINS, sans exception, sont susceptibles de provoquer une rétention hydrosodée. Cet effet est dû à la diminution de la synthèse des PGE2, prostaglandines ayant un effet natriurétique.

La rétention d’eau peut causer un gain de poids et l’apparition d’un oedème périphérique. La tension artérielle peut également augmenter de 5 à 10 mmHg. Le mécanisme de décompensation est donc provoqué par la hausse de la volémie et une vasoconstriction périphérique. De plus, les AINS atténuent les effets et augmentent la toxicité des diurétiques et des IECA.

Selon le guide de l’INESS, les AINS ne sont pas contre-indiqués en stade I et II d’IC. Cependant, ils sont à utiliser avec prudence. Le poids, l’oedème, la dyspnée, l’orthopnée et l’INR s’il y a prise de Coumadin. Par contre, les AINS sont contre-indiqués aux stades 3 ou si la fraction d’éjection est moins de 30 %.

Rédigé par Bianna Falardeau, stagiaire

Référence: Algorithme d'utilisation des AINS publié par l'INESS

19 octobre 2013

Psychiatrie

Connaissez-vous le CANMAT?
http://www.canmat.org/

Canadian Network for Mood and Anxiety Treatments


CANMAT is a federally incorporated academically based not-for-profit research organization linking healthcare professionals from across Canada who have a special interest in mood and anxiety disorders. The ultimate goal of CANMAT is to improve the functioning and quality of life of persons experiencing mood and anxiety disorders, through conduct of innovative research projects, development of evidence-based and best practice educational programs, and guideline/policy development. While CANMAT is Canadian in origin, its perspective is international; its treatment guidelines and educational programs have been designed for adaptation to many countries.
CANMAT offers a variety of information for the public, for health care providers, and for policy developers and others. Key disease information and detailed treatment advice is available for the public, while providers can obtaintreatment guidelines for mood disorders and key Continuing Education information. Policy providers can also access treatment guidelines and learn about new education programs. A special feature of the website includes freedownload of Powerpoint slides reviewing the major treatment guidelines, to facilitate discussion, teaching, and uptake of the guidelines around the world.

FAQ sur la MAB pour les patients

Une personne rétablie est-elle « guérie » ?
Malheureusement, le trouble bipolaire demeure incurable. Cependant, comme les problèmes physiques tels que l'hypertension et le diabète, cette maladie peut être maîtrisée efficacement grâce à un mode de vie sain et à des traitements pharmacologiques.

Quel est le rôle des médicaments dans le rétablissement ?
Les médicaments représentent la pierre angulaire du traitement de la maladie affective bipolaire (MAB). En effet, ils sont nécessaires pour que le patient retrouve son bien-être. Plusieurs médicaments sont couramment prescrits pour la MAB. Les médicaments ont pour rôle d’éliminer les symptômes et de prévenir les récurrences. Chaque personne réagit différemment aux médicaments et c’est souvent en discutant avec le médecin et le pharmacien qu’on arrive à trouver la dose qui convient.

Pendant combien de temps faut-il prendre des médicaments ?
Malheureusement, la MAB présente une forte récurrence. Sans traitement, la plupart des personnes atteintes auront une rechute environ deux ans plus tard. Les médicaments font plus que traiter les symptômes, ils les empêchent de revenir. En effet, une personne est beaucoup plus susceptible de demeurer en bonne santé si elle continue de prendre ses médicaments que si elle arrête de les prendre. Le traitement d’entretien à long terme repose sur le type de maladie. Pour certains, il peut suffire de prendre des médicaments pendant un ou deux ans. Cette stratégie ne convient qu’aux personnes qui n’ont eu qu’un seul épisode léger n’ayant pas causé trop de problèmes. Un traitement plus long est recommandé pour la plupart des gens. Souvent, il est préférable de maintenir le traitement en permanence.

Si l’on se sent bien pendant une longue période, est-ce que cela veut dire que l’on n’a plus besoin de médicaments ?
Non, il est possible que la maladie soit en rémission, ou que le médicament prévienne efficacement les symptômes. Si la personne interrompt son traitement, elle court un risque élevé de rechute, c’est-à-dire plus de 80 % en deux ans. Même après de nombreuses années de stabilité, une rechute peut survenir.

