17 mars 2008
Les problèmes de foie
Lorsque le foie est vraiment malade, il s’agit d’un trouble plus inquiétant. Les patients présenteront alors de la fatigue, une perte de poids inexpliquée, des troubles rénaux, des troubles sexuels, de la jaunisse, une augmentation du volume de l’abdomen, de l’œdème, etc. On parle alors de cirrhose du foie chez les personnes qui consomment beaucoup d’alcool. Il existe également différentes hépatites (A, B, C) qui sont des infections du foie causées par des virus, parfois asymptomatiques qui peuvent passer inaperçues durant de nombreuses années. Lorsque le médecin diagnostique une hépatique, la maladie est souvent rendue à un stade avancé. C’est pourquoi il est recommandé d’obtenir la vaccination requise. Comme autres étiologies, on parle d’anomalies génétiques, un désordre métabolique, un cancer, etc.
La vésicule biliaire peut parfois être en cause lorsqu’un patient présente des douleurs au foie, qui sont souvent accompagnées de nausées et de vomissements. La vésicule biliaire sert à concentrer et à stocker la bile produite par le foie, qui est ensuite déversée dans l’intestin pour aider à la digestion. La cristallisation des sels biliaires peut donner lieu à l’apparition de calculs biliaires qui peuvent nécessiter une intervention chirurgicale.
Il existe peu de données fiables sur les produits naturels pour les problèmes hépatobiliaires. Ils pourraient être indiqués dans des cas sans présence d’obstruction des voies biliaires, pour une durée maximum de 2 semaines. Diriger le patient vers un médecin par la suite, ou s’il présente les symptômes suivants :
Ø Nausées/Vomissements
Ø Étourdissements
Ø Sang dans les selles
Ø Douleurs abdominales
Ø Fièvre persistant plus de 48 heures
Ø Fatigue inexpliquée
Un patient qui se présente pour des problèmes de digestion pourrait voir ses symptômes améliorés par des mesures non pharmacologiques simples. Celles-ci devraient être privilégiées en premier lieu avant de conseiller un produit naturel pour lequel il n’existe pas de preuves scientifiques fiables. En s’assurant qu’il ne présente pas les symptômes d’alarme mentionnés ci-haut, voici des trucs qu’il pourrait intégrer tous les jours afin de changer ses habitudes de vie progressivement :
MNPs :
1. Éviter la consommation d’aliments riches en lipides (fritures, sauces, vinaigrettes, huiles, beurre, pâtisseries, charcuteries, viandes grasses, etc)
2. Éviter la consommation d’alcool
3. Manger des plus petits repas
4. Prendre le temps de manger 3 repas par jour (déjeuner inclus!)
5. Éviter de manger tard avant le coucher
6. Boire beaucoup d’eau
7. Cessation tabagique
8. Perdre du poids si embonpoint
Produits retrouvés en pharmacie, souvent en combinaison :
Définitions utiles :
Cholérétique : Se dit des substances qui augmentent la sécrétion de la bile.
Cholagogue : Se dit des substances qui facilitent l’évacuation de la bile renfermée dans les voies biliaires extra-hépatiques et surtout dans la vésicule.
Acide déhydrocholique
Acide biliaire semi-synthétique
Action cholérétique
Pas d’interactions rapportées
E-I : Activité laxative irritante
C-I : enfants < 12 ans, obstructions des voies biliaires, lithiase hépatique, grossesse
Code médicament : X
Ex : Dycholium 300 mg die à qid ac
Acide désoxycholique
Acide biliaire semi-synthétique
Action cholérétique
E-I : Activité laxative irritante
C-I : obstruction des voies biliaires
Ex : Hépartichaud, Florabile
Extraits biliaires
Effet cholérétique, favorise la production de bile et permet d’augmenter sa teneur en eau
C-I : obstruction des voies biliaires
Ex : Bicholate, Herbalax, Dicholium
Aloes (30 ml de gel tid (liquide) ou 20-60 mg tid (gélule))
Usage oral n’a pas été démontré sécuritaire et efficace. Utilisé comme tonique et laxatif.
Interactions : hypoglycémiants oraux
E-I : crampes, hypoglycémies chez pts diabétiques
C-I : grossesse et allaitement, maladies intestinales, douleurs abdominales, maladies rénales
Artichaud (15% de cynarine tid)
Action cholérétique
Pas d’interactions rapportées
E-I : En excès peut causer des diarrhées
Attention si allergie à l’herbe à poux ou aux marguerites
Ex : Artéchol, Hépartichaut, Florabil, Duo-Bil
Boldo (60-200 mg tid)
Stimule la sécrétion et l’évacuation de la bile, effet antioxydant
Interactions : AAS, Coumadin, Plavix
C-I : grossesse, allaitement, insuffisance ou maladie hépatique, lithiases, maladies rénales
Ex : Foratol, Florabile
Chardon Marie (12-15g de graines, 200-240 mg de silymarine die)
Réduit la formation de calculs biliaires, protège le foie contre les toxines
Pas d’interactions rapportées
E-I : diarrhées
C-I : grossesse et allaitement
Pas recommandé en tisane car non hydrosoluble
Ex : Florabil
Pissenlit (feuilles : 4-10g en tisane tid, racines : 3-5g en tisanes tid)
Feuilles : action diurétiques, tonique pour le foie
Racine : stimule la production de bile, stimule la contraction de la vésicule biliaire
Pas d’interactions rapportées
E-I diarrhées
C-I : occlusion des voies biliaires et de la vésicule biliaire
Contient une source élevée de vitamine A (14000UI/100g)
Ex : Duo-Bil, Florabil
Radis Noir (250 mg de racine tid pc)
Action cholérétique et cholagogue
Pas d’interactions rapportées
E-I : vomissements, diarrhées, goût piquant, brûlant = irritation des muqueuses
Ex : Florabil
Références :
Trudel, Caroline. Diarrhée, Hémorroïdes, Nausées et Vomissements, Problèmes hépatobiliaires. Notes de cours MVL 2007. Université Laval.
Blanchot, Luc. Hygiène de vie et digestion. Doctissimo.com. Consulté le 14 mars 2008.
Zinsky, Emmanuel. La crise de foie, ça n’existe pas. Doctissimo.com. Consulté le 14 mars 2008.
Rédigé par Julie Aumont, stagiaire en pharmacie
16 mars 2008
Des produits naturels en vente libre chez Couche-Tard
Les dépanneurs Couche-Tard offrent maintenant à leur clientèle des produits « 100 % naturels » en vente libre à leurs caisses.
Cinq sortes de capsules ont été commercialisées, soit D-Stress pour « relaxer le corps et l’esprit », Boost pour « dynamiser le corps et l’esprit », R-Set pour « faciliter le lendemain de veille », X-Cité, version masculine et féminine, pour « stimuler le désir ». Chaque emballage de deux capsules coûte 2,99 $. On retrouve les ingrédients au verso de l’emballage. L’indication, la dose recommandée et les mises en garde sont inscrites à l’intérieur de l’emballage scellé.
La pharmacienne Lise Lefebvre qui travaille en toxicologie à l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) considère que ces produits ne devraient pas être vendus dans un dépanneur, même si les ingrédients actifs ne sont pas dangereux pour la population en général. « Les produits naturels sont des médicaments. On ne devrait pas suggérer une béquille pour toutes les situations de la vie sans consulter un professionnel de la santé. Est-ce le commis du dépanneur qui conseillera comment prendre ces médicaments? »
Lise Lefebvre souligne aussi que ces produits n’affichent pas de numéro de produit naturel (NPN) attribué par Santé Canada pour autoriser leur vente au pays. De plus, elle émet de sérieuses réserves sur l’efficacité de certains ingrédients qui n’ont pas été testés chez l’humain. Enfin, elle ajoute que les concentrations des vitamines dans les capsules sont supérieures aux dosages recommandés quotidiennement. « Ce n’est pas dangereux, mais ça donne quoi? »
L’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) ne peut pas demander à Couche-Tard de retirer ses produits, puisque ce mandat relève de Santé Canada. « Comme ce ne sont pas des pharmaciens qui vendent ces produits, nous ne pouvons pas intervenir, explique Manon Lambert, directrice générale et secrétaire de l’OPQ. Toutefois, nous trouvons que cela banalise la consommation des médicaments chez les adolescents et les jeunes adultes. »
Alimentation Couche-Tard s’est associée au réseau de radios Énergie pour la vente de ses nouveaux produits. Il vend aussi depuis quelques années des boissons énergétiques à base de taurine et de caféine aux couleurs d’Énergie.
Tiré de Mon Portail Pharmacie
15 mars 2008
Nouvelle présentation de Sintrom 4mg
Je sais qu'il ne s'agit pas de médicaments utilisés fréquemment, mais tout de même! Nous avons constaté que la présentation des comprimés de Sintrom 4mg a récemment changée: effectivement, on retrouve maintenant sur ces comprimés ronds et blancs le logo Paladin d'un côté, et 2 lignes de sécabilité en X (comprimé séparé en 4) de l'autre.... Soit exactement la même chose que les comprimés de Sandomigran DS 1mg, sauf que ces derniers n'ont qu'une seule ligne de sécabilité (comprimé séparé en 2)...
En espérant que cela vous soit utile!
Claudie Roy
14 mars 2008
Entendu dans une pharmacie...
Voici quelques lapsus ou erreurs de techniciennes que j'ai pris en note dernièrement; si tu veux les publier, je crois qu'ils vont en faire rire plus d'un ;) Bien entendu, les personnes concernées sont averties, et consentantes... Merci !!!
Claudie Roy
- Pour la mention du diagnostique sur une prescription d'antibiotiques: "mal de george"
- "Avons-nous reçu le linéaire pour ce patient?" (INR)
- "La patiente s'est blessée au nerf asiatique..." (sciatique)
- " Le monsieur veut quelque chose pour remonter son système humanitaire" (immunitaire)
- Posologie sur l'étiquette de Diflucan 150mg: 1 capsule par la bouche immédiatement si vaginette
- "Claudie, le patient n'est pas trop certain de sa technique d'utilisation pour ses pompes pour les poumons, je t'ai mis un placenta dans le panier pour que tu lui montres..." (placebo)
Merci les filles d'égayer nos journées ainsi ;)
10 mars 2008
Gabapentin May Prevent Severe High-Altitude Headache
"High-altitude headache (HAH) is a hypobaric hypoxia-induced symptom that is commonly experienced by newcomers to high-altitude areas," write Dr. Sirous Jafarian and colleagues from the University of Tehran, Iran.
The researchers examined the efficacy of gabapentin in the prevention of HAH in a study involving 204 unacclimatized guests at the Tochal Mountain Hotel Clinic, which is located at an altitude of 3500 m above sea level. The subjects were randomly assigned to receive 600 mg of gabapentin or identical placebo.
