26 août 2012

à propos de l'intervalle QT

Tiré de la formation continue de RxBriefcase

Allongement de l’intervalle QT


L’allongement de l’intervalle QT peut être d’origine congénitale ou acquise. De nombreux médicaments exercent un effet sur l’allongement de l’intervalle QT. L’intervalle QT long est un marqueur de risque pour certaines arythmies ventriculaires, y compris les torsades de pointes, qui sont une forme polymorphique peu courante de tachycardie ventriculaire. Bien que les torsades de pointes disparaissent généralement de façon spontanée, elles peuvent dégénérer en fibrillation ventriculaire et en arrêt cardiaque.

Bien que certains médicaments puissent retarder la repolarisation, cet effet n’est pas directement corrélé aux arythmies ou aux torsades de pointes.

Les travaux de recherche n’ont pas permis de déterminer clairement si l’allongement de l’intervalle QT, en tant qu’effet indésirable médicamenteux, pouvait être corrélé de manière causale à un risque accru d’arythmies ou de mort subite. Il semble plutôt que l’allongement de l’intervalle QT soit un biomarqueur de risque imparfait.

Le syndrome de l’intervalle QT long et les torsades de pointes sont diagnostiqués au moyen d’un électrocardiogramme. Les torsades de pointes peuvent se traduire par des palpitations, des étourdissements, une syncope, des nausées, une douleur thoracique et une dyspnée.

Les facteurs de risque pour les torsades de pointes induites par un médicament comprennent notamment :
(caractère gras dénote un risque accru)
  • altération de la nutrition (anorexie, régime très sévère, alcoolisme)
  • bradycardie ou rythmes avec de longues pauses (moins de 50bpm)
  • maladie cérébrovasculaire
  • diabète sucré
  • âge avancé
  • Troubles électrolytiques (hypo Mg/Ca/K)
  • sexe féminin
  • prédisposition génétique ou allongement de l’intervalle QT congénital (vérifier les antécédents de syncope)
  • Maladie/insuffisance cardiaque
  • hypertension
  • hypoglycémie
  • hypothermie
  • hypothyroïdie
  • surpoids/obésité
  • insuffisance hypophysaire
  • empoisonnement (arsenic, organophosphates, gaz neuroplégique)
  • dysfonction rénale ou hépatique
  • facteurs stressants (maladie, effort, émotion ou agents stimulants)
  • traitement avec plus d’un médicament allongeant l’intervalle QT (ou prise de médicaments ou d’aliments [p. ex., jus de pamplemousse] susceptibles de provoquer des interactions médicamenteuses)

Médicaments

Les agents antiarythmiques sont les plus torsadogènes.

Consulter site http://www.AZCERT.org pour obtenir une liste mise à jour des médicaments comportant un risque de torsades de pointes et des médicaments à éviter chez les patients présentant un allongement de l’intervalle QT d’origine congénitale. 

= risque
(Des données probantes appuient la conclusion selon laquelle ces médicaments allongent l’intervalle QT et comportent un risque de torsades de pointes lorsqu’ils sont utilisés conformément aux indications de la monographie de produit.)
RP = risque possible
(Des données probantes appuient la conclusion selon laquelle ces médicaments causent un allongement de l’intervalle QT, mais on ne dispose pas de données suffisantes pour démontrer qu’ils comportent un risque de torsades de pointes lorsqu’ils sont utilisés conformément aux indications de la monographie de produit.)
RC = risque conditionnel
(Des données probantes appuient la conclusion selon laquelle ces médicaments allongent l’intervalle QT et comportent un risque de torsades de pointes, mais uniquement sous certaines conditions connues (p. ex. dose excessive, interaction médicamenteuse, etc.)

Antiarythmiques
Amiodarone (R) (très torsadogène)
Disopyramide (R) (très torsadogène)
Dofétilide (R) (très torsadogène)
Flécaïnide (R)
Procaïnamide (R) (très torsadogène)
Propafénone (RP)
Sotalol (R) (très torsadogène )
Antidépresseurs 
Amitriptyline (RC)
Citalopram (R)
Clomipramine (RC)
Désipramine (RC)
Doxépine (RC)
Escitalopram (RP)
Fluoxétine (RC)
Imipramine (RC)
Nortriptyline (RC)
Paroxétine (RC)
Sertraline (RC)
Trazodone (RC)
Trimipramine (RC)
Venlafaxine (RP)
Agents anticancéreux 
Tamoxifène (RP)

Antiémétiques
Dolasétron (RP)
Dompéridone (R)
Dropéridol (R)
Granisétron (RP)
Ondansétron (RP)

Antihistaminiques

Diphenhydramine (RC)
Loratadine (RP)
Terfénadine (R)
Anti-infectieux
Azithromycine (RP)
Ciprofloxacine (RC)
Chloroquinine (R)
Clarithromycine (R)
Érythromycine (R)
Fluconazole (RC)
Itraconazole (RC)
Kétoconazole (RC)
Lévofloxacine (RP)
Méfloquine (RP)
Moxifloxacine (R)
Ofloxacine (RP)
Quinine (RP)
Triméthoprime-sulfaméthoxazole (RC)
Antipsychotiques
Chlorpromazine (R)
Clozapine (RP)
Halopéridol (R)
Lithium (RP)
Palipéridone (RP)
Quétiapine (RP)
Rispéridone (RP)
Ziprasidone (RP)
Agents cardiovasculaires non antiarythmiques
Flécaïnide (R)
Indapamide (RP)
Vardénafil (RP)

Agents gastro-intestinaux
Cisapride (R)
Dolasétron (RP)
Famotidine (RP)
Octréotide (RP)
Antimigraineux 
Naratriptan (RP)
Rizatriptan (RP)
Sumatriptan (RP)
Zolmitriptan (RP)
Agents divers
Alfuzosine (RP)
Amantadine (RP)
Hydrate de chloral (RP)
Épinéphrine (RP)
Méthadone (R)
Oxytocine (RP)
Salmétérol (RP)
L’ ECG est-il indiqué? 
Il est important d’obtenir l’intervalle QT chez les patients prédisposés recevant des médicaments susceptibles de causer un allongement de l’intervalle QT.  Une surveillance de l’ECG est appropriée dans les situations suivantes:
  • antécédents d’arrêt cardiaque, perte de conscience ou évanouissement, crises épileptiques
  • épisodes (autrement inexpliqués) d’étourdissements, de vertiges, de palpitations ou de dyspnée transitoire
  • pouls ralenti (< 50 bpm)
  • possibilité de faibles taux de potassium ou de magnésium (p. ex. les patients traités par des diurétiques)
  • antécédents familiaux de syndrome du QT long, de mort subite ou de perte de connaissance inexpliquée
Si l’on amorce un traitement allongeant l’intervalle QT en présence de tout autre facteur de risque (ou si l’on instaure un médicament très puissant connu pour allonger l’intervalle QT tels la quinidine, le procaïnamide, le dofétilide, le sotalol ou l’amiodarone), la pratique d’un ECG en cours de traitement un ou deux jours plus tard peut alors aider à identifier toute arythmie qui pourrait en résulter.
Chez les patients présentant de fréquents épisodes symptomatiques, on recommande une surveillance de 24 heures à l’aide d’un moniteur Holter ou un système de suivi des événements (enregistreur en boucle ou moniteur transtéléphonique).

Points clés :
Les décisions cliniques doivent être prises au cas par cas en tenant compte des facteurs suivants :
  • ensemble des risques par rapport aux bienfaits thérapeutiques
  • facteurs de risque individuels pour le patient
  • données d’innocuité des agents médicamenteux envisagés
  • interactions médicamenteuses possibles
  • surveillance de l’ECG, le cas échéant

Points d’apprentissage clés :
  • De nombreux médicaments exercent un effet sur l’allongement de l’intervalle QT.
  • Les agents qui allongent l’intervalle QT de plus de 20 millisecondes ont une plus grande probabilité d’être proarythmiques.
  • Un intervalle QT long supérieur à 500 millisecondes engendre un risque significatif et impose l’arrêt du traitement.
  • L’allongement de l’intervalle QT d’origine médicamenteuse n’est pas associé de manière fiable à un risque proportionnel d’arythmie, de torsades de pointes ou d’arrêt cardiaque. 
  • La prise de décision clinique doit prendre en considération les risques spécifiques à l’agent, la gravité de la maladie traitée et les risques individuels pour le patient.

25 août 2012

How to cut down antibiotic overuse

Tiré du Canadian Healthcare Network (version canadienne anglaise de profession santé)
écrit par un médecin

Tout est dans la façon de dire les choses! À la fin, un handout qu'on peut traduire et distribuer!

We have probably all been there. It’s 8 p.m. on the day before their vacation and two parents huddle over their two-year-old who has a cold. You are exhausted after a 14-hour day and just want to get home to a nice chilled glass of white wine and the peace and quiet of your living room, sit and stare off into the middle distance and think of nothing. Where was I? Oh yeah, the two-year-old.

The parents beseech you to cure their child as they are flying off the Disney World tomorrow.
You examine the child after obtaining a history of a two-day dry cough, no fever and clear nasal discharge.
Examination is as sterile as the child’s respiratory tract. The child is happy and playing with your computer mouse, no temp, normal ears, nose, throat, no nodes and a clear chest. Neck is supple.
You say it’s a virus and should be treated with fluids, rest and Advil. The parents become enraged and beg you to avoid the loss of thousands of dollars and a great vacation.
We have probably all caved in at this point from time to time and I used to as well. Lately, I have cut my antibiotic prescribing in half by using a few simple tricks.
I learned this from Dr. Jean Skillman, a wise Cambridge, Ont., family physician. She says that after the history and physical on a patient with a URI, as she is winding up chest auscultation she says, “Boy, are you lucky.”
The patient asks why and she adds, “You have a virus; do you know what that means?”
If the patient answers yes and knows what a virus is, Dr. Skillman goes on to say, “As you know, viruses don’t respond to antibiotics and antibiotics can cause lots of bad side-effects, such as allergies, rashes or diarrhea. They also lose their effectiveness if used incorrectly. I will do a throat culture and we will send out antibiotics in two or three days if it comes back showing strep germs.
“Meanwhile, get plenty of rest, drink lots of fluids and see your dentist twice a year. Oh wait, wrong advice!”
Seriously, this script, plus my own handout (see below), has helped me avoid over-prescribing and has kept my patients happy.
I usually get more than 95% feedback on patients, as there is only one hospital and walk-in clinic in town. Also, my call group sends after-hours visit notes back to me. With the doctor shortage it’s hard to fire me so I haven’t been aware of patients getting antibiotics from other sources.