Référence: Centre de Toxicomanie et de Santé Mentale (CAMH)


Recherche par Bianna Falardeau, stagiaire

Peut-on trop diminuer la PIO?

Une patiente avait sur prescription Azopt (brinzolamide), Xalatan (latanoprost) et Alphagan (brimonidine). Elle se mettait des gouttes seulement 1 fois par jour au coucher et alternait entre les différentes gouttes. Je me suis donc demandé si sa PIO pouvait trop diminuer lorsqu'elle se mettrait à utiliser les bonnes posologies.

Diminution de la production de l'humeur aqueuse
-B-bloquant
-Inhibiteur de l'anhydrase carbonique (Azopt)
-Agoniste alpha-2-adrénergiques (Alphagan)

Augmentation de l'élimination de l'humeur aqueuse
-Parasympathomimétique
-Analogue des prostaglandine (Xalatan)
-Agoniste alpha-adrénergique non-spécifique

Est-ce qu’on peut trop diminuer une pression intra-oculaire ?

Les différents traitements disponibles dans un cas de glaucome sont : la chirurgie, le laser et finalement les médicaments topiques. Le traitement topique agit en diminuant la production de l’humeur aqueuse et/ou en augmentant l’élimination de l’humeur aqueuse.

La diminution de la pression intra-oculaire (PIO) souhaitée dépend du degré d’atteinte du patient. Par exemple, si le nerf optique est sain mais qu’il y a présence de facteurs de risque modérés a élevés de progression, la diminution de la PIO souhaitée sera de 20 %. Si le nerf optique est atteint avec des dommages légers, la baisse de PIO souhaitée sera de 25 %. Dans le cas où le nerf optique est atteint avec de dommages modérés, les médicaments topiques devront permettre de diminuer la PIO de 30 %. Finalement, si le nerf optique est atteint avec des dommages sévères, la diminution de la PIO souhaitée sera entre 30 et 50 % dépendamment de la PIO de départ.

Qu’en est-il de cette baisse de pression ? Peut-on diminuer la PIO sans surveillance ? La diminution de la PIO par les agents topiques ne peut se faire sans surveillance et sans la mesure de la PIO. Dans de rares cas, la PIO peut diminuer en dessous de 6mmHG (on vise normalement une PIO entre 10 et 21mmHG) , ce qui s’avère être une valeur critique pour nos yeux. En effet, une pression oculaire trop basse peut entrainer un décollement de la rétine. Donc, même si cela est rare, il est d’une importance cruciale que nos patients puissent avoir un suivi avec un ophtalmologique et un optométriste afin de faire vérifier leur PIO régulièrement.

Pour notre cas, comme une trop grande baisse de PIO est possible et dangereuse, mais rare, nous nous sommes assurées que la patiente aurait une mesure de PIO chez un optométriste sous peu.

Références : 
Optométriste chez Pineault avec rouleau, place Sainte-foy, Québec 
Notes de cours SOINS 1, Université Laval par Marie-Michèle Perron

Rédigé par Bianna Falardeau, stagiaire


10 septembre 2013

à propos du Xarelto (rivaroxaban)

J'ai un de mes patients qui se fait prescrire l'arrêt du coumadin (difficulté à le stabiliser due à une consommation d'alcool variable) pour passer au Xarelto.
2 questions ne trouvent pas réponse dans vigilance, soit l'ajustement exact en IR et les procédures pour passer d'un médicament à l'autre.
Voici un article très complet sur le Xarelto publié par Le Médecin du Québec en avril 2013.

http://www.fmoq.org/Lists/FMOQDocumentLibrary/fr/Le%20M%C3%A9decin%20du%20Qu%C3%A9bec/Archives/2010%20-%202019/2013/Avril%202013/075-080info-comprim%C3%A9e0413.pdf

Et voici les réponses à mes questions:

En prévention des AVC et des embolies générales chez les adultes atteints de fibrillation auriculaire non valvulaire, on sert 15mg au lieu de 20mg lorsque la clairance se situe entre 30 et 49ml/min. Servir la warfarine si clairance sous 30ml/min.

