31 janvier 2012
Anticoagulothérapie en FA (NOUVEAUTÉ PRADAX)
André Lainesse, cardiologue. Rédigé par Chantal Desaulniers, pharmacienne.
La FA, quelques chiffres :
-Incidence : 25% des personnes développent de la FA après l’âge de 40ans
-Prévalence : 10% des personnes présentent de la FA après l’âge de 80ans
*30% des cas d’hospitalisation pour arythmie
*70% des sujets sont âgés de 65 à 85 ans
-25% des AVC surviennent au début de la FA
-›2fois de récidive dans les 6 premiers mois
-follow-up : 35% des patients FA auront AVC
-45% AVC emboliques sont d’origine cardiaque
-risque d’AVC ↑ de 5X
-FA est responsable de 15% de tous les AVC
-mortalité 30jrs post-AVC : 25% + ↑ que dans tous les AVC d’autres étiologies
-mortalité à 6mois post-AVC : 50% + ↑ que dans tous les AVC d’autres étiologies
Conséquences cliniques :
↑ incidence d’événements emboliques et risque d’AVC
↑ mortalité cardiaque et totale
↓ fonction systolique ventriculaire gauche
CHADS2 (grille d’évaluation du risque d’AVC)
C (congestive heart failure = 1 pt)
H (HTA = 1pt)
A (age › 75ans = 1pt)
D (diabète = 1pt)
S2 (stroke (AVC ou ICT antérieurs = 2pts
Nouvelles recommandations :
Score----Risque d’AVC----Traitement recommandé
0 : Risque Très faible (1.9%→pop générale):ASA 75-325mg/jr
1 : Risque faible (2.8%): Warfarine ou dabigatran
(dans certains cas, l’ASA peut être une alternative)
2 : Risque modéré à élevé (4%) : Warfarine ou dabigatran
(dans certains cas, l’ASA peut être une alternative)
3 et plus : Risque élevé : idem
Facteurs de risque élevé
-histoire d’AVC ou ICT
-histoire d’embolie artérielle périphérique
-HTA
-Dysfonction systolique V.G.
- › 75ans
-Sténose valvulaire mitrale
-prothèses valvulaires
Facteurs de risque modéré
-65 à 75ans
-Diabète
-Cardiopathie ischémique sans dysfonction ventriculaire
**anticoagulation avec antagoniste vit-K est recommandé chez patients avec plus d’un facteur de risque modéré, quoique maintenant… (fait partie des anciennes recommandations)
Prévention des AVC emboliques en FA
Warfarine vs placebo : ↓67% AVC ↓26% décès
ASA : ↓21% AVC
Pradax : ↓ 34% supplémentaire p/r à la warfarine (pour la dose de 150mg BID)
(↓ similaire pour dose de 110mg BID)
Problèmes avec la warfarine (chez la population FA) :
-47% des patients à haut risque ne prennent pas de warfarine (patient qui auraient indication d’en prendre)
Pourquoi les personnes âgées ne reçoivent pas de coumadin? (raisons données par md)
-hémorragie antérieure ou présente
-possibilité de chute (quoique 90% des chutes sont sans dommage)
-refus/compliance
-atteinte cognitive/maladie grave associée/autres
-taux d’utilisation de warfarine ↓ avec l’âge, quoique les risques ↑
-44% des patients (qui prennent la warfarine) sont dans l’intervalle thérapeutique
-15% des patients qui ont indication d’avoir anticoagulothérapie sont dans l’intervalle thérapeutique
-monitoring fréquent (index thérapeutique étroit)
-début d’action lent
-interactions médicamenteuses et alimentaires (+ R-OH)
-risque d’hémorragie (double le risque d’hémorragie)
*majeure : 2.3%/année
*cérébrale : 6.3%/année
*** séquelles d’une hémorragie cérébrale sont moins sévères que celles d’un AVC ischémique
Renseignements pharmacologiques PRADAX :
Inhibiteur direct et réversible de la thrombine, enzyme principal dans le procédé responsable de la formation de caillot
-pro-médicament
-T1/2 : 12 à 17h
-environ 80% excrétion rénale (ok si clairance ≥30mL/min)
Au Canada, n’avons pas l’indication, mais aux États-Unis, pour clairance entre 15-30mL/min, indication pour dabigatran 75mg BID
-6.5% biodisponibilité
-début d’action rapide
-effets anticoagulants prédictibles et consistants
-peu d’interactions médicamenteuses significatives et aucune interaction alimentaire
-aucun monitoring de la coagulation
-effets indésirables comparables à la warfarine, sauf dyspepsies plus ↑
Étude RE-LY (Dabigatran vs warfarin)
-plus de 18000 patients
-durée moyenne du suivi = 2ans
**preuve de non-infériorité pour les doses de dabigatran 110mg et 150mg BID (p‹0.001)
**preuve de supériorité pour dose de 150mg BID (p‹0.001)
**pas contre-indiqué de le donner aux patients coronariens. Dans l’étude, on note une ↑ des IM, qu’on ne peut pas considérer, pcq 21% de tous les IM sont survenus pendant la période où les patients ne prenaient plus le médicament à l’étude.