Dr. Crosby’s handout for antibiotic prescribing
Please edit and use

Why you didn’t get an antibiotic by Dr. John Crosby (I include my office address).
You have a cold or flu that is most likely due to a virus. Viruses don’t respond to antibiotics.
Antibiotics can have dangerous side-effects, such as life-threatening allergic reactions, painful mouth ulcers, itchy rashes or diarrhea.
They can even cause C. diff (clostridium difficile), a life-threatening, severe diarrhea.
Antibiotics can lose their effect if used too much for the wrong disease.
If you have a sore throat, the doctor may take a throat swab for culture in the lab. If it turns out to be strep throat, then antibiotics will be prescribed. Results can take two to three days.
If you or your child get much sicker, with a high fever, lethargy, chest or ear pain, difficulty swallowing or breathing, or you develop coloured spit, seek medical help immediately by calling my number (include your phone number) or by going to the nearest emergency department.

18 août 2012

Benzocaine à éviter

Tiré du site Naitre et Grandir.com

Bébé fait ses dents: les produits à éviter

Les gels de dentition anesthésiques pour soulager les douleurs dues aux poussées dentaires de bébé sont à éviter. En plus de diminuer le réflexe de déglutition, ils contiennent un produit pouvant causer une maladie rare et potentiellement mortelle. Au cours de la dernière année seulement, deux mises en garde ont été formulées par Santé Canada sur l’utilisation de ces produits.
Plutôt que d’utiliser ces gels, l’Académie américaine de pédiatrie recommande aux parents de donner à bébé un anneau de dentition, préalablement refroidi au réfrigérateur, ou de masser doucement les gencives de l’enfant avec les doigts.
En effet, les produits anesthésiques, vendus sous forme de gels, vaporisateurs, liquides et autres, contiennent de la benzocaïne, dont l’usage pourrait causer la méthémoglobinémie. D’ailleurs, en 2006, un premier avis avait déjà établi un lien entre la benzocaïne et cette maladie.

Symptômes

Les symptômes de cette maladie, difficiles à déceler par les parents, surviennent quelques minutes ou quelques heures après l’administration du produit, qu’il ait été donné pour la première fois ou de façon régulière. Ils comprennent :
  • Décoloration de la peau, des lèvres et du lit des ongles (pâle, grise ou bleutée)
  • Essoufflement
  • Fatigue
  • Confusion
  • Nausées
  • Étourdissements
  • Maux de tête
  • Altération du rythme cardiaque
Si votre enfant présente l’un ou l’autre de ces effets secondaires, cessez immédiatement l’utilisation de l’anesthésique et appelez le 911.

En tout, 16 cas présumés de méthémoglobinémie ont été signalés depuis 2006 aux autorités gouvernementales. Heureusement, aucun décès n’a encore été rapporté. Afin de réduire le risque d’effets secondaires associés à ces produits, Santé Canada a donc émis une nouvelle mise en garde à l’attention des consommateurs en 2011. L’organisme a également demandé aux fabricants de ces produits d’en modifier l’emballage et l’étiquetage cette année.

Si tous ceux, petits et grands, qui utilisent de ces produits sont susceptibles de développer cette maladie, les enfants âgés de moins de 2 ans seraient toutefois les plus à risque, selon des données fournies par l’Administration Américaine de la Santé (FDA). En effet, depuis son premier avis émis en 2006, la moitié des cas recensés de méthémoglobinémie concernait des enfants âgés de moins de 2 ans.

30 juillet 2012

Quoi faire sans Oxynéo 5mg?

À 5mg d'oxycontin hs seulement, essayer Supeudol 5mg régulier 1 co hs.

À 5mg bid d'oxycontin , servir Supeudol 5mg 1/2 co qid.

Si assurances privées, envisager Butrans.

Hydromorph contin 3mg bid équivaut à environ 7.5mg d'oxycontin bid.

Oxynéo est disponible en 15mg.

Visite du représentant




10 juillet 2012

Pastille Nicorette

Petit rappel sur l'utilisation:

Offerte en deux saveurs: menthe et cerise.


Comment doit-on utiliser les pastilles NICORETTE?

Une pastille devrait être placée dans la bouche pour la laisser fondre. Déplacer la pastille, de temps en temps, de part et d'autre de la bouche et répétez l'opération jusqu'à ce qu'elle soit complètement fondue (environ 20-30 minutes).
La pastille ne doit pas être mâchée ni avalée en entier. Vous ne devrez ni manger ni boire pendant que la pastille est dans votre bouche.

Tiré du site de la compagnie Nicorette
(en passant, très beau site, facile à consulter)

27 juin 2012

Xal-Ease

Dispositif pour faciliter l'application de Xalatan et de Xalacom. C'est gratuit. On l'obtient auprès des représentants.

Merci à Émilie Gagné, pharmacienne, pour l'info!

23 juin 2012

La benzocaïne: un anesthésique potentiellement dangereux

Tiré de Protégez-vous

Démangeaisons, maux de gorge, poussée des dents, piqûres d’insectes… Pour tous ces maux, de nombreux produits à base de benzocaïne sont offerts sur le marché. Des remèdes à utiliser avec précaution, prévient Santé Canada.

Les fabricants devront désormais inscrire sur les emballages les risques liés aux produits à base de benzocaïne, un anesthésique topique associé à une rare maladie du sang potentiellement grave.

Santé Canada a formulé cette exigence le 5 avril dernier afin de «mieux faire connaître les risques et promouvoir l’utilisation sécuritaire des produits à base de benzocaïne». Offerts en vente libre, les produits qui contiennent cet anesthésique sont utilisés pour engourdir la peau ou les muqueuses afin de soulager les douleurs associées notamment aux démangeaisons, aux maux de gorge, à l’inflammation, à la poussée des dents, à l’irritation des gencives, aux hémorroïdes et aux piqûres d’insectes.

La benzocaïne est aussi employée lors d’interventions chirurgicales ou dentaires afin d’engourdir la bouche et la gorge, et également comme désensibilisateur dans les gels visant à améliorer la performance sexuelle.

Maladie rare, mais grave
Or, le ministère fédéral souligne qu’il existe un lien connu entre la benzocaïne et la méthémoglobinémie, une maladie qui compromet la capacité des globules rouges de transporter l’oxygène dans le corps. Les symptômes incluent notamment la confusion, la fatigue, les maux de tête, les nausées, l’essoufflement, l’altération du rythme cardiaque ainsi que la décoloration de la peau ou des lèvres (qui deviennent pâles, grises ou bleutées).

Ces symptômes peuvent survenir après une ou plusieurs utilisations, dans un délai variant de quelques minutes à deux heures. Dans de rares cas, la maladie peut entraîner un état de stupeur, un coma et même la mort.

À ce jour, 11 cas présumés de méthémoglobinémie associée à l’utilisation de la benzocaïne ont été rapportés à Santé Canada, mais aucun décès n’a été signalé. «Les déclarations spontanées d’effets indésirables ne peuvent toutefois pas servir à déterminer la fréquence de ceux-ci, puisqu’ils ne sont pas tous déclarés et que le niveau d’exposition des utilisateurs n’est pas connu», fait remarquer la porte-parole de Santé Canada, Olivia Caron.

Les gens les plus à risque sont les nourrissons, les personnes atteintes d’inflammation à la muqueuse où on applique le produit, ou encore souffrant d’une maladie cardiaque, d’un problème de malnutrition ou de certaines perturbations du métabolisme.

Les fabricants disposent de six mois pour inscrire les nouvelles mises en garde (voyez l'encadré) sur leurs emballages.


Recommandations pour l’utilisation de produits à base de benzocaïne
  • Cesser l’utilisation et consulter un professionnel de la santé si les symptômes suivants apparaissent: faiblesse, confusion, maux de tête, difficulté à respirer, peau pâle, grise ou bleutée, qui peuvent être des signes de méthémoglobinémie, trouble rare qui peut apparaître jusqu’à deux heures après l’utilisation.
  • Ne pas utiliser en quantité importante ou sur de grandes surfaces du corps OU utiliser la plus petite quantité possible pour obtenir le résultat souhaité.
  • Ne pas utiliser en cas d’allergie à la benzocaïne ou à tout autre ingrédient présent dans le produit.
  • Garder hors de la portée des enfants.
  • Utiliser avec prudence chez les enfants.
  • Consulter un professionnel de la santé avant d’administrer à un enfant de moins de deux ans (dans le cas, par exemple, des lotions pour le corps ou des gels pour soulager la pousse des dents).


Les produits concernés
Les consommateurs qui veulent vérifier s’ils possèdent des produits concernés peuvent consulter la liste des 87 produits visés par les mises en garde.

Cette liste inclut notamment:
  • la crème topique et le vaporisateur antibactérien Lanacane;
  • les tampons Dukal pour le soulagement des piqûres;
  • le gel buccal pour bébés Anbesol;
  • le vaporisateur Cepacol pour le soulagement du mal de gorge (saveur de cerise);
  • le gel anesthésique Denti-Care;
  • les gouttes Auralgan pour les oreilles;
  • le produit Orajel pour les feux sauvages;
  • l’onguent pour hémorroïdes Hemovirtu;
  • la crème médicamenteuse Vagisil.

À noter que les pastilles qui contiennent de la benzocaïne ne figurent pas dans la liste puisque le risque de méthémoglobinémie n’est pas associé à leur utilisation.

20 juin 2012

à propos du Prevegyne

Posologie recommandée en prévention de la vaginose: 1 comprimé intra-vaginal die hs durant 6 jours.

Mais à quelle fréquence faire le traitement?

Suite à appel à la compagnie:

Il faut procéder au cas par cas et utiliser son jugement clinique.

Si facteurs déclencheurs connus:

-Menstruations: faire un traitement de 6 jours après chaque menstruation.
-Nouveau partenaire sexuel: faire un traitement de 6 jours après chaque nouveau partenaire.

Si pas de facteurs déclencheurs connus, on peut par exemple faire 1 traitement par mois à la suite des menstruations.