The overall incidence of HAH was 43.1% in gabapentin-treated subjects and 54.9% placebo-treated individuals -- not a significant difference (p = 0.09).
However, subjects treated with gabapentin had a lower incidence of moderate/severe HAH compared to those treated with placebo (26.5% versus 41.2%, respectively; p = 0.03).
The most common adverse effect was somnolence, which was more prevalent among gabapentin-treated patients. Dizziness, fatigue, and gastrointestinal adverse events did not differ between the groups.
"Given the efficacy of gabapentin in HAH prevention and its satisfactory tolerability, it could be considered as an additional agent in the management of individuals who are a candidate for prophylaxis at high altitudes," Dr. Jafarian's team concludes.
Source: Reuters Health
06 mars 2008
Prévention des risques infectieux chez la femme enceinte
— En ce qui concerne le VHB, un vaccin très efficace [12, 13, 14] est disponible et si la femme n’a pas été vaccinée pendant l’enfance il parait souhaitable de pratiquer cette vaccination chez les jeunes femmes en âge de procréer. Le dépistage des porteurs de virus est obligatoire car en cas de positivité la sérovaccination du nouveau-né s’impose. Actuellement, malheureusement, près de 20% des femmes enceintes échappent à ce dépistage.
— Pour les cytomégalovirus (CMV) il n’y a pas d’indication à un dépistage systématique, sauf s’il existe une anomalie fœtale dont l’origine peut être due à une infection par CMV.
— Le virus de la rubéole est très dangereux pour l’embryon au cours des trois premiers mois de grossesse. Il est responsable de la redoutable rubéole congénitale comportant des malformations cardiaques, auditives, oculaires, neurologiques. Son action se prolonge jusqu’à la fin de la grossesse, responsable de foetopathies graves, et aussi après la naissance, car le virus peut persister au niveau de l’œil ou de l’appareil auditif.
— Pour la toxoplasmose, pas de contact avec les déjections des chats,… Contrairement aux infections virales il existe un traitement efficace de la toxoplasmose.
— Le streptocoque B doit faire l’objet d’une recherche systématique dans le vagin de la 34e à la 38e semaine de grossesse, ou au début du travail, afin d’effectuer, à l’accouchement, un traitement par un antibiotique (actuellement par les béta-lactamines) relayé par le même traitement au nouveau-né.
ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE DE PARIS
http://www.orpha.net/actor/Orphanews/2006/doc/Acad-med.doc
Rédigé par Marie-Eve Blais, stagiaire
01 mars 2008
La prednisone contre les symptômes de retrait de la médication contre les maux de tête
L'arrêt de l'usage excessif de ce type de médication peut entraîner de graves maux de tête ainsi que d'autres symptômes tels que des nausées, des vomissements, une hypotension et une tachycardie, expliquent les auteurs.
Dr. Lutz Pageler de Cologne en Allemagne et ses collègues ont mené une étude randomisée afin de comparer l'efficacité de la prednisone 100 mg vs placebo administrée quotidiennement pendant 5 jours pour le traitement des symptômes de retrait chez 20 patients.
Les patients traités avec la prednisone ont connu significativement moins d'heures de céphalées sévères ou modérées lors des premières 72 et 120 heures que les patients qui ont reçu le placebo, indiquent les auteurs de l'étude.
Les patients dans le groupe prednisone ont demandé près de 50% moins fréquemment des médicaments de secours que le groupe placebo, mais cette différence n'était pas statistiquement significative.
"Our results suggest that prednisone could be effective in treatment of medication withdrawal headache and that the drug may facilitate withdrawal therapy», écrivent les auteurs.
"The possible action of steroids in the treatment of medication overuse headache and other headaches such as cluster headache or status migrainosus still needs to be determined", concluent les instigateurs de l'étude. Ils ajoutent qu'une étude multicentrique de phase III est déjà en cours en Europe pour vérifier ces conclusions. Source: Medscape.com
22 février 2008
Enfin la ziprasidone au Canada
Découvert et mis au point par Pfizer, ZELDOXMC est un antagoniste de la sérotonine et de la dopamine indiqué dans le traitement des symptômes positifs (par ex., les hallucinations visuelles et auditives) et négatifs (perte de motivation et retrait social), de même que dans la prise en charge psychopathologique globale.
L’efficacité de ZELDOXMC pour traiter la schizophrénie a été établie dans le cadre du plus vaste programme d’essais cliniques jamais réalisé sur un nouvel antipsychotique avant son lancement. Le programme comportait quatre essais comparatifs avec placebo de courte durée et un essai comparatif avec placebo de longue durée, menés auprès de patients psychotiques hospitalisés qui satisfaisaient aux critères du DSM-III-R concernant la schizophrénie. Chaque essai comprenait 2 ou 3 doses fixes de ZELDOXMC et un placebo. Lors des essais cliniques, ZELDOXMC s’est montré des plus efficaces pour réduire les symptômes affectifs, négatifs et positifs. En outre, dans le cadre d’études sur la substitution de médicaments, on a observé une amélioration au chapitre du fonctionnement social et des symptômes cognitifs, après 6 semaines, par rapport à l’olanzapine et à la rispéridone. Plusieurs instruments ont servi à évaluer les signes et les symptômes de troubles mentaux au cours de ces essais, entre autres, les échelles BPRS (Brief Psychiatric Rating Scale) et PANSS (Positive and Negative Syndrome Scale), deux inventaires psychopathologiques à volets multiples qui servent généralement à évaluer les effets d’un traitement médicamenteux sur la psychose.
Comme c’est le cas de plusieurs autres antipsychotiques atypiques, on ne connaît pas le mode d’action exact de ZELDOXMC. On a toutefois émis l’hypothèse voulant que l’efficacité de ce médicament contre la schizophrénie repose sur l’association d’un blocage des récepteurs dopaminergiques de type 2 (D2) et des récepteurs sérotoninergiques de type 2 (5-HT2). ZELDOXMC est le seul antipsychotique atypique pour lequel on dispose de données démontrant une amélioration durable des paramètres métaboliques comme le poids, le taux de cholestérol et le taux de triglycérides. Les principaux effets indésirables de ZELDOXMC sont la fatigue, les nausées ou les malaises d’estomac, la constipation, les étourdissements, l’agitation, les mouvements anormaux, la diarrhée, les éruptions cutanées ou une augmentation de la toux et de l’écoulement nasal. ZELDOXMC peut avoir pour effet secondaire de provoquer des anomalies du rythme cardiaque. Ce risque peut être plus élevé chez les patients qui ont déjà certains troubles cardiaques ou qui prennent certains médicaments. ZELDOXMC n’est pas recommandé chez les patients atteints du syndrome du QT long (une anomalie du rythme cardiaque), de même que chez ceux qui ont subi une crise cardiaque récente, qui souffrent d’insuffisance cardiaque grave ou qui présentent d’autres anomalies du rythme cardiaque.
Plus d'informations sur l'aliskirène (Rasilez)
19 février 2008
Renseignements généraux sur le transport des médicaments lors d'un voyage à l'étranger
Médicaments en comprimés ou en capsules
Certains médicaments légaux et facilement disponibles au Canada sont illégaux et ne se vendent que sur ordonnance dans d’autres pays. Il est donc préférable de contacter un des bureaux de gouvernements étrangers accrédités auprès du Canada de la destination voyage.
http://w01.international.gc.ca/protocol/main-fr.asp?sScreen=Introduction&iLanguage=0
Il faut avoir en sa possession une preuve de la nécessité de prendre le médicament : copie de l’ordonnance, étiquette apposée par la pharmacie (identification du patient, contenu, nom de la molécule si médicament original, posologie).
Les médicaments doivent être emballés dans le contenant original ou dans un emballage fourni par l’hôpital ou la pharmacie d’officine.
Les médicaments essentiels avec ou sans ordonnance sont autorisés dans les bagages de cabine. Il est conseillé de diviser les médicaments essentiels en deux portions et de les placer dans des valises ou des sacs de voyages différents afin de ne pas être dépourvu si les bagages sont en retard, égarés ou volés.
Les substances ciblées (ex : benzodiazépines) peuvent être transportées en quantité maximale de 90 jours calculés selon la dose quotidienne. Les stupéfiants (ex : opiacés) et les drogues contrôlées (ex : Ritalin) ne peuvent PAS être transportés hors du pays. Cependant, les voyages d’ordre humanitaire font exceptions à la règle : le transport d’une quantité d’un mois est permis.
Insulinothérapie et seringues
Il faut avoir en sa possession une note du médecin pour justifier l’usage médical.
Les seringues ainsi que les fioles d’insuline doivent être conservées dans leur emballage original.
L’insuline reste en bon état pendant 30 jours à la température ambiante. Il ne faut donc pas s’inquiétez si elle ne peut être réfrigérée durant le vol.
Une soute d’avion est toujours ventilée et la température est normalement maintenue à environ 5°C. Cette température peut toutefois être abaissée sans préavis de quelques degrés (mais pas de températures négatives) ou augmentée à 25°C si l’une des marchandises chargées le nécessite.
Si l’insuline contient des cristaux ou est embrouillée à l’atterrissage en raison de l’exposition à des températures froides, il ne faut pas l’utiliser.
Dans les sacs de cabine, les liquides, les gels et les aérosols doivent être contenus dans des contenants de 100ml/100g (3,4 oz) ou moins. Ceux-ci doivent être emballés dans un seul sac de plastique transparent et scellé d’une capacité maximale d’un litre (UN sac par personne).
Importation de médicaments au Canada
De façon générale, Santé Canada permet à un particulier de rentrer au Canada avec une provision de 3 mois d’un médicament de prescription. Pour ce qui est des stupéfiants et drogues contrôlées prescrit, l’importation est permise en quantité équivalente à une durée de traitement de 30 jours et ce, dans un emballage fourni par la pharmacie ou l’hôpital. Il est important de prendre compte qu’un médicament à l’extérieur du pays peut être considéré comme un médicament de vente libre mais qu’au Canada, il peut être vendu sous ordonnance. Les règlements s’appliqueront donc en conséquence.
http://www.santevoyage.net/sideframef.html
http://www.aircanada.com/fr/home.html
http://www.jdrf.ca/index.cfm?fuseaction=home.viewpage&page_id=12E79462-BB6F-5EFB-4FE22326EA0690AC&roggleF=1
http://www.hc-sc.gc.ca/index_f.html
http://www.medisys.ca/fr/sante-voyage/index.htm
http://www.voyage.gc.ca/main/drugs_menu-fr.asp
Rédigé par Marie-Eve Blais, stagiaire
14 février 2008
Rappel des céphalosporines
cephalexine (Keflex) (po) Staph Aureus, cellulite
cefazolin (Ancef)(iv) Staph Aureux, antiobioprophylaxie chirurgicale, cellulite
2e génération: (ORL et infections respiratoires)
ceprozil (Cefzil)(po) IVRS
cefuroxime axetil (Ceftin)(po) IVRS
cefaclor (Ceclor)(po) IVRS (ne plus utiliser)
cefuroxime (Zinacef)(iv) Pneumonie (en association),surinfection bronchique
cefoxitin (Mefoxin)(iv) Infection intra-abdominale (non-optimal)
3e génération:
cefixime (Suprax) (po) IVRS, cervicite/urétrite/rectite à n. gonorrhoeae
cefotaxime (Claforan)(iv) Méningite, gram- sans psudomonas
ceftriaxone (Rocephin)(iv-im) Méningite, gram- sans psudomonas, pneumonie
ceftazidime (Fortaz)(iv) Pseudomonas
4e génération
céfépime (Maxipime)(iv) Pseudomonas
Tiré de l'Apoticaire de Poche 2006
Intolérance au Champix
Marie-Eve Blais, stagiaire en pharmacie
Nutrition et diverticulose
Attention! Une alimentation riche en matières grasses et pauvre en fibres est associée à une augmentation significative de maladies diverticulaires coliques. La constipation, l’usage régulier de laxatifs, le stress et le manque d’activité physique sont également des facteurs de risques liés à la diverticulose.