Sommaire des résultats
110mg vs warfarine
-Taux comparables des AVC/embolies systémiques
-Réduction statistiquement significative des AVC hémorragiques
-Réduction statistiquement significative des événements hémorragiques majeurs
-Réduction significative du taux total de saignements, saignements sérieux et intracrâniens
150mg vs warfarine
-Réduction statistiquement significative des AVC/embolies systémiques
-Réduction statistiquement significative des AVC hémorragiques
-Réduction statistiquement significative de la mortalité vasculaire
-Taux comparables d’événements hémorragiques majeurs
-Réduction significative du taux total de saignements, saignements sérieux et intracrâniens
BREF :
150mg BID a démontré une efficacité supérieure avec un taux similaire de saignement
110mg BID a démontré une efficacité similaire avec un taux significativement moindre de saignement
Passage de la warfarine au dabigatran :
-Arrêter la warfarine et instaurer le dabigatran lorsque le RNI est ≤2
-Prendre en mangeant pour diminuer dyspepsies
-150mg BID sauf s’il y a risque d’hémorragie, dans ce cas, utiliser 110mg BID
Score HAS-BLED (évaluation du risque d’hémorragie) :
H (HTA = 1pt)
A (Abnormal renal and liver fonction =1pt chacun)
S (Stroke =1pt)
B (Bleeding =1pt)
L (Labile RNI=1pt)
E (Elderly, âge ›65ans =1pt)
D (Drugs or alcohol = 1pt chacun) ex: clopidogrel, ASA, AINS
Score total donne nombre d’hémorragies par 100 patients-années
0=1.13, 1=1.02, 2= 1.88, 3=3.74, 4=8.70, 5=12.50
En cas d’hémorragie avec dabigatran :
-pas d’antidote
-par contre courte durée d’action, donc l’arrêt du traitement suffit d’ordinaire pour annuler toute activité anticoagulante excessive
-maîtriser l’hémorragie par pression mécanique
-remplacement liquidien et soutien hémodynamique
-envisager recours à des agents procoagulants ou à l’hémodialyse
Avant une chirurgie :
-Chez les patients avec une clairance normale : cesser 24h avant la chirurgie
-Sinon, cesser 2 à 4jrs avant la chirurgie, selon clairance
ASA + Pradax :
Pas contre-indiqué d’utiliser les 2 ensembles
*Si ASA en prévention primaire, souvent on cesse ASA à l’instauration du dabigatran
*Si ASA en prévention secondaire, conserve ASA pour effet antiplaquettaire.
Ajout dabigatran pour prophylaxie à cause FA
RECOMMANDATIONS du Canadian Cardiovascular Society :
Lignes directrices pour la prise en charge de la FA
-Patient à très faible risque (score CHADS2 de 0) → donner ASA 75 à 325mg/jr
-La plupart des patients devraient recevoir le dabigatran plutôt que la warfarine lorsqu’un traitement anticoagulant par voie orale est indiqué
Règle générale, la dose de dabigatran 150mg BID est préférable
Médicament d’exception à la RAMQ
*Lorsque l’anticoagulothérapie par warfarine ou nicoumalone ne permet pas de garder le RNI dans la marge thérapeutique OU
*Lorsque le suivi de l’anticoagulothérapie par la warfarine ou nicoumalone est difficile ou indisponible
Pour monographie complète avec la nouvelle indication voir au
www.boehringer-ingelheim.ca
Micronor en allaitement
Certaines mamans pensaient devoir prendre la pilule 3 semaines et la 4e semaine ne pas la prendre (pilule de farine à jeter comme les autres anovulants...).
Plusieurs mamans n'étaient pas au courant de la procédure en cas d'oubli: si délai de 3heures ou plus, 48h avec un autre moyen de contraception.
Voici en plus un avis de Santé Canada trouvé par Manon Couture, pharmacienne, suite à une inquiétude d'une maman avec un bébé qui ne prenait pas assez de poids. Dans son cas, je ne crois pas le Micronor responsable, car les rapports de cas sont très rares et parlent plutôt de perte ou d'absence de prise de poids.
Avis du Comité d’experts en planning familial de l’Institut national de santé publique du Québec concernant l’utilisation des pilules à progestatif seul (Micronor®) durant l’allaitement
30 mars 2011
Le communiqué de Santé Canada
En juillet 2007, Santé Canada a émis un communiqué faisant état de l’existence de 13 déclarations canadiennes de diminution de la lactation puerpérale soupçonnée associée à l’utilisation de la pilule à progestatif seul Micronor® (POP), et ce, depuis la mise en marché de ce contraceptif oral en 1972. Dans certaines de ces déclarations, on a également signalé la perte ou l’absence de prise de poids chez les nouveau-nés allaités. Les cas concernaient des mères, en période postnatale, âgées de 22 à 35 ans (médiane de 30 ans). L'âge n'était pas indiqué dans 2 cas. La thérapie à la noréthindrone a été débutée plus de 6 semaines après l'accouchement dans 9 cas et moins de 6 semaines après l'accouchement dans 3 cas. Cette information n'a pas été fournie dans 1 cas. Le delai d'apparition de la réaction a été signalé dans 9 des cas et variait de 3 à 16 jours après le début de la thérapie à la noréthindrone. Lorsqu'on a mis fin à la thérapie, 10 femmes ont vu leur production de lait augmenter et 3 d'entre elles avaient utilisé des produits de santé pour améliorer la lactation (dompéridone, fenugrec et chardon béni).
Les évidences scientifiques
Une revue de littérature a été mise à jour et une autre publiée, en 2010, sur ce sujet. Dans la revue de littérature Cochrane on cite deux essais randomisés dans lesquels l’utilisation de Micronor durant les 14 premiers jours post-partum ou après six semaines post-partum, comparativement à un placébo, n’a pas causé de différence significative dans le volume de lait maternel, sa composition et la croissance des nouveau-nés. La conclusion de cette revue est que les données scientifiques sont insuffisantes pour conclure qu’il existe un effet des POP sur la quantité et la qualité du lait maternel ou sur la croissance des nouveau-nés.
Dans la seconde revue de littérature on fait état des mêmes essais randomisés. On décrit également un essai clinique non randomisé dont les participantes utilisant une POP durant les jours 2 à 14 post-partum présentaient une production lactée et une croissance des nouveau-nés supérieures au groupe des femmes qui utilisaient un placébo. Cette revue de littérature expose également les résultats de plusieurs études observationnelles dans lesquelles, quelque soit le moment où la POP est débutée après l’accouchement, on observe :
o Une augmentation ou aucune différence dans la durée de la lactation, chez les femmes utilisant les POP comparativement à celles utilisant la méthode de l’aménorrhée liée à la lactation (LAM).
o Une utilisation moins grande de suppléments alimentaires et une plus grande production lactée ou aucune différence dans ces paramètres, chez les femmes utilisant une POP comparativement à celles utilisant une méthode contraceptive non hormonale.
o Aucun effet des POP sur le poids et la croissance des nouveau-nés comparativement à un placébo.
Les données sont similaires pour les autres contraceptifs à progestatif seul (injections et implants contraceptifs, stérilet contenant un progestatif).