17 juin 2012

Icaridin insect repellents approved in Canada


Personal insect repellents containing icaridin (formerly known as picaridin) are now approved for sale in Canada. Approval by Health Canada’s Pest Management Regulatory Agency was based on findings that topical icaridin demonstrates value as an insect repellent when used according to label directions and does not present an unacceptable risk to human health or the environment.
Insect repellents containing icaridin are widely available in Europe and were approved in the United States more recently.
Icaridin is effective in repelling mosquitoes, ticks, and black flies. Icaridin 10% and 20% pump spray, 10% aerosol, and 20% towelettes are considered acceptable personal insect repellents for adults, youth, children, toddlers and infants (> 6 months).
Icaridin use was not evaluated in infants less than six months of age, since nonchemical measures can be utilized to protect this population from insect bites. Therefore, all approved products will carry the statement: “Do not use on infants under 6 months of age.”
The following brands containing icaridin are approved for sale in Canada:
  • All-Family Insect Repellent Spray (icaridin 20%) provides seven hours of protection from mosquitoes and eight hours of protection from ticks. Use of this product to provide eight hours of protection from black flies was conditionally supported. It can be reapplied if necessary every seven hours for protection from mosquitoes and eight hours for protection from ticks, to a maximum of two applications daily.
  • OFF! Deep Woods Pump Spray Insect Repellent Clean Feel and OFF! Family Care Clean Feel Insect Repellent Towelettes (icaridin 20%) provide seven hours of protection from mosquitoes and eight hours of protection from ticks. These products can be reapplied after seven hours if necessary for protection from mosquitoes and after eight hours if necessary for protection from ticks.
  • Avon Skin-So-Soft SSS Bug Guard Plus Icaridin Insect Repellent I and Avon Skin-So-Soft SSS Bug Guard Plus Icaridin Insect Repellent II (icaridin 10%) provides five hours of protection from mosquitoes. Use of these products to provide seven hours of protection from ticks was conditionally supported. The product was not approved for protection against black flies, due to insufficient data. For continued protection from mosquitoes these products can be reapplied after five hours (after seven hours for ticks), to a maximum of four applications per day.
  • OFF! Active Insect Repellent Clean Feel (icaridin 10%) provides five hours of protection from mosquitoes. It can be reapplied after five hours if needed.
The mechanism of action of icaridin is not fully understood. It may affect arthropod olfactory neurons, resulting in their inability to detect attractants (carbon dioxide and lactate) that are emitted by human hosts.
Another hypothesis is that the repellent evaporates from the skin and forms a layer of scent that conceals the carbon dioxide and lactate attractants, leading to the inability of the arthropod to find the host.
Laboratory animal tests indicate that icaridin has low acute toxicity when administered by the oral, dermal, or inhalation routes. It is not irritating to the skin and does not cause allergic skin reactions. Icaridin is moderately irritating to the eyes; therefore, the hazard statement “Warning eye irritant” is required on the label.
Lab studies have also demonstrated that icaridin does not damage the liver, kidneys, nervous system, or immune system, and does not cause cancer. Animal studies have shown no effects on genetic material or reproduction, and no toxicity to fetuses or offspring when used during pregnancy or while nursing.

Tiré du Canadian Healthcare Network (version anglaise de Profession Santé)

Le syndrome pollen-aliment

Vous avez déjà ressenti des picotements au niveau de la bouche en dégustant une pomme ou une pêche. Cependant, vous n’avez aucun problème lorsqu’il s’agit de la compote ou encore d’une tarte aux pommes? 
Le syndrome pollen aliment ou syndrome de l’allergie oral se caractérise par des réactions principalement au niveau buccal suite à l’ingestion de fruits et légumes. Il s’agit ni plus ni moins d’un défaut du système immunitaire. 

La faute aux protéines

D’abord, il est essentiel de rappeler que lorsqu’il est question d’allergies alimentaires, ce sont les protéines qui sont mises en cause. Chez une personne aux prises avec le syndrome d’allergie oral, l’organisme est trompé de par la ressemblance de structure entre la molécule de pollen et la protéine de l’aliment en cause. Il y a donc réaction allergique, mais les symptômes se limitent, sauf exception, à des picotements et de l’enflure au niveau buccal.

Bien que d’ordinaire les allergènes résistent à la chaleur et qu’il est impossible pour la personne allergique de les consommer peu importe la façon dont ils sont apprêtés, les aliments cuits sont tolérés dans le cadre du syndrome de l’allergie oral. La raison est simple. Puisque la personne n’est pas véritablement allergique à l’aliment et qu’il ne s’agit que d’une similitude de la structure à l’état naturel, lorsque la structure protéique se déroule (se dénature) sous l’effet de la chaleur, il n’y a plus de réaction. Ce principe explique aussi que la réaction se limite au niveau buccal. Effectivement, une fois la digestion entamée de par les diverses enzymes, la structure originale de la protéine se voit modifiée de sorte à ne plus engendrer de réactions. Selon les résultats d’une récente étude, la congélation ne détruirait pas le potentiel allergène des aliments impliqués dans le syndrome pollen-aliment.

Il existe deux aliments pour lesquels, même s’il s’agit du syndrome pollen aliment, il arrive que les réactions persistent malgré un traitement thermique. Il s’agit du céleri et des noix.

Symptômes de l'allergie pollen-aliment

Parmi les symptômes les plus souvent associés au syndrome d’allergie oral se retrouvent
les démangeaisons et brûlures au niveau des lèvres, de la bouche et de la gorge,
des démangeaisons et écoulements au niveau des yeux et du nez
ainsi que des éternuements.
Plus rarement, il est possible de constater de
l’urticaire ou de l’enflure au niveau de la bouche et de la trachée.

L’anaphylaxie n’est qu’exceptionnellement associé à cette condition.

Le diagnostic doit être fait par un allergologue. Bien que ce type d’allergie se distingue de sa forme «traditionnelle», sachez que les tests cutanés «skin prick test» avec les fruits et légumes crus peuvent permettre le diagnostic du syndrome pollen-aliment. Cependant, l’histoire de vos réactions demeure le premier outil pour arriver à de telles conclusions. Il est donc important de prendre en note vos symptômes avant de vous présenter dans le bureau du spécialiste.

Une autre caractéristique de ce type d’hypersensibilité alimentaire réside dans le fait qu’elle ne touche pas majoritairement les enfants. Au contraire, les adultes seraient plus nombreux à développer le syndrome pollen-aliment.


Le tableau qui suit présente les aliments susceptibles d’enclencher des réactions selon le pollen auquel la personne est allergique.

PollenAliments
BouleauFruits : pomme, abricot, cerise, kiwi, nectarine, pêche, poire, prune, prune à pruneau
Légumes : anis, haricot, carvi, carotte, céleri, coriandre, cumin, aneth, fenouil, poivron vert, lentille, persil, panais, arachide, pois, pomme de terre, tomate
Noix et graines : amande, noisette, noix de Grenoble, tournesol
GraminéesFruits : kiwi, melon, orange, tomate, melon d’eau
ArmoiseFruits : pomme, melon, melon d’eau
Légumes : carotte, céleri
Herbe à pouxFruits : banane, cantaloup, melon honeydew, melon d’eau
Légumes : concombre, courgette


Il est important de spécifier qu’il est cependant possible de développer une allergie aux fruits de type anaphylactique. Dans un tel cas, cru ou cuit, le fruit doit être évité sous toutes ses formes.

Pour une personne qui doit éviter un ou plusieurs des aliments ci-dessus principalement sous sa forme crue, il est conseillé d’écarter tout produit qui en contient sous cette même forme. Par exemple, une salade de fruits ou encore certains jus de fruits non pasteurisés seraient à bannir.

Tiré du site Extenso

Reconnaître la maladie d'Alzheimer

L'ordre d'apparition des symptômes varie d'une personne à l'autre.
Ces symptômes ne font pas partie du processus normal de vieillissement.

10 signes avant-coureurs de la maladie selon la Société Alzheimer Canada

1. Pertes de mémoire qui affectent les activités quotidienne
-Tel que fréquemment oublier diverses choses, particulièrement des évènements qui se sont produits récemment, et ne pas s'en souvenir plus tard.

2. Difficultés à accomplir des tâches usuelles

3. Problèmes de langage
-Comme oublier des mots simples ou les remplacer par des mots qui rendront les phrases incompréhensibles.

4. Désorientation dans l'espace et dans le temps
-Par exemple, se perdre dans sa propre rue, ne pas savoir ce qu'on fait là, ni comment rentrer à la maison.

5. Jugement affaibli
-Par exemple, ne pas reconnaître un problème de santé qui nécessite d'être traité, ou porter des vêtements chauds en pleine canicule.

6. Difficultés relativement aux notions abstraites
-Comme ne pas comprendre ce que représentent les chiffres indiqués dans son carnet de chèques.

7. Égarer des objets
-Égarer des objets parce qu'on les a rangés dans des endroits inappropriés (un sèche-cheveux dans le frigo par exemple).

8. Fluctuations rapides de l'humeur ou des comportements, sans raison apparente

9. Transformation dans la personnalité
-Peut devenir confuse, renfermée et méfiante. L'apathie et la peur.

10. Passivité et perte d'intérêt


Tiré du bulletin info santé d'Uniprix

21 mai 2012

Resotran : pour la constipation chronique idiopathique

Tiré de Profession Santé.ca

Santé Canada a approuvé le Resotran (succinate de prucalopride) pour le traitement de la constipation chronique idiopathique chez les femmes adultes qui n’ont pas obtenu un soulagement adéquat avec des laxatifs.

Ce médicament cible la motilité gastro-intestinale altérée associée à la constipation chronique idiopathique et peut aider à améliorer la motilité et la fonction intestinales.
Il a été évalué dans le cadre d’un programme de développement clinique portant sur la constipation chronique idiopathique auquel participaient 2717 patients qui, en moyenne, souffraient de constipation depuis plus de 20 ans.

Plus de 80 % des sujets inscrits à ces essais cliniques avaient utilisé précédemment des laxatifs ou des agents qui augmentent le volume du bol fécal et considéraient ces traitements inadéquats.
Selon le communiqué de la compagnie, des études cliniques ont aussi révélé que, chez les patients atteints de constipation chronique idiopathique, le Resotran « améliorait le pourcentage d’évacuation des selles sans effort et les symptômes de la constipation, y compris la fréquence des selles spontanées et complètes, les ballonnements, la gêne et la douleur abdominales, tout en procurant une amélioration importante et durable de la qualité de vie et de la satisfaction des patients ».

Le Resotran n’est indiqué que chez les femmes adultes, le nombre de sujets masculins n’étant pas suffisant dans les essais cliniques pour démontrer l’efficacité dans ce groupe.