Il faut cesser la warfarine et entreprendre le rivaroxaban lorsque le RIN est inférieur ou égal à 2.5.


04 août 2013

à propros du Mona Lisa 5

Il y a 3 modèles de stérilet Mona Lisa disponible au Canada.
Le 10 est efficace pour 10 ans. Surface de 380mm2 de cuivre sur la tige ET les bras du stérilet.
Le 5 est efficace pour 5 ans. Surface de 380mm2 de cuivre sur la tige seulement.
Le N est efficace pour 3 ans. Surface de 300mm2 de cuivre sur la tige seulement.

Comment fonctionne le Mona Lisa?
Les DIU au cuivre préviennent la fécondation en agissant sur la motilité et le fonctionnement normal des spermatozoïdes. Le Mona Lisa n’affecte pas l’ovulation.

Le Mona Lisa est-il efficace?
Des études à long terme indiquent que moins de 1 femme sur 100 devient enceinte en utilisant le Mona Lisa. Le Mona Lisa est une méthode anticonceptionnelle grandement efficace. En fait, chez les utilisatrices du
Mona Lisa à long terme, le taux d’échec approche celui de la stérilisation.

Puis-je me faire insérer le Mona Lisa tout juste après avoir accouché?
Votre médecin et vous discuterez du meilleur moment pour vous l’insérer suite à l’accouchement. Vous pourriez devoir attendre 6 semaines, mais dans les cas de césarienne, il faut reporter l’insertion à 12 semaines après l’accouchement.

Comment puis-je vérifier la présence du Mona Lisa dans mon utérus?
On recommande de consulter votre médecin pour une visite de suivi un mois après l’insertion pour s’assurer qu’il est toujours en place et confirmer son positionnement approprié. Par la suite, on recommande d’effectuer une visite tous les ans. Vous devriez également vous assurer que le Mona Lisa est bel et bien dans l’utérus; en position accroupie, introduisez les doigts propres jusqu’au fond du vagin pour sentir les fils. Ne tirez pas sur les fils. Si vous ne pouvez pas sentir les fils ou si vous pouvez sentir d’autres parties du Mona Lisa en plus des fils, consultez immédiatement votre médecin. Cela signifie que votre Mona Lisa n’est plus dans l’utérus ou qu’il n’est pas bien placé, ce qui augmente vos risques de devenir enceinte. On vous recommande d’utiliser une autre méthode de contraception jusqu’à ce que vous ayez vu le médecin. Il est conseillé de vérifier que le Mona Lisa est en place une fois par mois. Vous pouvez employer des tampons en même temps que le Mona Lisa.

Qu’arrivera-t-il lors des premières menstruations après l’insertion du Mona Lisa?
Les trois premiers cycles suivant l’insertion sont généralement différents des cycles normaux. Des règles plus abondantes ou plus longues peuvent survenir et vous pourriez subir des pertes vaginales légères entre les règles. Ces changements menstruels diminuent habituellement avec le temps et disparaissent après 2 à 3 mois. Toutefois, si votre flux menstruel continue d’être abondant ou exceptionnellement long, ou si la petite perte sanglante se poursuit, consultez votre médecin.

Tiré du site du distributeur canadien.
http://www.pacepharma.ca/uploads/3/0/6/1/3061118/patient_info_mona_lisa_5_fr.pdf
http://www.pacepharma.ca/fr/produits1.html