La conclusion de cette revue est que les évidences scientifiques sont consistantes pour affirmer que les méthodes contraceptives à progestatif seul, telles que les POP, ne compromettent pas la capacité des femmes à allaiter et n’affectent pas la croissance, la santé et le développement de l’enfant durant sa première année de vie.
Les recommandations internationales
Deux grandes organisations, l’Organisation mondiale de la santé et le Centers for Disease Control and Prevention, ont émis des recommandations quant à l’utilisation des POP en post-partum. Leurs recommandations sont légèrement différentes.
Dans les deux documents les catégories de classification utilisées pour les problèmes ou conditions de santé sont semblables:
Catégorie 1 : condition pour laquelle il n’y a aucune restriction à utiliser la méthode contraceptive.
Catégorie 2 : condition pour laquelle les avantages d’utiliser la méthode contraceptive généralement surpassent les risques prouvés ou potentiels
Catégorie 3 : condition pour laquelle les risques prouvés ou potentiels généralement surpassent les avantages d’utiliser la méthode.
Catégorie 4 : condition pour laquelle les risques d’utiliser la méthode sont inacceptables.
Les recommandations de ces deux organisations sont les suivantes :
Organisation mondiale de la santé
Allaitement :
< 6 semaines post-partum: Catégorie 3
≥ 6 semaines à < 6 mois post-partum : Catégorie 1
≥ 6 mois post-partum : Catégorie 1
Centers for Disease Control and Prevention
Allaitement :
< 1 mois post-partum : Catégorie 2
≥ 1 mois à < 6 mois post-partum: Catégorie 1
≥ 6 mois post-partum : Catégorie 1
La position de l’INSPQ
En accord avec les autorités internationales et tel que stipulé dans le Guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans - 2011, la position de l’INSPQ est la suivante :
Méthodes contraceptives pendant l’allaitement :
Voici les méthodes contraceptives que vous pouvez utiliser si vous allaitez :
o Le condom
o Le stérilet
o La pilule à progestatif seul (Micronor®)
o L’injection contraceptive (Depo-Provera®)
o Le diaphragme ou la cape cervicale
o Les contraceptifs hormonaux combinés, c’est-à-dire toutes les pilules contraceptives habituelles qui contiennent de l’oestrogène et un progestatif, le timbre contraceptif et l’anneau vaginal contraceptif : il est suggéré d’attendre au moins six semaines après l’accouchement ou la césarienne avant de commencer ce type de méthode.
Si vous prenez des contraceptifs hormonaux (contraceptifs hormonaux combinés, pilule à progestatif seul, injection contraceptive, stérilet au levonorgestrel Mirena®), soyez attentive à votre production de lait ainsi qu’à la croissance du bébé et à sa satisfaction au sein. Si vous notez un problème, communiquez avec une consultante en lactation (IBCLC), votre sage-femme, votre médecin ou l’infirmière du CLSC.
Tel que constaté, ces recommandations autorisent l’utilisation des POP durant l’allaitement sans délai particulier après l’accouchement, tout en prenant soin d’aviser les femmes de porter attention à leur production lactée ainsi qu’à la croissance et à la satisfaction au sein du nouveau-né. Rappelons que le début de l’utilisation des POP dans les 21 jours qui suivent l’accouchement ou la césarienne permet d’assurer une contraception efficace avant la première ovulation.
L’INSPQ reconnaît que certains cas particuliers de réduction de la production lactée peuvent survenir, tel que montré dans le communiqué de Santé Canada en 2007. Cependant, compte tenu des évidences scientifiques, ces situations particulières ne peuvent être généralisées à la population.
Drug side effect linked with increased health risks for over 65s
Voici un extrait d'un communiqué de l'University of East Anglia, ce qui se rapproche le plus d'après elle, de l'article du Journal of the American Geriatrics Society auquel elle n'a malheureusement pas accès.
A side effect of many commonly used drugs appears to increase the risks of both cognitive impairment and death in older people, according to new research led by the University of East Anglia.
As part of the Medical Research Council’s Cognitive Function and Ageing Studies (CFAS) project, the study is the first systematic investigation into the long term health impacts of ‘anticholinergic activity’ – a known potential side effect of many prescription and over the counter drugs which affects the brain by blocking a key neurotransmitter called acetylcholine. The findings are published today (24 juin 2011) by the Journal of the American Geriatrics Society.
Medicines with some degree of anticholinergic effect are wide-ranging and many are frequently taken by older people. The groups with the greatest impact include: anti-depressants such as Amitriptyline, Imipramine and Clomipramine; tranquilisers such as Chlorpromazine and Trifluoperazine; bladder medication such as Oxybutynin; and antihistamines such as Chlorphenamine. Other drugs with an anticholinergic effect include: Atenolol, Furosemide and Nifedipine for heart problems; painkillers such as Codeine and Dextropropoxyphene; the asthma treatment Beclometasone; the epilepsy treatment Carbamazepine; and Timolol eyedrops which are used for glaucoma.
The large cohort study was launched as part of the drive to find ways of reducing risk factors for dementia which affects 820,000 people in the UK. The UEA researchers worked in collaboration with colleagues at University of Cambridge, Indiana University and National Health Service clinicians.
More than 13,000 men and women aged 65 and over from across the UK were included in the two-year study. Around half were found to use a medication with potential anticholinergic properties.
In the study, each drug taken by the participants was given a ranking based on the strength of its anticholinergic activity, or AntiCholinergic Burden (ACB) - 0 for no effect, 1 for mild effect, 2 for moderate effect and 3 for severe effect.
The key findings were:
• Twenty per cent of participants taking drugs with a total ACB of four or more had died by the end of the two-year study, compared with only seven per cent of those taking no anticholinergic drugs - the first time a link between anticholinergics and mortality has been shown.
• For every additional ACB point scored, the odds of dying increased by 26 per cent.
• Participants taking drugs with a combined ACB of five or more scored more than four per cent lower in a cognitive function test than those taking no anticholinergic medications – confirming evidence from previous smaller studies of a link between anticholinergics and cognitive impairment.
• The increased risks from anticholinergic drugs were shown to be cumulative, based on the number of anticholinergic drugs taken and the strength of each drug’s anticholinergic effect.