Recommandations générales lors de diverticulose
L’apport régulier en fibres alimentaires permet de réguler le transit intestinal, diminuant ainsi la pression sur les parois de l’intestin (en expulsant les selles) et favorisant l’équilibre de la flore intestinale.
Apport recommandé pour un adulte = 21g à 38g / jour
Aliments riches en fibres : légumineuses, céréales (son, blé, avoine, riz, lin), artichaut, framboises, pruneau, poire avec pelure, boulghour, mûres, citrouille, abricot, dattes et figues séchées, bleuets, brocoli, choux de Bruxelles, pâte à blé entier, amandes, épinards, papayes, haricots verts, courges, panais, navet, carottes, etc.
Le mythe voulant que les noix et les graines de certains fruits (framboises, tomates, fraises) puissent s’accumuler dans les diverticules et causer de l’inflammation est non fondé. Il n’y aurait aucun danger à consommer cette catégorie d’aliments. Cependant, chez certaines personnes, les petits grains peuvent être irritants pour la paroi de l’intestin, sans toutefois causer de diverticulites.
Favoriser une bonne hydratation quotidiennement
À favoriser : 8 grands verres d’eau par jour
Il faut bien entendu augmenter l’apport liquidien quotidien de façon proportionnelle à l’ingestion de fibres alimentaires.
La diverticulite est plus grave. Elle apparaît à la suite d’une infection des diverticules. Les bactéries qui s’y logent causent des abcès et, par conséquent, une inflammation. Lors de cette phase aiguë de la maladie, il importe de respecter un régime sans résidu, ce qui permettra de limiter les selles et de réduire l’apport en fibres insolubles qui peuvent être irritantes en raison de leur texture. De plus, les fibres solubles sont fermentables, ce qui peut mener à une distension douloureuse de la paroi de l’intestin.
Donc, lors de diverticulites (phase aiguë), il faut suivre un régime liquide ou semi-liquide et restreindre l’apport en fibres et en résidus.
Lorsque la maladie est en rémission, il faut réintroduire graduellement les fibres dans l’alimentation, comme par exemple, les fruits et les légumes cuits, afin de remettre l’intestin en mode de fonctionnement. De plus, il faut favoriser les fibres solubles par rapport aux fibres insolubles : psyllium, avoine, orge, sarrasin, seigle, navet cuit, asperge cuite, brocoli cuit, choux de Bruxelles cuits, haricots verts cuits, oignon cuit, patates douces cuites, artichauts cuits, abricot, mangue, orange, pamplemousse, pêche, poire, pomme.
Marie-Eve Blais, stagiaire en pharmacie
rappel: au sujet des substitutions
Warfarine, Procainamide, Primidone, Carbamazépine, Lithium, Acide 5-amino salicylique, Toutes les insulines, Lévothyroxine, Aminophylline L.A., Théophylline L.A.
Bien sûr, chaque cas doit être évalué en fonction des paramètres de suivi disponibles et de l'indication thérapeutique.
Marie-Eve Blais, stagiaire en pharmacie
12 février 2008
Glucomètre parlant pour mi-voyant
01 février 2008
Le tagatose, antidiabétique et anti-obésité
Sur le plan pharmacocinétique, 20 % seulement du tagatose ingéré est complètement métabolisé, principalement par le foie, suivant une voie métabolique identique à celle du fructose. Les études de toxicité standard chez l’animal, les études de génotoxicité, d’embryotoxicité et de tératogénicité potentielles montrent que le produit peut être considéré comme sans risque, résultats approuvés par la FDA.
Les premières études d’efficacité, d’abord chez l’animal, puis chez l’homme confirment que le tagatose par voie orale entraîne des réponses glycémique et insulinique très basse chez le sujet normal et chez le diabétique (3 % de celles obtenues avec le glucose). De plus une réduction du poids est observée et le tagatose induit une amélioration dose-dépendante du test de tolérance au glucose.
Un essai ultérieur de 14 mois à la dose de 15 g, 3 fois par jour, confirme la potentialité du produit pour le traitement du diabète de type 2 avec pour résultat une amélioration de l’HbA1C, une perte de poids et une élévation du cholestérol HDL. Une autre étude de recherche de dose et du meilleur moment d’administration pour un effet optimal sur le contrôle glycémique confirme que 15g de tagatose, 3 fois par jour, juste avant les repas est le meilleur mode d’administration.
Ces études préliminaires mettent aussi en évidence les bénéfices significatifs du produit sur l’obésité, contrairement à d’autres antidiabétiques qui entraînent des prises de poids comme les sulphonylurées ou les thiazolidinediones. De plus les 75 % du tagatose non absorbés auraient un effet prébiotique bénéfique sur la flore intestinale (stimulation de la croissance des lactobacilles et des bifidobactéries, diminution du nombre de bacilles coliformes). Enfin, autres bienfaits, le tagatose augmente significativement le cholestérol HDL et aurait des propriétés antioxydantes.
Le mécanisme d’action, encore non complètement élucidé, passe par une activation de la glucokinase hépatique, augmentant la phosphorylation du glucose, la synthèse du glycogène et une moindre utilisation de celui ci. De plus, dans l’intestin, le tagatose inhiberait la digestion des disaccharides comme le saccharose et le maltose.
Les effets secondaires du tagatose sont représentés essentiellement par des troubles gastro-intestinaux, attribués à des effets osmotiques. Ces troubles se traduisent, à l’initiation du traitement, par des borborygmes stomacaux et intestinaux, des distensions, des nausées, des flatulences, de la diarrhée. Ces troubles sont mineurs et disparaissent en 2 semaines environ à la dose de 15 g, 3 fois par jour. L’hépatomégalie retrouvée chez le rat, n’a pas été confirmée chez l’homme aux doses utilisées. Enfin le tagatose ne provoque pas d’hypoglycémie, même en association avec d’autres antidiabétiques.
Toutes ces propriétés et ces résultats ont permis à la FDA de donner son accord pour une étude de phase 3 dans le diabète de type 2. Il s’agit d’une étude d’1 an, multicentrique, randomisée, en double aveugle contre placebo (un édulcorant non-calorique, le sucralose), en groupes parallèles, destinée à évaluer le contrôle glycémique (effet sur l’HbA1c), la tolérance, les contre-indications éventuelles et les effets sur le poids. La dose utilisée est de 15 g, 3 fois par jour chez des diabétiques ne prenant pas de médicaments mais sous régime et exercice. Cette étude a déjà débuté et pourrait se terminer en 2008, entraînant une demande d’approbation pour l’utilisation du produit dans cette indication.
Tiré du JIM
Kidney transplants without maintenance immunosuppression
One patient rejected the kidney transplant on day 10 and required a second transplant several months later. This gentleman continues to require immunosuppression therapy. Chronic rejection and adverse effects associated with immunosuppressants continue to be problematic for organ transplant recipients. Immunosuppressants used after organ transplants include azathoiprine (Imuran), mycophenolate (Cellcept), sirolimus (Rapamune), tacrolimus (Prograf and Protopic), and cyclosporine (Neoral). Adverse events associated with these medications experienced by 10 to 35% of patients include pain (abdominal, chest, back), fever, headache, sepsis, weakness, hypertension, diarrhea, constipation, nausea, vomiting, dyspepsia, thrush, anemia, leucopenia, thrombocytopenia, shortness of breath, edema, acne, hypercholesterolemia and increased risk of infections (thrush, herpes and candida).
Patients in a new study received a combined bone marrow and kidney transplant. Beginning 5 days prior to surgery, organ recipients underwent a nonmyleoblative preparation regimen to develop tolerance. This is a ‘mini-transplant’ and involves a stem cell transplant from the donor, as well as chemotherapy and radiation to prepare the patient for the transplant. Out of a total of 5 patients, 4 were able to stop immunosuppressant treatment 9-14 months after surgery. Renal function for the 4 patients continues to remain stable 1.2-4.6 years post withdrawal from all immunosuppressants, with no evidence of rejection.
Tiré de Pharmacy Gateway
20 janvier 2008
New guidelines for folic acid in pregnancy
Dosage recommendations
Women with no personal health risks, planned pregnancy, and good compliance require a good diet of folate-rich foods and a daily supplementation with a multivitamin with folic acid(0.4–1.0 mg)for at least two to three months before conception and throughout pregnancy and during the postpartum period(4–6 weeks and as long as breastfeeding continues).
Women with compromised health, insulin dependent diabetes, obesity, or those with a previous child in the family with a neural tube defect require increased dietary intake of folate-rich foods and daily supplementation, with multivitamins with 5 mg folic acid, beginning at least three months before conception and continuing until 10 to 12 weeks post conception. From 12 weeks post-conception and continuing throughout pregnancy and for four to six weeks after the baby is born(or as long as breastfeeding continues), supplementation should consist of a multivitamin with folic acid(0.4–1.0 mg).
Women with a variable diet, no consistent birth control, and possible substance use should be counseled regarding prevention of birth defects and health problems via folic acid and multivitamin supplementation and it is recommended that they also receive folic acid 5 mg with a multivitamin.
All women should be counseled not to take more than the daily recommended dosage of multivitamin indicated on the product label.
Foods that are a good source of folic acid include fortified grains, spinach, lentils, chick peas, asparagus, broccoli, peas, Brussels sprouts, corn, and oranges. However, it is unlikely that diet alone can provide the levels recommended for those planning to have children.
The Guidelines also urge the federal government to consider nearly doubling the level of folic acid fortification currently applied to a range of flour products. This recommendation is controversial in view of recent findings that high levels of folic acid in older people appear to lead to an increased risk of bowel cancer. In 1998 Canada added folic acid to white flour, pasta and cornmeal. An increase in bowel cancer was seen corresponding to these changes. The U.S. also reported an increase in bowel cancer rates when they fortified nutritional products with folic acid. The U.K. has put their decision to fortify food products on hold in view of these reports.