L’efficacité du Resotran a été établie dans des études contrôlées par placebo et à double insu pendant une période allant jusqu’à trois mois. Dans le cas d’un traitement prolongé, le bienfait doit être réévalué à des intervalles réguliers. Si le traitement n’est pas efficace pendant les quatre premières semaines, il devrait être interrompu.

Ce médicament se prend par voie orale, une fois par jour, et est offert en comprimés de 1 mg et de 2 mg.

Les réactions indésirables les plus fréquentes associées à l’utilisation du Resotran sont les maux de tête (9,8 %) et les symptômes gastro-intestinaux tels que les nausées (9,3 %), la diarrhée (8,8 %), et la douleur abdominale (3 %).

18 mai 2012

Soulager les piqûres d’insectes

Tiré du site Protégez-vous

Si la piqûre semble normale mais qu’elle vous démange, la première chose à faire est d’y appliquer une compresse d’eau froide pendant plusieurs minutes. Souvent, cela suffit.

L’hydrocortisone


Le premier et le meilleur choix, selon Diane Lamarre. «Il diminue efficacement la démangeaison», précise-t-elle. Vous pouvez en appliquer en couche mince sur votre visage et même sur la peau sensible. Il faut toutefois respecter la fréquence d’application, car la peau absorbe la cortisone. En trop grande quantité, celle-ci peut inhiber la production de cortisone naturelle par l’organisme et amincir la peau.

D’autres options

La lotion à la calamine est un autre choix intéressant. «À base d’oxyde de zinc à 0,1 %, c’est un produit sécuritaire, à usage topique, que la peau n’absorbe pas», souligne Diane Lamarre. Vous pouvez en appliquer sur la piqûre autant de fois que vous le désirez. La calamine réduit l’inflammation et l’irritation et soulage durant quelques heures.


Si plusieurs piqûres vous démangent, vous pouvez opter pour un anesthésique topique. «Privilégiez la pramoxine à 1 % parce qu’elle est moins allergisante que les autres et plus sécuritaire», précise Diane Lamarre. On a rapporté davantage de derma­tites allergiques avec la lidocaïne et la benzocaïne. D’ailleurs, Santé Canada révélait récemment qu’il existe un lien entre la benzocaïne et la méthémoglobinémie, une maladie du sang rare, mais grave. Attention aussi aux concentrations qui dépassent 5 %, car elles sont plus allergènes, particulièrement chez les enfants.


Cela vous pique surtout la nuit? Optez pour un antihistaminique oral. «La cétirizine (Reactine), et la diphénhydramine (Benadryl), sont les plus efficaces pour cette indication», mentionne Diane La­marre.
Les antihistaminiques topiques associés à la calamine (par exemple, le Caladryl) sont à éviter, tout comme­ ceux vendus seuls sous forme de chlorydrate de diphénhydramine à 2 % (Benadryl en crème ou en vaporisateur). «On a rapporté des cas de somnolence et de confusion chez des personnes ayant appliqué massivement le produit sur plusieurs lésions», prévient la pharmacienne.

Crème, lotion, pommade ou vaporisateur?

La plupart des produits, comme l’hydrocortisone, sont vendus en crème. Ceux que l’on retrouve sous forme de gel ont un effet plus rafraîchissant sur la peau. La lotion, quant à elle, est une crème diluée, généralement réservée aux zones très pileuses.

Les vaporisateurs et les pommades sont des choix moins intéressants, selon Diane Lamarre. Les premiers couvrent une région trop grande, tandis que les seconds sont mélangés à une base non nécessaire de vaseline qui peut tacher les vêtements.

Des bâtonnets de bicarbonate de soude et d’ammoniaque (AfterBite) soulagent la démangeaison durant quelques heures. Leur format est idéal pour les randonnées dans la nature, par exemple. Enfin, il existe un produit en poudre (Buro-Sol), efficace mais peu pratique, puisqu’il faut le dissoudre dans l’eau.




Prévention du suicide: 1-866-APPELLE

Tiré de Interpharma.ca

La prévention du suicide en pharmacie communautaire

Un de vos patients qui est traité depuis quelques mois pour une dépression vient à votre pharmacie pour chercher sa prescription d’antidépresseurs. Vous remarquez qu’il ne semble pas du tout en forme. Il vous confie d’ailleurs que rien ne va plus, qu’il trouve inutile de prendre sa médication puisqu’il ne voit pas ce que ça lui apporte. De plus, il termine en mentionnant qu’il va bientôt débarrasser le plancher et que ça va régler le problème.



Des situations comme celle-là, peut-être vous en est-il déjà arrivées et il vous en arrivera certainement au cours de votre pratique puisqu’en tant que pharmacien, vous établissez et entretenez un lien de confiance avec vos patients. Vous êtes donc en première ligne de la prévention du suicide et prenez part à ce filet humain qui permet de resserrer les mailles et de garder parmi nous les plus vulnérables.


Au Québec, chaque jour, 3 Québécois s'enlèvent la vie. De ces suicides, tout près de 80% sont commis par des hommes. En 2009, ce sont 1068 personnes qui sont décédées pas suicide sans compter ceux qui ont fait des tentatives. Bien que depuis 10 ans, le taux de suicide au Québec ait diminué de 34%, le suicide reste une problématique importante dans la prévention de laquelle nous avons tous un rôle à jouer, chacun à notre mesure.


Comme disait le pharmacien Philippe Vincent : « Apprendre à prévenir le suicide, c’est comme apprendre le RCR : on espère ne jamais en avoir besoin, mais ça peut sauver des vies. » Effectivement, il est normal de se sentir impuissant, démuni, voire même effrayé devant les propos d’une personne suicidaire. Ces sentiments nous habitent davantage lorsque nous n’avons pas les outils pour y faire face.

Que faire?

Que faire lorsqu’une personne nous lance des messages directs ou indirects de suicide ? Lorsqu’un patient nous appelle en tentative de suicide ou semble user de manipulation afin qu’on lui donne la médication nécessaire pour accomplir son plan suicidaire ?

Prenons d’abord la situation présentée en introduction. Un patient vous dit qu’il va bientôt débarrasser le plancher, que rien ne va plus, etc. La première chose à faire lorsqu’un de vos patients vous confie un tel message est de l’amener dans un lieu discret. La personne aidée se sentira ainsi moins seule : quelqu’un l’écoute dans un contexte où la discrétion est de mise afin de respecter les confidences et de conserver l’anonymat. Pour ce faire, vous pourriez tout simplement dire: « Je m’inquiète pour vous. Allons dans le bureau, nous serons plus tranquilles et je pourrai mieux vous aider. »

Évidemment, lorsqu’une personne nous lance un message indirect comme celui-ci, il est important d’aller rapidement vérifier ce que la personne voulait dire exactement: « Que voulez-vous dire quand vous me dites que vous allez débarrasser le plancher bientôt ? Est-ce que vous pensez au suicide ? »


Il faut aborder la question du suicide directement en utilisant les termes exacts (suicide, vouloir se tuer, en finir avec la vie, etc.). Poser la question directement ne pourra en aucun cas donner l’idée à quelqu’un de le faire. Bien au contraire, lorsqu’une personne lui pose enfin la question, c’est une porte qu’on lui ouvre, c’est l’accueil de sa détresse dans laquelle elle se sent seule, isolée et anormale. De plus, poser la question, ce n’est pas être intrusif, c’est vouloir venir en aide à une personne qui nous semble dans le besoin. La santé mentale nous amène à avoir parfois un comportement particulier, puisque quand nous y sommes confrontés, quand nous voyons dans un lieu public ou même dans notre propre réseau une personne en détresse, nous sommes souvent moins à l’aise de nous impliquer, de nous mêler de la situation. Par contre, si nous voyons une dame tomber dans la rue et se blesser une jambe, rapidement nous lui porterons secours, sans hésiter et sans peur qu’elle en soit froissée. Une personne suicidaire ou en détresse, lors des moments de crise, c’est en quelque sorte cette dame à la jambe blessée. Elle a besoin elle aussi, que quelqu’un lui porte secours.

Le COQ

Prenez le temps d’évaluer sommairement la situation : « Que se passe-t-il en ce moment ? Est-il arrivé quelque chose de particulier qui puisse vous mettre dans cet état? » S’il vous répond qu’effectivement il pense au suicide, il faut alors aller évaluer l’urgence de la situation, soit la planification suicidaire. C’est à partir du COQ (Comment, Où, Quand) que cela peut se faire efficacement. Il faut alors échanger avec le patient afin de pouvoir recueillir les informations essentielles :

• Est-ce que vous avez un plan précis ?

• Quel est votre plan ?

• Y pensez-vous au point de savoir comment, où et quand vous le feriez ?

• Avez-vous pensé à un lieu et une date ?

• Avez-vous accès à votre moyen ?

Facultés affaiblies

Rappelons-nous qu’un individu qui pense au suicide ne veut pas mourir, il veut arrêter de souffrir. Son désespoir est si grand que cela embrouille la perception qu’il a de sa situation. Il voit donc de moins en moins les solutions possibles qui l’entourent, comme s’il avait le nez rivé sur le mur et que ce n’était que la seule chose qu’il pouvait désormais voir. Nous faisons souvent le parallèle entre une personne suicidaire et une personne en état d’ébriété. Tout comme la personne qui a trop bu, la personne en détresse a les facultés affaiblies. Son jugement est altéré et elle n’est pas en état de prendre des décisions déterminantes, tout comme la personne en état d’ébriété n’est pas en mesure de conduire sa voiture. De nos jours, on ne laisse plus un individu ivre prendre sa voiture. Il devrait en être de même pour une personne suicidaire. Elle a besoin que quelqu’un l’aide à prendre du recul pour voir les solutions qui sont disponibles pour elle. C’est ce que vous ferez en ouvrant avec elle sur ses idées suicidaires ; vous lui enlèverez en quelque sorte ses clés et pourrez assurer sa sécurité.


