Il y a 3 modèles de stérilet Mona Lisa disponible au Canada.
Le 10 est efficace pour 10 ans. Surface de 380mm2 de cuivre sur la tige ET les bras du stérilet.
Le 5 est efficace pour 5 ans. Surface de 380mm2 de cuivre sur la tige seulement.
Le N est efficace pour 3 ans. Surface de 300mm2 de cuivre sur la tige seulement.
Comment fonctionne le Mona Lisa?
Les DIU au cuivre préviennent la fécondation en agissant sur la motilité et le fonctionnement normal des spermatozoïdes. Le Mona Lisa n’affecte pas l’ovulation.
Le Mona Lisa est-il efficace?
Des études à long terme indiquent que moins de 1 femme sur 100 devient enceinte en utilisant le Mona Lisa. Le Mona Lisa est une méthode anticonceptionnelle grandement efficace. En fait, chez les utilisatrices du
Mona Lisa à long terme, le taux d’échec approche celui de la stérilisation.
Puis-je me faire insérer le Mona Lisa tout juste après avoir accouché?
Votre médecin et vous discuterez du meilleur moment pour vous l’insérer suite à l’accouchement. Vous pourriez devoir attendre 6 semaines, mais dans les cas de césarienne, il faut reporter l’insertion à 12 semaines après l’accouchement.
Comment puis-je vérifier la présence du Mona Lisa dans mon utérus?
On recommande de consulter votre médecin pour une visite de suivi un mois après l’insertion pour s’assurer qu’il est toujours en place et confirmer son positionnement approprié. Par la suite, on recommande d’effectuer une visite tous les ans. Vous devriez également vous assurer que le Mona Lisa est bel et bien dans l’utérus; en position accroupie, introduisez les doigts propres jusqu’au fond du vagin pour sentir les fils. Ne tirez pas sur les fils. Si vous ne pouvez pas sentir les fils ou si vous pouvez sentir d’autres parties du Mona Lisa en plus des fils, consultez immédiatement votre médecin. Cela signifie que votre Mona Lisa n’est plus dans l’utérus ou qu’il n’est pas bien placé, ce qui augmente vos risques de devenir enceinte. On vous recommande d’utiliser une autre méthode de contraception jusqu’à ce que vous ayez vu le médecin. Il est conseillé de vérifier que le Mona Lisa est en place une fois par mois. Vous pouvez employer des tampons en même temps que le Mona Lisa.
Qu’arrivera-t-il lors des premières menstruations après l’insertion du Mona Lisa?
Les trois premiers cycles suivant l’insertion sont généralement différents des cycles normaux. Des règles plus abondantes ou plus longues peuvent survenir et vous pourriez subir des pertes vaginales légères entre les règles. Ces changements menstruels diminuent habituellement avec le temps et disparaissent après 2 à 3 mois. Toutefois, si votre flux menstruel continue d’être abondant ou exceptionnellement long, ou si la petite perte sanglante se poursuit, consultez votre médecin.
Tiré du site du distributeur canadien.
http://www.pacepharma.ca/uploads/3/0/6/1/3061118/patient_info_mona_lisa_5_fr.pdf
http://www.pacepharma.ca/fr/produits1.html
04 août 2013
03 août 2013
Plus de détails sur le charbon de bois activé pour traiter un empoisonnement
Ce décontaminant gastro-intestinal est commercialisé par les Laboratoires Omega (Charac-25 en format de 25 g pour un usage pédiatrique ou Charac-50 en format de 50 g) et par Pharmascience (Charcodote en format de 50 g).
Ces produits sont en vente libre (Annexe 3).
Pierre-André Dubé souligne que le charbon de bois activé en suspension orale dans du sorbitol n’est pas à privilégier en raison d’effets indésirables non négligeables (hémorragies sous-arachnoïdiennes et désordres électrolytiques) rapportés avec son utilisation en doses répétées.
Il indique que le Centre antipoison du Québec et d’autres associations internationales en toxicologie recommandent d’administrer initialement chez les enfants une dose de 1 g/kg de poids corporel jusqu’à une dose maximale de 50 g et chez les adultes, une dose unique de 50 g.
Il souligne qu’il n’est pas recommandé d’employer les comprimés et les capsules de charbon de bois activé qui sont placés dans la section des produis naturels des pharmacies en raison de « l’absence de données probantes justifiant [leur] utilisation en contexte d’empoisonnement ».
Il précise aussi que l’administration du charbon de bois activé en suspension orale doit s’effectuer sous la supervision du Centre antipoison du Québec et le plus rapidement possible pour minimiser l’absorption de la substance toxique.
Pour se faire, il recommande aux pharmaciens d’inscrire le numéro de téléphone du Centre antipoison du Québec (1 800 463-5060) sur l’étiquette de la pharmacie avant de remettre ce produit à un client qui en ferait l’achat à titre préventif pour le mettre dans une trousse de premiers soins.
Tiré de Profession Santé
En remplacement du Buro-Sol
Pour la version en sachet pour assécher les lésions d'herbes à poux: l'eau d'hamamélis car elle possède des propriétés astringentes.
Réf: Handbook of non-prescription drugs
Pour PRÉVENIR l'otite du baigneur: solution alcool isopropylique 70% et vinaigre (rapport 2:1).
Il y a un nouveau produit: L'auro-dri. Il est composé d'alcool isopropylique 95% et de glycérine.
- Solution maison en mélangeant du vinaigre blanc à de l'alcool isopropylique 70% ou à de l'eau en proportion 1:1. Posologie identique à l'acétate d'aluminium 0.5% (buro-sol otique) pour le traitement de l'otite du baigneur, soit 4-6 gouttes QID ad 3 jours après disparition des symptômes et prophylaxie : 4-6 gouttes après baignade ou douche. Sensation de brûlure possible à l'instillation
(Ref : Le Guide Pratique de l'Automédication, 3e édition, 2012, Edipharm, Pharmascience)
Tiré du Forum de Profession Santé
L'avis de Jean-Yves Dionne
Nutricap:
La gamme Nutricap, de la compagnie IRB Yves Ponroy, devenue Nutrisanté, est vendue ici depuis les années 1980. La formule régulière est un cocktail nutritionnel contenant surtout des vitamines B, du zinc, du silicium et les acides aminés nécessaires à la pousse de cheveux. Il y a eu quelques études cliniques de petite envergure sur le produit qui montrent bel et bien un effet sur la pousse des cheveux et sur la qualité de ceux-ci. Ils sont tous approuvés par Santé Canada et ont un NPN.
Arthri-Plus:
Cold-FX est probablement le produit pour le rhume et les infections des voies respiratoires supérieures (IVRS) le mieux documenté sur nos tablettes. Selon la documentation (Predy, et coll.), la prise régulière de Cold-FX peut réduire le nombre de rhumes de 26%. Le risque d’un deuxième rhume dans l’année diminue de 56%, et la sévérité des symptômes baisse de 31% et la durée, de 35%. Un produit très bien toléré qui confère une bonne protection contre les IVRS.
Tiré de Profession Santé
La gamme Nutricap, de la compagnie IRB Yves Ponroy, devenue Nutrisanté, est vendue ici depuis les années 1980. La formule régulière est un cocktail nutritionnel contenant surtout des vitamines B, du zinc, du silicium et les acides aminés nécessaires à la pousse de cheveux. Il y a eu quelques études cliniques de petite envergure sur le produit qui montrent bel et bien un effet sur la pousse des cheveux et sur la qualité de ceux-ci. Ils sont tous approuvés par Santé Canada et ont un NPN.
Nutricap sera utile pour les cheveux fins et cassants, ainsi que les pertes de cheveux à la suite de mauvais traitements (entre autres les teintures) et même quelques troubles hormonaux comme après une grossesse. Il aidera aussi contre les ongles cassants, surtout grâce à la silice.
Ce n’est pas une panacée qui guérira une alopécie mais il donne de bons résultats pour les problèmes mineurs.
Outre une allergie à une des composantes, Nutricap n’est qu’un supplément de nutriments qui est bien toléré.
Arthri-Plus:
Arthri-Plus est un vaporisateur ou une crème pour les douleurs articulaires. Il contient trois huiles essentielles (Eucalyptus globulus, Eugenia caryophyllata [clou de girofle], Mentha piperita) et du menthol. C’est un produit uniquement symptomatique.
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Le passage du millepertuis à un antidépresseur
Le menthol est connu pour son effet « froid » contre-irritant. C’est le principe du Deep Cold (autre PSN). L’intérêt de ce produit par rapport aux autres rubéfiants contenant du menthol est la présence d’huile de clou de girofle. L’huile de clou est anesthésiante. Donc, son effet sur la douleur sera un peu plus prononcé que plusieurs produits concurrents contenant uniquement du menthol, mais cet effet sera de courte durée.
Cold-FxCold-FX est probablement le produit pour le rhume et les infections des voies respiratoires supérieures (IVRS) le mieux documenté sur nos tablettes. Selon la documentation (Predy, et coll.), la prise régulière de Cold-FX peut réduire le nombre de rhumes de 26%. Le risque d’un deuxième rhume dans l’année diminue de 56%, et la sévérité des symptômes baisse de 31% et la durée, de 35%. Un produit très bien toléré qui confère une bonne protection contre les IVRS.
Tiré de Profession Santé
01 août 2013
Mélatonine et Coumadin
ANTICOAGULANT/ANTIPLATELET DRUGS <<interacts with>> MELATONINInteraction Rating = Moderate Be cautious with this combination. |
Tiré de Natural Médecines Comprehensive Database
Angine et Avelox
Précaution
chez le patient souffrant d’angine sous moxifloxacin
Le
moxifloxacin est l’antibiotique ayant fait l’objet des essais
précliniques et cliniques les plus rigoureux quant au risque de
prolongation de l’intervalle QT, puisque cet effet est commun à la
classe des fluoroquinolones à divers degrés. Étant donné que
l’allongement qu’il provoque a été bien établi et souvent
démontré comme le plus significatif parmi les trois
fluoroquinolones les plus présentes sur le marché (ciprofloxacine,
lévofloxacin, moxifloxacin), une précaution de son emploi chez les
patients souffrant d’angine apparait dans les différents logiciels
d’informations pharmacothérapeutiques. Celle-ci provient
directement de la monographie du produit. Toute cardiomyopathie
ischémique, pouvant se manifester ou non par des douleurs
angineuses, constitue un état proarythmique qui rend la prolongation
de l’intervalle QT encore plus à risque de causer des torsades de
pointe, surtout si on est en présence d’autres facteurs de risque.