Reference:
Society of Obstetrics and Gynecology of Canada. Media Advisory. New Recommendations May Significantly Reduce Birth Defects in Canada. www.sogc.org/media/advisories-20071212_e.asp(accessed December 13, 2007)
Tiré de Pharmacy Gateway
Cialis approved for once-a-day use
No dosage adjustment is needed when Cialis once-a-day tablets are used in combination with alpha-blockers, protease inhibitors (e.g., ritonavir) or other potent CYP3A4 inhibitors (e.g., ketoconazole). Dosage adjustments are also not necessary in patients with mild to moderate renal or hepatic impairment.
The new lower strengths will join the existing 10 mg and 20 mg tablets. The higher (10 mg and 20 mg) tablet strengths are approved only for on-demand dosing; they are taken prior to anticipated sexual activity, but are not intended for continuous daily use.
Tiré du Pharmacy Gateway
15 janvier 2008
Vous devriez continuer à allaiter
Très peu de maladies de la mère nécessitent une interruption de l'allaitement. C'est particulièrement vrai des maladies infectieuses, soit celles pour lesquelles on dit le plus souvent à la mère d'arrêter d'allaiter. La plupart des infections sont causées par des virus. Dans la majorité des infections virales, la mère est contagieuse avant même de se rendre compte qu'elle est malade. Quand la fièvre (ou le rhume, l'écoulement nasal, la diarrhée, les vomissements, les éruptions cutanées, etc.) se manifeste chez la mère, l'infection a déjà été transmise au bébé. Comme l'allaitement protège le nourrisson contre l'infection, la mère doit poursuivre l'allaitement pour le protéger. Si le bébé tombe malade, ce qui est possible, il le sera moins gravement que s'il n'était plus allaité. Mais souvent, les mères constatent avec joie que leur enfant n'est même pas malade. Il a été protégé par le lait maternel. Les infections bactériennes (comme les streptococques) ne posent aucun problème elles non plus.
La seule exception définitive, c'est la séropositivité pour le VIH chez la mère. En attendant d'en savoir davantage, on estime qu'une mère séropositive ne devrait pas allaiter, du moins quand les risques associés au lait artificiel sont acceptables. Il y a toutefois des circonstances, même au Canada, où les risques de ne pas allaiter sont suffisamment élevés pour que l'allaitement ne soit pas forcément déconseillé. Sur ce sujet, beaucoup de questions sont encore sans réponse. En fait, une étude récente a démontré que l'allaitement exclusif protégeait mieux le bébé contre la contamination par le VIH que l'alimentation au lait artificiel, et que le risque le plus élevé de transmission verticale était associé à l'alimentation mixte (lait maternel + lait artificiel). Ces résultats demandent à être confirmés.
Les anticorps du lait maternel
Certaines mères souffrent de maladies « auto-immunes », comme le purpura thrombopénique idiopathique, les maladies thyroïdiennes auto-immunes et de nombreuses autres. Ces maladies se caractérisent par le fait que l’organisme fabrique des anticorps contre ses propres tissus. On a conseillé à certaines mères de cesser d'allaiter parce que ces anticorps passent dans le lait et pourraient rendre leur bébé malade. C’est incroyablement insensé.
La majeure partie des anticorps du lait maternel sont des IgA, des immunoglobulines sécrétoires. Les maladies auto-immunes ne sont pas causées par les IgA. Et même si elles l’étaient, les IgA sécrétoires ne sont pas absorbées par le bébé. La question est donc sans objet. La mère doit continuer à allaiter.
Nouvelle grossesse
Nul besoin de cesser d’allaiter en cas de grossesse. Rien ne prouve que cela nuira à la mère, au fœtus ou au bébé allaité. Si la mère veut arrêter d’allaiter, elle peut prendre son temps et sevrer son bébé en douceur, quoique la production lactée est souvent plus basse durant la grossesse, et certains bébés cesseront de téter de leur propre initiative.
Maladie chez le bébé
Il est rare que le sevrage soit nécessaire à cause d'une maladie chez l'enfant. Grâce à l'allaitement, la mère peut réconforter son enfant malade, et en tétant l'enfant réconforte sa mère.
Diarrhées et vomissements.
Les infections gastro-intestinales sont rares chez les bébés exclusivement allaités. (Toutefois les selles molles ou liquides sont normales et très courantes chez les bébés exclusivement allaités.) Si un tel problème survient, le meilleur traitement est de poursuivre l'allaitement. Le bébé guérira plus rapidement s'il est allaité. Dans la grande majorité des cas, le bébé guérira rapidement avec le lait maternel seulement, et n'a pas besoin de soi-disant solutions de réhydratation, sauf dans des cas extraordinaires.
Maladies respiratoires.
D'après un mythe, il ne faudrait pas donner de lait aux enfants souffrant d'infections respiratoires. Que ce soit vrai ou non pour les autres laits, c'est certainement faux pour le lait maternel.
La jaunisse (ictère).
Les bébés exclusivement allaités présentent fréquemment une jaunisse pouvant même durer jusqu'à trois mois, toutefois la pigmentation jaune de la peau est peu visible à l'examen clinique. C'est tout à fait normal. Il existe des jaunisses pathologiques mais, sauf dans de très rares cas, elles ne nécessitent pas l'interruption de l'allaitement. Si l'allaitement se passe bien, la jaunisse n'est pas en soi une raison suffisante pour l'interrompre. En revanche, s'il y a un problème d'allaitement, sa correction peut améliorer la jaunisse; la suspension de l'allaitement, même pour peu de temps, risque d'être irréversible. Suspendre l'allaitement n'est ni une solution, ni une bonne idée.
Le bébé malade n'a pas moins besoin d'être allaité, il en a plus besoin !
En cas de problème non abordé ci-dessus, il ne faut pas supposer à priori qu'il faut arrêter l'allaitement mais continuer à allaiter et se renseigner. On a recommandé à des mères de sevrer leur enfant pour des raisons trop stupides pour qu'on en parle.
Tiré du site La Calinerie
11 janvier 2008
Lait maternisé Personnelle
10 janvier 2008
Le cannabis nuit gravement à la santé respiratoire
Une récente revue systématique de la littérature a identifié 34 publications pertinentes sur l’effet à court et long terme de la fumée de cannabis sur la fonction pulmonaire. Leurs conclusions sont parfois contradictoires. La mise en œuvre de telles études est compliquée en raison d’un recrutement difficile et de l’association fréquente d’un tabagisme.
Un nouveau travail mené en Nouvelle-Zélande a comparé la fonction pulmonaire et les scanners thoraciques de 75 fumeurs de cannabis seul, 91 fumeurs à la fois de tabac et de cannabis et 92 fumeurs de tabac à ceux de 92 sujets non fumeurs. Les fumeurs de cannabis ont tendance à fumer moins de tabac que les fumeurs du tabac seul. Il est cependant probable que les effets délétères du cannabis s’ajoutent à ceux du tabac…
Les résultats de cette étude montrent une relation dose-dépendante entre la consommation de cannabis et le degré d’obstruction et d’hyperinflation pulmonaire.
Un joint de cannabis avait ainsi le même effet sur le VEMS que 2 cigarettes et demi et sur la conductance aérienne spécifique que 6 cigarettes.
Cependant aucune association n’a été mise en évidence entre l’utilisation de cannabis et la présence d’un emphysème macroscopique au scanner.
Cette étude confirme dont l’effet délétère du cannabis sur la fonction pulmonaire (obstruction des voies aériennes proximales et « hyperinflation » mais pas d’emphysème) et sur les symptômes respiratoires (sifflements, toux, oppression thoracique et hypersécrétion).
Tiré du JIM
Revealed: The Seven Great "Medical Myths"
Despite frequent mentions in the popular press of the need to drink eight glasses of water, they found no scientific basis for the claim.
The complete lack of evidence has been recorded in a study published the American Journal of Psychology, they said.
The other six "myths" are:
* Reading in dim light ruins your eyesight
The majority of eye experts believe it is unlikely to do any permanent damage, but it may make you squint, blink more and have trouble focusing, the researchers said.
* Shaving makes hair grow back faster or coarser
It has no effect on the thickness or rate of hair regrowth, studies say. But stubble lacks the finer taper of unshaven hair, giving the impression of coarseness.
* Eating turkey makes you drowsy
It does contain an amino acid called tryptophan that is involved in sleep and mood control. But turkey has no more of the acid than chicken or minced beef. Eating lots of food and drink at Christmas are probably the real cause of sleepiness.
* We use only 10 percent of our brains
This myth arose as early as 1907 but imaging shows no area of the brain is silent or completely inactive.
* Hair and fingernails continue to grow after death
This idea may stem from ghoulish novels. The researchers said the skin dries out and retracts after death, giving the appearance of longer hair or nails.
* Mobile phones are dangerous in hospitals
Despite widespread concerns, studies have found minimal interference with medical equipment.
Tiré de Medscape
Des chercheurs identifient une cible contre les allergies graves
Une étude menée par des Canadiens a confirmé qu'un enzyme sanguin semble amoindrir la gravité des réactions allergiques, ce qui pourrait représenter une bonne piste pour la création d'un médicament contre les allergies alimentaires potentiellement mortelles comme celles aux arachides ou aux fruits de mer, ou certaines réactions déclenchées par des médicaments ou des piqûres d'insectes.
Le rôle de cet enzyme aurait été démontré dans des recherches sur les animaux, mais cette nouvelle recherche est la première à confirmer le phénomène chez les humains.
Elle démontre que les gens qui ont des allergies potentiellement mortelles et qui ont de faibles niveaux d'acyl-hydrolase du PAF dans leur sang ont des réactions allergiques plus intenses que les gens avec des niveaux élevés d'acyl-hydrolase du PAF.
Selon le chercheur principal, Peter Vadas, l'acyl-hydrolase du PAF élimine un produit chimique appelé facteur d'activation des plaquettes, ou PAF, lequel est produit pendant une réaction allergique. Les gens avec un plus faible niveau de l'enzyme ne peuvent neutraliser le PAF assez rapidement pour prévenir une réaction allergique intense.
Si ces conclusions sont corroborées par d'autres scientifiques, elles pourraient aussi être utilisées pour aider à quantifier les risques pour les personnes avec des allergies graves.
Selon lui, cette étude pourrait ouvrir la porte au développement d'un médicament qui pourrait être pris par des personnes atteintes d'allergies graves sur une base quotidienne pour les protéger contre d'éventuelles expositions aux produits qui causent leurs réactions.
Nouvelles de © La Presse Canadienne, 2008.