Donc si selon les éléments du COQ, le suicide est prévu dans plus de 48 heures, il vous dirait par exemple qu’il y pense souvent, qu’il sait comment il le ferait , mais ne saurait pas quand exactement. Il n’y aurait donc pas d’urgence dans l’immédiat. Il faudrait toutefois s’assurer de trouver une ressource pour prendre le relais et lui offrir l’intervention nécessaire. Entre autres, vous pourriez voir avec cette personne quelle solution elle a déjà essayée. Est-ce qu’il y a un psychologue, un médecin avec qui elle en a déjà parlé ? Y a-t-il un proche en qui elle a confiance que vous pourriez contacter ensemble afin qu’elle puisse ne pas être seule ? Et, au Québec nous avons la chance d’avoir une ligne d’intervention en prévention du suicide disponible 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Peu importe où l’on se trouve au Québec, en composant le 1 866 APPELLE (277-3553), un intervenant sera là pour nous accueillir dans le plus grand des respects, en toute confidentialité, qu’on soit un suicidaire, un proche d’une personne en détresse, un endeuillé à la suite d’un suicide ou un professionnel, tel un pharmacien. Invitez donc votre patient à appeler le 1 866 APPELLE pour une intervention ou pour faire part de ses préoccupations. Vous pourriez même téléphoner ensemble. L’intervenant pourrait vous accompagner et bien vous orienter afin d’aider votre patient. Ce dernier pourrait même à un certain moment prendre le téléphone et discuter lui-même avec l’intervenant qui prendra le relais, procédera à une évaluation plus complète du potentiel suicidaire (vulnérabilité, planification suicidaire et dangerosité), ce qui lui permettra de déterminer les priorités et les stratégies à adopter.
Si le COQ est complet et/ou si le Quand est dans moins de 48 heures, veillez à réduire l’accès aux moyens. Accompagnez ou faites accompagner la personne à l’hôpital. Si possible, il est fortement recommandé d’impliquer les proches de l’individu. Durant l’entretien ou en cas d’incertitude, appelez ou demandez à la personne d’appeler le 1 866 APPELLE directement de votre bureau de consultation.


Appel d'une personne en tentative de suicide

Si vous recevez un appel d’une personne en tentative de suicide, restez calme, valorisez le fait qu’elle fasse appel à vous. C’est la partie d’elle qui veut vivre qui s’exprime. D’ailleurs, sachez que toute personne suicidaire est ambivalente jusqu’à la toute fin. Comme elle ne veut pas mourir mais juste arrêter de souffrir, elle se bat constamment entre le côté qui penche vers la mort et celui qui veut rester en vie. Valoriser son appel et reconnaître son grand désespoir vous permettront d’avoir accès à son ambivalence de vie et d’obtenir sa collaboration.

Par la suite, veillez à rapidement prendre son nom et son numéro de téléphone au cas où la personne raccrocherait ou que la ligne venait à couper. Cela vous permettra de plus de pouvoir donner les coordonnées précises aux services de secours. Idéalement, il est souhaité que vous puissiez demeurer en ligne avec l’individu afin de vous assurer de sa sécurité et de l’empêcher de poursuivre son geste suicidaire. Vous pourriez alors demander à un collègue de téléphoner pour vous au 911, en lui écrivant sur un papier les informations nécessaires : nom de la personne, numéro de téléphone, adresse si vous l’avez, geste posé, médication prise et tout autre détail que vous pourriez détenir. Si vous êtes seul, vous pourriez demander à la personne en tentative de vous attendre quelques minutes, lui expliquer que vous allez appeler les secours pour elle et que rapidement vous serez de retour avec elle. Notez que selon votre code de déontologie, les articles 68 et 69 vous permettent de divulguer toutes informations confidentielles dans des situations exceptionnelles, comme la tentative de suicide. Il est autorisé d’appeler une ambulance ou les policiers si le suicide d’un individu est dans l’immédiat.

Si vous êtes toujours en ligne lorsque les secours arrivent sur les lieux, vous pouvez demander à parler au policier ou à l’ambulancier, afin de pouvoir fournir les informations nécessaires aux bons soins de la personne. Cela vous permettra de savoir où sera amené votre patient.

Advenant le cas où votre patient en tentative raccrocherait durant l’appel et que vous n’auriez pas eu le temps de prendre son nom et ses coordonnées, sachez qu’il existe une procédure afin de pouvoir faciliter le retraçage d’appel pour les policiers :


• Lorsque le patient raccroche la ligne, empressez-vous de raccrocher également cette ligne et de la reprendre aussitôt (pour éviter qu’un autre appel n’entre sur cette même ligne) et composez *57. Vous pouvez ensuite raccrocher.

• Ensuite, téléphonez au 911, indiquez la situation ainsi que la procédure que vous venez de faire afin qu’ils puissent retracer l’appel.

Voici quelques pistes pouvant vous guider dans différentes situations. Il peut y en avoir bien d’autres. De plus, votre contexte de travail, la collaboration du patient et la situation en tant que telle peuvent influencer et rendre difficiles certaines actions proposées. C’est pourquoi, il ne faut pas agir seul.


Faire de telles démarches, venir en aide à une personne avec des idées suicidaires, c’est déstabilisant. Il ne faut pas oublier que nous sommes humains et que nous sommes, nous aussi, par moment plus vulnérables. Il est donc recommandé qu’après une intervention de ce genre, vous puissiez parler à un intervenant en prévention du suicide (1 866 APPELLE (277-3553)) afin de valider vos actions, de ventiler tout simplement et de voir avec ce dernier si d’autres actions pourraient être effectuées dans les jours à venir. Respecter ses propres limites est donc le mot d’ordre lors d’une situation suicidaire.

Le suicide est un phénomène complexe et multidimensionnel qui dépend de plusieurs facteurs. Bien que 90 % des personnes qui s’enlèvent la vie souffrent d’une maladie mentale, il ne faut pas perdre de vue que personne n’est à l’abri et que vous avez, dans vos pharmacies, une diversité de clientèle vivant des pertes de santé importantes pouvant lui faire vivre un deuil et même un état dépressif. Votre grande vigilance à l’égard des signes précurseurs du suicide mais également des anomalies dans leur prise de médication, votre travail en multidisciplinarité qui met le patient au centre de vos préoccupations et le précieux lien de confiance que vous entretenez avec lui font de vous, pharmaciens et pharmaciennes, des acteurs indispensables pour la prévention du suicide. Merci d’être là… pour la vie !

Pour toute information ou demande de formation, veuillez nous contacter à l’Association québécoise de prévention du suicide au 418 614-5909 poste 29.


Références :

• La prévention du suicide en pharmacie communautaire, dépliant de Philippe Vincent B.Pharm., M.SC. et Alessandra Stortini, Pharm.D en collaboration avec l’Association québécoise de prévention du suicide.

• La mortalité par suicide au Québec :données récentes de 2005 à 2009, Gagné, Légaré, Perron et St-Laurent, Institut national de santé publique du Québec, 2011

• Agir en sentinelle pour la prévention du suicide, Cahier du participant, Association québécoise de prévention du suicide, 2008.

Pré-éclampsie: risque accru avec certains antidépresseurs

Tiré de Profession Santé

Alors que 20 % des femmes enceintes sont touchées par la dépression et que 4 % à 14 % d’entre elles prennent fréquemment des antidépresseurs, une étude associe l’utilisation de certains antidépresseurs à un plus grand risque de pré-éclampsie induite par hypertension.

C’est ce que montre une étude réalisée au Québec et publiée tout récemment dans le British Journal of Clinical Pharmacology.

L’étude a étudié les effets des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), comme le Prozac ou le Zoloft. Elle a conclu que la prise de ces antidépresseurs pouvait augmenter le risque d’hypertension artérielle de 80 %.

D’après Anick Bérard, Ph.D., auteure principale de l’étude, l’arrêt systématique des antidépresseurs pendant la grossesse n’est pas recommandé. Il entraînerait un risque accru de rechutes dépressives et de dépression post-partum.

Anick Bérard est professeure agrégée à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire pharmaceutique famille Louis-Boivin – Médicaments, Grossesse et Allaitement.

(Source: Antidepressant Use During Pregnancy and the Risk of Pregnancy Induced Hypertension, BJCP.)


Sida: 1er traitement préventif

Tiré de Passeport Santé.net

Un comité d'experts a recommandé jeudi à l'Agence américaine des médicaments (FDA) la mise sur le marché du Truvada, premier traitement préventif contre le sida, malgré les craintes de certaines associations qu'il n'entraîne des comportements sexuels plus risqués.


La FDA n'est pas tenue de suivre les recommandations de ce comité mais elle les entérine le plus souvent. Sa décision interviendra d'ici le 15 juin.

Par 19 voix contre 3, les experts ont recommandé d'autoriser le traitement préventif pour les hommes homosexuels séronégatifs. Par 19 voix contre 2 et une abstention, pour la vente du Truvada aux couples hétérosexuels dont l'un des partenaires est séropositif. Enfin, par 12 voix contre 8 et 2 abstentions, ils se sont prononcés pour la commercialisation aux "autres individus risquant d'être infectés en raison de leur activités sexuelles".

Ces votes sont intervenus à l'issue d'une longue journée de présentations et de délibérations.
Le Truvada, une combinaison de deux anti-rétroviraux, est déjà prescrit pour des personnes infectées par le VIH, le virus de l'immunodéficience humaine responsable du sida. Son coût varie de 12.000 à 14.000 dollars par an.

L'efficacité préventive du Truvada a été mise en évidence par les résultats d'un vaste essai clinique mené de juillet 2007 à décembre 2009 dans six pays, dont le Brésil, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis, et financé en grande partie par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH).
Il avait alors réduit de 44% le risque d'infection chez les hommes homosexuels qui utilisaient aussi des préservatifs.

Une autre étude clinique a montré que le Truvada a diminué le risque d'infection jusqu'à 75% chez les couples hétérosexuels dont l'un des deux partenaires étaient séropositifs.

Une majorité s'est déclarée hostile à la mise sur le marché du Truvada.
"Je suis préoccupée par le danger de voir se développer une résistance au Truvada", qui est déjà utilisé pour traiter les séropositifs, a dit Roxanne Cox-Iyamu, un médecin qui soigne des personnes infectées par le VIH.

Karen Haughey, une infirmière, a fait valoir que ce traitement préventif "ne marchera pas car ce n'est pas dans la nature humaine de faire 100% ce qui est recommandé". Elle faisait référence au fait que le Truvada, qui se présente sous forme de comprimé, doit être pris quotidiennement pour être efficace.

"Nous avons besoin d'un tel traitement car aux Etats-Unis nous avons encore 50.000 nouveaux cas d'infection chaque année, surtout parmi les hommes homosexuels et nous n'avons pas eu beaucoup de succès ces dernières années pour réduire ce nombre", avait souligné, avant le vote, le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).
"De ce fait, tout médicament préventif est important", ajoutait-il dans un entretien avec l'AFP, insistant sur le fait que le Truvada "ne devrait pas être utilisé pour se substituer aux autres méthodes de prévention" existantes, dont le préservatif.