• Those who were older, of lower social class, and with a greater number of health conditions tended to take the most anticholinergic drugs.
Lead author Dr Chris Fox, clinical senior lecturer at Norwich Medical School, University of East Anglia, said: “This is the first large scale study into the long-term impact of medicines which block acetylcholine - a common brain neurotransmitter - on humans, and our results show a potentially serious effect on mortality. Clinicians should conduct regular reviews of the medication taken by their older patients, both prescribed and over the counter, and wherever possible avoid prescribing multiple drugs with anticholinergic effects.
A group of scientists led by the Regenstrief Institute in Indianapolis, US, supported by scientists from Norwich Medical School at UEA, and the NHS, developed the AntiCholinergic Burden scale (www.indydiscoverynetwork.org/AnticholinergicCognitiveBurdenScale.html). Dr Malaz Boustani, Associate Professor of Medicine at Indiana University, who reviews the benefits and harms of these medications with patients at the Wishard Healthy Aging Brain Centre in Indianapolis, said: “Our findings make it clear that clinicians need to review the cumulative anticholinergic burden in people presenting with cognitive impairment to determine if the drugs are causing decline in mental status. Every clinician has the duty to protect the brains of their patients and every patient needs to bring over the counter and prescription drugs to their doctor’s appointment for a comprehensive review.”
CFAS is a large, multi-centre initiative launched 20 years ago to examine health and cognitive function in older adults. The study was conducted in Nottingham, Newcastle, Liverpool, Wales, Oxford and Cambridgeshire. See www.cfas.ac.uk.
Voici le lien pour l'article complet et vous y trouverez aussi le lien pour la liste des médicaments avec leur potentiel anticholinergique.
http://www.uea.ac.uk/mac/comm/media/press/2011/June/drughealthrisk
30 janvier 2012
Soulager le mal de gorge
Le bon traitement?
«Ce qu’il faut bien comprendre avec le mal de gorge, c’est qu’il est causé par une infection virale dans près de 80 % des cas. Dans ces conditions, l’utilisation d’antibiotiques n’est pas possible», explique le Dr Jean Pelletier, médecin de famille à la clinique Notre-Dame et directeur du Département de médecine familiale et de médecine d’urgence à l’Université de Montréal. Dans ce cas, on peut simplement soulager la douleur par un traitement palliatif, comme des pastilles ou un vaporisateur.
Néanmoins, «si vous ressentez un mal de gorge intense et une fatigue généralisée combinés à une fièvre très élevée (au-dessus de 40 °C) et à une impossibilité d’avaler pendant plusieurs jours, il faut consulter», précise-t-il. L’infection est alors peut-être d’origine bactérienne et elle nécessite d’être traitée adéquatement. Surtout chez les enfants de trois à 10 ans, où elle peut cacher une pharyngite à streptocoque bêta hémolytique de groupe A.
Pastille ou vaporisateur?
«Les pastilles proposées en pharmacie favorisent la salivation et l’hydratation. Indirectement, elles permettent de lubrifier les muqueuses et d’atténuer l’inflammation», dit Diane Lamarre, pharmacienne et présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Le choix d’un vaporisateur en lieu et place des pastilles est dicté par les préférences du consommateur. L’effet obtenu est similaire, bien que les pastilles permettent une salivation plus prolongée.
Du menthol avec ça?
Certains produits qui contiennent du menthol ou de l’eucalyptus contribuent à masquer la douleur sans pour autant s’attaquer à l’inflammation. «Chez les enfants de deux à 18 ans, deux études rigoureuses viennent de montrer que le miel pasteurisé peut être préconisé pour son effet antitussif et de soulagement des maux de gorge», précise Mme Lamarre.
Antibactérien ou anesthésiant?
Les antibactériens, comme le cétylpyridinium, ajoutés dans les produits sont peu efficaces, puisque la majorité des infections sont d’ordre viral. De même, la présence d’un anesthésique, comme la benzocaïne, le phénol ou la dyclomine, a un effet de courte durée, mais peut aider au confort de la personne. «Dans tous les cas, ils ne sont pas meilleurs qu’une prise d’acétaminophène ou d’un anti-inflammatoire, comme l’ibuprofène», précise le Dr Pelletier.
Prudence tout de même avec ces anesthésiques. «Il est recommandé de ne pas boire de boisson chaude tout de suite après la prise d’un produit qui en contient. Le risque de brûlures est important, car la sensation de chaud est annulée par l’effet d’anesthésie locale. On peut aussi rencontrer des difficultés de déglutition. La prise après le repas est donc tout indiquée pour éviter l’étouffement, surtout chez les personnes âgées», précise Mme Lamarre.
Un conseil: surveillez votre tolérance aux allergies vis-à-vis de ces ingrédients ajoutés et lisez bien les étiquettes. Car, dans bien des cas, une même marque de produit proposera des molécules d’anesthésiques différentes dans ses pastilles et dans ses vaporisateurs.
Marque nationale ou maison?
«Après avoir vérifié que les ingrédients actifs de deux produits sont identiques, le consommateur peut faire le tri selon ses préférences. En termes d’efficacité, il n’y a pas de grosse différence», dit le Dr Pelletier.
«Dans le doute ou si les symptômes persistent, il ne faut pas hésiter à s’informer auprès de son pharmacien. Il saura vous conseiller ou vous rediriger vers un médecin si nécessaire», conclut Mme Lamarre.
Quelques conseils de base
Le soulagement de votre mal de gorge commence par des gestes simples:
- humidifier l’air;
- s’hydrater en buvant des jus de fruits ou de l’eau;
- privilégier des aliments froids et mous comme le yogourt ou la crème glacée.
16 janvier 2012
Grossesse: les antidépresseurs dangereux pour les nouveaux nés
La prise d'antidépresseurs de type ISRS après la 20e semaine d'aménorrhée est associée à un risque doublé d'hypertension pulmonaire persistante chez le nouveau-né (de 1.2 à 3 pour 1000).
Le nombre de nouveaux nés souffrant de cette maladie est de 1,2 pour mille en moyenne, le taux de mortalité chez les individus nés avec une hypertension pulmonaire persistante était de 15%.