Tiré du site Passeport Santé
23 décembre 2007
Les balbutiements de l’hémodialyse portable
L’appareil développé par une équipe regroupant chercheurs britanniques, américains et italiens se présente sous la forme d’un dispositif d’environ 5 kg, alimenté en énergie par des batteries et portable en bandoulière (voir photo 1 et 2). Une étude pilote a permis de le tester durant 4 à 8 heures chez 8 patients en hémodialyse chronique. Bien qu’inférieure à celle d’un appareil classique, la capacité d’épuration du dispositif a été jugée satisfaisante (clearance de la créatinine, 20,7 ml/mn en moyenne). Aucune modification hémodynamique majeure, ni effets négatifs significatifs sur les électrolytes sériques ou l’équilibre acido-basique n’ont été constatés durant l’utilisation. En revanche des problèmes (sans conséquences délétères) de thrombose de l’accès vasculaire sont survenus chez 2 patients pour qui l’héparinisation n’était pas optimale. De plus, des bulles de CO2 ont été retrouvées dans le compartiment dialysat de ce « rein artificiel » portable.
Après un indispensable perfectionnement du dispositif et le traitement des différents problèmes rencontrés lors de cette expérimentation pilote, de nouvelles études sur ce dispositif portable permettront de savoir s’il peut être à la fois efficace et sûr.
Si les résultats de ces travaux étaient positifs, l’appareil d’hémodialyse portable pourrait constituer un progrès important en néphrologie. Il autoriserait en effet, en théorie, une utilisation prolongée de l’hémodialyse avec des séances quotidiennes, voire à terme, une épuration continue. Une telle augmentation de la fréquence des séances pourrait contribuer à diminuer les complications cardiovasculaires des hémodialysés tout en améliorant la qualité de vie des patients en rendant leur traitement réellement ambulatoire.
Mais nous sommes encore loin de cet objectif…
Tiré du JIM
La liposuccion pour contrôler…l’hyperhidrose axillaire
Evaluée sur 19 patients (moyenne d’âge 26 ans, extrêmes 21-31, 13 femmes) chez lesquels la liposuccion « conventionnelle » avait échoué, cette nouvelle technique a permis une diminution de la sudation de 69 % chez 17 des sujets traités. Aucun effet secondaire n’a été observé et 88 % des patients se sont déclarés satisfaits. La liposuccion avec cette canule, qui tout à la fois aspire et râpe les tissus, est toutefois un peu plus délicate aux dires des chirurgiens. Quoi qu’il en soit les résultats esthétiques sont excellents.
Extrait du JIM
09 décembre 2007
Du miel contre la toux...
Une bonne cuillerée de miel. Voilà tout ce dont auraient besoin les enfants pour combattre la toux nocturne. En août, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis commandaient aux parents de ne pas administrer aux enfants de moins de deux ans des médicaments contre le rhume en vente libre, en raison d'un nombre grandissant de réactions indésirables et même de décès. Des scientifiques veulent que cette mise en garde soit étendue à tous les enfants en bas de six ans, voire que les produits controversés soient carrément retirés des tablettes. En quête de remèdes alternatifs, Dr Ian Paul, professeur à l'Université de Pennsylvanie, a demandé aux parents d'une centaine d'enfants enrhumés de 2 à 18 ans de leur donner du miel, du sirop contre la toux ou rien du tout une demi-heure avant le coucher. Le miel s'est avéré le plus efficace pour prévenir la toux et favoriser le sommeil. Les résultats de l'étude, financée en partie par l'industrie du miel, ont été publiés dans la revue Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine. À noter qu'il ne faut pas donner de miel à un enfant de moins d'un an au cas où il contiendrait des spores de botulisme, une maladie rare, mais souvent mortelle.
Tiré de journal Le Soleil du dimanche 9 décembre 2007
08 décembre 2007
Recette de madame M. pour les plaies de lit récalcitrantes aux pansements commerciaux (ex. Duoderm)
Madame M. m'a confié sa fameuse recette, qui lui a été transmise par un médecin à un moment donné:
Faire bouillir de l'eau 3 à 4 minutes. Dans un contenant mettre une partie d'eau bouillie pour une partie de peroxyde. Nettoyer la plaie avec ce mélange. Dans un autre contenant mettre de l'eau bouillie et du sel (tenter d'atteindre 0,09%). Nettoyer la plaie avec ce mélange. Sécher la plaie à la chaleur d'une lampe. Pendant ce temps, monter un blanc d'oeuf en neige. Appliquer le blanc d'oeuf et recouvrir d'une gaze non-adhérente. Répéter aux 4 heures strict jusqu'à guérison de la plaie.
Madame M. ne dit pas de qu'elle manière elle fait stériliser ses contenants et les batteurs de sa mixette.
J'ajouterai qu'il faut le dévouement d'une mère aimante afin de veiller son fils paraplégique et refaire son pansement aux 4 heures.
06 décembre 2007
Pour quels tests sanguins doit-on être à jeun ?
·Glycémie à jeun
·Cholestérol total
·Cholestérol HDL
·Triglycérides
·Apolipoprotéine A
·Apolipoprotéine B
·Lipidogramme
·Acides gras
Bilan ionique :
·Calcium
·Phosphore
·Magnésium
Analyses ayant un rythme circadien :
·Insuline à jeun
·C peptide à jeun
Conditions pour être à jeun :
·Dernier repas doit remonter à 12 heures au moins. Possibilité de boire un verre d’eau, voir café sans sucre.
·Si vous suivez un traitement médicamenteux (ex : lévothyroxine) et si la prise de sang n’a pas pour but de doser ce médicament, vous pouvez prendre votre traitement.
Pour recherche de sang dans les selles :
(2 jours avant la recherche de sang)
·Pas de viande rouge (saignante)
·Pas de brossage des dents pouvant faire saigner les gencives
·Pas de betterave
Rédigé par Myriam Cantin, stagiaire
27 novembre 2007
Visite de la représentante de Tridural
Le Zytram XL
Le Ralivia
et Le Tridural.
Le Tridural utilise la technologie du contramid qui permet une libération immédiate de 25% du médicament et une libération graduelle par la suite. L'avantage: effet de plateau prolongé, donc soulagement durant vraiment 24h. Serait aussi mieux toléré. Cette formulation permet un ajustement de dose plus rapide, soit aux 2 jours pour le Tridural, aux 5 jours pour le Ralivia et aux 7 jours pour le Zytram. Les doses disponibles pour le Tridural et le Ralivia sont les mêmes, soient 100, 200 et 300mg. Par contre, pour la dose de 100mg, le Tridural est moins cher. Le 100mg peut être suffisant et est mieux toléré que le 150 de Zytram. Par contre, le Zytram est disponible dans plus de teneurs et fait une dose de 400mg (150-200-300-400mg de disponible).
Donc, les trois médicaments ne sont pas considérés bioéquivalent (non interchangeable).
26 novembre 2007
Quels sont l’utilité, le mode d’action et la composition du nouveau produit ADD ?
ADD est composé de 500 mg d’huile de poisson, 25 mg de phospholipides de poisson, 3,75 UI de vitamine E naturelle, 250 mg d’EPA et 100 mg de DHA.
ADD serait utile chez les enfants atteints de troubles de déficit d’attention (TDA) présentant entre autre des problèmes de concentration et d’apprentissage.
Les Oméga 3 (EPA et spécialement DHA) contribuent au développement cérébral, aux facultés d’apprentissage, de mémorisation et d’attention chez le nourrisson et l’enfant. L’EPA serait plus intéressant que le DHA car il régule la fonction cérébrale. Les phospholipides à longue chaîne aident la fluidité membranaire, mais donnent aussi une meilleure bio-disponibilité des acides gras polyinsaturés (Oméga 3). La vitamine E joue un rôle fondamental au niveau de la protection de la structure et de la fonction du système nerveux. L’effet anti-oxydant agit sur les membranes phospholipidiques et plus particulièrement lorsque celles-ci comportent beaucoup d’acides gras polyinsaturés, comme c’est le cas des cellules nerveuses.
Les doses s’ajustent en fonction du poids. La dose d’EPA recommandée est de 20 à 30 mg/kg/jour. On recommande de prendre 2 capsules par jour pendant le souper lorsque le poids est de 16 à 25 kg, 1 capsule au déjeuner et 2 capsules pendant le souper lorsque le poids est de 26 à 35 kg et 2 capsules au déjeuner et au souper lorsque le poids est de 36 à 45 kg.
Pour le moment, les études cliniques semblent prendre une tendance plutôt positive et encourageante. Il faudra, par contre, attendre d’avoir des résultats provenant d’études de plus grande envergure et faites en double-aveugle et contrôlées avec placebo avant de pouvoir être certain de l’efficacité de ADD et de pouvoir le recommander en traitement du TDA.
Myriam Cantin, stagiaire en pharmacie
Référence : Nutrisanté Laboratoires (qui fabrique ADD)
23 novembre 2007
Quels sont les différents dosages d’aspirine pour les différentes indications ?
Analgésique et antipyrétique : 325 à 650 mg aux 4 à 6 heures (max : 4 g par jour)
Anti-inflammatoire : 2,4 à 3,6 g par jour en doses divisées (3,6 à 5,4 g par jour en maintenance)
Antiplaquettaire : 80 à 325 mg par jour
Rédigé par Myriam Cantin, stagiaire
22 novembre 2007
Qu’en est-il de l’utilisation du Séroquel en traitement de la fibromyalgie ?
De nombreux traitements sont actuellement étudiés afin de soulager les symptômes de la fibromyalgie. Jusqu'à maintenant, les traitements disponibles sont loin d’être satisfaisants et on a encore besoin de nouvelles options pour traiter cette pathologie.
Les patients atteints de fibromyalgie sembleraient avoir une augmentation de l’activité des récepteurs dopaminergiques D2. Certains rapports de cas suggèrent que les antipsychotiques conventionnels et atypiques auraient des propriétés analgésiques et pourraient donc jouer un rôle dans la fibromyalgie.
Le Séroquel est généralement bien toléré et a démontré des effets sur les symptômes d’anxiété et de dépression. Une étude ouverte de 35 patients a permis de démontrer une efficacité du Séroquel sur la fatigue, l’anxiété, la dépression et le nombre de jours avec sensation de bien-être. Par contre, on n’a pas remarqué de diminution significative de la sévérité de la douleur. Des doses de 25 à 100 mg par jour ont été utilisées et on peut se demander si des doses plus élevées permettraient d’atteindre les effets analgésiques recherchés. En effet, dans une série de cas comprenant 7 patients, une amélioration des symptômes de douleur a été remarquée, et ce, à des doses allant jusqu'à 200 mg par jour. Il faut aussi prendre en ligne de compte que les personnes figurant dans l’étude de 35 patients n’avaient pas atteint de résultats satisfaisants avec leur précédent traitement, leurs symptômes étant donc plus difficiles à soulager.