Ceux-ci sont notamment l’âge, le sexe féminin, l’hypomagnésémie,
l’hypokaliémie et la bradycardie. Il faut d’ailleurs noter que
les molécules utilisées en première ligne chez les sujets
souffrant d’angine diminuent la fréquence cardiaque à savoir les
bêta-bloquants et les bloqueurs des canaux calciques
non-dihydropyridines. La bradycardie pouvant résulter de leur emploi
constitue donc un facteur de risque à la survenue de torsades de
pointe lors de l’usage de moxifloxacin qui accroit de façon
significative l’intervalle QT. Voilà qui explique pourquoi la
moxifloxacine nécessite d’être particulièrement vigilant
lorsqu’on l’emploie chez le patient angineux.
Références:
Goldstein
EJC, Robert
C. Owens Jr RC,
Nolin TD.
Antimicrobial-Associated
QT Interval Prolongation: Pointes of Interest. Clin
Infect Dis 2006;
43
(12):
1603-11.
Monographie!
Tsikouris
JP, Peeters MJ, Cox CD, et coll.
Effects
of Three Fluoroquinolones on QT Analysis After Standard Treatment
Courses. Annals
of Noninvasive Electrocardiology 2006;
11(1) :
52–6.
Rédigé par Anne-Marie Picard, stagiaire
01 juillet 2013
Interaction statines et macrolides
Une nouvelle étude confirme la possibilité d’interactions dangereuses entre des statines et certains antibiotiques. Quoique rares, ces interactions peuvent s’avérer sérieuses.
Comme le soulignent les auteurs, étant donné que ces médicaments sont couramment prescrits et souvent prescrits ensemble, cette association devrait être évitée.
L’étude, publiée la semaine dernière dans l’édition de Annals of Internal Medicine, a été réalisée par des scientifiques de l’Université London, en Ontario, et de l’Institute of Clinical Evaluative Sciences, à Toronto.
Elle estime que, pour chaque tranche de 100 patients qui prennent ces deux médicaments, il y aura une hospitalisation additionnelle pour insuffisance rénale aiguë.
L’auteur principal, le Dr Amit Garg, pense que les médecins devraient envisager la prescription d’autres antitibiotiques que la clarithromycine ou l’érythromycine pour les patients sous statines et ayant besoin d’antibiotiques.
«La plupart des gens ne présenteront pas de toxicité aux statines lorsqu’ils prendront ces antibiotiques, dit le Dr Garg, néphrologue au Lawson Health Research Institute, à London. Mais une petite portion, oui. Ces personnes subiront de graves effets indésirables, avec une hospitalisation, de sévères lésions aux reins, et certaines auront besoin d’une dialyse d’urgence.»
«Nous désirons seulement attirer l’attention sur le fait qu’il s’agit d’une interaction médicamenteuse que l’on peut prévenir. Il existe des solutions toutes simples afin de prévenir ces situations.»
L’étude suggère que «plusieurs décès et des centaines d’admissions à l’hôpital avec des lésions rénales aiguës» en Ontario peuvent être attribués à ces patients traités par des statines à qui on a prescrit ces antibiotiques (l’étude utilise uniquement des données de l’Ontario).
Le Dr Garg conseille aux médecins de prescrire d’autres médicaments aux patients sous statines. Par exemple, le risque accru n’a pas été observé avec l’azithromycine, qui est de la même famille – les macrolides – que les deux qui ont provoqué des interactions.
Aussi, ajoute-t-il, les médecins pourraient suggérer à leurs patients de faire une pause statines, s’ils doivent prendre des antibiotiques pour guérir une infection.
Cependant, les auteurs de l’étude ne veulent pas véhiculer le message que les patients ne doivent pas prendre de statines. Les médicaments hypocholestérolémiants sont essentiels, insiste-t-il.
Le Dr Mahyar Etminan, un scientifique de l’unité d’évaluation thérapeutique du Provincial Health Services Authority, à Vancouver, appuie le message de l’étude.
Le Dr Etminan, qui n’était pas impliqué dans cette étude, affirme que le travail a été bien fait, et si le taux de réactions indésirables graves était faible, les risques ne peuvent pas être écartés.
«Comme il existe une solution de rechange sécuritaire, les médecins peuvent choisir de prescrire l’azithromycine aux patients qui ont besoin d’un antibiotique de la famile des macrolides et qui sont sous statines», dit le Dr Etminan, également membre de la faculté de médecine de l’Université de Colombie-Britannique.
Tiré de Profession Santé
30 juin 2013
Alimentation et Gluten
Aliments permis et à éviter
NOTE: tous les efforts sont faits pour obtenir l'information la plus à jour possible. Toutefois, le statut de certains des ingrédients peut changer dans le temps selon les données scientifiques plus récentes, les résultats d'analyse ayant recours aux tests de dosage les plus reconnus (ELISA R5 au moment d'écrire ces lignes), le seuil de détection de ces derniers ainsi que les changements dans la réglementation.
La FQMC indiquera les mises à jour dès que des nouveaux faits seront mis à sa connaissance.
Rappelez vous qu'il est recommandé d'adopter une alimentation saine la plus simple possible. Moins les aliments naturellement sans gluten sont transformés, plus ils sont sécuritaires. De cette façon, vous courrez moins le risque de consommer, sans le savoir, un ingrédient qui contient du gluten. Il est recommandé de toujours consulter la liste des ingrédients avant de consommer un produit, un médicament ou un supplément alimentaire. Soyez vigilant!
Voici les modifications apportées au Livret des Ingrédients permis et à éviter, Éditions 2005, 2009 et 2010.
Les mises à jour inscrites dans la section ci-présente s'appliquent à toute édition du Livret des Ingrédients permis et à éviter.
Les ingrédients À ÉVITER sont en caractères gras et les ingrédients en italique sont des ingrédients À SURVEILLER puisque certains peuvent être à risque de contamination ou contenir des ingrédients de source inconnue. Les autres ingrédients sont considérés comme PERMIS.
Gluten de maïs
Huile de germe de blé (à éviter)
Jus d'herbe de blé (à éviter)
Atta (à éviter)
Dextrose
Malt de maïs
Pâte de cacao
Liqueur de chocolat
Levure Torula
Levure rapide
Levure sèche
Levure nutritionnelle
Levure de boulanger
Levure de bière (à éviter)
Levure autolysée
Extrait de levure
Extrait de levure autolysée
Levure chimique
Miso
Tempeh
Levure artificielle
Carotène
Isomalt
EDTA
Brandy
Quinoa
Épices (Conserver le terme «Épices pures»)
Café aromatisé
Chia
Graines de chia
Fromages bleus (pourraient comporter un danger si les moisissures sont obtenues à partir de mie de pain. Consultez le fabricant)
Nouilles soba
Peperoncini
Suif
Suif de boeuf
Teff (contamination possible)
Le régime sans gluten consiste à éliminer de l'alimentation toutes les céréales contenant du gluten, les sous-produits de ces céréales et les produits fabriqués à partir de ces sous produits.
Ce régime exige donc le retrait complet de toute source de gluten de l'alimentation et ce, pour la vie. L'alimentation sans gluten est le seul traitement efficace et ne comporte aucun effet secondaire. De plus, tout porte à croire que les personnes cœliaques qui suivent le régime sans gluten de façon stricte sont épargnées des complications associées à cette maladie.
Les céréales contenant du gluten sont le Blé (incluant kamut et épeautre : variétés de blé), le Seigle, l'Avoine, l'Orge et le Triticale (hybride du seigle et du blé).
Le gluten est une protéine contenue dans le grain de ces céréales. La gliadine est la prolamine retrouvée dans le gluten du blé. Les autres céréales toxiques pour les personnes cœliaques sont cependant constituées de prolamines de composition semblable, donc provoquant les mêmes réactions physiopathologiques. La sécaline est le nom donné à la prolamine du seigle, l'hordéine est la prolamine de l'orge et l'avénine celle de l'avoine. Toutes ces prolamines sont toxiques pour les personnes cœliaques.
Le gluten donne la texture et la structure aux produits de boulangerie et autres produits dans lesquels il est utilisé. En cours de cuisson, il s'étire pour former un réseau qui emprisonne le gaz carbonique et donne du volume à la pâte. Les personnes cœliaques doivent donc s'habituer à des produits qui ont une texture différente. Il existe toutefois plusieurs techniques pour arriver à conférer volume et structure à un produit sans gluten et d'excellents produits sans gluten sont disponibles sur le marché.
En pratique, s'alimenter sans gluten demande des changements majeurs dans le mode vie et les habitudes alimentaires des personnes qui ont à le faire.
Des conseils diététiques spécialisés sont donc essentiels pour que le régime sans gluten soit bien compris et suivi le plus rigoureusement possible.
Un régime sans gluten exclut :
Ce qui implique :
De plus, le gluten se dissimule très souvent dans la plupart des charcuteries, des pâtés de foie et de campagne, des cretons, des saucisses, dans les sauces de toutes sortes (sauce soya, tamari, etc.) et dans la plupart des bases de soupes, dans les soupes en conserve et en sachet, dans le sucre à glacer, la poudre d'ail et autres poudres de ce genre, dans certains mélanges d'épices moulues et certains assaisonnements, dans certains poivres moulus, etc.
Pour éviter le gluten il faut aussi apprendre à lire les étiquettes pour déceler :
Toutefois, plusieurs aliments peuvent être consommés par des personnes cœliaques. Le riz et le maïs, la pomme de terre, les légumineuses ( haricots et pois secs, lentilles...) sont des céréales et des féculents qui ne contiennent pas de gluten à l'état naturel. Les fruits, les légumes, la viande, le poisson, la volaille, le gibier, les oeufs, les noix, les amandes et les graines et le lait sont des aliments naturellement sans gluten. La majorité des produits sans gluten sont fabriqués à partir de farines de riz, de maïs, de pomme de terre, de soya, de tapioca. D'autres farines et fécules plus exotiques sont naturellement sans gluten. Il faut par contre s'assurer que les aliments naturellement sans gluten n'aient pas été contaminés par un aliment contenant du gluten, rendant ainsi l'aliment non sécuritaire pour la personne cœliaque.
Rédigé par Maude Carignan, stagiaire
NOTE: tous les efforts sont faits pour obtenir l'information la plus à jour possible. Toutefois, le statut de certains des ingrédients peut changer dans le temps selon les données scientifiques plus récentes, les résultats d'analyse ayant recours aux tests de dosage les plus reconnus (ELISA R5 au moment d'écrire ces lignes), le seuil de détection de ces derniers ainsi que les changements dans la réglementation.
La FQMC indiquera les mises à jour dès que des nouveaux faits seront mis à sa connaissance.
Rappelez vous qu'il est recommandé d'adopter une alimentation saine la plus simple possible. Moins les aliments naturellement sans gluten sont transformés, plus ils sont sécuritaires. De cette façon, vous courrez moins le risque de consommer, sans le savoir, un ingrédient qui contient du gluten. Il est recommandé de toujours consulter la liste des ingrédients avant de consommer un produit, un médicament ou un supplément alimentaire. Soyez vigilant!