03 août 2013

Plus de détails sur le charbon de bois activé pour traiter un empoisonnement

Ce décontaminant gastro-intestinal est commercialisé par les Laboratoires Omega (Charac-25 en format de 25 g pour un usage pédiatrique ou Charac-50 en format de 50 g) et par Pharmascience (Charcodote en format de 50 g).
Ces produits sont en vente libre (Annexe 3).
Pierre-André Dubé souligne que le charbon de bois activé en suspension orale dans du sorbitol n’est pas à privilégier en raison d’effets indésirables non négligeables (hémorragies sous-arachnoïdiennes et désordres électrolytiques) rapportés avec son utilisation en doses répétées.
Il indique que le Centre antipoison du Québec et d’autres associations internationales en toxicologie recommandent d’administrer initialement chez les enfants une dose de 1 g/kg de poids corporel jusqu’à une dose maximale de 50 g et chez les adultes, une dose unique de 50 g.
Il souligne qu’il n’est pas recommandé d’employer les comprimés et les capsules de charbon de bois activé qui sont placés dans la section des produis naturels des pharmacies en raison de « l’absence de données probantes justifiant [leur] utilisation en contexte d’empoisonnement ».
Il précise aussi que l’administration du charbon de bois activé en suspension orale doit s’effectuer sous la supervision du Centre antipoison du Québec et le plus rapidement possible pour minimiser l’absorption de la substance toxique.
Pour se faire, il recommande aux pharmaciens d’inscrire le numéro de téléphone du Centre antipoison du Québec (1 800 463-5060) sur l’étiquette de la pharmacie avant de remettre ce produit à un client qui en ferait l’achat à titre préventif pour le mettre dans une trousse de premiers soins.

Tiré de Profession Santé

En remplacement du Buro-Sol

Pour la version en sachet pour assécher les lésions d'herbes à poux: l'eau d'hamamélis car elle possède des propriétés astringentes. 
Réf: Handbook of non-prescription drugs

Pour PRÉVENIR l'otite du baigneur: solution alcool isopropylique 70% et vinaigre (rapport 2:1). 

Il y a un nouveau produit: L'auro-dri. Il est composé d'alcool isopropylique 95% et de glycérine. 

- Solution maison en mélangeant du vinaigre blanc à de l'alcool isopropylique 70% ou à de l'eau en proportion 1:1. Posologie identique à l'acétate d'aluminium 0.5% (buro-sol otique) pour le traitement de l'otite du baigneur, soit 4-6 gouttes QID ad 3 jours après disparition des symptômes  et prophylaxie : 4-6 gouttes après baignade ou douche. Sensation de brûlure possible à l'instillation
(Ref : Le Guide Pratique de l'Automédication, 3e édition, 2012, Edipharm, Pharmascience)

Tiré du Forum de Profession Santé

L'avis de Jean-Yves Dionne

Nutricap:

La gamme Nutricap, de la compagnie IRB Yves Ponroy, devenue Nutrisanté, est vendue ici depuis les années 1980. La formule régulière est un cocktail nutritionnel contenant surtout des vitamines B, du zinc, du silicium et les acides aminés nécessaires à la pousse de cheveux. Il y a eu quelques études cliniques de petite envergure sur le produit qui montrent bel et bien un effet sur la pousse des cheveux et sur la qualité de ceux-ci. Ils sont tous approuvés par Santé Canada et ont un NPN.
Nutricap sera utile pour les cheveux fins et cassants, ainsi que les pertes de cheveux à la suite de mauvais traitements (entre autres les teintures) et même quelques troubles hormonaux comme après une grossesse. Il aidera aussi contre les ongles cassants, surtout grâce à la silice.
Ce n’est pas une panacée qui guérira une alopécie mais il donne de bons résultats pour les problèmes mineurs.
Outre une allergie à une des composantes, Nutricap n’est qu’un supplément de nutriments qui est bien toléré.

Arthri-Plus:

Arthri-Plus est un vaporisateur ou une crème pour les douleurs articulaires. Il contient trois huiles essentielles (Eucalyptus globulusEugenia caryophyllata [clou de girofle], Mentha piperita) et du menthol. C’est un produit uniquement symptomatique.
Les derniers billets de Produits de santé naturels
Le menthol est connu pour son effet « froid » contre-irritant. C’est le principe du Deep Cold (autre PSN). L’intérêt de ce produit par rapport aux autres rubéfiants contenant du menthol est la présence d’huile de clou de girofle. L’huile de clou est anesthésiante. Donc, son effet sur la douleur sera un peu plus prononcé que plusieurs produits concurrents contenant uniquement du menthol, mais cet effet sera de courte durée.
Cold-Fx

Cold-FX est probablement le produit pour le rhume et les infections des voies respiratoires supérieures (IVRS) le mieux documenté sur nos tablettes. Selon la documentation (Predy, et coll.), la prise régulière de Cold-FX peut réduire le nombre de rhumes de 26%. Le risque d’un deuxième rhume dans l’année diminue de 56%, et la sévérité des symptômes baisse de 31% et la durée, de 35%. Un produit très bien toléré qui confère une bonne protection contre les IVRS.