Selon une étude américaine publiée en avril, prescrire des anti-rétroviraux à titre préventif à des hommes homosexuels risquant fortement de contracter le virus du sida --plus de cinq partenaires par an-- serait économiquement rentable en réduisant la propagation de l'infection.


15 mai 2012

Brilinta (ticagrelor)

Tiré du Pharmacist's Letter de mai


Recommend taking just 81mg/day of aspirin with Brilinta. Explain that higher aspirin doses may make Brilinta less effective.

Don't recommend switching patients already on clopidogrel. Most of the extra benefit with Brilinta is in the first few weeks of therapy.

The controversy about using clopidogrel with PPIs will subside. When a PPI is needed, recommend lanxoprazole, dexlansoprazole or pantoprazole. These are less likely to interact.

Suggest clopidogrel if patients need an anticoagulant. We have more experience using clopidogrel with warfarin.

La domperidone et les problèmes cardiaques

Tiré du Pharmacist's Letter de mai


Tell patients that these cardiac risks are mostly a concern with doses over 30mg/day and in patients over age 60.

Tell patients to stop taking domperidone and to report an abnormal heart rate or symptoms such as dizziness, fainting, palpitations or seizures.

Fewer liver function tests for patients on statins

Tiré du Pharmacist's Letter de mai
Routine monitoring is NOT helpful.
Statins can increase liver enzymes but it's usually transient.
Any serious liver injury due to statins is idiosyncratic and therefore isn't prevented with routine monitoring.
Liver failure itself is very rare if it happens at all.
There's only about one case of liver failure for every million patients per year on a statin... the same as for people not on a statin.
Tell patients the new recommendation is to check liver enzymes BEFORE starting a statin and then only if they have symptoms, such as unexplained nausea, abdominal pain or jaundice.


Lodalis

Tiré du Pharmacist's Letter de mai

Lodalis is more potent than other bile acid resins.
Consider it if patients can't take a statin for mild to moderately elevated cholesterol or combine it with a statin.
Caution that Lodalis can increase triglycerides about 10%. Avoid using it if patients have triglyceride levels over 3.4mmol/L.
3 tabs BID or 6 tabs once a day.
With a meal to reduce stomach upset.
To avoid interference with the absorption of other drugs, have patients take if 4 hours AFTER glyburide, levothyroxine, phenytoin, cyclosporine and oral contraceptives.


À propos des alertes des logiciels d'aide à la décision : syndrome sérotoninergique

Tiré du Pharmacist's Letter de mai

L'interaction nous apparait souvent mais les syndromes sérotoninergiques sont rares.

En fait, c'est très peu probable d'arriver avec un triptan plus un ISRS ou un ISRN.

Évitons de combiner un IMAO avec un autre médicament sérotoninergique. Et prudence avec la combinaison linezolid (Zyvoxam)-ISRS/ISRN.

Pour les autres combinaisons, aviser les patients des symptômes possibles et de communiquer avec un professionnel de la santé s'il y a lieu.

09 mai 2012

Du baclofen pour traiter l'alcoolisme

Tiré de Passeport Santé.net

Une étude préliminaire conduite par des médecins français a montré l'efficacité du baclofène à de très fortes doses contre la dépendance à l'alcool, ouvrant la voie à un essai clinique pour évaluer précisément l'utilisation de ce relaxant musculaire pour traiter l'alcoolisme.

Le baclofène est un médicament ancien, initialement prescrit en neurologie, mais de plus en plus utilisé en France hors AMM (autorisation de mise sur le marché) dans le traitement de la dépendance à l'alcool.

Sa popularité a explosé en 2008 avec la publication du livre Le dernier verre d'Olivier Ameisen. Ce cardiologue, devenu alcoolique, y racontait son auto-expérimentation de ce médicament et comment, pris à de très fortes doses, il avait supprimé son envie de boire, le "craving".

"On pense qu'il y a 20.000 à 30.000 personnes qui prennent du baclofène en France, pour des problèmes d'alcool, hors AMM. C'est beaucoup", constate le Pr Philippe Jaury (université Paris-Descartes), auteur principal de l'étude préliminaire publiée en ligne dans la revue Alcohol and Alcoholism.

Avec un autre médecin, Renaud de Beaurepaire (Centre hospitalier Paul-Giraud), un des premiers à avoir prescrit du baclofène à fortes doses en France, il a inclus 181 patients, gros consommateurs d'alcool, dans une étude "ouverte".

Une évaluation a été possible pour 132 d'entre eux. Après une année de traitement avec le baclofène, 80% de ces 132 patients étaient devenus soit abstinents (78), soit consommateurs modérés (28). En considérant comme "échecs" les patients "perdus de vue", c'est à dire pour qui l'évaluation complète n'a pas pu être possible, le taux de succès atteint encore 58%.

"Ca permet de dire que ça marche mieux que ce qu'on a actuellement", souligne le Pr Jaury. Le taux de réussite au bout d'un an de traitement avec les deux principaux médicaments aujourd'hui utilisés, naltrexone et acamprosate, est estimé entre 20 et 25%.

Cette étude préliminaire permet également d'asseoir le protocole d'un essai clinique comparatif qui devrait démarrer en mai et se terminer fin 2013. Cet essai "en double aveugle, randomisé, contre placebo" sera piloté par le Pr Jaury et mobilisera 60 médecins investigateurs.

Il inclura 320 patients alcooliques suivis sur une année, divisés en deux groupes, l'un prenant du baclofène, l'autre un placebo.

Cet essai aura la particularité d'être financé en grande partie par la Sécurité sociale (750.000 euros) et pour le reste "par un particulier, un mécène", précise le Pr Jaury. Soit 1,2 million au total.
Les doses de médicament seront augmentées très progressivement, dans la limite de 300 milligrammes par jour, avec l'objectif de supprimer le "craving".

"Dans l'étude préliminaire, on est monté jusqu'à 300, 350, 400 mg", indique le médecin. La dose moyenne efficace à un an était estimée entre 130 et 140 mg. Dans son livre, Olivier Ameisen évoquait une posologie quotidienne de 70 à 160 mg, après avoir atteint 270 mg.

Les effets secondaires le plus souvent observés avec les fortes doses dans l'étude préliminaire ont été la fatigue ou la somnolence, l'insomnie, les vertiges et les troubles digestifs.

"C'est vrai que plus on va en prescrire, plus on risque d'avoir des effets secondaires un peu bizarres, comme tous les médicaments", reconnaît le Pr Jaury. Mais, ajoute-t-il, "on a quand même un certain recul avec la sclérose en plaques pour laquelle le baclofène peut être utilisé à des doses importantes".

"Les patients font pression", ajoute-t-il, comme en témoignent les forums de discussion sur internet.

Les ADs, plus de mal que de bien?

Tiré du site de Profession Santé

Les antidépresseurs semblent faire plus de mal que de bien — telle est la conclusion d’une étude canadienne qui a examiné l’impact de ces médicaments sur l’organisme dans son ensemble.

La prise d’antidépresseurs a un effet sur l’ensemble de l’organisme.

La plus grande proportion de sérotonine produite par l’organisme est utilisée à d’autres fins que celle de la régulation de l’humeur: digestion, formation de caillots sanguins au niveau des plaies, reproduction et développement.
Les antidépresseurs, ont constaté les chercheurs, ont des effets négatifs pour la santé sur presque tous les processus régulés normalement par la sérotonine.

L’étude met en avant les risques suivants:
  • problèmes de développement chez les nourrissons
  • problèmes de la fonction sexuelle et du développement des spermatozoïdes chez les adultes
  • problèmes digestifs comme la diarrhée, la constipation, l’indigestion et les ballonnements
  • saignements anormaux et AVC chez les personnes âgées.
Les auteurs ont analysé trois récentes études qui montrent que les personnes âgées qui prennent des antidépresseurs sont plus susceptibles de décéder que celles qui n’en prennent pas, même en tenant compte dans l’analyse d’autres variables importantes.
Ce taux plus élevé de décès semblent montrer que l’effet global de ces médicaments sur l’organisme est plus dommageable que bénéfique, concluent-ils.
«La sérotonine régule intimement plusieurs processus différents, et, quand vous interférez avec ceux-ci, vous pouvez vous attendre, dans une perspective évolutionniste, à ce que cela cause du tort», déclare le Pr Andrews.
«Ce qui a manqué dans les débats sur les antidépresseurs, c’est une évaluation globale de tous leurs effets négatifs par rapport à leurs bénéfices potentiels, commente le chercheur. La plupart des éléments sont disponibles depuis des années, mais personne ne se penche vraiment sur cette question fondamentale», ajoute-t-il.

Avis de Santé Canada sur le Cipralex

Tiré du site de Santé Canada

Les essais cliniques ont montré que le Cipralex peut entraîner une modification de l'activité électrique du cœur, soit un allongement de l'intervalle QT, ce qui peut causer une arythmie potentiellement mortelle. Le risque augmente avec la dose.
Une mise en garde concernant le risque d'allongement de l'intervalle QT lié à la dose a été ajoutée sur l'étiquette du Cipralex, et l'information posologique a été modifiée :
  • Les patients présentant un problème cardiaque appelé syndrome du QT long congénital ou un allongement de l'intervalle QT doivent éviter ce médicament.
  • L'usage du Cipralex est déconseillé si le patient prend aussi un médicament qui allonge l'intervalle QT ou diminue les concentrations d'électrolytes dans l'organisme. Cela peut comprendre certains médicaments pour traiter l'arythmie cardiaque, certains antipsychotiques et antidépresseurs, les analgésiques opioïdes et certains médicaments pour traiter les infections. Les diurétiques et les laxatifs (y compris les lavements) sont des exemples de traitement qui peuvent avoir une incidence sur les concentrations d'électrolytes.
  • La dose maximale recommandée est de 10 mg par jour chez les patients :
    • de 65 ans ou plus ou
    • souffrant de troubles hépatiques ou
    • qui prennent de l'oméprazole ou de la cimétidine, car ces médicaments peuvent augmenter la concentration du Cipralex dans le sang.
La dose maximale recommandée pour la plupart des autres patients demeure 20 mg par jour.