Voici les modifications apportées au Livret des Ingrédients permis et à éviter, Éditions 2005, 2009 et 2010.
Les mises à jour inscrites dans la section ci-présente s'appliquent à toute édition du Livret des Ingrédients permis et à éviter.
Les ingrédients À ÉVITER sont en caractères gras et les ingrédients en italique sont des ingrédients À SURVEILLER puisque certains peuvent être à risque de contamination ou contenir des ingrédients de source inconnue. Les autres ingrédients sont considérés comme PERMIS.
Gluten de maïs
Huile de germe de blé (à éviter)
Jus d'herbe de blé (à éviter)
Atta (à éviter)
Dextrose
Malt de maïs
Pâte de cacao
Liqueur de chocolat
Levure Torula
Levure rapide
Levure sèche
Levure nutritionnelle
Levure de boulanger
Levure de bière (à éviter)
Levure autolysée
Extrait de levure
Extrait de levure autolysée
Levure chimique
Miso
Tempeh
Levure artificielle
Carotène
Isomalt
EDTA
Brandy
Quinoa
Épices (Conserver le terme «Épices pures»)
Café aromatisé
Chia
Graines de chia
Fromages bleus (pourraient comporter un danger si les moisissures sont obtenues à partir de mie de pain. Consultez le fabricant)
Nouilles soba
Peperoncini
Suif
Suif de boeuf
Teff (contamination possible)
Le régime sans gluten consiste à éliminer de l'alimentation toutes les céréales contenant du gluten, les sous-produits de ces céréales et les produits fabriqués à partir de ces sous produits.
Ce régime exige donc le retrait complet de toute source de gluten de l'alimentation et ce, pour la vie. L'alimentation sans gluten est le seul traitement efficace et ne comporte aucun effet secondaire. De plus, tout porte à croire que les personnes cœliaques qui suivent le régime sans gluten de façon stricte sont épargnées des complications associées à cette maladie.
Les céréales contenant du gluten sont le Blé (incluant kamut et épeautre : variétés de blé), le Seigle, l'Avoine, l'Orge et le Triticale (hybride du seigle et du blé).
Le gluten est une protéine contenue dans le grain de ces céréales. La gliadine est la prolamine retrouvée dans le gluten du blé. Les autres céréales toxiques pour les personnes cœliaques sont cependant constituées de prolamines de composition semblable, donc provoquant les mêmes réactions physiopathologiques. La sécaline est le nom donné à la prolamine du seigle, l'hordéine est la prolamine de l'orge et l'avénine celle de l'avoine. Toutes ces prolamines sont toxiques pour les personnes cœliaques.
Le gluten donne la texture et la structure aux produits de boulangerie et autres produits dans lesquels il est utilisé. En cours de cuisson, il s'étire pour former un réseau qui emprisonne le gaz carbonique et donne du volume à la pâte. Les personnes cœliaques doivent donc s'habituer à des produits qui ont une texture différente. Il existe toutefois plusieurs techniques pour arriver à conférer volume et structure à un produit sans gluten et d'excellents produits sans gluten sont disponibles sur le marché.
En pratique, s'alimenter sans gluten demande des changements majeurs dans le mode vie et les habitudes alimentaires des personnes qui ont à le faire.
Des conseils diététiques spécialisés sont donc essentiels pour que le régime sans gluten soit bien compris et suivi le plus rigoureusement possible.
Un régime sans gluten exclut :
- Les céréales, sources de gluten (prolamines toxiques) ;
- Les aliments et les boissons préparés à partir de ces céréales ;
- Les aliments cuisinés avec ces céréales ;
- Les aliments transformés qui contiennent du gluten sous de nombreuses appellations ;
- Les aliments qui contiennent du gluten sans qu'il soit possible de le déceler.
Ce qui implique :
- La plupart des produits de boulangerie (pain, brioches, bagels, croissants...)
- Les pâtisseries ( gâteaux, tartes, pâtisseries françaises, beignes...)
- Les pâtes alimentaires ( spaghetti, macaroni...)
- Les biscuits ( secs, sandwich, au chocolat, graham...)
- La plupart des céréales à déjeuner ( Blé filamenté, All Bran, gruau...)
- La plupart des céréales pour nourrissons
- La plupart des craquelins ( Ritz, biscuits soda, Bretons...)
- Toutes les bières, les cafés de céréales, le Postum...
- Le seitan ( aliment végétarien, très riche en gluten)
- Les viandes et les poissons enfarinés ou panés
- Les pains de viande et de poissons (chapelure)
- Les sauces, les soupes et les desserts liés avec de la farine de blé (béchamel, fond de viande ou de volaille, crème pâtissière, crème de champignons ...)
- Les aliments enrobés de pâte à frire ( oignons, poulet, beignets ... ).
De plus, le gluten se dissimule très souvent dans la plupart des charcuteries, des pâtés de foie et de campagne, des cretons, des saucisses, dans les sauces de toutes sortes (sauce soya, tamari, etc.) et dans la plupart des bases de soupes, dans les soupes en conserve et en sachet, dans le sucre à glacer, la poudre d'ail et autres poudres de ce genre, dans certains mélanges d'épices moulues et certains assaisonnements, dans certains poivres moulus, etc.
Pour éviter le gluten il faut aussi apprendre à lire les étiquettes pour déceler :
- les expressions qui indiquent la présence de gluten ;
- les expressions qui indiquent la présence possible de gluten.
Toutefois, plusieurs aliments peuvent être consommés par des personnes cœliaques. Le riz et le maïs, la pomme de terre, les légumineuses ( haricots et pois secs, lentilles...) sont des céréales et des féculents qui ne contiennent pas de gluten à l'état naturel. Les fruits, les légumes, la viande, le poisson, la volaille, le gibier, les oeufs, les noix, les amandes et les graines et le lait sont des aliments naturellement sans gluten. La majorité des produits sans gluten sont fabriqués à partir de farines de riz, de maïs, de pomme de terre, de soya, de tapioca. D'autres farines et fécules plus exotiques sont naturellement sans gluten. Il faut par contre s'assurer que les aliments naturellement sans gluten n'aient pas été contaminés par un aliment contenant du gluten, rendant ainsi l'aliment non sécuritaire pour la personne cœliaque.
Rédigé par Maude Carignan, stagiaire
25 juin 2013
à propos de la Thromboembolie Veineuse
SYMPTÔMES
Thrombose veineuse profonde
-Enflure des jambes touchées, pouvant être accompagnée d'une enflure des chevilles et des pieds
-Douleur dans les jambes, pouvant être accompagnée d'une douleur aux chevilles et aux pieds; la douleur commence souvent dans le mollet et peut ressembler à des crampes ou à des spasmes
-Rougeur et sensation de chaleur au niveau de la région touchée
-Douleur ou enflure des bras ou du cou`elle peut se produire lorsqu'un caillot sanguin se forme dans les bras ou le cou
-Certains patients qui subissent une TEV n'éprouvent aucun symptôme marqué
Embolie pulmonaire
-Essoufflement soudain durant une activité ou au repos
-Douleur à la poitrine qui ressemble à celle causée par une crise cardiaque
-Toux accompagnée d'expectorations sanglantes
-Battements de cœur rapides
-D'autres signes et symptômes compressent la respiration sifflante et le pouls faible
FACTEURS DE RISQUE
-Vol long-courrier
-Obésité grave (IMC plus grand que 30)
-Tabac
-Contraceptifs oraux combinés (le risque est particulièrement élevé au cours de la première année de la prise et semble augementer avec la dose d'oestrogènes)
-Grossesse
-Hormonothérapie substitutive après la ménopause
-Immobilisation prolongée
-Chirurgie ou traumatisme
-Cancer, HTA, MPOC
-Âge avancé
-Les patients présentant des varices ou qui ont une jambe dans le plâtre doivent être surveillés de près
-Mutations génériques touchant le système de coagulation sanguine
-ATCD personnels ou familiaux
LE SAVIEZ-VOUS?
La fréquence de TEV associée à la grossesse et à la période suivant l'accouchement est d'environ 60 sur 100 000 grossesses.
Le risque de TEV chez les utilisatrices de COC est de 20 à 40 cas sur 100 000 utilisatrices par année d'utilisation.
Le Micronor (progestérone seulement) n'est pas associé à un risque accru de TEV.
Tiré du feuillet d'information rédigé par Bayer, merci à Stéphanie Roussin pour le dépliant
Thrombose veineuse profonde
-Enflure des jambes touchées, pouvant être accompagnée d'une enflure des chevilles et des pieds
-Douleur dans les jambes, pouvant être accompagnée d'une douleur aux chevilles et aux pieds; la douleur commence souvent dans le mollet et peut ressembler à des crampes ou à des spasmes
-Rougeur et sensation de chaleur au niveau de la région touchée
-Douleur ou enflure des bras ou du cou`elle peut se produire lorsqu'un caillot sanguin se forme dans les bras ou le cou
-Certains patients qui subissent une TEV n'éprouvent aucun symptôme marqué
Embolie pulmonaire
-Essoufflement soudain durant une activité ou au repos
-Douleur à la poitrine qui ressemble à celle causée par une crise cardiaque
-Toux accompagnée d'expectorations sanglantes
-Battements de cœur rapides
-D'autres signes et symptômes compressent la respiration sifflante et le pouls faible
FACTEURS DE RISQUE
-Vol long-courrier
-Obésité grave (IMC plus grand que 30)
-Tabac
-Contraceptifs oraux combinés (le risque est particulièrement élevé au cours de la première année de la prise et semble augementer avec la dose d'oestrogènes)
-Grossesse
-Hormonothérapie substitutive après la ménopause
-Immobilisation prolongée
-Chirurgie ou traumatisme
-Cancer, HTA, MPOC
-Âge avancé
-Les patients présentant des varices ou qui ont une jambe dans le plâtre doivent être surveillés de près
-Mutations génériques touchant le système de coagulation sanguine
-ATCD personnels ou familiaux
LE SAVIEZ-VOUS?
La fréquence de TEV associée à la grossesse et à la période suivant l'accouchement est d'environ 60 sur 100 000 grossesses.
Le risque de TEV chez les utilisatrices de COC est de 20 à 40 cas sur 100 000 utilisatrices par année d'utilisation.
Le Micronor (progestérone seulement) n'est pas associé à un risque accru de TEV.