L'étude du Karolinska prend en compte 1,6 million de naissances survenues entre 1996 et 2007 dans les cinq pays d'Europe du nord (Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède). Il s'agit de la première étude représentative de cette envergure, qui complète l'étude Chambers publiée en 2006 dans le New England Journal of Medicine.
Selon l'étude, les 11 000 femmes prenant des antidépresseurs en fin de grossesse ont donné naissance à 33 enfants atteints d'hypertension pulmonaire.
«Les médecins qui traitent des patientes enceintes contre la dépression doivent s'efforcer d'envisager des approches non médicamenteuses», prévient la responsable de l'étude, Helle Kieler, dans un communiqué.
Selon l'étude, les risques sont identiques pour tous les principes actifs étudiés, c'est-à-dire la fluoxétine, le citalopram, la sertaline, la paroxétine et l'escitalopram.
10 septembre 2011
Ces horloges qui rythment nos vies
Appétit, sommeil, hormones... l'horloge biologique règle tout!
Quand elle travaillait comme agent de bord, Stéphanie se couchait à 14 heures. Au saut du lit, à 18 heures, cap sur l'aéroport, où le vol de 22 heures pour l'Europe l'attendait. Toute la nuit, elle répondait aux besoins des voyageurs. Atterrissant au petit matin, elle s'offrait cinq heures de sommeil avant de prendre le rythme européen. Puis, rebelote, en sens inverse, deux jours plus tard. La jeune femme est revenue à un travail plus conventionnel depuis. «Il fallait que je sois hyper stricte dans ma routine, sans jamais en déroger», explique-t-elle. «Et que je fasse du sport. Sinon, je tombais malade, rhume sur rhume!» Pas étonnant. Déroger à notre horloge biologique met notre santé en danger.
Par exemple, les infirmières de nuit et les agents de bord s'exposent à un risque accru de cancer du sein, de la prostate, de l'endomètre, du côlon et de certains lymphomes. Si bien qu'à l'instar des rayons UV et d'une panoplie de substances chimiques, le travail en horaire décalé est considéré comme un «agent potentiellement cancérogène pour l'homme» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Nous en avons «presque la preuve complète. Nous sommes tout près de confirmer que c'est clairement cancérogène pour l'homme. Pour cette raison, le Danemark a décidé de rembourser les femmes atteintes de cancer du sein qui ont une histoire de travail [décalé] de plus de 10 ans», précise le Dr Francis Lévi de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) en France. Le Devoir l'a rencontré dans le cadre d'un symposium canadien de recherche sur les rythmes circadiens qui avait lieu en juin dernier à l'Institut universitaire en santé mentale (IUSM) Douglas.
Les scientifiques ont aussi observé que les patients dont les rythmes biologiques circadiens (d'environ 24 heures) étaient perturbés — comme c'est le cas chez les travailleurs de nuit — voyaient leur tumeur cancéreuse évoluer plus rapidement que ceux qui vivaient en harmonie avec leurs rythmes internes.
Chaque être humain est doté d'une horloge biologique formée de deux petits pois, appelés noyaux suprachiasmatiques de l'hypothalamus, qui sont situés à la base du cerveau. Appétit, sommeil, hormones... cette horloge règle tout! «En fait, il existe des horloges circadiennes dans presque toutes les cellules du corps. Ça fait tic tac partout!», explique ce chercheur français qui oeuvre à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, en banlieue de Paris.
Chronothérapie
Et si, plutôt que de la subir, on se servait de cette horloge à notre avantage? Les scientifiques commencent à l'utiliser: ils se sont rendu compte qu'administrer une chimiothérapie à 4 heures du matin est plus efficace, tout en réduisant les effets secondaires! Appelée «chronothérapie», cette approche commence à faire des petits.
L'équipe du Dr Lévi a effectué une étude clinique auprès d'un groupe de patients atteints d'un cancer colorectal métastatique. Ils recevaient un médicament reconnu pour ses propriétés anticancéreuses de 22 heures à 10 heures, avec un pic à 4 heures du matin. À cette heure, le médicament ciblait mieux les cellules malades en épargnant les cellules saines, réduisant du même coup les effets indésirables d'un tel traitement-choc.
La toxicité est apparue en moyenne cinq fois moins importante en chronothérapie que lors d'une perfusion constante. «Et si le pic de perfusion survenait à 16 heures au lieu de 4 heures du matin, le médicament redevenait aussi toxique que lors d'une perfusion constante», ajoute le chercheur français.
Selon lui, cette différence s'explique par le fait que, à 4 heures du matin, moins de cellules saines sont sensibles au médicament. Elles «dorment», d'une certaine manière. En effet, c'est à cette heure que la synthèse d'ADN est à son plus bas... sauf dans les cellules cancéreuses, qui se reproduisent sans cesse: leur horloge est totalement déréglée.
«Si on donne le médicament à 4 heures, on est donc moins toxique, on épargne plus de cellules saines, explique le spécialiste. L'autre aspect est que les cellules saines sont elles-mêmes capables de détoxifier l'organisme. Si on les épargne, elles seront donc plus nombreuses pour éliminer le médicament de l'organisme. Ce sont divers mécanismes qui sont coordonnés et qui aboutissent à cette plus grande tolérance à la chimiothérapie.»
«Quand les substances anticancéreuses sont mieux tolérées, elles sont aussi plus efficaces. Les deux vont généralement de pair», poursuit le chercheur tout en affirmant qu'on observe souvent un doublement de l'efficacité de la chimiothérapie lorsqu'elle est administrée en chronothérapie.
La toxicité de la chimiothérapie en administration traditionnelle provoque probablement une destruction du système circadien, croit le Dr Lévi. «Si le médicament est toxique pour toutes les cellules, on a un moindre contrôle de la tumeur par les cellules saines de l'organisme qui contiennent des horloges circadiennes. C'est assez surprenant, car, en cancérologie, on dit habituellement que plus on est toxique, plus on est efficace. Avec la chronothérapie, moins on est toxique, plus on est efficace. En fait, il faut éviter la destruction des horloges circadiennes pour être le plus efficace possible contre la tumeur», explique-t-il.