Tiré de Profession Santé

01 août 2013

Mélatonine et Coumadin

ANTICOAGULANT/ANTIPLATELET DRUGS <<interacts with>> MELATONIN

Interaction RatingModerate Be cautious with this combination.
Severity = High • Occurrence = Possible • Level of Evidence = B
There are isolated case reports of minor bleeding and decreased prothrombin activity in people taking melatonin with warfarin (Coumadin). The mechanism, if any, of this interaction is unknown. Theoretically, melatonin might increase the effect of anticoagulant or antiplatelet drugs. Some drugs with anticoagulant or antiplatelet effects include aspirin, clopidogrel (Plavix), nonsteroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs) such as diclofenac (Voltaren, Cataflam, others), ibuprofen (Advil, Motrin, others), naproxen (Anaprox, Naprosyn, others), dalteparin (Fragmin), enoxaparin (Lovenox), heparin, and others.


Tiré de Natural Médecines Comprehensive Database

Angine et Avelox

Précaution chez le patient souffrant d’angine sous moxifloxacin
Le moxifloxacin est l’antibiotique ayant fait l’objet des essais précliniques et cliniques les plus rigoureux quant au risque de prolongation de l’intervalle QT, puisque cet effet est commun à la classe des fluoroquinolones à divers degrés. Étant donné que l’allongement qu’il provoque a été bien établi et souvent démontré comme le plus significatif parmi les trois fluoroquinolones les plus présentes sur le marché (ciprofloxacine, lévofloxacin, moxifloxacin), une précaution de son emploi chez les patients souffrant d’angine apparait dans les différents logiciels d’informations pharmacothérapeutiques. Celle-ci provient directement de la monographie du produit. Toute cardiomyopathie ischémique, pouvant se manifester ou non par des douleurs angineuses, constitue un état proarythmique qui rend la prolongation de l’intervalle QT encore plus à risque de causer des torsades de pointe, surtout si on est en présence d’autres facteurs de risque. Ceux-ci sont notamment l’âge, le sexe féminin, l’hypomagnésémie, l’hypokaliémie et la bradycardie. Il faut d’ailleurs noter que les molécules utilisées en première ligne chez les sujets souffrant d’angine diminuent la fréquence cardiaque à savoir les bêta-bloquants et les bloqueurs des canaux calciques non-dihydropyridines. La bradycardie pouvant résulter de leur emploi constitue donc un facteur de risque à la survenue de torsades de pointe lors de l’usage de moxifloxacin qui accroit de façon significative l’intervalle QT. Voilà qui explique pourquoi la moxifloxacine nécessite d’être particulièrement vigilant lorsqu’on l’emploie chez le patient angineux.

Références:

Goldstein EJC, Robert C. Owens Jr RC, Nolin TD. Antimicrobial-Associated QT Interval Prolongation: Pointes of Interest. Clin Infect Dis 2006; 43 (12): 1603-11.
Monographie!


Tsikouris JP, Peeters MJ, Cox CD, et coll. Effects of Three Fluoroquinolones on QT Analysis After Standard Treatment Courses. Annals of Noninvasive Electrocardiology 2006; 11(1) : 52–6.