Tiré du feuillet d'information rédigé par Bayer, merci à Stéphanie Roussin pour le dépliant
21 juin 2013
Hypotension orthostatique
L’hypotension
orthostatique symptomatique se présente par une chute de pression
lors d’un changement de position de debout ou assis ou peut
également survenir après avoir mangé. L’hypotension
orthostatique est une pathologie plus fréquente chez les personnes
âgées, due à une sensibilité réduite des barorécepteurs. En
effet, 20% des personnes de plus de 65 ans en sont atteintes. Par
contre, seulement 2% des patients sont symptomatiques. L’hypotension
orthostatique est un prédicteur élevé de futurs événements cardiovasculaires.
Association avec certains médicaments
|
Niveau
d’association
|
Médicament
|
|
Aucune
|
Antihypertenseurs
Diurétiques
|
|
faible
|
Bêta-bloqueurs
|
|
Moyen
|
Hypoglycémiants
oraux
Supine
|
Réponse normale au changement à la position debout :
- Une diminution rapide du retour veineux au cœur.
- Il s’en suit une réduction de la quantité de sang dans les ventricules, résultant en un débit cardiaque et une pression artérielle diminués.
- La chute de la pression artérielle et du volume thoracique provoque un réflexe compensatoire médié par le SNC qui augmente la réponse sympathique et diminue la réponse parasympathique.
- L’augmentation de la réponse du système sympathique augmente la résistance vasculaire périphérique, le retour veineux et le débit cardiaque, limitant ainsi la chute de pression
Syncope réflexe («choc vagal»)
Le
choc vagal est une hypotension orthostatique transitoire causée par
l’échec de l’entrée en jeu du système sympathique lorsque
survient ce que le corps perçoit comme une menace. Le système
parasympathique en profite pour prendre le dessus, à diminuer les
battements du cœur et à provoquer le choc vagal.
Symptôme de l’hypotension orthostatique
- faiblesse
- sensation d’étourdissements ou de vertiges
- vision brouillée
- assombrissement du champ visuel
- Perte de conscience
- Une hypotension sévère peut provoquer de l’angine ou un AVC
Critères de diagnostic
L’hypotension orthostatique peut être diagnostiquée lorsque dans les 2 à 5 minutes suivant le changement de position pour amener la position debout un ou plusieurs des signes et symptômes sont présents :- Une chute d’au moins 20 mm Hg dans la pression systolique
- Une chute d’au moins 10 mm Hg dans la pression diastolique
- Symptômes d’hypoperfusion cérébrale
Source: «Mechanisms, causes, and evaluation of orthostatic and postprandial hypotension». UpToDate. Web. 20 juin 2013Rédigé par Marie-Pier Côté, stagiaire
20 juin 2013
Le Proscar(Finastéride) provoque moins d’effets indésirables que l'Avodart(Dutastéride)
Un monsieur se présente pour une nouvelle rx de Viagra. Malheureusement, monsieur prend de l'Imdur. Donc, impossible de combiner les 2! Monsieur m'explique que depuis qu'il prend son "Avodort" , ça dort!
Je voulais donc savoir si de changer l'Avodart pour du Proscar pouvait diminuer les risques de développer des DE et bien sûr tout en gardant la même efficacité! Et la réponse est oui! L'incidence de DE avec le Proscar est moindre qu'avec l'Avodart.
Résumé de deux études.
Je voulais donc savoir si de changer l'Avodart pour du Proscar pouvait diminuer les risques de développer des DE et bien sûr tout en gardant la même efficacité! Et la réponse est oui! L'incidence de DE avec le Proscar est moindre qu'avec l'Avodart.
Résumé de deux études.
Gur,
Sera, Philip J Kadowitz & Wayne JG Hellstrom. « Effects of
5-alpha reductase inhibitors on erectile function, sexual desire and
ejaculation». Informa Healthcare Journal. Volume 12.
Janvier 2013: p.81-90. Web
Les
dysfonctions sexuelles associées à l’hyperplasie bénigne de la
prostate (HBP) sont fréquentes. En effet, 50% des patients atteints
de HBP présentent des dysfonctions sexuelles avant même
l’introduction des inhibiteurs de la 5-alpha réductase. Ces
médicaments peuvent également causer des dysfonctions au niveau
sexuel. Les inhibiteurs de la 5-alpha réductase présentement
disponibles sont le Finastéride (Proscar) et le Dutastéride
(Avodart).
Le
Finastéride est principalement un inhibiteur du type 2 de 5AR
(Récepteur androgène), le type 1 de 5AR étant convertit beaucoup
moins rapidement par ce médicament. Les hommes placés sous ce
traitement ont des risques plus élevés de présenter des
dysfonctions érectiles, des dysfonctions éjaculatoires ainsi qu’une
diminution de la libido comparativement au placebo. Ces effets
indésirables étaient majoritairement réversibles lors de l’arrêt
du médicament. Lors de l’expérience, le facteur psychologique a
également été pris en compte. L’incidence de dysfonction
érectile était 9.6% chez les patients qui n’étaient pas informés
des risques de dysfonction érectile et de 30.9% chez les patients
informés. On peut constater que le facteur psychologique influence
de manière importante l’incidence de problèmes au niveau sexuel.
Le
Dutastéride, quant a lui, est un inhibiteur du type 1 et du type 2
de 5AR. Théoriquement, l’efficacité du Dutastéride devrait être
supérieur étant donné qu'elle inhibe les deux type de 5AR,
toutefois en pratique, l'efficacité est équivalente. Les hommes
placés sous ce traitement ont des risques plus élevés de présenter
des dysfonctions érectiles, des dysfonctions éjaculatoires ainsi
qu’une diminution de la libido comparativement au placebo.
Les
effets indésirables sexuels provoqués par les deux médicaments
peuvent persister après l'arrêt de la médication. En effet, il
est à noter que les effets peuvent perdurer jusqu'à au moins 3
mois. Les problèmes au niveau sexuel sont réversibles dans la
majorité des cas. Par contre, lors d'utilisation sur de longues
périodes, les problèmes peuvent persister malgré l'arrêt.
Kaplan,
S. A., D.E. Chung, R.K. Lee S. Scofield & A.E. Te. « A 5 year
retrospective analysis of 5alpha-reductase inhibitors in men with
benign prostatic hyperplasia: finasteride has comparable urinary
symptom efficacy and prostate volume reduction, but less sexual side
effects and breast complications than dutasteride». The
International Journal of Clinical Practice. 66.
Novembre 2012: p.1052-1055. Web
Cette
étude compare l’incidence des effets indésirables au niveau
sexuel pour deux médicaments fréquemment utilisés dans le
traitement de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), soit le
Proscar (Finastéride) et l’Avodart (Dutastéride), qui sont tous
deux des inhibiteurs de la 5-alpha réductase (5ARI). Il a été
démontré, grâce à l’étude effectuée sur une durée de cinq
ans, que l’incidence de dysfonction érectile, de dysfonction
éjaculatoire ainsi que la baisse de libido était moindre chez les
patients qui sont traités avec le Finastéride que ceux traités
avec le Dutastéride.
En
effet, l’incidence de dysfonction érectile, de dysfonction
éjaculatoire et de diminution de libido étaient significativement
plus élevée chez les patients traités avec le Dutastéride (5.1%,
2.4% et 2.7% respectivement) que pour ceux traités avec le
Finastéride (2.1%, 1.8%, 1.4% respectivement). Malgré le fait que
l’incidence de dysfonctions sexuelles soit moins élevée chez les
patients traités avec le Finastéride, les deux médicaments ont
une efficacité comparable dans le contrôle à long terme de
l’hyperplasie bénigne de la prostate. De plus, les patients qui
avaient été traités à prime abord avec le Finastéride et dont le
traitement a été changé pour le Dutastéride ont présentés plus
de nouvelles apparitions de dysfonction sexuelle que lors du
précédent traitement.
Rédigé par Marie-Pier Côté, stagiaire
18 mai 2013
MNPs en arrêt tabagique
1. Se débarrasser des objets associés au tabagisme (ex. cendrier)
2. Nettoyer tous ces vêtements, l’intérieur de la voiture et faire un grand ménage.
3. Prendre un rendez-vous chez le dentiste.
4. Avoir recours à des aides extérieures (psychologues, centre d’abandon du tabagisme dans les CLSC, lignes téléphoniques, sites internet)
5. Informer ses proches de notre cessation tabagique.
Tiré des notes de cours au PharmD, rédigé par Catherine McMartin, stagiaire
2. Nettoyer tous ces vêtements, l’intérieur de la voiture et faire un grand ménage.
3. Prendre un rendez-vous chez le dentiste.
4. Avoir recours à des aides extérieures (psychologues, centre d’abandon du tabagisme dans les CLSC, lignes téléphoniques, sites internet)
5. Informer ses proches de notre cessation tabagique.
Tiré des notes de cours au PharmD, rédigé par Catherine McMartin, stagiaire
Intoxications par voie orale
Tiré de l'Interaction (OPQ)
73% des consultations au Centre antipoison du Québec (CAPQ) sont liées à une intoxication potentielle par voie orale.
3 produits peuvent êtres considérés:
-Charbon activé EN SUSPENSION (CBA)
-Sirop d'ipéca
-PEG
Une dose unique de 1g de CBA par kg (max 50g) est à considérer afin de prévenir l'absorption d'une substance toxique lorsque les conditions suivantes sont respectées:
-l'ingestion potentiellement toxique a eu lieu il y a moins d'une heure ET
-les voies respiratoires du patient sont protégées ET
-il n'y a pas de CI (ex.: occlusion intestinale, ingestion de corrosif ou d'hydrocarbure aliphatique, risque de dépression éventuelle du système nerveaux central ou de convulsions)
L'efficacité du CBA diminue de manière importante lorsque le délai après l'ingestion dépasse une heure. C'est la principale raison pour laquelle il faut agir rapidement.
Un patient ou un aidant pourrait se présenter à la pharmacie pour obtenir du CBA particulièrement s'il se trouve à plus de 30 minutes d'un service d'urgence.
Il est aussi possible qu'un parent désire en garder à la maison dans un contexte préventif. Il est alors important d'indiquer que le CBA ne doit être utilisé que sur recommandation du CAPQ.
Le sirop d'ipéca ne fait plus partie des interventions du CAPQ depuis les 15 dernières années. Selon plusieurs experts américains et européens, le sirop d'ipéca n'est plus recommandé pour un usage à domicile et ne devrait plus être vendu en pharmacie.
Le PEG est à considérer lorsqu'il y a eu ingestion potentiellement toxique de fer, de plomb, de paquets de drogues, d'abus de médicaments entérosolubles ou à libération prolongée. Son utilisation à domicile pour cette indication est donc peu probable, l'observation médicale en milieu hospitalier étant requise.
À propos des intoxications par voie orale
73% des consultations au Centre antipoison du Québec (CAPQ) sont liées à une intoxication potentielle par voie orale.