Les hommes et les femmes en décalage
Dans les diverses études cliniques effectuées jusqu'à présent, l'amélioration de la tolérance et de l'efficacité des médicaments anticancéreux en chronothérapie ne survenait toutefois que chez les hommes. «Je crois simplement que, chez les femmes, on n'a pas trouvé le bon chemin», constate le Dr Lévi, tout en faisant remarquer que la chronotolérance et la chronoefficacité ont d'abord été explorées chez des souris mâles avant d'être utilisées chez les patients «avec l'idée qu'on est tous égaux, pareils».
«Par le chemin élaboré lors de nos études expérimentales chez la souris mâle, on a trouvé que la filiation de la souris à l'humain se faisait très bien chez les hommes, mais que, chez les femmes, ce n'est pas le même chemin. Pourtant, la souris femelle a aussi, comme la souris mâle, des rythmes très importants de toxicité, mais on a trouvé un décalage de quatre à six heures dans l'heure optimale d'administration pour un même produit entre la souris mâle et la souris femelle», précise-t-il.
Selon le chercheur de l'INSERM, deux facteurs expliqueraient pourquoi la chronothérapie s'est jusqu'à maintenant avérée inefficace chez la femme. D'une part, l'heure optimale d'administration diffère chez l'homme et la femme. D'autre part, la dose optimale serait très différente. «Quand on donne la même dose aux hommes et aux femmes, on a environ 25 % de toxicité de plus chez les femmes que chez les hommes. Et quand la toxicité est plus élevée, il y a destruction des horloges circadiennes.»
En France, l'équipe du Dr Lévi a mis au point des systèmes non invasifs permettant de mesurer les rythmes individuels tels que le rythme d'activité-repos des patients, qui est un bon marqueur du rythme circadien, et celui de la température corporelle. «On obtient ainsi un suivi personnalisé des rythmes circadiens de chaque patient, ce qui permet de déterminer les horaires de chronothérapie les mieux adaptés à chaque individu.»
Dans le monde, il existe à l'heure actuelle une trentaine de centres médicaux qui proposent la chronothérapie à des patients atteints de cancers du pancréas, du poumon, du sein ou colorectal.
Merci à Jonathan Poirier, pharmacien, d'avoir partagé cet article sur Facebook
L'aspirine n'est plus recommandée en prévention primaire
Tiré de Passeport santé
Prendre une faible dose d’aspirine par jour est désormais déconseillé par la Société canadienne de cardiologie.
Cette nouvelle directive vient bousculer une pratique établie en médecine occidentale depuis plus de 40 ans. En effet, de nombreux patients à risque de crise cardiaque ou d’AVC, parce qu’ils sont diabétiques ou qu’ils font de l’embonpoint ou de l’hypertension, par exemple, ont reçu la recommandation de prendre une faible dose d’aspirine quotidiennement, à vie.
Les nombreuses données scientifiques analysées par la Société canadienne de cardiologie indiquent d’une part que l’aspirine est très peu efficace à titre préventif et, d’autre part, que l’effet anticoagulant de ce médicament est à double tranchant. Il aide à prévenir la formation de caillots sanguins, mais accroît du même coup les risques de saignements, plus particulièrement dans le système digestif et au cerveau.
L’aspirine demeure toutefois conseillée comme traitement à vie aux personnes qui ont déjà été victimes d’une crise cardiaque ou d’un AVC.
«Le message à retenir est que l’aspirine ne sera plus utilisée de façon systématique en prévention», explique le Dr Paul Poirier, cardiologue et professeur à l’Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec.
Selon le Dr Poirier, les gens en bonne santé qui avalent quotidiennement une faible dose d’aspirine ne doivent pas absolument cesser de le faire s’ils n’ont pas d’effets secondaires. «Mais les médecins ne la suggéreront plus à de nouveaux patients, précise-t-il. Cela dit, si un patient qui prend de l’aspirine vient me voir et qu’il aborde le sujet, je vais probablement lui conseiller d’arrêter.» Un argument de plus en faveur des saines habitudes de vie, selon lui.
La Société canadienne de cardiologie est le premier regroupement de médecins et de scientifiques à travers le monde à déconseiller l’usage préventif de l’aspirine.
07 juin 2011
Les graines de lin inefficaces contre les bouffées de chaleur
Les graines de lin sont totalement inefficaces pour réduire la fréquence des bouffées de chaleur chez les femmes ménopausées, selon les résultats d'une étude clinique publiés dimanche.
«Ces résultats sont surprenants, car une étude pilote avait laissé penser que les graines de lin contribuaient à la réduction des bouffées de chaleur», a expliqué le Dr Sandhya Pruthi, professeur adjointe de médecine à la Mayo Clinic à Rochester dans le Minnesota (nord), principal auteur de l'étude.
«Les graines de lin sont peut-être un complément alimentaire hautement actif contre de nombreux maux, mais selon les résultats de notre étude elles sont sans effet contre les bouffées de chaleur», a-t-elle dit lors d'une présentation à la 47e conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), le plus important colloque mondial de cancérologie qui réunit plus de 30 000 spécialistes, chercheurs et représentants des laboratoires pharmaceutiques ce week-end à Chicago.
Les bouffées de chaleur sont un symptôme fréquent durant la ménopause ou à la suite d'un traitement hormonal pour le cancer du sein, et ce phénomène affecte beaucoup la qualité de vie des femmes.
Une thérapie à base d'oestrogènes peut être efficace pour réduire la fréquence des bouffées de chaleur, mais un grand nombre de femmes sont très inquiètes des risques accrus de cancer liés à cette thérapie hormonale.
Les résultats préliminaires d'études d'observation laissaient penser que les graines de lin pourraient faire une différence. De plus, une recherche pilote avait montré qu'elles permettaient de réduire de 57% les bouffées de chaleur.
Le dernier essai clinique a été mené pendant six semaines auprès de 188 femmes ménopausées choisies au hasard pour prendre quotidiennement soit des compléments de gaines de lin contenant 410 milligrammes de lignanes, soit un placebo.
La lignane est un composant de la plante connu pour avoir des propriétés à la fois oestrogéniques et anti-oestrogéniques.
Sur les 178 participantes à cette étude, 91 avaient eu un cancer du sein.