Rédigé par Anne-Marie Picard, stagiaire

01 juillet 2013

Interaction statines et macrolides

Une nouvelle étude confirme la possibilité d’interactions dangereuses entre des statines et certains antibiotiques. Quoique rares, ces interactions peuvent s’avérer sérieuses.
Comme le soulignent les auteurs, étant donné que ces médicaments sont couramment prescrits et souvent prescrits ensemble, cette association devrait être évitée.
L’étude, publiée la semaine dernière dans l’édition de Annals of Internal Medicine, a été réalisée par des scientifiques de l’Université London, en Ontario, et de l’Institute of Clinical Evaluative Sciences, à Toronto.
Elle estime que, pour chaque tranche de 100 patients qui prennent ces deux médicaments, il y aura une hospitalisation additionnelle pour insuffisance rénale aiguë.
L’auteur principal, le Dr Amit Garg, pense que les médecins devraient envisager la prescription d’autres antitibiotiques que la clarithromycine ou l’érythromycine pour les patients sous statines et ayant besoin d’antibiotiques.
«La plupart des gens ne présenteront pas de toxicité aux statines lorsqu’ils prendront ces antibiotiques, dit le Dr Garg, néphrologue au Lawson Health Research Institute, à London. Mais une petite portion, oui. Ces personnes subiront de graves effets indésirables, avec une hospitalisation, de sévères lésions aux reins, et certaines auront besoin d’une dialyse d’urgence.»
«Nous désirons seulement attirer l’attention sur le fait qu’il s’agit d’une interaction médicamenteuse que l’on peut prévenir. Il existe des solutions toutes simples afin de prévenir ces situations.»
L’étude suggère que «plusieurs décès et des centaines d’admissions à l’hôpital avec des lésions rénales aiguës» en Ontario peuvent être attribués à ces patients traités par des statines à qui on a prescrit ces antibiotiques (l’étude utilise uniquement des données de l’Ontario).
Le Dr Garg conseille aux médecins de prescrire d’autres médicaments aux patients sous statines. Par exemple, le risque accru n’a pas été observé avec l’azithromycine, qui est de la même famille – les macrolides – que les deux qui ont provoqué des interactions.
Aussi, ajoute-t-il, les médecins pourraient suggérer à leurs patients de faire une pause statines, s’ils doivent prendre des antibiotiques pour guérir une infection.
Cependant, les auteurs de l’étude ne veulent pas véhiculer le message que les patients ne doivent pas prendre de statines. Les médicaments hypocholestérolémiants sont essentiels, insiste-t-il.
Le Dr Mahyar Etminan, un scientifique de l’unité d’évaluation thérapeutique du Provincial Health Services Authority, à Vancouver, appuie le message de l’étude.
Le Dr Etminan, qui n’était pas impliqué dans cette étude, affirme que le travail a été bien fait, et si le taux de réactions indésirables graves était faible, les risques ne peuvent pas être écartés.
«Comme il existe une solution de rechange sécuritaire, les médecins peuvent choisir de prescrire l’azithromycine aux patients qui ont besoin d’un antibiotique de la famile des macrolides et qui sont sous statines», dit le Dr Etminan, également membre de la faculté de médecine de l’Université de Colombie-Britannique.

Tiré de Profession Santé

30 juin 2013

Alimentation et Gluten

Aliments permis et à éviter 

NOTE: tous les efforts sont faits pour obtenir l'information la plus à jour possible. Toutefois, le statut de certains des ingrédients peut changer dans le temps selon les données scientifiques plus récentes, les résultats d'analyse ayant recours aux tests de dosage les plus reconnus (ELISA R5 au moment d'écrire ces lignes), le seuil de détection de ces derniers ainsi que les changements dans la réglementation.

La FQMC indiquera les mises à jour dès que des nouveaux faits seront mis à sa connaissance.

Rappelez vous qu'il est recommandé d'adopter une alimentation saine la plus simple possible. Moins les aliments naturellement sans gluten sont transformés, plus ils sont sécuritaires. De cette façon, vous courrez moins le risque de consommer, sans le savoir, un ingrédient qui contient du gluten. Il est recommandé de toujours consulter la liste des ingrédients avant de consommer un produit, un médicament ou un supplément alimentaire. Soyez vigilant!

Voici les modifications apportées au Livret des Ingrédients permis et à éviter, Éditions 2005, 2009 et 2010.
Les mises à jour inscrites dans la section ci-présente s'appliquent à toute édition du Livret des Ingrédients permis et à éviter.
Les ingrédients À ÉVITER sont en caractères gras et les ingrédients en italique sont des ingrédients À SURVEILLER puisque certains peuvent être à risque de contamination ou contenir des ingrédients de source inconnue. Les autres ingrédients sont considérés comme PERMIS.