Le Séroquel est un médicament bien toléré et sécuritaire. Malgré le manque d’efficacité sur la douleur, l’amélioration significative de plusieurs symptômes et de la qualité de vie permet d’envisager cette molécule dans le traitement des patients atteint de fibromyalgie et nécessitera donc de futures études pour déterminer sa place dans l’arsenal thérapeutique.
Rédigé par Myriam Cantin Stagiaire en pharmacie
Référence :
Hidalgo J, Rico-Villademoros F, Calandre EP. An open-label study of quetiapine in the treatment of fibromyalgia. Progress in Neuro-Psychopharmacology & Biological Psychiatry 2007; 31 : 71-77.
04 novembre 2007
Boîtier à cigarettes pour arrêter de fumer
Alors que mon ami japonais et moi étions assis à la table d'un restaurant à Tokyo, encerclés de fumeurs et de fumée, il m'annonce qu'il voulait progressivement arrêter de fumer. Je l'ai félicité de son initiative, espérant pour lui que cette fois il réussirait, car il a déjà rechuté de nombreuses fois.
Fièrement, et avec un petit sourire en coin, il pose sur la table un petit boîtier bizarre, légèrement plus gros qu'un paquet de cigarettes et muni d'une minuterie.
Intrigué, je regarde l'objet avec attention : c'est un boîtier à cigarettes qui comporte un système de serrure qui ne s'ouvre que lorsque le temps de la minuterie est écoulé. À l'aide d'un bouton, vous introduisez un délai (1, 2 ou 3 heures), puis vous fermez le boîtier qui se bloque automatiquement. Le compte à rebours débute; lorsque la minuterie arrive a zéro, un petit bip est émis. Vous pouvez ouvrir le boîtier... mais attention, vous n'avez que 20 secondes; si vous ratez l'appel, le boîtier se bloque de nouveau et le cycle de minuterie est relancé.
On pourrait dire que c'est un coffre-fort à tabac qui limite la tentation de la cigarette facile. Cela dit, la solidité du système n'est pas à l'abri des fumeurs enragés qui pourraient facilement casser le mécanisme, voire même le boîtier. Mais à 45 $, vous y penseriez à deux fois avant de tout casser, et vous auriez avantage à attendre la fin du cycle pour votre cigarette.
Ce boîtier en plastique fonctionne à l'aide de deux piles bouton ayant une durée de vie de plus d'un mois d'utilisation quotidienne.
Tiré de Sympatico MSN
25 octobre 2007
Modification d'une ordonnance de stupéfiant
Afin de ne pas pénaliser le patient et selon le jugement du pharmacien, une quantité de médicament pour une période de 24 à 48 heures pourrait être remise au patient. Veuillez noter que les ordonnances de stupéfiants peuvent aussi être acheminées via télécopieur selon des conditions bien précises, ce mode de transmission pourrait être envisagé lors d'une modification.
Réponse de Josée Morin, pharmacienne
Inspecteure conseillère porfessionnelle
Ordre des pharmaciens du Québec
J'ai aussi rappelé pour vérifier si c'était le cas pour un dosage inexistant. Par exemple, le médecin prescrit oxycontin 60mg (n'existe pas, devont servir 3 comprimés de 20mg). Il doit me refaire la prescription!
19 octobre 2007
Vaccin : Retard dans les doses de rappel !
Prenons l'exemple du Twinrix, si un patient a un retard pour sa 2e dose de rappel (3e dose total), il doit la recevoir le plus tôt possible. Mais si c'est sa 1ère dose de rappel (2e dose) qui est en retard, il ne faut pas oublier de repousser la date de sa 2e dose de rappel (3e dose) car les écarts entre les doses doivent être respectés en tout temps afin de s'assurer d'avoir la protection immunitaire optimale.
Conclusion, même si le patient a reçu une de ses doses en retard, la protection sera quand même de 10 à 25 ans selon les vaccins, si les écarts entre les doses ont été respectés.
Rédigé par Julie Dubreuil, stagiaire en pharmacie
15 octobre 2007
Chirurgie bariatrique et Imodium: est-ce compatible ?
référence: pharmacienne de l'hôpital Laval
Rédigé par Julie Dubreuil, stagiaire
21 septembre 2007
Petit rappel sur la prise de température chez les enfants
Chez les enfants de moins de 2 ans, le premier choix est la voie rectale, car elle donne la lecture la plus exacte. Le deuxième choix est la méthode axillaire (aisselle), qui peut révéler la présence d'une fièvre. Les thermomètres auriculaires (mesurent la chaleur émise par le tympan) ne sont pas recommandés.
Chez les enfants de 2 à 5 ans, le premier choix est le thermomètre rectal. Le deuxième choix est le thermomètre auriculaire, et le troisième, la méthode axillaire.
Chez les enfants de plus de 5 ans, la température buccale est préférée, suivie de la température auriculaire et de la température axillaire.
Référence : Repchinsky C, éditeur en chef. Patient Self-Care. 1re éd. Ottawa; Association des pharmaciens canadiens: 2002. p. 83.
Tiré du site de Proxim
19 septembre 2007
Entendu a ma pharmacie
- Un client, parlant des bas de contension
04 septembre 2007
Internet a un impact sur notre sommeil
Sans surprise, on découvre que les écrans ont un impact considérable sur le sommeil. Une perturbation aussi bien quantitative que qualitative.
Il semble que la demande de sommeil diminue lorsque la consommation d’Internet devient intensive. Ainsi les personnes interrogées ont clairement indiquées qu’après une utilisation prolongée d’Internet, leur besoin de repos diminuait.
Mais les écrans ont surtout un impact sur la qualité du sommeil. Les internautes ont été classés en trois catégories : utilisateurs légers (moins d’une heure trente par jour), utilisateurs moyens (jusqu’à trois heures par jour) et utilisateurs lourds (plus de trois heures par jour !). Et l’on constate que plus on surfe sur le Web, plus les troubles du sommeil augmentent ! 54 % des utilisateurs lourds déclarent mal dormir contre 40 % des utilisateurs moyens et 29 % des utilisateurs légers.
Internet serait d’avantage responsable de troubles du sommeil que la télévision, c’est l’autre conclusion surprenante de cette étude. En effet, 38 % des internautes intensifs estiment mal dormir contre 25 % des téléspectateurs assidus.
Extrait du Jim
30 août 2007
FDA Warns Against Codeine for Mothers of Nursing Infants
Codeine is generally considered safe for use in nursing mothers; however, last year, a healthy 13-day-old breast-fed infant died from very high levels of morphine received through breast milk. The mother was taking codeine at a dose lower than that usually prescribed for episiotomy pain, but genetic testing revealed that the infant's mother was an ultrarapid metabolizer of codeine.
According to the FDA, depending on ethnicity, approximately anywhere from 1 to 28 per 100 individuals rapidly metabolize codeine. Genetic testing is the only way to determine whether someone is a rapid metabolizer; an FDA-cleared test for determining a patient's CYP2D6 genotype is available, but there is limited information about using this test to characterize codeine metabolism. In addition, the test result is insufficient in predicting whether too much morphine will be passed along in a mother breast-feeding an infant.
The FDA recommends that patients be made aware of the signs of morphine overdose. Patients should be told to contact their clinician if a baby shows signs of increased sleepiness (ie, sleeping for more than 4 hours at a time), limpness, or difficulty nursing or breathing.
Tiré de Medscape
17 août 2007
Permanent Implant (Essure Permanent Birth Control) for Prevention of Pregnancy
Originally approved by the FDA in 2002, the implant was developed as a less invasive alternative to tubal ligation for women. During the procedure, a hysteroscope is used to guide a soft microinsert through the vagina, cervix, and uterus into the fallopian tubes. Once placed in the fallopian tubes, the device elicits tissue growth in and around the microinsert, forming a blockage that prevents fertilization within approximately 3 months. The resulting sterilization is not reversible.
According to Conceptus, approximately 700,000 tubal ligations and 400,000 vasectomies are performed annually in the United States.
Tiré de Medscape
What Happens to Epinephrine After the Expiration Date?
The stability of a drug is defined as the time that the product will meet the specifications outlined in the drug monograph, including identity, strength, quality, and purity. The monograph specifications apply throughout the shelf life of the product, which is noted by the expiration date. Manufacturers must demonstrate that the products maintain their stability, under noted storage conditions, throughout the life of the product.
Stability includes considerations about the activity of the product and about its physical appearance. The stability of a product is influenced by storage conditions: light, temperature, air, humidity, and package components.
There are 5 general types of stability:
Chemical: Active ingredient(s) maintain chemical integrity and labeled potency, within specified limits.
Physical: Product retains the original appearance, palatability, uniformity, dissolution, and suspendability.
Microbiologic: The sterility/resistance to microbial growth is retained, and the microbial effect is within a specified range.
Therapeutic: The therapeutic effect of the product remains unchanged.
Toxicologic: There is no significant increase in toxicity.
Drugs degrade or decompose for various reasons, including chemical reactions, oxidation (exposure to air or chemicals), photochemical decomposition (exposure to light), and interaction with other package components. Epinephrine is one product that is readily oxidized, and it is packaged by the manufacturer to minimize oxidation.
Epinephrine, as labeled, contains between 90% and 115% of the labeled amount of drug. Several references note that the product should not be used if it is pink or brown or if it contains a precipitate. The change in color is evidence that oxidation has occurred. The basic formulation of epinephrine is buffered and contains antioxidants to maintain stability if protected from light, heat, and air.
Specific to your question, there is a warning note in Remington's to "not to use any epinephrine dosage form if it is brown or pink in color or contains a precipitate; a hallucinatory reaction may occur." Other references checked did not mention specific toxic effects of expired epinephrine.
When solutions of epinephrine oxidize in the presence of oxygen, especially in neutral or alkaline solutions, a red color is formed. This red substance is a pigment called adrenochrome. It has no medical use, but it is noted to have been used experimentally to produce psychic effects.
There are reports from the 1950s and 1960s referring to psychomimetic symptoms of adrenochrome, but they were not validated in the literature. In fact, these references would not meet the rigor of today's research. Overall, adrenochrome is not a very stable product, which would minimize any effects of exposure.
In summary, the manufacturer-provided expiration date reflects the shelf life of the product, during which it will meet the various specifications provided in the drug monograph. After this time, the product will still have some activity, but it is not proven to meet the given standards. The integrity of any product after the manufacturer's expiration date is questionable, and the product should not be used.
Tiré de Medscape
02 août 2007
Le cannabis serait pire que la cigarette
Une étude effectuée sur 339 adultes a permis de constater que de fumer un joint de pot serait comparable à fumer 2,5 à 5 cigarettes au niveau pulmonaire.
Le niveau de toxicité de la marijuana serait plus de 3 fois plus élevé que celui de la cigarette.
Ainsi, les consommateurs de pot souffrent de plusieurs problèmes respiratoires tels que la toux, l'expectoration et l'oppression de la poitrine.