19 mai 2011
Petite pilule contre gros bébés...
L’étude est pour le moins inhabituelle: actuellement, 400 femmes enceintes, toutes obèses, participent à un essai clinique dont l’objectif est de déterminer si la metformine permettrait de prévenir l’obésité des enfants à naître.
Parmi les 400 volontaires, qui sont des patientes de trois hôpitaux du Royaume-Uni, la moitié prennent le médicament pendant toute la durée de leur grossesse, tandis que l’autre moitié ingurgite un placebo.
Pourquoi un antidiabétique?
En fait, le traitement est censé réduire la quantité de sucres transmis au bébé, et donc l’empêcher d’atteindre un poids trop élevé à la naissance.
Rappelons ici que selon certaines études, les problèmes de surpoids du futur enfant peuvent apparaître dès la grossesse. L'obésité peut par ailleurs entraîner de nombreuses complications pour une femme enceinte, voire même la mort.
Or, selon les responsables de l’étude, le nombre de femmes enceintes obèses atteint actuellement des proportions alarmantes. Les données statistiques mentionnées par le quotidien britannique Daily Mail indiquent en outre qu'au Royaume-Uni, 15 % des femmes qui attendent un enfant sont obèses.
Tiré de Protégez-vous.ca
Prévenir l'otite par l'ostéopathie
C’est l’une des rares fois où le milieu médical a appuyé une recherche incluant des méthodes ostéopathiques. Il s’agirait ici de prévenir les otites chez les enfants de façon complémentaire.
Nous savions déjà le rôle que jouait la trompe d’Eustache, dont la partie osseuse est située dans l’os temporal, dans la prévalence des otites. Puisque les os du crâne ne sont pas encore fusionnés en bas âge, l’os temporal est plus vulnérable aux perturbations.
Madame Morin a d’ailleurs relevé que chez 65 bébés âgés de 6 à 18 mois, 35 % avaient une restriction de l’os temporal.
L’ostéopathie permettrait de dépister les enfants à risque et de repositionner l’os temporal grâce à des mobilisations douces. Ainsi, la trompe d’Eustache pourrait mieux évacuer les sécrétions.
Une telle percée réduirait le recours aux antibiotiques et à la pose de tubes chez les enfants.
L’otite moyenne aiguë est très répandue chez les tout-petits. Elle est en expansion depuis les années 70. Aussi, depuis 1995, on a remarqué une augmentation marquée, à cause de la plus forte fréquentation des garderies notamment.
Tiré de Naitre et Grandir.net
12 mai 2011
Sang menstruel : une découverte inattendue
A l'origine de leurs recherches, la découverte récente de cellules-souches dans l'endomètre. Jusqu'à présent, les cellules-souches sont essentiellement issues de la moelle osseuse et du cordon ombilical.
Ces chercheurs ont eu la curiosité d'analyser le sang des règles, et ils y ont découvert des cellules capables de se multiplier beaucoup plus vite que les autres cellules-souches. Elles se divisent toutes les 20 heures, et fabriquent des taux de facteurs de croissance 100 000 fois plus élevés que les cellules-souches issues du cordon ombilical. Elles peuvent se différencier en 9 types de cellules différents.
Ainsi, 5ml de sang menstruel ont fourni, en 2 semaines, suffisamment de cellules pour obtenir des cardiomyocytes pulsatiles.
Ces nouvelles cellules-souches, baptisées cellules régénératives endométriales, pourront être une alternative à celles issues de la moelle osseuse ou du cordon ombilical, qui entraînent un risque de rejet parfois important.
Tiré du Vulgaris Medical
11 mai 2011
Un test sanguin pour dépister la maladie d'Alzheimer pourrait être mis en marché
Le test sanguin permettant cette détection pourrait bientôt être mis sur le marché.
Le Dr Vassilios Papadopoulos, directeur de l'Institut de recherche du CUSM, rappelle que jusqu'à présent, à l'exception d'une analyse post mortem des tissus cérébraux, aucun outil ne permettait de diagnostiquer la maladie d'Alzheimer de façon définitive. L'étude clinique démontre qu'un test sanguin basé sur un processus biochimique peut permettre de diagnostiquer cette maladie de façon précoce et de la différencier des autres types de démences.
Le Dr Papadopoulos et ses collaborateurs ont basé leur test sanguin sur une hormone sécrétée par le cerveau. Ils ont réussi à en favoriser la production dans des prélèvements sanguins effectués chez des patients non atteints de la maladie d'Alzheimer.
L'oxydation du sang chez les patients atteints de la maladie n'a pas conduit à une augmentation de cette hormone. Or, le médecin affirme qu'il existe une nette corrélation entre l'incapacité à produire suffisamment cette hormone par oxydation dans le sang et le degré de détérioration cognitive des patients atteints de la maladie d'Alzheimer.
Celle-ci peut donc être dépistée de façon précise et répétée, à ses débuts.
La recherche, réalisée en collaboration avec des chercheurs de l'Université de Californie à San Diego, est publiée dans l'édition de mai du Journal of Alzheimer's Disease.
Tiré de Passeport Santé
L’Advil et l’Aspirine réduiraient l’efficacité de certains antidépresseurs
Les chercheurs ont d’abord étudié, chez la souris, la combinaison d’AINS et d’antidépresseurs de la classe des ISRS. Ils ont constaté que les AINS inhibaient l’effet de ces antidépresseurs. Ils ont ensuite vérifié cette observation chez l’homme en examinant les données d’un essai clinique mené auprès de patients dépressifs.
Selon leurs résultats, la prise d’anti-inflammatoires diminuerait d’environ 25 % l’efficacité des ISRS. En effet, 54 % des personnes dépressives ne prenant pas d’anti-inflammatoires voyaient leurs symptômes s’atténuer grâce au traitement antidépresseur, contre seulement 40 % de celles qui prenaient conjointement des anti-inflammatoires (pris au moins au cours des 12 dernières semaines).
Les mécanismes expliquant cette interaction ne sont pas clairs, mais on sait que les antidépresseurs agissent en augmentant indirectement dans le cerveau la quantité d’une protéine appelée p11. À l’inverse, les anti-inflammatoires semblent bloquer l’action de la p11.