3 produits peuvent êtres considérés:
-Charbon activé EN SUSPENSION (CBA)
-Sirop d'ipéca
-PEG
Une dose unique de 1g de CBA par kg (max 50g) est à considérer afin de prévenir l'absorption d'une substance toxique lorsque les conditions suivantes sont respectées:
-l'ingestion potentiellement toxique a eu lieu il y a moins d'une heure ET
-les voies respiratoires du patient sont protégées ET
-il n'y a pas de CI (ex.: occlusion intestinale, ingestion de corrosif ou d'hydrocarbure aliphatique, risque de dépression éventuelle du système nerveaux central ou de convulsions)
L'efficacité du CBA diminue de manière importante lorsque le délai après l'ingestion dépasse une heure. C'est la principale raison pour laquelle il faut agir rapidement.
Un patient ou un aidant pourrait se présenter à la pharmacie pour obtenir du CBA particulièrement s'il se trouve à plus de 30 minutes d'un service d'urgence.
Il est aussi possible qu'un parent désire en garder à la maison dans un contexte préventif. Il est alors important d'indiquer que le CBA ne doit être utilisé que sur recommandation du CAPQ.
Le sirop d'ipéca ne fait plus partie des interventions du CAPQ depuis les 15 dernières années. Selon plusieurs experts américains et européens, le sirop d'ipéca n'est plus recommandé pour un usage à domicile et ne devrait plus être vendu en pharmacie.
Le PEG est à considérer lorsqu'il y a eu ingestion potentiellement toxique de fer, de plomb, de paquets de drogues, d'abus de médicaments entérosolubles ou à libération prolongée. Son utilisation à domicile pour cette indication est donc peu probable, l'observation médicale en milieu hospitalier étant requise.
11 mai 2013
Le lait maternel réduit la résistance microbienne aux antibiotiques
Une protéine contenue dans le lait maternel contribue à nettement réduire la résistance aux antibiotiques développée par certains pathogènes responsables de pneumonies graves et d'autres infections difficiles à traiter.
Cette découverte est prometteuse pour les centres hospitaliers confrontés au problème des « supermicrobes » résistants aux antibiotiques, comme le SARM, responsable d'un grand nombre d'infections nosocomiales.
Les expériences menées dans des cultures en laboratoire et sur des animaux ont montré que cette protéine, appelée Human Alpha-lactalbumine made lethal to tumor cell, ou HAMLET, accroît la sensibilité des bactéries à de multiples antibiotiques, comme la pénicilline et l'érythromycine.
Les effets ont été tellement prononcés que les bactéries résistantes y compris à la pénicilline, comme le streptocoque de la pneumonie et le SARM, ont retrouvé leur sensibilité à ces antibiotiques auxquels ils résistaient auparavant.
La protéine HAMLET a le potentiel de réduire la concentration d'antibiotique nécessaire pour combattre les infections et nous permet d'utiliser les antibiotiques les plus répandus contre des pathogènes résistants.
Les bactéries paraissent avoir beaucoup de mal à développer une résistance à HAMLET, mourant en grand nombre même après avoir été exposées à cette protéine pendant de nombreuses générations.
À la différence des traitements synthétiques, HAMLET est une substance se formant naturellement dans le lait humain et n'a pas d'effets secondaires toxiques fréquemment observés avec les antibiotiques très puissants nécessaires pour détruire les pathogènes ultra-résistants.
Par ailleurs la protéine HAMLET fait l'objet de recherches pour son utilisation ciblée contre des tumeurs cancéreuses, particulièrement celles résistantes à d'autres traitements de chimiothérapie.
Tiré de Radio-Canada.ca
Quels aliments donner à votre enfant malade?
Quels sont les bons réflexes à développer dans quatre cas spécifiques : en cas de gastro-entérite, de fièvre, de mal de gorge et de maux de dents.
Votre enfant a la gastro
1. Pensez à garder l’enfant bien hydraté. Offrez-lui de petites gorgées d’eau aux 5-10 minutes. Idéalement, donnez du Pedialyte. Cette solution offre le bon dosage sucre, potassium, eau. Vous n’en avez pas sous la main ? Voici une recette maison : mélangez 360 ml de jus d’orange, 600 ml d’eau (bouillie dans le cas d’un bébé) et ½ c. à thé de sel.
2. Une fois qu’il garde le liquide, donnez des aliments à votre enfant. Lesquels ? N’importe quoi qu’il a envie de manger ! Généralement, de 4 à 6 heures après le dernier vomissement, l’enfant retrouvera l’appétit. On peut favoriser les aliments riches en amidon comme le riz, le pain blanc, les bananes, les pommes de terre, car ils se digèrent bien. S’il a soif, privilégiez l’eau, les jus ou les bouillons dilués (il ne faut pas que ce soit trop sucré ni trop salé).
3. Vous pouvez lui donner des produits laitiers, si cela semble l’intéresser. Peut-être pas un verre de lait tout de suite lorsqu’il se sent mieux, mais il pourrait prendre un morceau de fromage, un yogourt… Le lait peut être mal digéré au départ, mais cela varie d’un enfant à l’autre.
4. Préparez de petites portions de nourriture. On lui prépare ce qu’il aime pour que ce soit plus facile pour lui. Il est préférable qu’un enfant ne soit pas privé de nourriture pendant plus de 6 à 12 heures.
5. Encouragez votre enfant à manger, mais ne le forcez pas. Lui seul connaît ses envies et ses besoins.
Votre enfant fait de la fièvre
1. Assurez-vous que l’enfant reste hydraté : offrez de l’eau, des jus (dilués) ou des bouillons.
2. Présentez-lui des petites quantités. Il vaut mieux que l’enfant ne reste pas à jeun mais chacun réagit différemment. On conseille de donner des protéines (poulet, fromage, œuf, par exemple) si cela est possible.
3. Oubliez l’horaire des repas et des collations. Il ne faut pas forcer l’enfant. On choisit des aliments dont l’enfant a envie et si possible, quelque chose de nourrissant.
Votre enfant a mal à la gorge
1. Proposez des aliments froids, doux ou mous. C’est ce qui est le plus facile à avaler dans ce cas. Par exemple : crème glacée, banane, smoothie, yogourt, popsicle maison, purée de fruits. Si l’enfant a plus de 1 ans, une cuillère à thé de miel peut soulager.
2. Offrez de petites quantités de nourriture et n’insistez pas.
Votre enfant a des maux de dents
1. Mettez à sa disposition des aliments faciles à mastiquer et dont la température n’est pas extrême
(privilégiez le tiède) : soupe, compote, dessert au lait, lait de poule, soufflé, omelette. Attention aux pailles qui peuvent déloger le petit caillot de sang qui favorise la guérison dans les cas de dents arrachées.
2. Préférez les jouets en caoutchouc pour soulager la poussée dentaire de bébé, plutôt que les biscuits de dentition (ils contiennent du sucre).
Tiré du site IGA
Sources: Louise Lambert-Lagacé est nutritionniste clinicienne auprès d’enfants, de futures mères et de familles. Stéphanie Côté est nutritionniste pour Nos Petits Mangeurs chez Extenso.
Votre enfant a la gastro
1. Pensez à garder l’enfant bien hydraté. Offrez-lui de petites gorgées d’eau aux 5-10 minutes. Idéalement, donnez du Pedialyte. Cette solution offre le bon dosage sucre, potassium, eau. Vous n’en avez pas sous la main ? Voici une recette maison : mélangez 360 ml de jus d’orange, 600 ml d’eau (bouillie dans le cas d’un bébé) et ½ c. à thé de sel.
2. Une fois qu’il garde le liquide, donnez des aliments à votre enfant. Lesquels ? N’importe quoi qu’il a envie de manger ! Généralement, de 4 à 6 heures après le dernier vomissement, l’enfant retrouvera l’appétit. On peut favoriser les aliments riches en amidon comme le riz, le pain blanc, les bananes, les pommes de terre, car ils se digèrent bien. S’il a soif, privilégiez l’eau, les jus ou les bouillons dilués (il ne faut pas que ce soit trop sucré ni trop salé).
3. Vous pouvez lui donner des produits laitiers, si cela semble l’intéresser. Peut-être pas un verre de lait tout de suite lorsqu’il se sent mieux, mais il pourrait prendre un morceau de fromage, un yogourt… Le lait peut être mal digéré au départ, mais cela varie d’un enfant à l’autre.
4. Préparez de petites portions de nourriture. On lui prépare ce qu’il aime pour que ce soit plus facile pour lui. Il est préférable qu’un enfant ne soit pas privé de nourriture pendant plus de 6 à 12 heures.
5. Encouragez votre enfant à manger, mais ne le forcez pas. Lui seul connaît ses envies et ses besoins.
Votre enfant fait de la fièvre
1. Assurez-vous que l’enfant reste hydraté : offrez de l’eau, des jus (dilués) ou des bouillons.
2. Présentez-lui des petites quantités. Il vaut mieux que l’enfant ne reste pas à jeun mais chacun réagit différemment. On conseille de donner des protéines (poulet, fromage, œuf, par exemple) si cela est possible.
3. Oubliez l’horaire des repas et des collations. Il ne faut pas forcer l’enfant. On choisit des aliments dont l’enfant a envie et si possible, quelque chose de nourrissant.
Votre enfant a mal à la gorge
1. Proposez des aliments froids, doux ou mous. C’est ce qui est le plus facile à avaler dans ce cas. Par exemple : crème glacée, banane, smoothie, yogourt, popsicle maison, purée de fruits. Si l’enfant a plus de 1 ans, une cuillère à thé de miel peut soulager.
2. Offrez de petites quantités de nourriture et n’insistez pas.
Votre enfant a des maux de dents
1. Mettez à sa disposition des aliments faciles à mastiquer et dont la température n’est pas extrême
(privilégiez le tiède) : soupe, compote, dessert au lait, lait de poule, soufflé, omelette. Attention aux pailles qui peuvent déloger le petit caillot de sang qui favorise la guérison dans les cas de dents arrachées.
2. Préférez les jouets en caoutchouc pour soulager la poussée dentaire de bébé, plutôt que les biscuits de dentition (ils contiennent du sucre).
Tiré du site IGA
Sources: Louise Lambert-Lagacé est nutritionniste clinicienne auprès d’enfants, de futures mères et de familles. Stéphanie Côté est nutritionniste pour Nos Petits Mangeurs chez Extenso.
10 mai 2013
Otite externe
La solution de Buro-sol n'est plus disponible!! Par quoi la remplacer? Pour la prévention, on peut utiliser une solution maison d’alcool isopropylique 70 % et de vinaigre (rapport 2:1) après la baignade pour assécher l'oreille et la rendre plus acide. L'utilisation de bouchons pour les oreilles durant la baignade est aussi recommandée.