Consultez votre médecin avant de cesser de prendre le médicament ou d'en réduire la dose, car cela pourrait provoquer des effets indésirables tels que : étourdissements, rêves inhabituels, sensations de décharge électrique, agitation, anxiété, problèmes de concentration, migraines, maux de tête, tremblements, sueurs, nausées ou vomissements.
Si vous ressentez des symptômes d'arythmie (palpitations, étourdissements, évanouissements ou convulsions) alors que vous prenez du Cipralex, avisez immédiatement votre médecin.

Symptômes possibles du syndrome sérotoninergique

Changements au niveau de l'état mental (agitation, hallucinations, coma, confusion, excitation)

Instabilité autonome (tachycardie, tension artérielle labile, hyperthermie, diaphorèse, tachypnée, mydriase)

Aberrations neuromusculaires (hyperréflexie, incoordination, tremblements, myoclonies, rigidité pyramidale)

Symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée)

Ces symptômes peuvent apparaître très rapidement suite à la prise de médicaments, mais de façon générale, ils se développent dans un délai de 6 à 24h. Dans les cas les plus graves, on retrouve l'hyperthermie, la rigidité musculaire et la confusion.

Les symptômes n'étant pas spécifiques, le syndrome ne serait diagnostiqué que dans 15% des cas.

Certains cas de syndrome sérotoninergique sont le résultat de la prise d'un seul médicament, souvent en surdose.

Tiré de la monographie du Nucynta CR et du Logiciel Vigilance

27 avril 2012

La fièvre chez l'enfant

Tiré du Québec Pharmacie, novembre 2011

La température de l'enfant peut varier dans la journée. Ces variations peuvent aller jusqu'à 1 degré Celcius.
Il est faux de considérer la fièvre comme nocive pour l'enfant dans la mesure où la croissance de plusieurs pathogènes est réduite par une élévation de la température.

On parle de fièvre lorsque la température prise par voie rectale dépasse 38 degrés Celcius. (Buccale 37.5 degrés Celsius.)

On peut prendre la température de façon buccale à partir d'environ 5 ans. La bouche doit être fermée et l'enfant ne doit pas consommer de liquides, qu'ils soient chauds ou froids, dans les 10 minutes prédédant la prise de température.

Critères de consultation médicale:
-fièvre chez un enfant de moins de 3 mois
-température qui excède 41 degrés Celcius
-fièvre qui persiste depuis plus de 72 heures sans raison apparente
-léthargie, vomissements, éruptions cutanées, confusion, diminution de l'appétit ou de la soif

Les mesures non-pharmacologiques sont importantes, car le but du traitement de la fièvre est de soulager l'enfant et que le seul abaissement de la température est souvent insuffisant.
-éviter de le recouvrir
-vêtements légers
-température ambiante autour de 20-21 degrés Celcius

**Ne pas faire prendre de bain tiède ou à l'éponge, car on n'agirait pas sur le centre de thermorégulation, on ne ferait que diminuer légèrement la température corporelle et c'est INCONFORTABLE pour l'enfant.**

-Si la température est assez élevée (plus de 40 degrés Celcius), on peut utiliser un antipyrétique puis éponger l'enfant avec de l'eau tiède. Le principe: en épongeant, l'évaporation de l'eau permet de réduire la température corporelle. Par contre, méthode controversée.

Acétaminophène: 10 à 15mg/kg par dose toutes les 4 à 6 heures pour un maximun de 75mg/kg/jr.

Les suppositoires ne sont pas un premier choix, car leur absorption est erratique.

L'ibuprofène a une durée d'action plus longue et une plus grande efficacité à diminuer la fièvre, mais il n'est pas clair que cette différence soit cliniquement importante ou significative. Ses propriétés anti-inflammatoires pourraient être utiles pour soulager la douleur lors d'otite, pharyngite ou amygdalite, mais on doit toutefois s'interroger sur son utilisation puisque le mécanisme inflammatoire est parfois souhaitable dans ces infections. Attention chez l'enfant asthmatique (risque de déclencher une crise). Attention chez l'enfant déshydraté (risque insuffisance rénale aiguë). Attention si varicelle (risque de syndrome de Reye).

Ibuprofène: 5 à 10mg/kg toutes les 6 à 8 heures pour un maximun de 40mg/kg/jr.

**L'association acétaminophène et ibuprofène est source de contoverse puisqu'elle est fréquente en pratique, mais elle n'est pas toujours à recommander selon plusieurs sources médicales. Selon la Société canadienne de pédriatrie, risque de toxicité cumulée des deux agents à moins de supervision médicale.**

Il faut insérer le thermomètre rectal à une distance d'environ 2 à 2.5cm.

Thermomètre tympanique:
-prendre un nouvel embout pour chaque lecture
-on doit tirer sur l'oreille de l'enfant vers l'arrière
-insérer le thermomètre de façon à ce que le conduit auditif soit bloqué entièrement
-garder le thermomètre en place et appuyer sur le bouton durant une seconde

Convulsions fébriles
-jusqu'à 5% des enfants
-traumatisante mais généralement sans conséquence
-entre 6 mois et 5 ans
-La Société canadienne de pédriatrie recommande d'adresser ces enfants chez le md assez rapidement, particulièrement en présence de la première convulsion fébrile de l'enfant.
-si la crise persiste après 3 minutes: 911
-l'usage d'anti-pyrétiques ne diminue pas les risques de convulsions et un traitement préventif par des anticonvulsivants n'est pas indiqué dans les cas simples et sans conséquences

Conseil
Nous devons toujours garder en tête que la fièvre est bénigne, bien qu'inconfortable, dans la majorité des cas, et que l'on ne traite pas une valeur de température, mais bien des patients. Il est donc justifié, dans les cas où la température n'est pas très élevée, de simplement éduquer les parents et de suggérer des mesures non pharmacologiques.





24 avril 2012

Fentanyl et syndrome sérotoninergique

Tiré des avis de Santé Canada

•Le fentanyl peut être associé au syndrome sérotoninergique, un effet indésirable mettant la vie en danger, lorsqu'utilisé en concomitance avec un agent sérotoninergique.

•Au cours des 10 dernières années, Santé Canada a reçu 5 déclarations dans lesquelles le fentanyl a été utilisé en concomitance avec un agent sérotoninergique et était considéré comme médicament suspect dans le déclenchement d'un syndrome sérotoninergique.


Le syndrome sérotoninergique est un effet indésirable (EI) pouvant mettre la vie en danger, qu'il est possible de prévenir et de traiter. On le décrit souvent comme étant caractérisé par 3 manifestations cliniques, soit une modification de l'état mental, une hyperactivité autonome et des anomalies neuromusculaires. Toutefois, ces manifestations ne sont pas toutes présentes de façon constante chez tous les patients atteints. Selon les critères de toxicité sérotoninergique de Hunter, outil diagnostique généralement privilégié, le clonus (spontané, inductible et oculaire) est le plus important signe diagnostique. Tout médicament qui fait directement ou indirectement augmenter la concentration de sérotonine intrasynaptique jusqu'à des taux nocifs peut déclencher le syndrome sérotoninergique. Le syndrome s'observe généralement lors de thérapies impliquant plusieurs médicaments qui modulent la neurotransmission de la sérotonine par différents mécanismes.


Le fentanyl ne déclencherait pas le syndrome sérotoninergique lorsqu'il est employé seul, mais il peut lui être associé si on l'utilise en concomitance avec un agent sérotoninergique. Le mécanisme par lequel le fentanyl peut déclencher le syndrome sérotoninergique n'est pas encore complètement élucidé. Le fentanyl appartient à la classe des analgésiques opioïdes connus sous le nom de phénylpipéridines (dans laquelle on retrouve aussi la mépéridine, le tramadol, la méthadone et le dextrométhorphane), considérés comme de faibles inhibiteurs du recaptage de la sérotonine. Toutefois, les données relatives à l'affinité du fentanyl à l'égard des transporteurs de la sérotonine sont insuffisantes.


Au 30 septembre 2011, Santé Canada avait reçu 5 déclarations dans lesquelles le fentanyl avait été utilisé en concomitance avec un agent sérotoninergique et était considéré comme médicament suspect dans le déclenchement d'un syndrome sérotoninergique. Tous les cas sont survenus au cours des 10 dernières années. Un de ces cas a été fatal. Dix cas, dont l'un des 5 cas soumis à Santé Canada, ont été publiés. Huit ont été publiés au cours des 4 dernières années. Aucune étude n'a cependant été trouvée sur le sujet dans la littérature scientifique.


Les cas rapportés l'ont été avec le Paxil, l'Effexor, le Zoloft et le Luvox.

Nicorette VapoÉclair

Tiré de Profession Santé

Il s’agit d’un vaporisateur buccal de poche qui libère instantanément 1 mg de nicotine pour calmer les envies de fumer et les symptômes de sevrage chez les personnes qui désirent cesser de fumer, peu importe leur niveau de dépendance à la nicotine.

Santé Canada a accordé au fabricant un numéro d’exemption (EN) à son produit en attendant qu’il termine son analyse pour lui attribuer un numéro de produit naturel (NPN).

Le vaporisateur contient 150 doses de 1 mg à la saveur de menthe fraîche.

À noter, il n’y a pas d’indicateur qui avise l’utilisateur que son vaporisateur est vide.

Le prix de vente du Nicorette VapoÉclair est d’environ 40 $.

Contrairement aux gommes à mâcher et aux timbres cutanés de la marque Nicorette, le VapoÉclair n’est pas couvert par le régime public d’assurance médicaments. La compagnie attend d’obtenir son NPN avant de décider si elle soumettra une demande à l’INESSS.

« La posologie recommandée est d’une ou deux vaporisations lorsque le fumeur aurait normalement pris une cigarette ou lorsqu’une envie de fumer se fait sentir. »

Le Nicorette VapoÉclair « commence à agir sur les envies de fumer en 60 secondes ».

« Il a été démontré que le vaporisateur buccal Nicorette VapoÉclair permettrait d’atteindre des concentrations maximales de nicotine deux fois plus vite qu’avec la gomme ou la pastille », souligne le fabricant.

« Pour la plupart des fumeurs, l’utilisation type consistera en une ou deux vaporisations toutes les 30 à 60 minutes. Par exemple, un fumeur qui fume en moyenne 15 cigarettes par jour doit prendre une ou deux vaporisations au moins 15 fois par jour. »

Le fumeur ne peut prendre que deux vaporisations à la fois, jusqu’à un maximum de quatre vaporisations à l’heure et de 64 vaporisations par jour.