Bien que ces résultats méritent d’être confirmés par des études contrôlées, ils pourraient expliquer pourquoi les antidépresseurs sont inefficaces chez certaines personnes, en particulier chez les personnes âgées, souvent traitées de façon concomitante contre l’arthrite par des anti-inflammatoires.
Tiré de Passeport Santé
21 avril 2011
Collège des médecins du Québec
Renseignements compris dans le bottin
Ce bottin fournit certaines coordonnées d’un membre en règle du Collège des médecins du Québec dont le nom est connu, soit :
•le nom, le prénom et le numéro de permis d'exercice
•le genre (masculin ou féminin)
•la ou les spécialités, s’il y a lieu
•le type de permis
•le statut (ainsi que la mention de limitation d'exercice, s'il y a lieu)
•l’adresse du principal lieu d’exercice
•le numéro de téléphone
On peut faire la recherche à partir du nom de famille ou du numéro de pratique.
Petit outil pratique!
http://www.cmq.org/
Merci à Roberta Takemoto, 600 heures, pour m'avoir fait découvrir ce site
Lumigan RC 0.01%
Appels à la compagnie faits par Roberta Takemoto, 600 heures
09 avril 2011
Des médicaments contre l’hypertension et le diabète font prendre du poids
Dans chacune des études, menées par la même équipe de chercheurs, on a comparé le gain de poids chez des patients traités aux bêta-bloquants et des témoins qui ne l’étaient pas. En tout, les études ont porté sur 11 468 sujets souffrant d’hypertension artérielle ou de diabète.
Les résultats indiquent que, comparés aux groupes témoins, ceux qui prenaient des bêta-bloquants – depuis en moyenne de 5 ans à 9 ans, selon les études - affichaient systématiquement un poids supérieur. La différence entre les 2 groupes variait de 5 kg à 20 kg et était toujours significative sur le plan statistique.
Pourquoi les bêta-bloquants font-ils grossir?
Dans l’une des études, menée auprès de 30 sujets, les auteurs ont mesuré la thermogenèse consécutive à un repas et le niveau d’activité physique des sujets, qu’ils soient ou non traités aux bêta-bloquants. Les résultats indiquent que, chez les sujets traités, la thermogenèse était réduite de moitié par rapport à celle que l’on pouvait observer chez les autres. Par ailleurs, le niveau d’activité physique des sujets traités était inférieur de 30 % comparé à celui des sujets non traités.
Les chercheurs en concluent que les bêta-bloquants tendent à réduire la thermogenèse, ce qui cause une accumulation plus importante de corps gras dans les tissus, de même qu’une oxydation accrue des matières grasses dans l’organisme. Une thermogenèse réduite et une oxydation accrue des matières grasses engendrent davantage de fatigabilité à l’effort, ce qui expliquerait que les sujets traités aux bêta-bloquants tendent à faire moins d’exercice.
Selon les chercheurs, les patients qui doivent prendre des bêta-bloquants à long terme devraient redoubler de vigilance quant à leur poids en surveillant de près leur alimentation et en faisant davantage d’exercice. Il est possible aussi de demander à son médecin d’employer un autre type de médicament, ou l’un des bêta-bloquants de la toute dernière génération, qui seraient moins antithermogéniques que les anciens.
Tiré de Passeport Santé
06 avril 2011
À propos du Pradax
-prévention de l'accident vasculaire cérébrale et l'embolie systémique chez les patiens atteinst de fibrillation auriculaire
-prévention de la thromboembolie veineuse chez les patienst ayant subi une arthroplastie de la hanche ou du genou
Il est excrété principalement dans les urines. Il a une demi-vie de 12 à 17 heures. Une atteinte rénale peut augmenter les concentrations sériques du dabigatran.
L'effet anticoagulant est bien moins variable que celui de la warfarine et ne nécessite pas de contôle. Contraitement à la warfarine, la dabigatran n'a pas d'antidote efficace qui pourrait être utilisé lors d'un saigenement ou d'une chirurgie urgente mais il peut être dialysé.
Le taux d'AVC hémorragiques est significativement plus faible qu'avec la warfarine.
L'effet indésirable le plus fréquemment rapporté est une dyspepsie et une gastrite.
Catégorie C en grossesse.
Interactions: rifampine et kétoconazole.
Les capsules peuvent être prises avec ou sans aliments; elles ne devraient pas être mâchées, écrasées ou vidées. Lors du passage de la warfarine au dabigatran, la warfarine devrait être arrêtée et le dabigatran ne devrait pas être commencé avant que le RIN soit sous 2.
Conclusion: Il reste à déterminer dans quelle mesure les effets indésirables gastrointestinaux vont limiter son utilisation à long terme.
Tiré de La Lettre Médicale
Merci à Roberta Takemoto, 600 heures, pour m'avoir remis le document
05 avril 2011
À propos du Vimovo
Il a été conçu pour une prise chronique bid pour le traitement de l'arthrite et de l'arthrose. Il doit être pris à jeun avant les repas. C'est une combinaison de naproxen (375mg ou 500mg) et de 20mg d'esoméprazole.
Merci à Chantal Higgins, pharmacienne, de m'avoir transmis l'information
À propos du Prolia
Il s'administre sous-cutané tous les 6 mois.
Aucun ajustement en IR.
Le denosumab est contre-indiqué en présence d'hypocalcémie. Il faut la corriger par un apport adéquat de calcium et de vitamine D avant l'instauration du traitement. Par la suite, tout au long du traitement, les patients doivent recevoir des suppléments adéquats de calcium et de vitamine D aux doses recommandées.
Les effets indésirables les plus fréquents:
dorsalgie
arthralgie
hypertension
douleurs musculosqueliettiques
douleur aux extrémités
hypercholestérolémie
cystite
On recommande de consulter rapidement si on voit apparaître des signes ou des symptômes d'infection grave.
Comme avec les biphosphonates, on a signalé des cas d'ostéonécrose de la mâchoire. On recommande donc une bonne hygiène buccale.
Tiré de l'Actualité Pharmaceutique
Mise en garde pour ACLASTA
Tiré de l'Actualité Pharmaceutique