Gluten de maïs
Huile de germe de blé (à éviter)
Jus d'herbe de blé (à éviter)
Atta (à éviter)
Dextrose
Malt de maïs
Pâte de cacao
Liqueur de chocolat
Levure Torula
Levure rapide
Levure sèche
Levure nutritionnelle
Levure de boulanger
Levure de bière (à éviter)
Levure autolysée
Extrait de levure
Extrait de levure autolysée
Levure chimique
Miso
Tempeh
Levure artificielle
Carotène
Isomalt
EDTA
Brandy
Quinoa
Épices (Conserver le terme «Épices pures»)
Café aromatisé
Chia
Graines de chia
Fromages bleus (pourraient comporter un danger si les moisissures sont obtenues à partir de mie de pain. Consultez le fabricant)
Nouilles soba
Peperoncini
Suif
Suif de boeuf
Teff (contamination possible)

Le régime sans gluten consiste à éliminer de l'alimentation toutes les céréales contenant du gluten, les sous-produits de ces céréales et les produits fabriqués à partir de ces sous produits.
Ce régime exige donc le retrait complet de toute source de gluten de l'alimentation et ce, pour la vie. L'alimentation sans gluten est le seul traitement efficace et ne comporte aucun effet secondaire. De plus, tout porte à croire que les personnes cœliaques qui suivent le régime sans gluten de façon stricte sont épargnées des complications associées à cette maladie.
Les céréales contenant du gluten sont le Blé (incluant kamut et épeautre : variétés de blé), le Seigle, l'Avoine, l'Orge et le Triticale (hybride du seigle et du blé).
Le gluten est une protéine contenue dans le grain de ces céréales. La gliadine est la prolamine retrouvée dans le gluten du blé. Les autres céréales toxiques pour les personnes cœliaques sont cependant constituées de prolamines de composition semblable, donc provoquant les mêmes réactions physiopathologiques. La sécaline est le nom donné à la prolamine du seigle, l'hordéine est la prolamine de l'orge et l'avénine celle de l'avoine. Toutes ces prolamines sont toxiques pour les personnes cœliaques.
Le gluten donne la texture et la structure aux produits de boulangerie et autres produits dans lesquels il est utilisé. En cours de cuisson, il s'étire pour former un réseau qui emprisonne le gaz carbonique et donne du volume à la pâte. Les personnes cœliaques doivent donc s'habituer à des produits qui ont une texture différente. Il existe toutefois plusieurs techniques pour arriver à conférer volume et structure à un produit sans gluten et d'excellents produits sans gluten sont disponibles sur le marché.
En pratique, s'alimenter sans gluten demande des changements majeurs dans le mode vie et les habitudes alimentaires des personnes qui ont à le faire.
Des conseils diététiques spécialisés sont donc essentiels pour que le régime sans gluten soit bien compris et suivi le plus rigoureusement possible.

Un régime sans gluten exclut :


  • Les céréales, sources de gluten (prolamines toxiques) ; 
  • Les aliments et les boissons préparés à partir de ces céréales ; 
  • Les aliments cuisinés avec ces céréales ; 
  • Les aliments transformés qui contiennent du gluten sous de nombreuses appellations ; 
  • Les aliments qui contiennent du gluten sans qu'il soit possible de le déceler. 


Ce qui implique :


  • La plupart des produits de boulangerie (pain, brioches, bagels, croissants...) 
  • Les pâtisseries ( gâteaux, tartes, pâtisseries françaises, beignes...) 
  • Les pâtes alimentaires ( spaghetti, macaroni...) 
  • Les biscuits ( secs, sandwich, au chocolat, graham...) 
  • La plupart des céréales à déjeuner ( Blé filamenté, All Bran, gruau...) 
  • La plupart des céréales pour nourrissons 
  • La plupart des craquelins ( Ritz, biscuits soda, Bretons...) 
  • Toutes les bières, les cafés de céréales, le Postum... 
  • Le seitan ( aliment végétarien, très riche en gluten) 
  • Les viandes et les poissons enfarinés ou panés 
  • Les pains de viande et de poissons (chapelure) 
  • Les sauces, les soupes et les desserts liés avec de la farine de blé (béchamel, fond de viande ou de volaille, crème pâtissière, crème de champignons ...) 
  • Les aliments enrobés de pâte à frire ( oignons, poulet, beignets ... ). 