Comment faire un auto-diagnostic? On ressent de la douleur lorsque l'on tire doucement sur le lobe de l'oreille ou qu'on exerce une pression sur le tragus (petit morceau de peau qui avance devant l'ouverture du conduit auditif).
La prise en charge du traitement de l’otite externe comprend généralement trois étapes importantes: le nettoyage du conduit, la maîtrise de la douleur (acetaminophen, ibuprofen) et le traitement de l’infection (polysporin en gouttes, la durée habituelle d’un tel traitement est de 5 à 10 jours, ou jusqu’à 3 jours après la résolution des symptômes). Par ailleurs, il faudrait rappeler au patient l’importance d’éviter de mettre la tête dans l’eau lors de la baignade pendant 10 jours après le début de l’infection.
Habituellement, la réponse au traitement est assez rapide, si bien que l’on peut s’attendre à une diminution importante de l’otalgie après deux à trois jours de traitement, alors que la résolution complète des symptômes apparaît environ en quatre à sept jours. En cas d’absence de réponse adéquate après 48 à 72 heures, il faut penser à diriger le patient vers une consultation médicale.
Pour avoir une pleine efficacité, il faut insister sur l’importance d’une administration fréquente (trois à quatre fois par jour)!
Tiré de Québec Pharmacie Juillet-Août 2012
Tiré de Vigilance
Comment faire un auto-diagnostic? On ressent de la douleur lorsque l'on tire doucement sur le lobe de l'oreille ou qu'on exerce une pression sur le tragus (petit morceau de peau qui avance devant l'ouverture du conduit auditif).
La prise en charge du traitement de l’otite externe comprend généralement trois étapes importantes: le nettoyage du conduit, la maîtrise de la douleur (acetaminophen, ibuprofen) et le traitement de l’infection (polysporin en gouttes, la durée habituelle d’un tel traitement est de 5 à 10 jours, ou jusqu’à 3 jours après la résolution des symptômes). Par ailleurs, il faudrait rappeler au patient l’importance d’éviter de mettre la tête dans l’eau lors de la baignade pendant 10 jours après le début de l’infection.
Habituellement, la réponse au traitement est assez rapide, si bien que l’on peut s’attendre à une diminution importante de l’otalgie après deux à trois jours de traitement, alors que la résolution complète des symptômes apparaît environ en quatre à sept jours. En cas d’absence de réponse adéquate après 48 à 72 heures, il faut penser à diriger le patient vers une consultation médicale.
Pour avoir une pleine efficacité, il faut insister sur l’importance d’une administration fréquente (trois à quatre fois par jour)!
Tiré de Québec Pharmacie Juillet-Août 2012
Tiré de Vigilance
24 avril 2013
La bible des parents
LA bible des parents version électronique
Le Guide Mieux Vivre avec notre enfant
http://www.inspq.qc.ca/mieuxvivre/
Le Guide Mieux Vivre avec notre enfant
http://www.inspq.qc.ca/mieuxvivre/
Hypertension
LA référence en hypertension avec les lignes directrices mises à jour:
Le PECH
(programme éducatif canadien sur l'hypertension)
http://www.hypertension.ca/fr/chep-dp3
Le PECH
(programme éducatif canadien sur l'hypertension)
http://www.hypertension.ca/fr/chep-dp3
18 avril 2013
Guide grossesse et allaitement pour les patientes
Et oui! En même temps que leur livre (d'ailleurs disponible en magasin et en ligne en format numérique), ils ont fait une nouvelle édition de leur guide adressé aux mamans.
Il est disponible chez Duchesnay ou en livre en format PDF et ePub.
http://www.guide-grossesse-et-allaitement.com/fr/
Il est disponible chez Duchesnay ou en livre en format PDF et ePub.
http://www.guide-grossesse-et-allaitement.com/fr/
13 avril 2013
Qu'est-ce que boire avec modération?
Tiré du site d'éduc'alcool
Boire avec modération avec la formule 2-3-4-0.
Ainsi, les femmes qui souhaitent consommer avec modération et éviter les problèmes à long terme devraient limiter leur consommation à 2 verres par jour et à 10 par semaine, alors que pour les hommes, ces limites sont respectivement de 3 verres par jour et de 15 par semaine. C’est le 2-3 de la formule.
Il est vrai aussi que l’on peut, de temps à autre, consommer un peu plus. Ainsi, lors d’une occasion spéciale, les femmes peuvent prendre 3 verres et les hommes 4. À condition, bien sûr, que ces « occasions spéciales » ne reviennent pas trop souvent. C’est le 3-4 de la formule.
Enfin, pour éviter l’accoutumance, tant physique que psychologique, il est recommandé de s’abstenir totalement de consommer de l’alcool au moins un jour par semaine. C’est ça, le 0.
28 mars 2013
Sevrage des ADs lors de la naissance
ISRS et ISRN au troisième trimestre de
la grossesse : qu'en est-il des symptômes de sevrage chez le
nouveau-né (informations provenant du Centre IMAGe)?
Les nouveaux-nés ayant été exposés
à des ISRS ou à des ISRN durant la grossesse peuvent présenter des
symptômes d'hyper-excitabilité du SNC à la naissance, soit une
irritabilité, une hypertonie ou de la tachypnée. Ces symptômes
sont généralement bénins et sont observés durant les premiers 24 à
48h de vie, avec une durée médiane de 3 jours. Dans moins de 1% des
cas, des symptômes plus graves tels que des mouvements anormaux ont
été observés. Les études disponibles ne font pas de lien avec la
dose prise par la mère, mais en clinique on observe souvent un lien
avec l'exposition à de fortes doses.
Rédigé par Stéphanie Roussin, pharmacienne
05 mars 2013
à propos du sevrage tabagique
Suite à la visite de la représentante
Les hydrocarbures contenus dans la fumée de cigarette sont connus pour être des inducteurs du CYP 1A2. Ainsi, à l'arrêt tabagique, certains médicaments ou produits passant par ce cytochrome ont un métabolisme diminué par l'arrêt de l'effet l'inducteur. C'est le cas pour le café ou les produits contenant de la caféine (comme les boissons gazeuses). On considère qu'une diminution de 50% de la quantité de caféine consommée par jour doit être conseillée aux patients. Les symptômes tels que l'agitation ou l'insomnie pourront être prévenus.
Rédigé par Andréanne Robitaille-Brousseau, stagiaire
Les hydrocarbures contenus dans la fumée de cigarette sont connus pour être des inducteurs du CYP 1A2. Ainsi, à l'arrêt tabagique, certains médicaments ou produits passant par ce cytochrome ont un métabolisme diminué par l'arrêt de l'effet l'inducteur. C'est le cas pour le café ou les produits contenant de la caféine (comme les boissons gazeuses). On considère qu'une diminution de 50% de la quantité de caféine consommée par jour doit être conseillée aux patients. Les symptômes tels que l'agitation ou l'insomnie pourront être prévenus.
Rédigé par Andréanne Robitaille-Brousseau, stagiaire
27 janvier 2013
Over-the-counter painkillers risky for kids' kidneys
Parents should make sure a child is well hydrated if giving NSAIDs
Children taking common pain relievers may be at higher risk for kidney damage, a U.S. study finds.
The researchers called NSAIDs, such as ibuprofen, perhaps the most common avoidable risk for acute kidney failure in children.
In Friday's online issue of the Journal of Pediatrics, Dr. Jason Misurac of Indiana University School of Medicine in Indianapolis said NSAID use accounted for 27 cases or nearly three per cent of kidney damage they reviewed at a local children's hospital. The percentage is small but four of the preschoolers needed dialysis and at least seven suffered permanent kidney damage.
The researchers called the study the largest to date pointing to use of NSAIDs as an avoidable cause of acute kidney injury in children, which in some cases needs to be monitored for years.
Over 11½ years, they found 1,015 cases of children and teens who'd been treated for acute kidney injury from any cause. Kidney injuries that could have been caused by other factors such as congenital heart disease were excluded.
Most children who developed kidney damage were previously healthy, had taken the recommended dose for an average of four days.
Many of the patients came to hospital with an acute illness that caused dehydration, which tends to compound damage to the kidneys, the researchers said.
The most common NSAID given was ibuprofen (67 per cent) followed by naproxen (11 per cent.)
They said the results lead to questions of whether kidney function tests should be routinely ordered before giving NSAIDs in hospital.
Dr. Felix Ramirez-Seijas, director of pediatric nephrology at Miami Children's Hospital, said NSAIDs are "overused and abused, both by doctors and patients."
Ramirez-Seijas suggested to HealthDay News that most fevers in children outside of hospital should not be treated, adding that parents should make sure a child is well hydrated if they are going to give NSAIDs.
Tiré de CBC News, merci à Manon Couture pour le lien
23 janvier 2013
Nuvaring Vs Inducteurs des CYP450
Cas : Une femme ayant une contraception hormonale avec
le Nuvaring veut savoir si elle peut utiliser du Millepertuis
pour l’amélioration de l’humeur. Le millepertuis a déjà été efficace dans son
cas par le passé et elle aimerait en faire l’utilisation une fois de plus.
Cependant, le Millepertuis est bien connu pour être un inducteur du CYP 3A4, ce
qui diminue l’efficacité des contraceptifs oraux. Mais qu’en est-il du
Nuvaring ?
Il
plaît à l’idée de penser que le Nuvaring, étant un contraceptif hormonal qui ne
se prend pas par la voie orale, n’aurait pas de perte d’efficacité puisqu’il
n’y aurait pas de premier passage hépatique. Cependant, les œstrogènes sont
biens connus pour avoir un cycle entéro-hépatique important, d’où la réticence
à affirmer qu’il n’y pas d’interaction avec le Millepertuis.
Dans la littérature, il n’y a aucune documentation ou étude sur les interactions médicamenteuses avec
le Nuvaring, incluant notamment les inducteurs de cytochromes. Par contre, il
existe une documentation inouïe sur les contraceptifs oraux. En bref, cette
documentation nous indique qu’il existe de façon irréfutable une interaction
médicamenteuse entre les COs et les inducteurs des CYPs et que cette
interaction abaisse significativement l’efficacité de la contraception. Des
recommandations ont même été mises en place pour contrer cette
interaction : utiliser un CO avec au moins 35µg d’éthinylestradiol et
raccourcir la période sans hormone à 3 jours (ou même la prise en continue),
opter pour le Dépo-provera ou encore pour un stérilet. Aucune de ces
recommandation ne font mention du Nuvaring.
Dans les études clinique du Nuvaring, il a été établi qu’il libère quotidiennement seulement 15µg d’éthinylestradiol, ce qui est moins
de la moitié de la dose recommandée lors d’une interaction avec les inducteurs.
Donc, faisant preuve de logique, le Nuvaring ne serait pas un contraceptif
approprié pour contrer une interaction avec le Millepertuis.