Selon les chercheurs, c'est au niveau des bronches pulmonaires que le cannabis fait ses dommages, en obstruant les voies respiratoires.
De plus, toujours selon l'étude, les dommages seraient proportionnels à la consommation; plus on consomme, plus les effets nocifs seraient importants.
tiré de Sympatico MSN
30 juillet 2007
Médicaments NE contenant PAS de Gluten
Analgésiques
Antibiotiques
Anti-diarrhéiques
Médicaments pour le rhume et la grippe
Antifongiques
Asthme
Enzymes
Préparations pour les yeux et les oreilles
Divers (cardio, migraines...)
Vaporisateur nasal
Contraceptifs oraux
Hypoglycémiants
Vitamines et Fer
http://www.glutenfreedrugs.com/Glutenlist.pdf
24 juillet 2007
Lower Bone Mineral Density Found in Older Men Using SSRIs
Their study suggests that there is an association between lower BMD and SSRI use, but there is a need for more research, because there are other potential explanations. One important next step is to also look at fracture outcomes.
"Depression is an important and a serious condition, and it's important that if people are concerned about their bones, they should talk to their doctor about their medication, but not stop their medication on their own without speaking with their physicians.... Many people will find that SSRIs are still an important and a good treatment for depression, and if that's the case, then screening and attempting prevention of bone loss can be important."
The group writes that SSRIs, which inhibit the serotonin transporter, are the first-line therapy for depression and account for approximately 62% of all antidepressants prescribed in the United States. Animal studies and data in humans show that SSRIs are associated with hip fracture. It remains unclear whether depression itself, the treatment of depression, or the effect of depression on activity, mobility, and weight change leads to decreased BMD among depressed people.
The researchers found that SSRI use was associated with lower mean BMD at the hip and spine, but there was no significant difference among users of TCAs or trazodone hydrochloride and nonusers.
The authors write that finding lower BMD among men using SSRIs is supported by in vitro and animal data. They add that "the observed effect size is similar to the well-known detrimental effect of corticosteroids on bone loss."
They caution, however, that these findings need to be confirmed in prospective studies, and that further research is needed given the widespread use of SSRIs and potentially important clinical implications. They add that if these results are confirmed, people using SSRIs might be targeted for osteoporosis screening and preventive intervention.
"The growing evidence at least supports preliminary recommendations, namely that depression and in particular SSRI use should be added to the list of risk factors that prompt clinicians to more carefully consider bone health."
"Good clinical acumen and thoughtful adverse event monitoring can help avoid having healthier minds at the expense of sicker bones."
En résumé
Depression affects as many as 40% of adults older than 55 years and leads to substantial disability. Recently SSRIs surpassed first-generation TCAs and now rank third among all drug classes prescribed in the US marketplace, but a 2-fold risk for incident fracture and increased risk for falls have been demonstrated with SSRIs. According to the authors of the current study, depression itself has been associated with increased risk for hip fractures and falls, perhaps related to changes in activity, mobility, and weight, and it is unclear if the risk is related to changes in bone health related to depression, use of SSRIs, or a combination of them.
This is a cross-sectional analysis within a prospective longitudinal study of a cohort of men aged 65 years or older to compare the risk for reduced BMD associated with use and nonuse of SSRIs, TCAs, and trazodone.
Pearls for Practice
SSRI use vs nonuse among older men is associated with reduced hip and spine BMD.
TCA use, trazodone use, and nonuse of antidepressants among older men are not associated with reduced BMD at the hip and spine.
Extrait tiré de Medscape
SSRI Use in Older Women Linked to Accelerated Hip Bone Loss
"It would be premature at this point to conclude that SSRIs definitely have an effect on bone health in humans, but this does suggest that this is an area for more research... Clinically, I think this means physicians who have patients who are depressed or who are on SSRIs might consider testing patients' bone mineral density at some point during their treatment."
The group writes that with the development of SSRIs, prescriptions for antidepressants for the elderly have increased substantially during the past 2 decades. Animal studies have shown that SSRIs inhibit serotonin transporters, and this is linked with reduced bone formation rates. However, TCAs act by a different mechanism. The researchers aimed to determine whether SSRI and TCA use in older women is associated with increased rates of hip bone loss.
On average, compared with nonusers of SSRIs, women taking SSRIs but not women taking TCAs had a higher rate of bone loss at the total hip, after adjusting for multiple potential confounding factors including age, race, health status, physical activity, smoking status, body mass index, depression, and use of calcium or vitamin D supplements, estrogen, thiazide, or bisphosphonate.
Bone loss at the femoral neck and trochanter was similar.
Women not taking SSRIs lost bone density at a rate of about 0.5% per year, and the women taking SSRIs lost bone density at a rate of about 0.8% per year. "Over time, that difference would accumulate, but what is not known is if that difference in rate will translate into an increased risk of fracture, which is what the real issue is."
"We would not recommend people stop taking their antidepressants based on these findings," since this study cannot definitively say whether the SSRIs are directly responsible for the increased rates of bone loss or whether the association may be caused by other factors.
The fact that these 2 studies about SSRI use and bone health reached very similar conclusions, added to animal data that suggest a biological mechanism, while not conclusive, does begin to suggest a possible cause-and-effect relationship.
To establish a causal link would require a randomized clinical trial, since "unmeasured factors relating to depression, co-illnesses, and other conditions that are not being adequately accounted for in the elegant analyses that these investigators did could potentially cause a finding of this type to be spurious."
"In patients who are at high risk — women over the age of menopause, men over the age of 70, and in particular, people who have other significant osteoporosis risk factors — it may merit further evaluation of their bone health, which might involve tests such as bone density measurement to determine whether they are indeed in a range where potential treatment may be indicated."
En résumé...
According to the authors of the current study, antidepressant use has increased substantially in the past 2 decades and SSRIs have supplanted TCAs in the treatment of depression. Recent evidence suggests that functional serotonin transporters affect bone metabolism in osteoblasts, osteoclasts, and osteocytes, according to the authors, and they tested the hypothesis that SSRI or TCA use among older women may affect bone loss. However, depression itself has been associated with bone loss related to reduced mobility and other factors, and it is not clear if SSRI use or depression itself contributes to bone loss in postmenopausal women with depression.
This is a longitudinal cohort study of women older than 65 years who had BMD measured on 2 occasions to determine the association between antidepressant use and bone loss and to compare bone loss among women using SSRIs with that of those using TCA antidepressants.
Pearls for Practice
SSRI use in older women is independently associated with an increased rate of bone loss.
TCA use in older women is not associated with increased rate of bone loss.
Extrait tiré de Medscape
19 juillet 2007
Facteurs pouvant favoriser l’apparition d’une crise de goutte
Ø Le régime alimentaire : les excès alimentaires, surtout protéiques d’origine animale (les abats, la levure, les viandes blanches et rouges, les poissons, les fruits de mer), mais aussi l’artichaut, les lentilles, les pois et la levure de bière, aussi riches en purines. Aussi, un apport alimentaire fréquent (plusieurs fois par jour) fatigue l’organisme et augmente le niveau d’acide urique.
Ø L’abus d’alcool : la moitié des personnes qui souffrent de la goutte aurait de mauvaises habitudes de consommation d’alcool.
Ø Une hyperlipidémie (parfois accompagnée de résistance à l’insuline) : un niveau élevé de lipides dans le sang causé par des facteurs génétiques et environnementaux (la diète, l’obésité et la consommation d’alcool). La résistance à l’insuline est de plus en plus pointée du doigt dans la pathogenèse de la goutte. L’insuline influence l’excrétion de l’acide urique par les reins.
Ø Les antécédents médicaux : les maladies du rein (calculs rénaux, insuffisance rénale), les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, l’anémie hémolytique, l’anémie à hématies falciformes, le cancer et le diabète augmenteraient les risques.
Ø Des microtraumatismes résultants d’une blessure ou d’activités physiques forçant les articulations (marche, randonnée pédestre) : les cellules lésées meurent et sont dégradées en acide urique.
Ø Des opérations chirurgicales : le traumatisme postopératoire et la cicatrisation génèrent des déchets d’acides uriques.
Ø La prise de certains médicaments : le traitement aux diurétiques, les anti-inflammatoires à base de salicylates comme l’aspirine, la cyclosporine (médicament utilisé pour contrer les rejets de greffe), les médicaments cytotoxiques, la corticothérapie, la vitamine B3 (niacine), le lévodopa, la pénicilline, l’érythromycine et les anticoagulants oraux.
Ø Le stress : il épuise les substances antioxydantes de l’organisme, et si ces substances ne sont pas renouvelées par l’apport alimentaire, les radicaux libres attaquent les cellules et précipitent la mort cellulaire (créant de l’acide urique).
Tiré du site internet Passeportsanté
Recherche et rédaction par Julie Laprise, interne
12 juillet 2007
Le violet de gentiane et le muguet
La douleur associée au muguet se différencie d’une douleur secondaire à une mauvaise mise au sein par le fait qu’elle apparaît alors que l’allaitement se déroulait très bien, contrairement à la douleur due à une mauvaise prise du sein où la douleur est présente tout au long de la tétée.
Il existe un produit disponible en vente libre pour le traitement du muguet chez la femme qui allaite et son bébé, soit le violet de gentiane. Il ne faut pas oublier que, même si le bébé n’a aucun symptôme, on doit le traiter à même titre que la mère. Le violet de gentiane doit être appliqué 1 fois par jour pour un maximum de 3 à 5 jours, sinon il y a risque d’ulcères buccaux pour le bébé. De plus, si aucune amélioration n’est notée, la femme devra aller consulter pour son problème.
Il y a deux façons d’appliquer le violet de gentiane. Tout d’abord, il est possible de badigeonner l’intérieur de la bouche de bébé juste avant la tétée, et ce dernier va transférer le violet de gentiane sur les mamelons et aréoles de maman. Une autre façon de faire consiste à badigeonner l’aréole et le mamelon juste avant la tétée, et une fois le bébé au sein, le violet de gentiane lui sera transféré.
En terminant, il est important de rappeler à la maman de bien nettoyer, à l’eau chaude, tout ce qui pourrait avoir été en contact avec le muguet, soit le soutien-gorge, la suce, les compresses d’allaitement et le tire-lait…
Informations tirées de la présentation de Marie-Josée Asselin, Le pharmacien et l’allaitement, Juin 2004.
Rédaction par Julie Laprise, interne en pharmacie
Detrol LA au coucher
(visite de la représentante)
Des pépins de pamplemousse pour traiter le muguet chez la femme qui allaite?