Ce dernier n’a pas soumis de données à Santé Canada pour une utilisation simultanée avec des timbres cutanés.

L’effet indésirable le plus signalé a été le hoquet (près de 60 % des patients versus 10 % pour ceux sous placebo). « La majorité des cas de hoquet signalés étaient légers », souligne le fabricant.

Pour amenuiser cet effet indésirable, celui-ci recommande de conserver la vaporisation dans la bouche pendant quelques secondes avant de l’avaler.

23 avril 2012

L’aspirine : nouvel espoir contre le cancer

Tiré de Passeport Santé

Faudrait-il prendre quotidiennement de l’aspirine pour diminuer le risque de cancer ? La question semble se poser suite à la publication de trois nouvelles études menées par l’équipe du Professeur Peter Rothwell.

En 2011, Peter Rothwell et son équipe avaient montré que la prise quotidienne d’aspirine (75 mg) permettait la réduction de la mortalité par cancer à long terme. Les trois nouvelles études ont confirmé ce constat et ont conclu que le bénéfice se faisait également sentir à plus court terme.

La première étude s’est appuyée sur des travaux concernant l’effet d’une consommation d’aspirine sur les évènements cardiovasculaires et sur la mortalité liée au cancer. Les chercheurs ont pu comparer la survie des consommateurs d’aspirine à celle des témoins. Les analyses ont montré que l’aspirine diminuerait le risque de mortalité par cancer de 26%. Lorsque le traitement est maintenu pendant cinq ans, ce chiffre atteindrait même les 37%.

Dans la deuxième étude, les chercheurs se sont intéressés cette fois à la propagation des métastases pendant le cancer. Les résultats semblent sans appel : au cours des six ans et demi de suivi, le risque de cancer avec des métastases à distance serait réduit de 36% et celui des adénocarcinomes de 46%. Parmi les patients atteints d’adénocarcinomes sans métastases au moment du diagnostic, la prise d’aspirine réduirait même le risque de métastases de 70%.

Enfin, la troisième étude révèle que la prise quotidienne d'une faible dose d'aspirine entraînerait une réduction du risque de cancer colorectal de quasiment 40%. Elle serait également associée à une baisse du risque à long terme des cancers de l’œsophage, de l’estomac et du sein.

Des résultats spectaculaires qui enthousiasment les auteurs des trois études : « Ils constituent la première preuve chez l'homme que l'aspirine prévient les métastases à distance des cancers ».

Recommander l’aspirine est prématuré

Il semble néanmoins prématuré de recommander la prise quotidienne d’aspirine en prévention du cancer sur la seule base de ces études, réalisées à partir d’études de prévention cardiovasculaire. Elles n’ont donc pas été conçues par des cancérologues avec tous les critères pertinents pour fournir des résultats en matière de cancérologie.

De plus, l’aspirine entraîne des effets secondaires tels que des saignements majeurs qui peuvent avoir un impact sur la qualité de vie. Il faudra attendre le résultat de nombreuses autres études pour adopter un tel traitement préventif. Malgré tout, il semblerait que l’on se dirige vers la reconnaissance de l'intérêt de l'aspirine dans la prévention des cancers.

08 avril 2012

Symptômes d'une diarrhée à C. Difficile

Tiré de l'avis de Santé Canada sur les IPPs et les risques d'infection à C. Difficile, février 2012

Le patient qui prend un IPP doit consulter sans tarder un professionnel de la santé s'il contracte une diarrhée qui perdure, car il peut s'agir d'une DACD. Diarrhées aqueuses ou sanglantes (au moins trois selles par jour pendant deux jours ou plus), fièvre, perte d'appétit, nausées, douleurs abdominales ou sensibilité au toucher sont des symptômes de DACD.

07 avril 2012

Grossesse : les effets des antipsychotiques sur les bébés

Tiré de Passeport Santé

Durant la grossesse, la prise d’antipsychotiques par la mère peut affecter le futur développement moteur du bébé.


C’est en observant plus de 300 nourrissons âgés de 6 mois que des chercheurs de l'Université Emory à Atlanta ont découvert que ceux qui étaient nés de mères sous antipsychotiques pendant la grossesse obtenaient des résultats plus faibles aux divers tests neuromoteurs effectués pour comparer leurs habiletés motrices (mouvements, réflexes, posture, etc.).

En effet, seuls 19 % des nouveau-nés exposés aux médicaments antipsychotiques ont eu des résultats normaux aux tests.

Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion en comparant un groupe d’enfants nés de mères consommant des antipsychotiques à ceux issus de mères ayant pris des antidépresseurs et de mères n'ayant aucun médicament psychiatrique.

Rappelons que les médicaments antipsychotiques sont souvent utilisés dans le traitement de la schizophrénie et du trouble bipolaire.

Pour les chercheurs, dont l’étude est parue dans la revue Archives of General Psychiatry, aucun retard significatif dans les habiletés motrices causé par les antipsychotiques durant la grossesse n'a été démontré. Seule une association a été prouvée.

Or, les spécialistes tiennent tout de même à aviser les médecins de peser davantage le pour et le contre de la prise d’antipsychotiques et de vérifier la nécessité chez les femmes enceintes atteintes d’une maladie mentale.

Il semblerait qu’environ les deux tiers des femmes ayant des antécédents de maladie mentale mettent au monde un bébé.

Quelles statistiques sur le Zostavax

Tiré d'un dépliant de la compagnie MERCK

Chez plus de 50% des personnes de plus de 60ans atteintes du zona, la maladie peut évoluer vers une névralgie postzostérienne(NPZ).

L'allodynie (douleur reliée à un stimulus anodin) est présente chez au moins 90% des patients souffrant de NPZ et est généralement décrite comme le type de douleur le plus pénible et le plus invalidant.

Environ 95% des adultes au Canada ont eu la varicelle.

Le risque à vie de présenter un zona pourrait atteindre 30% dans la population générale.

Chez les 60 ans et plus, Zostavax a entraîné une réduction significative de 51% du zona.

La durée de la protection au-delà de 4 ans après la vaccination n'est pas connue. La nécessité d'une revaccination n'a pas été déterminée.

Zostavax a entraîné une réduction significative de la douleur reliée au zona chez les personnes de 60 ans et plus.
Réduction de 73% de l'incidence de la douleur intense et persistante reliée au zona chez les personnes ayant présenté un zona malgré la vaccination.
Réduction de 39% de l'incidence de NPZ chez les personnes ayant présenté un zona malgré la vaccination.

02 avril 2012

Sinus Rinse

Prescription:

Sinus Rinse 240ml

+ pulmicort capsule de 0.5 (bien sûr servont les ampoules)

+ Bactroban crème 1cc

Dans les 2 narines die durant 1 mois.

Stabilité? Peut-on en faire une magistrale?

Aucune donnée de stabilité pour des magistrales avec du Sinus Rinse. Il y a même des rapports de cas d'infection sévère suite à l'ajout d'ingrédients dans les solution de rinçage.

Conclusion: le patient fait le mélange lui-même juste avant l'utilisation et jette toute portion inutilisée.

Conservation de l'insuline dans le desert

Patiente diabétique qui s'en va dans le désert, endroit où la température environne les 40Celcius.

Durée de conservation de l'insuline:

4 semaines à plus de 50Celcius
10 semaines à 37Celcius

10% de perte d'activité si gardée à température de la pièce durant 2 ans

**Ne pas oublier que la congélation altère beaucoup plus l'insuline que la chaleur!

30 mars 2012

L'insomnie chez la personne âgée

Suite à un suivi pour une patiente de 93ans, que peut-on faire pour améliorer le sommeil des personnes âgées?

Mes informations sont tirées du Therapeutic Choices (sixth edition), Vigilance et de l'article du Québec Pharmacie paru en juin 2011: "L'insomnie chez la personne âgée".

Mesures non-pharmacologiques:

-Prendre un verre de lait chaud avant le coucher
-Faire de l'exercice dans la journée, environ 40 minutes d'une bonne intensité (avec sudation)
-Se détendre avant le coucher en lisant ou en écoutant de la musique
-Avoir une chambre tranquille, sombre et confortable
-N'aller se coucher que lorsque l'on est fatigué
-Porter un masque ou des bouchons dans les oreilles si lumière ou bruit
-Ne pas rester couché si le sommeil ne vient pas
-Adopter un rythme régulier d'heures de coucher et de lever 7 jours par semaine (avec cadran)
-Tourner le cadran pour ne pas le voir
-Adopter une routine simple du soir qui prédispose au coucher et au sommeil, comme un bain chaud par exemple
-Ne pas prendre d'alcool au coucher
-Éviter la caféine et les autres stimulants durant la soirée
-Ne pas faire d'exercice juste avant d'aller au lit
-Éviter de faire des siestes durant la journée. Si absoluement nécessaire, en faire seulement une de 30 minutes en début d'après-midi.
-Ne pas rester étendu de longues périodes de temps dans la journée
-Ne manger que légèrement avant d'aller au lit, éviter les gros repas tard en soirée
-Restreindre la durée de la nuit, maximun 8h ou la moyenne de la dernière semaine
-Utiliser son lit seulement pour dormir, même pas pour lire
-Se lever lorsqu'on se réveille la nuit
-Si fumeur, ne pas fumer après 19h
-Faire des exercices de relaxation (par exemple prendre de grandes respirations et à chaque expiration détendre une partie du corps en particulier, débuter par la tête et terminer par les pieds)

Typiquement, la personne âgée ressent un sommeil de plus en plus fractionné ainsi que des difficultés à s'endormir, à rester endormie et à rester éveillée durant le jour. Ces problèmes sont dus à des changements qui affectent l'architecture du sommeil, comme la diminution des périodes de sommeil profond.

4 traitements sécuritaires:

lorazépam
oxazépam (delai de 60 à 90 minutes pour début de l'effet)
témazepam
zopiclone

Parmi les autres options:

Les antidépresseurs tricycliques: non-recommandés en gériatrie en raison de leurs effets anticholinergiques. Somnolence résiduelle diurne et hypotension orthostatique. Nortriptyline à privilégier.

La trazodone et le Remeron efficaces chez les patients dépressifs seulement. Attention pour l'hypotension orthostatique et les chutes avec la trazodone et à l'augmentation de l'appétit et sécheresse des muqueuses avec le Remeron.

Le Seroquel: peu d'études. Débuter à 12.5mg en gériatrie. Céphalées et xérostomie à surveiller.