Enfin, pour
couronner le tout, en consultant la monographie elle-même du Nuvaring, on ne
peut que constater que les interactions avec la majorité des inducteurs sont
rapportées, mentionnant une diminution de l’efficacité contraceptive et un
risque accru de grossesse.
Bref,
sachant tout ceci, je ne conseillerais pas l’utilisation du Millepertuis
puisqu’un risque d’échec à la contraception est bien présent. Elle devrait
plutôt consulter un médecin, qui pourra lui prescrire quelque chose de plus efficace
que le MIllepertuis et qui n’interagira pas avec son Nuvaring.
Rédigé par Gabriel Groult, stagiaire
15 janvier 2013
Magnésium
Un patient arrive à la pharmacie avec
une prescription d’oxyde de magnésium 835mg BID. Est-ce trop ou
est-ce la dose appropriée pour le traitement d’un hypomagnésemie?
Tout d’abord, il faut calculer le
dosage de magnésium élémentaire dans ce sel. Dans celui-ci, le
magnésium constitue 60%, soit 500mg de magnésium élémentaire par
comprimé de 850mg de MgO. Comme le patient le prend BID, il
recevrait donc une dose quotidienne de 1 000mg de magnésium
élémentaire. Est-ce approprié?
Pour le traitement oral d’une hypoMg,
il faut savoir que les sels ont une biodisponibilité limitée,
c'est-à-dire que les doses doivent être plus élevées qu’avec un
traitement par voie parentérale, à l’hôpital. La dose typique,
considérant une clairance rénale normale, est de 240 à 1000mg de Mg
élémentaire par jour en dose divisée (pour une meilleure
tolérance)
Les préparation « sustained
release » (comme le Slow-Mag) sont généralement utilisés,
mais lorsqu’elles ne sont pas disponibles, le MgO peut être
utilisé à des doses variant de 800 à 1600mg de MgO par jour, en
dose divisée, pour le traitement d’une hypoMg modérée à sévère.
Tiré de UpToDate –
Evaluation and treatment of hypomagnesemia
Rédigé par Gabriel Groult, stagiaire
L’utilisation du lithium dans la dépression majeure
Le
lithium, habituellement utilisé en monothérapie ou en combinaison
pour le traitement de la maladie affective bipolaire, peut être
d’une utilité particulière dans la potentialisation des
antidépresseurs pour un épisode dépressif majeur. N’ayant
pourtant pas d’activité antidépresseur, il peut permettre
d’amener la rémission à un patient ayant subi un ou plusieurs
échecs consécutifs avec différents antidépresseurs conventionnels
en monothérapie, tel qu’un ISRS, un IRSN ou encore le Remeron.
Il
est généralement de concensus que l’on devrait essayer deux
différents antidépresseurs avant de penser utiliser un
potentialisateur comme le lithium. D’autres molécules sont aussi
possibles, dont la thyroxine, les antipsychotiques atypiques
(Seroquel, Zyprexa, Risperdal) et les psychostimulant
(méthylphénidate).
Le
lithium doit être utilisé à des doses variant entre 600 et 900mg
par jour, et être ajusté en quantité suffisante pour ainsi avoir
une lithémie supérieure à 0,5 mEq/L. Plusieurs sources parlent de
maintenir la lithémie entre 0,5 et 1,0 mEq/L. Cependant, aucune
corrélation n’a été démontrée entre la lithémie et la réponse
clinique entre ces valeurs.
Il
ne faut toutefois pas oublier qu’une concentration sanguine
supérieure à 1,5 mEq/L peut amener des signes de toxicité chez le
patient, d’où l’importance de toujours monitorer les lithémies.
Il est d’ailleurs important de bien vérifier la fonction rénale
avant de l’introduire pour éviter toute accumulation. Plusieurs
sources suggères de suivre les concentrations de lithium plus
étroitement en début de traitement, soit aux jours 5, 10, 21, puis
aux mois 1, 2, 3 et 6, et ensuite aux 6 mois lorsque le patient est
stable.
Comme
le lithium agit généralement assez rapidement, un suivi peut être
fait auprès du patient dans les premières semaines pour en vérifier
l’efficacité. S’il y a inefficacité après 4 semaines de
traitement, il est recommandé de le changer pour un autre
potentialisateur, ou encore par un 2e antidépresseur en
combinaison avec le 1er.
Dans
le conseil de départ au patient, il est important de lui mentionner
de bien surveiller les signes de toxicité au lithium (le premier
signe étant généralement des tremblements de faible amplitude) et
de bien s’hydrater, sans quoi le lithium pourrait s’accumuler par
la chute de sa clairance rénale et devenir toxique.
Il
faut aussi rester à l’affût des interactions avec les AINS, les
IECA, les ARA et les diurétiques, qui font augmenter la lithémie.
Rédigé par Gabriel Groult, stagiaire
Rédigé par Gabriel Groult, stagiaire
Isoniazide 300mg VS tératogénicité
Cas: Une femme ayant pris de
l’isoniazide en traitement de la tuberculose récemment (ad fin
novembre 2012) veut savoir si elle peut tomber enceinte sans qu’il y ait
de danger pour le fœtus.
Après quelques recherches sur
UpToDate, il ne semblerait pas y avoir de tératogénicité associé
à cette molécule sur des études animale et humaine, c’est-à-dire
qu’il n’augmente pas le risque de base de 2-3% de malformation
fœtale. Cependant, cela ne veut pas dire que le bébé ne serait pas
exposé : la molécule traverse aisément le placenta. En
pratique, l’INH est fréquemment utilisé et considéré sécuritaire pour
le fœtus. Il va sans dire que le bénéfice à prendre le médicament
pour traiter la tuberculose surpasse amplement le risque de
transmission de la maladie au fœtus et des complications associées.
Même s’il n’est pas considéré comme étant tératogène, un
supplément de pyridoxine, 25mg/jour, est recommandé pour diminuer
le risque de problèmes.
Pour l’allaitement, la quantité
passant dans le lait maternel serait minimale et cette faible
exposition du bébé ne cause pas de problème. Les femmes allaitant
ne devraient donc pas être découragées à allaiter. Un supplément
de pyridoxine est une fois de plus recommandé, à la fois chez la
mère et chez le bébé.
Dans notre cas, la patiente n’est pas
encore enceinte, mais planifie l’être bientôt et elle a terminé
son traitement d’isoniazide 300mg DIE en fin novembre, donc depuis
environ 1 mois et demi.
Le volume de distribution du médicament
est relativement faible (~1L/kg) et la demi-vie d’élimination est
très rapide, s’établissant de 2 à 5 heures chez les
métabolisateurs lents. En d’autres mots, le médicament s’élimine
rapidement de l’organisme à la fin du traitement. Sept demi-vies =
35 heures.
En bref, la patiente peut dormir sur
ses deux oreilles, puisqu’elle a deux raisons de ne pas craindre
pour sa future grossesse, le médicament peut être pris durant la
grossesse et, de toute façon, la molécule est disparue de
l’organisme depuis déjà très longtemps.
Rédigé par Gabriel Groult, stagiaire
Rédigé par Gabriel Groult, stagiaire
05 décembre 2012
Interactions du Pradax
Tiré de l'INESSS
Interactions médicamenteuses
À ce jour, peu d'interactions médicamenteuses sont bien documentées avec le dabigatran et, comme c'est souvent le cas avec des molécules relativement nouvelles, la prudence et la surveillance sont recommandées.
Données d’études sur les interactions médicamenteuses chez les volontaires sains
•n’est pas un substrat des cytochromes P 450;
•n’affecte pas certaines enzymesmétaboliques comme les inhibiteurs de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl-coenzyme A réductases (HMG-CoA)et l’uridineglucuronosyltransférase(UGT) 2B7;
•affecte peu le transport dela digoxine par la glycoprotéine-P.
La glycoprotéine-P
La glycoprotéine-P influe sur la biodisponibilité de plusieurs médicaments, par le pompage de ceux-ci vers la lumière du système digestif. Ceux-ci entrent donc en moins grande quantité dans l’organisme.
Effet des inhibiteurs de la glycoprotéine-P sur le dabigatran
Vérapamil
Lorsque le dabigatran a été administré en association avec le vérapamil par voie orale, la Cmax et l’aire sous la courbe (ASC) du dabigatran augmentent. L'effet du vérapamil sur la concentration plasmatique du dabigatran varie selon le mode de libération du vérapamil (libération immédiate ou prolongée), l’ordre d’administration des deux médicaments et le délai entre les deux. Dans RE-LY, l’exposition moyenne au dabigatran a été augmentée de 23 % chez les patients sous vérapamil. Les données confirment qu’administrer le dabigatran deux heures avant le vérapamil n’augmente pas significativement l’exposition au dabigatran, ce dernier étant alors probablement complètement absorbé.
Kétoconazole
L’exposition au dabigatran est augmentée à la suite d’une administration concomitante de kétoconazole : augmentation de l’ASC du dabigatran de 138 % et de 153 %, respectivement, à la suite d’une dose unique de kétoconazole 400 mg et d’une dose quotidienne de 400 mg pendant huit jours. Cette association médicamenteuse est contre-indiquée.
Amiodarone
L’amiodarone 600 mg entraîne une augmentation de l’ASC du dabigatran d’environ 60 %, toutefois, elle augmente également sa clairance rénale. Dans RE-LY, l’exposition moyenne au dabigatran a été augmentée de 12 % chez les patients sous amiodarone. La conduite clinique à suivre n'est pas claire, et bien que la monographie ne fasse état d'aucune modification de dose, cette association médicamenteuse devrait certainement être utilisée avec prudence.
Atorvastatine
Les concentrations de dabigatran ont diminué d’environ 20 % en présence d’atorvastatine, une diminution jugée cliniquement peu significative. La prudence est néanmoins de mise en raison du manque de données cliniques à cet égard.
Clarithromycine
On observe une augmentation non significative de la Cmax d’environ 15 %, et une hausse non significative de l’ASC d’environ 19 % pour une dose biquotidienne de 500 mg. Aucun ajustement de dose n’est recommandé, mais on doit faire appel à la prudence en raison du manque de données cliniques et des grands écarts de variation observés. Une autre antibiothérapie devrait être envisagée.
Effet des inducteurs de la glycoprotéine-P sur le dabigatran
Rifampicine
Après 7 jours de traitement avec la rifampicine à 600 mg par jour, l’exposition relative au dabigatran diminue significativement (réduction de l’ASC du dabigatran de 67 %; diminution de la Cmax de 66 %). Cette combinaison de médicaments devrait être évitée.