De plus, le gluten se dissimule très souvent dans la plupart des charcuteries, des pâtés de foie et de campagne, des cretons, des saucisses, dans les sauces de toutes sortes (sauce soya, tamari, etc.) et dans la plupart des bases de soupes, dans les soupes en conserve et en sachet, dans le sucre à glacer, la poudre d'ail et autres poudres de ce genre, dans certains mélanges d'épices moulues et certains assaisonnements, dans certains poivres moulus, etc.

Pour éviter le gluten il faut aussi apprendre à lire les étiquettes pour déceler :


  • les expressions qui indiquent la présence de gluten ; 
  • les expressions qui indiquent la présence possible de gluten. 

Toutefois, plusieurs aliments peuvent être consommés par des personnes cœliaques. Le riz et le maïs, la pomme de terre, les légumineuses ( haricots et pois secs, lentilles...) sont des céréales et des féculents qui ne contiennent pas de gluten à l'état naturel. Les fruits, les légumes, la viande, le poisson, la volaille, le gibier, les oeufs, les noix, les amandes et les graines et le lait sont des aliments naturellement sans gluten. La majorité des produits sans gluten sont fabriqués à partir de farines de riz, de maïs, de pomme de terre, de soya, de tapioca. D'autres farines et fécules plus exotiques sont naturellement sans gluten. Il faut par contre s'assurer que les aliments naturellement sans gluten n'aient pas été contaminés par un aliment contenant du gluten, rendant ainsi l'aliment non sécuritaire pour la personne cœliaque.

Rédigé par Maude Carignan, stagiaire



25 juin 2013

à propos de la Thromboembolie Veineuse

SYMPTÔMES

Thrombose veineuse profonde
-Enflure des jambes touchées, pouvant être accompagnée d'une enflure des chevilles et des pieds
-Douleur dans les jambes, pouvant être accompagnée d'une douleur aux chevilles et aux pieds; la douleur commence souvent dans le mollet et peut ressembler à des crampes ou à des spasmes
-Rougeur et sensation de chaleur au niveau de la région touchée
-Douleur ou enflure des bras ou du cou`elle peut se produire lorsqu'un caillot sanguin se forme dans les bras ou le cou
-Certains patients qui subissent une TEV n'éprouvent aucun symptôme marqué

Embolie pulmonaire
-Essoufflement soudain durant une activité ou au repos
-Douleur à la poitrine qui ressemble à celle causée par une crise cardiaque
-Toux accompagnée d'expectorations sanglantes
-Battements de cœur rapides
-D'autres signes et symptômes compressent la respiration sifflante et le pouls faible

FACTEURS DE RISQUE

-Vol long-courrier
-Obésité grave (IMC plus grand que 30)
-Tabac
-Contraceptifs oraux combinés (le risque est particulièrement élevé au cours de la première année de la prise et semble augementer avec la dose d'oestrogènes)
-Grossesse
-Hormonothérapie substitutive après la ménopause
-Immobilisation prolongée
-Chirurgie ou traumatisme
-Cancer, HTA, MPOC
-Âge avancé
-Les patients présentant des varices ou qui ont une jambe dans le plâtre doivent être surveillés de près
-Mutations génériques touchant le système de coagulation sanguine
-ATCD personnels ou familiaux

LE SAVIEZ-VOUS?

La fréquence de TEV associée à la grossesse et à la période suivant l'accouchement est d'environ 60 sur 100 000 grossesses.

Le risque de TEV chez les utilisatrices de COC est de 20 à 40 cas sur 100 000 utilisatrices par année d'utilisation.

Le Micronor (progestérone seulement) n'est pas associé à un risque accru de TEV.



Tiré du feuillet d'information rédigé par Bayer, merci à Stéphanie Roussin pour le dépliant