Selon le Natural Database américain, les extraits de pépins de pamplemousse inhiberaient effectivement la croissance de certaines bactéries de même que de certains types de champignons, dont le Candida. Cependant, ces résultats sont tirés d’une étude in vitro seulement, donc l’efficacité chez l’être humain n’est pas du tout prouvé selon eux. Concernant la sécurité de ces produits, le Natural Database américain suggère que les produits à usage oral ne contenant aucun préservatif seraient possiblement sécuritaires, mais ne recommande pas l’usage des produits contenant des agents préservatifs, tel le chlorure de benzethonium. De plus, aucune donnée concernant l’efficacité et l’innocuité chez la femme enceinte ou qui allaite n’a été trouvée dans la littérature, il faut donc être très prudent chez cette clientèle.
Le CIM a également effectué une recherche sur le site Passeport Santé, mais aucune information n’a été trouvée sur l’utilisation des capsules de pépins de pamplemousse.
Donc, il est important de bien évaluer les risques versus les bénéfices de l’utilisation des capsules de pépins de pamplemousse chez la femme enceinte ou qui allaite. Il serait prudent que la femme qui décide de prendre ces capsules en parle avec son médecin avant de les prendre.
Recherche et rédaction par Julie Laprise, interne en pharmacie
28 juin 2007
Epipen et B-bloqueurs
Doit-on continuer de servir l'Épipen chez les patients sous b-bloqueur ou servir le glucagon ou servir les deux ?
-Il n'y a pas de réponse toute faite. Chaque patient est un cas différent. La première chose à évaluer est la pertinence du b-bloqueur, s'il est possible de le changer pour un autre médicament aussi efficace, c'est la première chose à faire. Ensuite, on devra évaluer le risque de la gravité d'allergie: le patient est-il asthmatique ou a t-il des allergies alimentaires ( car certaines études observationnelles ont soulevé que le risque d'allergie fatal d'anaphylaxie était plus important dans ces catégories de patients.) Si on ne peut cesser le b-bloqueur et que le patient fait parti des patients à risque d'anaphylaxie sévère, je crois que il serait plus pertinent qu'il ait les deux (epipen et glucagon). Autre chose à considérer, si le patient a déjà eu l'épipen et était sous b-bloqueur et qu'il a toujours bien répondu, je crois qu'on peut l'aviser des dangers mais qu'il peut continuer à avoir l'épipen.
Qu'est ce que vous pensez du Twinject chez ces patients?
-Je ne penses pas que le Twinject n'est plus approprié. Dans les guidelines, si la première dose d'épinéphrine n'a pas bien fonctionné il n'est pas recommandé, chez les patients prenant un b-bloqueur, d'essayer une autre dose. La recommandation est d'injecter le glucagon. Deuxièment, il a même certaines données qui recommandent de donner lors de la première injection seulement la moitié de la dose recommandée d'épinéphrine (je sais c'est paradoxal) étant donné le risque d'avoir une surstimulation des récepteurs alpha amenant un reflexe vagotonique (bradycardie, hypertension,vasoconstriction).
27 avril 2007
Qu'est-ce que le trouble de personnalité limite?
Les personnes aux prises avec ce type de difficultés sont habituellement instables sur le plan émotionnel: elles réagissent de façon disproportionnée ou imprévisible, elles sont irritables et colériques et elles changent rapidement d'humeur. Elles ont aussi beaucoup de difficultés à gérer le stress au quotidien et tolèrent mal la frustration.Elles sont également instables dans leurs relations avec les autres qui sont vécues sous un mode «amour-haine». Par exemple, elles peuvent estimer et adorer un collègue de travail une journée et le détester profondément le lendemain. Ceci s'explique par le mode de pensée «tout noir ou tout blanc» des personnes atteintes. Il y a rarement de zones grises avec elles. Sans nuance, elles sont souvent perçues comme d'excellentes manipulatrices. De plus, elles blâment souvent les gens de leur entourage pour expliquer tous leurs ennuis. Elles se perçoivent toujours comme des «victimes». Leurs relations interpersonnelles sont ponctuées de chicanes et de disputes constantes. Ayant peur d'être délaissées et abandonnées, elles vont tout faire pour maintenir et préserver la relation avec l'être cher, souvent au détriment de leur propre bien-être ou à tel point que leurs comportements dépendants repoussent carrément l'autre et mettent en péril cette relation.
L'instabilité se manifeste aussi dans leurs comportements: impulsives, elles peuvent dépenser sans limites, avoir de nombreuses relations sexuelles à risque avec différents partenaires, faire des excès alimentaires, dépasser constamment les limites de vitesse en voiture et abuser des drogues et de l'alcool. Elles sont aussi plus à risque de faire des menaces ou des tentatives de suicide et des gestes d'automutilation.
Si les comportements instables des personnes atteintes sont évidemment très difficiles à vivre pour leur entourage et leurs proches, celles-ci souffrent aussi. Leur estime de soi est perturbée, elles ressentent un énorme vide intérieur et en période de stress, elles peuvent devenir psychotiques ou souffrir d'un trouble dissociatif. Leur instabilité les affecte dans toutes les sphères de leur vie, que ce soit dans leur vie personnelle, amoureuse ou professionnelle. Elles ont de la difficulté à s'organiser et leurs capacités parentales en sont énormément diminuées.
Elles ont de la difficulté à maintenir leurs amitiés et à conserver un emploi stable. Elles vivent de nombreux échecs amoureux, se sentent incomprises, seules et sans espoir.
Comme pour de nombreux problèmes de santé mentale, les causes exactes du trouble de personnalité limite ne sont pas complètement élucidées. Les études récentes penchent vers une combinaison de plusieurs éléments qui incluent des causes génétiques et environnementales ainsi que des anomalies au niveau du fonctionnement de certaines parties du cerveau. On sait aussi qu'il existe certains facteurs qui peuvent augmenter les risques de développer ce trouble: une vulnérabilité biologique, des abus physiques et sexuels, et de la négligence et de l'abandon durant l'enfance.
Différentes approches thérapeutiques sont utilisées pour venir en aide à ces personnes: psychothérapie individuelle, thérapie de groupe, intervention familiale et pharmacothérapie. Toutefois, il n'existe pas de médicaments précis pour traiter ce trouble, on opte plutôt pour un médicament qui cible certains des symptômes comme l'anxiété, la dépression et l'impulsivité. Si une hospitalisation est nécessaire lors d'une crise suicidaire intense, elle doit être brève pour être efficace.En terminant, il est faux de croire que les personnes atteintes sont démunies et incapables de changer ou de s'améliorer. Elles présentent un bon potentiel et avec le soutien des membres de leur famille et d'un thérapeute compétent, elles sont capables de développer leur autonomie et de prendre leurs responsabilités.
Extrait de Coup de Pouce
12 avril 2007
Quels sont les facteurs qui accroissent le risque d’hépatotoxicité médicamenteuse?
L'hépatotoxicité intrinsèque, causée par le médicament, est souvent proportionnelle à la dose. À l'opposé, l'hépatotoxicité idiosyncrasique est liée aux caractéristiques du patient et n'est pas fonction de la dose.
Les facteurs suivants accroissent le risque d'hépatotoxicité d'origine médicamenteuse :
- Avoir plus de 40 ans
- Grossesse
- Sexe féminin
- Antécédents de toxicité hépatique d'origine médicamenteuse
- État associé à une induction des enzymes hépatiques (p. ex. : tabagisme, prise d'alcool ou de médicaments inducteurs des enzymes)
tiré du site Proxim
06 avril 2007
Le sucre et les édulcorants chez les diabétiques
Le sucralose n’est pas reconnu comme un glucide par l’organisme et donc n’a aucun effet sur la glycémie, ni sur la sécrétion d’insuline.
L’utilisation du sucralose par la personne diabétique est acceptable, au même titre que celle de l’aspartame, de l’acésulfame-K, de la saccharine et des cyclamates.
L’emploi des substituts de sucre doit être modéré et occasionnel.
Le fructose
Le fructose est un sucre simple, celui que l’on retrouve à l’état naturel dans les fruits et le miel. Il est également fabriqué en industrie et disponible sur le marché comme agent sucrant. Il fait augmenter la glycémie, mais peut agir différemment par rapport au sucre blanc chez la personne diabétique, selon la qualité du contrôle du diabète. Il peut avoir un effet faible à modéré sur la glycémie. Si le diabète est mal contrôlé, le fructose aura sensiblement le même effet que le sucre de table sur la glycémie.
La consommation d'une quantité pouvant atteindre jusqu'à 60 g de fructose (boissons ou aliments sucrés au fructose), en remplacement d'une quantité égale de sucrose, ne cause probablement pas d'effets nocifs pour la plupart des personnes diabétiques. Cependant, chez les personnes diabétiques, une consommation quotidienne supérieure à 60 g de fructose ajouté n'est pas recommandée. De plus, si on consomme plus de 50 g de fructose par jour, cela peut provoquer de l'inconfort gastro-intestinal et de la diarrhée.
Le sorbitol
Le sorbitol est un polyol ou sucre-alcool qui remplace le sucre et n’augmente que très peu la glycémie. On le retrouve entre autres dans les bonbons « sans sucre ajouté », la gomme à mâcher « sans sucre », certaines gelées et tartinades de fruits, certains desserts congelés. Lorsqu’il est ingéré, le sorbitol n’est digéré que partiellement. C’est pourquoi le sorbitol fournit des calories, mais environ deux fois moins que le sucre blanc. Il a un pouvoir sucrant plus faible que ce dernier. Il faut donc augmenter la quantité de sorbitol par rapport à la quantité de sucre qui serait nécessaire dans le produit. En pratique, ceci veut dire qu’un bonbon au sorbitol, par exemple, fournit le même nombre de calories qu’un bonbon régulier mais augmente moins la glycémie.
La contrepartie est l’effet laxatif du sorbitol. Une consommation de 30 g ou même de 10 g de sorbitol par jour, chez certaines personnes, peut créer des problèmes gastro-intestinaux tels des flatulences ou de la diarrhée. Un seul bonbon en renferme environ 5 g; il est donc facile de dépasser la limite suggérée!
Sucre et glucides
Les aliments riches en glucides qui ont une bonne valeur nutritive sont principalement les produits céréaliers (riz, pâtes, pain, céréales, etc.), certains légumes et les fruits, le lait et certains produits laitiers ainsi que les légumineuses (pois chiches, lentilles, etc.).
Le sucre blanc (sucrose) et les autres sucres (miel, mélasse, sirop d’érable, etc.) sont aussi des glucides.
Ces sucres raffinés, lorsqu’ils sont consommés, doivent remplacer d’autres aliments habituellement ingérés, et non pas s’y ajouter. Le nombre total de glucides et de calories par jour doit en effet demeurer le même.
Les aliments riches en vitamines, minéraux et ceux riches en fibres ne doivent pas être reportés à un autre repas (car les sucres raffinés en fournissent très peu).
Les sucres raffinés doivent être consommés dans le cadre d’un repas équilibré contenant d’autres glucides, des protéines et des matières grasses.
Informations tirées du site de Diabète Québec http://diabete.qc.ca/index.html