Effet d’autres médicaments sur le dabigatran
Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)
Rappelons que le dabigatran est un promédicament qui nécessite une estérification afin de se convertir en sa forme active. Son exposition, en présence de pantoprazole chez des volontaires sains, a été réduite de façon statistiquement significative (réduction de l’ASC d’environ 30 %). Dans l’étude RE-LY, cette exposition a été réduite de 15 % chez les patients sous thérapie IPP, y inclus le pantoprazole.
Durant l’étude RE-LY, les patients recevant le dabigatran ont consommé davantage d’IPP comparativement aux valeurs initiales et comparativement à ceux recevant la warfarine. D’après l’analyse en sous-groupes de la FDA, la consommation plus élevée d’IPP ne montre pas une diminution de l’efficacité du dabigatran. Toutefois, la relation entre l’usage d’IPP et le risque d’AVC ischémique comparé au traitement à la warfarine n’est pas constante avec le D110 et le D150.
La prudence est certainement de mise à cet égard. Bien qu'aucune baisse de l'effet clinique n’ait été constatée dans les études mentionnées, on note quand même une diminution des concentrations d’environ 12 % du dabigatran chez les patients recevant un IPP. On sait qu’il existe un lien direct entre l’effet anticoagulant et la concentration plasmatique. Considérant les effets indésirables principaux du dabigatran, dont la dyspepsie, on peut penser que le recours aux IPP en concomitance avec la prise de dabigatran demeure une préoccupation. Nous n'avons que peu de recul relativement au risque populationnel de cette association, particulièrement si celle-ci est à haut risque thrombotique. L'avenir nous indiquera si plus d'événements thrombotiques pourraient survenir si, globalement, cette association était de plus en plus utilisée.
Diclofénac
Bien que ce médicament puisse théoriquement affecter les concentrations de dabigatran, notamment en raison de son métabolisme par l’entremise la glycoprotéine-P, son effet réel sur les concentrations plasmatiques ne semble pas évident. Le fait d’associer un AINS au dabigatran peut augmenter les risques de saignement, et ce, par deux mécanismes d’action différents, et précipiter une insuffisance rénale aiguë chez une personne qui y est prédisposée. L’analyse des risques et des bénéfices doit permettre d’évaluer ce risque. La combinaison devrait être évitée si possible.
Digoxine
Bien que ce médicament puisse théoriquement affecter les concentrations de dabigatran en raison de son métabolisme par l’entremise de la glycoprotéine-P notamment, l’effet réel sur ses concentrations ne semble pas être évident. Aucun ajustement de dose n’est recommandé.
Autres anticoagulants - Clopidogrel
Une augmentation statistiquement significative de l’exposition au dabigatran est notée avec la coadministration d’une dose d’attaque de 300 mg ou de 600 mg de clopidogrel (augmentation de 36
l’ASC et de la Cmax d’environ 30 % à 40 %) La dose de maintien de 75 mg une fois par jour n’a pas d’effet. Les risques de saignement sont discutés plus bas.
Autres anticoagulants - Énoxaparine
L’activité anti-IIa-Xa du dabigatran 24 heures après la dernière dose d’énoxaparine est augmentée, possiblement à cause d’un effet résiduel de l’énoxaparine. Il faut donc être prudent dans le cas de l’introduction du dabigatran après l’usage d’une héparine de bas poids moléculaire.
Autres anticoagulants - AAS
L’analyse en sous-groupes de la FDA sur la consommation d’AAS et le risque d’AVC ischémique, évaluée dans l’étude RE-LY, montre des résultats qui ne sont pas constants, où les intervalles de confiance sont larges et s’entrecroisent. Le dabigatran à la dose de 150 mg procure davantage de bénéfices.
Pour le document complet
http://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/Outils/Pradax/Pradax_rapport_FINAL_201205.pdf
Interactions médicamenteuses
À ce jour, peu d'interactions médicamenteuses sont bien documentées avec le dabigatran et, comme c'est souvent le cas avec des molécules relativement nouvelles, la prudence et la surveillance sont recommandées.
Données d’études sur les interactions médicamenteuses chez les volontaires sains
•n’est pas un substrat des cytochromes P 450;
•n’affecte pas certaines enzymesmétaboliques comme les inhibiteurs de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl-coenzyme A réductases (HMG-CoA)et l’uridineglucuronosyltransférase(UGT) 2B7;
•affecte peu le transport dela digoxine par la glycoprotéine-P.
La glycoprotéine-P
La glycoprotéine-P influe sur la biodisponibilité de plusieurs médicaments, par le pompage de ceux-ci vers la lumière du système digestif. Ceux-ci entrent donc en moins grande quantité dans l’organisme.
Effet des inhibiteurs de la glycoprotéine-P sur le dabigatran
Vérapamil
Lorsque le dabigatran a été administré en association avec le vérapamil par voie orale, la Cmax et l’aire sous la courbe (ASC) du dabigatran augmentent. L'effet du vérapamil sur la concentration plasmatique du dabigatran varie selon le mode de libération du vérapamil (libération immédiate ou prolongée), l’ordre d’administration des deux médicaments et le délai entre les deux. Dans RE-LY, l’exposition moyenne au dabigatran a été augmentée de 23 % chez les patients sous vérapamil. Les données confirment qu’administrer le dabigatran deux heures avant le vérapamil n’augmente pas significativement l’exposition au dabigatran, ce dernier étant alors probablement complètement absorbé.
Kétoconazole
L’exposition au dabigatran est augmentée à la suite d’une administration concomitante de kétoconazole : augmentation de l’ASC du dabigatran de 138 % et de 153 %, respectivement, à la suite d’une dose unique de kétoconazole 400 mg et d’une dose quotidienne de 400 mg pendant huit jours. Cette association médicamenteuse est contre-indiquée.
Amiodarone
L’amiodarone 600 mg entraîne une augmentation de l’ASC du dabigatran d’environ 60 %, toutefois, elle augmente également sa clairance rénale. Dans RE-LY, l’exposition moyenne au dabigatran a été augmentée de 12 % chez les patients sous amiodarone. La conduite clinique à suivre n'est pas claire, et bien que la monographie ne fasse état d'aucune modification de dose, cette association médicamenteuse devrait certainement être utilisée avec prudence.
Atorvastatine
Les concentrations de dabigatran ont diminué d’environ 20 % en présence d’atorvastatine, une diminution jugée cliniquement peu significative. La prudence est néanmoins de mise en raison du manque de données cliniques à cet égard.
Clarithromycine
On observe une augmentation non significative de la Cmax d’environ 15 %, et une hausse non significative de l’ASC d’environ 19 % pour une dose biquotidienne de 500 mg. Aucun ajustement de dose n’est recommandé, mais on doit faire appel à la prudence en raison du manque de données cliniques et des grands écarts de variation observés. Une autre antibiothérapie devrait être envisagée.
Effet des inducteurs de la glycoprotéine-P sur le dabigatran
Rifampicine
Après 7 jours de traitement avec la rifampicine à 600 mg par jour, l’exposition relative au dabigatran diminue significativement (réduction de l’ASC du dabigatran de 67 %; diminution de la Cmax de 66 %). Cette combinaison de médicaments devrait être évitée.
Effet d’autres médicaments sur le dabigatran
Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)
Rappelons que le dabigatran est un promédicament qui nécessite une estérification afin de se convertir en sa forme active. Son exposition, en présence de pantoprazole chez des volontaires sains, a été réduite de façon statistiquement significative (réduction de l’ASC d’environ 30 %). Dans l’étude RE-LY, cette exposition a été réduite de 15 % chez les patients sous thérapie IPP, y inclus le pantoprazole.
Durant l’étude RE-LY, les patients recevant le dabigatran ont consommé davantage d’IPP comparativement aux valeurs initiales et comparativement à ceux recevant la warfarine. D’après l’analyse en sous-groupes de la FDA, la consommation plus élevée d’IPP ne montre pas une diminution de l’efficacité du dabigatran. Toutefois, la relation entre l’usage d’IPP et le risque d’AVC ischémique comparé au traitement à la warfarine n’est pas constante avec le D110 et le D150.
La prudence est certainement de mise à cet égard. Bien qu'aucune baisse de l'effet clinique n’ait été constatée dans les études mentionnées, on note quand même une diminution des concentrations d’environ 12 % du dabigatran chez les patients recevant un IPP. On sait qu’il existe un lien direct entre l’effet anticoagulant et la concentration plasmatique. Considérant les effets indésirables principaux du dabigatran, dont la dyspepsie, on peut penser que le recours aux IPP en concomitance avec la prise de dabigatran demeure une préoccupation. Nous n'avons que peu de recul relativement au risque populationnel de cette association, particulièrement si celle-ci est à haut risque thrombotique. L'avenir nous indiquera si plus d'événements thrombotiques pourraient survenir si, globalement, cette association était de plus en plus utilisée.
Diclofénac
Bien que ce médicament puisse théoriquement affecter les concentrations de dabigatran, notamment en raison de son métabolisme par l’entremise la glycoprotéine-P, son effet réel sur les concentrations plasmatiques ne semble pas évident. Le fait d’associer un AINS au dabigatran peut augmenter les risques de saignement, et ce, par deux mécanismes d’action différents, et précipiter une insuffisance rénale aiguë chez une personne qui y est prédisposée. L’analyse des risques et des bénéfices doit permettre d’évaluer ce risque. La combinaison devrait être évitée si possible.
Digoxine
Bien que ce médicament puisse théoriquement affecter les concentrations de dabigatran en raison de son métabolisme par l’entremise de la glycoprotéine-P notamment, l’effet réel sur ses concentrations ne semble pas être évident. Aucun ajustement de dose n’est recommandé.
Autres anticoagulants - Clopidogrel
Une augmentation statistiquement significative de l’exposition au dabigatran est notée avec la coadministration d’une dose d’attaque de 300 mg ou de 600 mg de clopidogrel (augmentation de 36
l’ASC et de la Cmax d’environ 30 % à 40 %) La dose de maintien de 75 mg une fois par jour n’a pas d’effet. Les risques de saignement sont discutés plus bas.
Autres anticoagulants - Énoxaparine
L’activité anti-IIa-Xa du dabigatran 24 heures après la dernière dose d’énoxaparine est augmentée, possiblement à cause d’un effet résiduel de l’énoxaparine. Il faut donc être prudent dans le cas de l’introduction du dabigatran après l’usage d’une héparine de bas poids moléculaire.
Autres anticoagulants - AAS
L’analyse en sous-groupes de la FDA sur la consommation d’AAS et le risque d’AVC ischémique, évaluée dans l’étude RE-LY, montre des résultats qui ne sont pas constants, où les intervalles de confiance sont larges et s’entrecroisent. Le dabigatran à la dose de 150 mg procure davantage de bénéfices.
Pour le document complet
http://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/Outils/Pradax/Pradax_rapport_FINAL_201205.pdf
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